SCÈNE VIL
Madame MICHELIN, MAKIE, RICHELIEU, MICHELIN.
MICHELIN
Qu'as-tu donc à crier comme cela ?
Ce que j'ai?... madame, d'un côté, qui se trouve mal... et de l'autre, monsieur... de La Fosse, qui demande à vous voir.
MICHELIN
Bonjour, La Fosse... Que t'est-il donc arrivé, ma chère amie ?
MADAME MICHELIN, d'une voix éteinte.
Ln étourdissemont... une laihlesse totale... Les forces
.'ii2 LA JEUNESSE DE RICHELIEU.
iifont manqué tout-à-coup... mais cela va mieux... beaucoup mieux.
MICHELIIN'.
Tu me rassures... Marie m'avait effrayé par ses cris... Descends au magasin, où il n'y a personne en ce moment. Pardon , mon cher La Fosse , je devais mes premiers soins à ma femme... Soyez le bien venu j mon ami. Il y a trois mois au moins que nous ne vous avons vu ?
Est-ce que je n'ai pas été obligé de suivre mon maître à l'armée ?
MICHELIJV.
Ah ! c'est vrai , je n'y avais pas pensé.
RICHELIEU
De retour à Paris, vous avez ma première visite, et je viens me dédommager auprès de vous d'une absence pénible et des fatigues de la guerre... Quand je suis entré ici... ( // s'approche de madame Michelin, qui est toujours assise , et vers laquelle il se penche avec r air du plus vif intérêt.^ J'ai trouvé madame... dans un état... {Pencliê vers elle comme pour lire dans ses yeux quel est, au juste, l'état de sa santé, il lui dit tout bas.^ Il faut que je vous parle... {Haut, en se retournant de la tête seulement vers Michelin^ Dans un état qui m'a effrayé... [lise baisse vers elle ^ Heureusement je m'aperçois à présent... {Bas a madame Michelin.) Que je vous parle seul... {Retournant la tête du coté de Michelin.) Oh oui... la pâleur s'efface... les yeux se raniment... madame est beaucoup mieux.. ' Bas à nmdame Michelin. 1 J'ai mille choses à vous