‹ OEuvres complètesChapitre 85 sur 330 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MELCOUR, SOPHIE, FIRMTN.

F I R M 1 N , ,lai,s le fond ,lu tlit-Atir.

(hioi , Sophie avec Melcour!

MELCOUR.

Ah! du sérieux! quel enfantillage! c'est une petite coquetterie de votre part. Vous savez que cet air boudeur vous rend mille fois plus attrayante. Mais je consens à vous quitter, si vous voulez me permettre «le baiser cette jolie main.

SOPHIE

Monsieur cessez si mon père Comment

pouvez-vous avec l'habit que vous portez....

FIRMIN, s'avançant.

• Qu'il porte î dites qu'il déshonore.

Ah ! c'est vous Firmin.

MELCOUR.

Peste de l'importun. Quoi, le cher camarade nous écoutait.

FIRMIN

Votre camarade; je ne le suis pas, et personne ne <^levrait vous donner ce nom. Nous en serions plus heureux ; nous n'aurions pas à rougir souvent aux yeux des honnêtes citoyens qui nous ouvrent leur asyle.

MELCOUR.

Ah î j'ai donc part à vos sermons.

FIRMIN

Que vous appeliez sermons ce qui n'est que l'expression de mon indignation, peu m'importe; mais je vous dirai la vérité. Oui , monsieur , vous et vos pareils , qui sont heureusement très-peu communs, déshonorent , je le répète, l'habit qu'ils portent. Grâce à cet habit respectable, le signe de la liberté et du patriotisme, les

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