‹ OEuvres complètesChapitre 58 sur 330 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

MONALDESCHI, CHRISTINE, s'avancant

Sl'R LF. DEVANT DE LA SCKNE.

MONALDESCHI

Eh bien! madame, enfin votre attente est lemplic.

Et le trépas blentô.t va terminer des jours ^

Rendus trop malheureux par vos cruels amours. Venez-vous insulter encore à ma misère ?

J'ai pu, Monaldeschi, retenir ma colère, Et je vous offre encore un dernier entretien. Entre nous désormais il n'est plus de lien ; Mais je ne prétends pas qu'en marchant au supplice Vous puissiez envers vous m'accuser d'injustice: De vous justifier tentez au moins l'effort. Parlez; vous-même enfin décidez votre sort.

MONALDESCHI

Mon seul crime est d'avoir trompé votre tendresse ; Mais mon cœur n'a jamais montré d'autre faiblesse.

Et récrit insolent oii , par tant de bontés ,

J'ai vu que mon amour et ma gloire insultés....

MONALDESCHI

Je ne m'en défends pas, cette lettre fatale Offrit à vos regards la main d'une rivale; Elle osa contre vous éclater en mépris. Mais vos secrets du moins n'ont pas été trahis; Je ne vous ai point fait cette odieuse injure.

Tout n'est de votre part qu'une horrible imposture. Je suis mieux informée, et quand Sentinelli...

MONALDESCHI

Vous croyez plus que moi mon mortel ennemi. Voilà cette Christine, au-dessus du vulgaire, Que l'on cite toujours pour exemple à la terre !

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