ACTE III, SCENE VIL 4i
dire. \^D'im ton sentimental, et prenant a madame Michelin une main quelle cherche à retirer) Cette chère et respectable femme!... C'est qu'en vérité j'ai pour elle... (// se retourne prestement vers Michelin, dont il saisit la main.) Pour vous deux, mes amis, un attachement si vrai, si tendre... Non, d'honneur, vous n'imaginez pas combien je vous aime !
MICHELIN
Et nous donc, La Fosse?... supposeriez - vous que nous ne vous payons pas de retour?... Soit habitude de voir des gens bien nés, soit que la nature vous ait traité plus favorablement qu'un autre, vous avez dans l'esprit une grâce, une délicatesse, une aisance dans les manières, une façon d'être enfin, tout aimable, et ([ue je n'ai presque rencontrée que chez vous... n'est-ce pas , ma femme ?
(Madame Michelin ne répond que par une inclination de tète, mais sans lever les yeux.)
RICHELIEU
Prenez garde au moins, vous allez me donner de l'orgueil... Heureusement pour moi, madame m'avertit, par son silence, qu'il faut rabattre un peu de la bonne opinion que vous voudriez me donner de moi-même...
MICHELIN
Ma femme? elle pense connne moi sur votre compte. Vingt fois elle m'a fait votre éloge.
M A D A IM E MICHELIN, très-embarrassée.
Moi?
(Marie, qui , pendant la scène, a feint de ran»;er la chambre, obser«anr loujours Richelieu et sa inaitresse , se décide à sortir.)
4i4 TA JEUNESSE DE RICHELIEU.