ACTE III, SCENE IV
Mon orgueil à mes feux a cédé lu victoire ; Christine à te fléchir veut mettre encor sa gloire : Ce n'est plus une reine en proie à son courroux , C'est une amante en pleurs qui tombe à tes genoux.
MONALDESCHI, la relevant.
Ah ! ne m'adressez plus une voix suppliante ; Reprenez tous vos droits et de reine et d'amante. Madame, c'en est fait, je cède à tant d'amour; Mon cœur qui se repent est à vous sans retour. Puissions-nous oublier, dans ce jour de vengeance, Moi vos cruels desseins, et vous mon inconstance!
CHRISTIIVE.
Ah! tout est oublié, s'il est vrai que ton cœur, Près de Christine encor puisse voir le bonheur. Puisqu'en notre faveur le destin se déclare , Ne songeons qu'aux plaisirs que l'amour nous préparc.