‹ OEuvres complètesChapitre 283 sur 330 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Madame MICHELIN, MARIE, RICHELIEU.

RICHELIEU, (le l'air le plus tendre et le plus empressé.

C'est vous ! c'est vous enfin , mon adorable amie ! ( Madame Michelin fait un effort pour se lever du fauteuil ou elle ètmt assise , veut éviter Richelieu , et marche vers la porte.) Mais, grand Dieu! dans quel état je vous revois ! quelle pâleur ! quel tremblement ! Qu'avez-vous donc ?

/iio LA JEUNESSE DE RICHELIEU.

MADAME MICHELIN, (l'une voix éteinte.

Je n'ai rien... rien... monsieur... Permettez...

RICHELIEU

(Il la prend sous un bras , tandis que Marie la soutient de l'autre. )

Vous VOUS soutenez à peine... asseyez- vous...

MARIE, le repoussant.

Laissez donc, monsieur... je conduirai bien madame jusqu'au fauteuil... je suis bien assez forte pour cela, peut-être...

MADAME MICHELIN, saisissant Marie par le bras.

Marie, ne me quittez pas...

aï A RIE.

Ob ! n'ayez pas peur.

Son état m'alarme, il faudrait des secours...

MARI E

(Elle détache la main de Ricbelieu de la inain de madame Michelin , dont il s'est emparé.)

Nous allons en avoir... i^Elle appelle.^ monsieur Michelin !

RICHELIEU , voulant la faire taire.

Eh non, ce n'est pas cela... [^11 fouille dans ses poches pour y chercher wiJIaco?i.) Quelques sels... des eaux spirltueuses...

MARIE, brusquement.

C'est monsieur Michelin qu'il nous faut... (^Elle appelle.) Monsieur Michelin î

RICHELIEU

Mais finissez donc, Marie!

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