SCENE V. II r
citoyens sensibles , pour nous (lédomniager des maux auxquels nous expose notre état, nous procurent souvent l'entrée de leurs maisons, la société de leur famille. Y entrez-vous , vous calculez d'abord quelles seront vos victimes. Ont-ils des filles , vous les séduisez. N'ont-ils (|ue leurs femmes , vous mettez le trouble entre les époux. Et fiers de votre ingratitude , vous les quittez , et laissez, en partant, pour prix des bienfaits que l'on vous prodigua, des larmes aux victimes de vos passions; et aux pères et aux époux, les regrets amers d'avoir été trop sensibles et trop confiants.
M E T, t O TT R .
Vous prenez toujours au sérieux les plus simples plaisanteries.
F I R ]>r f IN .
Vous avez raison. Je sais que les mœurs, les droits lie l'hospitalité, les vertus, sont pour vous des plaisanteries. Mais c'est trop vous arrêter, Henri vous attend. 11 est dans cette maison, sans doute; il y joue, d'après vos conseils : allez le rejoindre. La prétresse a paré la victime, on n'attend plus que vous pour l'égorger.