‹ Œuvres complètesChapitre 14 sur 29 · I.l\ RE Vil · texte numérisé non relu

I.l\ RE Vil

suivant . assurent qu'il eut les yeux crevés par l'ordre de noe. son frère '.

Au momentde sa défaite, Robert avait un fils encore en mot. bas âge, nommé Guillaume, dont le roi Henri lâcha de s'emparer, mais qui fut sauvé et conduit en France par le zèle d'un ami de son père a. Louis, roi des Français, adopta le jeune Guillaume et le fit élever dans son hôtel; il lui donna chevaux et harnais, suivant la coutume du siècle, et, feignant de s'intéresser à ses malheurs, se servit de lui pour causer de l'inquiétude au duc-roi son voisin, dont la puissance lui faisait ombrage. Au nom du fds de Robert, le roi de France forma une ligue dans laquelle entrèrent les Flamands et les Angevins. Le roi Henri fut attaqué sur tous les points de sa frontière de Normandie ; il perdit des villes et des châteaux , et, en même temps , les amis du duc Robert conspirèrent contre sa vie3. Durant plusieurs années, il ne dormit jamais sans avoir au chevet de son lit une épée et un bouclier4. Mais, quelque formidable que fût la confédération de ses ennemis extérieurs et intérieurs, elle ne prévalut point contre la puissance qu'il tirait de la Normandie unie à l'Angleterre.

Le jeune fils de Robert continua de vivre aux gages du roi de France, comme son vassal, et à suivre ce roi dans ses guerres. Ils allèrent ensemble en Flandre, après une sédition où avait péri le duc des Flamands, Karle ou Charles, fils de Knut, roi des Danois , tué aussi dans une

1 Matth. Paris., 1. 1, p. 63.

5 Order. Vital. Hist. ecclesiast., lib. xi, apud Script, rer. normann., p. 838.

s lbid., p. 838 et seq. — Sugcrii vita Ludo\ ici Grossi , apud Script, rer. gallic. et francic, t. XII, p. 44.

1 Antc se dormientem sculum cl gladium omni nocle constitui imperaret. (Ibid.)

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no7. sédition \ Le roi de France entra en Flandre avec l'aveu des gens les plus considérables du pays , pour punir les meurtriers du dernier duc; mais, sans cet aveu, en vertu de son droit de suzeraineté féodale ( droit fort sujet à litige ), il mit à la place du duc mort le jeune Guillaume , qu'il avait à cœur de rendre puissant pour l'opposer au roi Henri2. Il y eut peu de résistance contre ce roi impopulaire, tant que le roi de France et ses soldats demeurèrent en Flandre; mais, après leur départ, une révolte universelle éclata contre le nouveau seigneur imposé par les étrangers3. La guerre commença avec des chances diverses entre les barons de Flandre et le fils de Robert. Les insurgés mirent à leur tête le comte d'Alsace , Thiedrik, de la même race qu'eux , et parent de leurs anciens ducs 4. Ce candidat populaire attaqua l'élu du roi de France , qui , blessé au siège d'une ville , mourut peu de temps après. Thiedrik d'Alsace lui succéda, et le roi Louis se vit obligé , malgré ses prétentions hautaines , de reconnaître comme légitime duc de Flamands celui qu'ils avaient eux-mêmes choisi5.

Au moment d'aller sur le continent soutenir la longue guerre que son neuveu et le roi de France lui suscitèrent , Henri avait fait en Angleterre , du conseil de ses évêques et de ses barons , une grande promotion d'abbés et de prélats. Selon la chronique saxonne , il n'y eut jamais autant d'abbayes données en une seule fois que dans la quarante-unième année du règne des Français en An-

1 Johan. Iperii ehron. , apud Script, rer. gallic. et francic, L XIII, p. 466. — Voyez livre vi, t. II, p. 20».

'' Johan. Iperii ehron., toc. supr. cil.

3 Fuit lerrœ et populo gravis quare plures de Flandria, lœdio... ( Ihid.)

i Theodericum de Holsate. (Ibid.)

5 Qùêfh verum Flandrire hœredem... rex declarans, eum ad Flandriœ hommagium recepit et approbavit. (Ibid.)

gleterre'. Dans ce sièclo , où les communications journâ- HW. lièivs âVec lêS gètiS d'église tenaient une si grande place dans la vie, un pareil étènerïiëht, quoique à nos yeux peu mémorable , n'était point indifférent à la destinée de la population anglaise, hors des cloîtres comme dans les cloîtres. « Parmi tous ces nouveaux pasteurs , dit le con- « temporain Edmer , la plupart furent plutôt loups que « pasteurs 2. Que telle n'ait pas été l'intention du roi , il « faut le croire: et pourtant cela serait plus croyable, s'il « en eût pris au moins quelques-uns parmi les indigènes « du pays3. Mais si vous étiez Anglais, aucun degré de « vertu ou de mérite ne pouvait vous mener au moindre «emploi; tandis que l'étranger de naissance était jugé « digne de tout. Nous vivons dans de mauvais jours \ »

Parmi les nouveaux abbés qu'institua le roi Henri , ëii l'année 1 107, on remarqua particulièrement un certain Henri de Poitou, qui passa en Angleterre parce que c'était un pays où les clercs faisaient fortune plus promptement qu'ailleurs, et vivaient avec moins de gêne. Ce Poitevin obtint du roi l'abbaye de Peterborough , et « il s'y cornet porta, dit la chronique contemporaine, comme le frelon « dans la ruche , enlevant tout ce qu'il trouvait à prendre « dans le couvent et hors du couvent, et faisant tout passer « dans son pays5. » Il était moine de Cluny, et avait pro-

1 Primo et XL°anno quo Franci (the Francati) liane terrain gubernarant. (Chron. saxon., éd. Gibson, p. 2\A.)

1 Lupi magis rjnam pastores effecti sunt (Eadmerl Hist. nov., p. 110, éd. Selden.)

3 Quod tamen eredibilius videretur, si... aliquos saltein ex indigenis terra? , non nsquequaque Anglos perosus... (Ibid.)

* Unumeos, nalio scilicet, diiimebat- Si Anglus erat, nulla virtus. . eura poteratadjuvare; si alienigena... honore prœeipuo illico dignus judicabatur... Dies enim mali sunt. (Ibid.)

5 Tanquam fucus in alveario. (Chron. saxon., cd. Gibson , p. 232.)

1107. mis au supérieur de cet ordre , par serment sur la vraie croix , de lui procurer la propriété entière de l'abbaye de Peterborougli , avec tous ses biens en terres et en meubles ' . Au moment où le chroniqueur saxon écrivait ce récit , l'abbé avait fait au roi sa demande , et Ton n'attendait plus que la décision royale. « Que Dieu ait pitié, s'é- <f crie le Saxon , des moines de Peterborough et de cette « malheureuse maison ! C'est bien aujourd'hui qu'ils ont « besoin de l'assistance du Christ et de tout le peuple direct tien 2... »

i io7 Ces souffrances, auxquelles il faut compatir, puisqu'elles furent éprouvées par des hommes, et que le gouvernement de l'étranger les rendait communes aux clercs et aux laïques , en fatiguant chaque jour l'esprit des Anglais , paraissent avoir augmenté en eux les dispositions superstitieuses de leur nation et de leur siècle. Il semble qu'ils aient trouvé quelque consolation à s'imaginer que Dieu révélait par des signes effrayants sa colère contre leurs oppresseurs. La chronique saxonne affirme que, dans le temps où l'abbé Henri le Poitevin fit son entrée à Peterborough , il apparut , la nuit, dans les forêts situées entre le couvent et la ville de Stamford , des chasseurs noirs, grands et difformes , menant des chiens noirs aux yeux hagards, montés sur des coursiers noirs, et poursuivant des biches noires : « Des gens dignes de foi les ont vus , dit le narra- « teur, et durant quarante nuits consécutives on entendit « le son de leurs cors 3. » A Lincoln, sur le tombeau de l'évêque normand Robert Bluet , homme fameux par ses débauches, des fantômes se montrèrent aussi durant plu-

1 Tanquam lïicus in alveario. Cliron. saxon., éd. Gibson, p. 2SS

-• Iliid., p. 236.

3 llml.. p. -232.

sieurs nuits '. On racontait des visions horribles qui, selon iw le bruit public, apparaissaient au roi Henri dans son som- (ji2i meil, et le troublaient tellement, (pie trois fois de suite, dans la même nuit, il s'était élancé hors du lit et avait saisi son épée 2. C'est vers le même temps que se renouvelèrent m2. les prétendus miracles du tombeau de Waltheof3; ceux du roi Edward, dont la sainteté n'était point contestée par les Normands à cause de sa parenté avec Guillaume le Conquérant, occupaient aussi l'imagination des Anglais '. Mais ces vains récits du foyer, ces regrets superstitieux des hommes et des jours d'autrefois , ne donnaient au peuple ni soulagement pour le présent , ni espérance pour l'avenir.

Le fds du roi Henri et de Mathilde ne tenait rien de sa ni 2 mère dans ses dispositions envers les Anglais. On l'enten- jùV dait dire publiquement que , si jamais il venait à régner sur ces misérables Saxons , il leur ferait tirer la charrue comme à des bœufs5. A l'âge où ce fils, nommé Guillaume , reçut en cérémonie ses premières armes , tous les barons normands l'agréèrent pour successeur du roi , et lui jurèrent d'avance fidélité. Quelque temps après il fut

1 Robci'lus Bliiet, vir libidinosus. .. loci custodes noclurnis umbris exagitatos... (Henrici Knyghton, de Event. Angl., apud liist. angl. Script., t. II, col. 2364, éd. Selden.)

2 Exsiliit rex de stratu suo, gladium arripiens. (Ibid., col. 2383.)

3 Eisdem diebus... miranda valde magnalia sua ad lunibam sancli Waldevi martyiïs. ( Pétri Blesensis Ingulfi Continuât., apud rer. anglic. Script., t. I, p. U6, éd. Gale.)

' Cujus cognalioneacconsanguinitale... rex noster Willielmus fundat conscientiam suam regnum Angliae invadendi. (Hist. Ingulf. Croyland., apud rer. anulic. Script., t. I, p. M.)

5 Palam comminatus fuerat Anglis quod si aliquando acciperet dominium super cos, quasi bovesad aralrum trahere faceret. (Henrici Knyghton, de Event. Angl.,lib. n, apud hist. angl. Script., t. II, col. 2382. éd. Selden.) — Chron. Johan. Bromton., ibid., t. I, col. 1013. — Thoni.

WalsinghamiYpodygmaNeustPiae,apudGamden!,Anglica,Hibernicafetc,

1112 marié à la fille de Foulques , comte d'Anjou. Cette union H'l8 détacha les Angevins de la confédération formée par le roi de France, qui lui-même renonça bientôt à la guerre, à condition que Guillaume, fils de Henri, se reconnaîtrait son vassal pour la Normandie, et lui en ferait hommage '. La paix se trouvant ainsi complètement rétablie, dans l'an- H20. née 1120, au commencement de l'hiver, le roi Henri, son fils légitime Guillaume , plusieurs de ses enfants naturels et les seigneurs normands d'Angleterre , se disposèrent à repasser le détroit 2.

La flotte fut rassemblée au mois de décembre dans le port de Barfleur. Au moment du départ , un certain Thomas , fils d'Etienne , vint trouver le roi , et lui offrant un marc d'or, lui parla ainsi : « Etienne , fils d'Érard , mon « père , a servi toute sa vie le tien sur mer, et c'est lui qui « conduisait le vaisseau sur lequel ton père monta pour « aller à la conquête ; seigneur roi, je te supplie de me « bailler en fief le même office : j'ai un navire appelé la « Blanche Nef, et disposé comme il convient3. » Le roi répondit qu'il avait choisi le navire sur lequel il voulait passer, mais que , pour faire droit à la requête du fils d'Etienne, il confierait à sa conduite ses deux fils, sa fille et tout leur cortège. Le vaisseau qui devait porter le roi mit le premier à la voile par un vent du sud, au moment où le jour baissait , et le lendemain matin il aborda heureusement en Angleterre 4 ; un peu plus tard , sur le soir, partit l'autre navire; les matelots qui le conduisaient

1 Sicut Rollo, primus Normanniœ dux, jure perpetuo promiseral. ( Anonymus apud Script, rer. gallic. et francic., t. XIV, p. 16.)

2 Order. Viial. Hist. ecclesiast. , lib. fit, apud Script, rer. normann., p. 867.

8 Eiipie marcum auri offerens ait... hoc feudum , domine rex , a te requiro, et vas quod Candida Navis appellatur. ( lbid., p. 867 et 868.) 4 lbid.

avaient demandé du vin au départ, et les jeunes passagers H20. leur en avaient l'ait distribuer avec profusion ' . Le vaisseau était manœuvré par cinquante rameurs habiles : Thomas fds d'Ëtiennfi , tenait le gouvernail , et ils naviguaient rapidement, par un beau clair de lune, longeant la côte voisine de liarileur2. Les matelots animes par le vin, faisaient force de rames pour atteindre le vaisseau du roi. Trop occupés de ce désir, ils s'engagèrent imprudemment parmi des rochers à fleur d'eau dans un lieu alors appelé le lias de Culte, aujourd'hui Ras de Catteville3. La Blanche Nef donna contre un écueil, de toute la vitesse de sa course , et s'entr'ouvrit par le liane gauche : l'équipage poussa un cri de détresse qui fut entendu sur les vaisseaux du roi déjà en pleine mer ; mais personne n'en soupçonna la cause ''. L'eau entrait en abondance, le navire fut bientôt englouti avec tous les passagers , au nombre de trois cents personnes, parmi lesquelles il y avait dix-huit femmes \ Deux hommes seulement se retinrent à la grande vergue , qui resta flottante sur l'eau : c'était un boucher de Rouen , nommé Bérauld , et un jeune homme de naissance plus relevée, appelé Godefroi, lils de Gilbert de l'Aigle G.

Thomas, le patron de la Blanche Nef, après avoir plongé une fois , revint à la surface de l'eau ; apercevant les tètes des deux hommes qui tenaient la vergue : « Et le

1 Adbibendum postulaverunt, (Ibid., p. 868.)

2 Periti enim rémiges quinquaginta ibi erant. ( Ibid.)

3 In quodam maris loco perieuioso, qui ab incolis Calta lias dicilur (al. cane raz). (Willelm. Gemet. Hist. nonnann., ibid., p. 297.)

4 Omnes in tanto discrimine simul exclamaverunt. (Order. Vital., loc. Supr. cit.)

• Ibid. — Willelm. Malmesb., de Gest. reg. angl. , lib. v, apud rer. anglic. Scripl.. p. 465, éd. Savile.

6 Duo soli vifgae qua vélum pendebat manus injeeerunl. (Order, Vilal. llisl. ecclesiast,, lib. xn , apud Script, rer. normann., p. 808.)

1420. « fils du roi , leur dit-il , qu'est-il arrivé de lui l ? — Il n'a « point reparu , ni lui , ni son frère , ni sa sœur, ni perce sonne de leur compagnie. — Malheur à moi ! s'écria le «fils d'Etienne;» et il replongea volontairement2. Cette nuit de décembre fut extrêmement froide , et le plus délicat des deux hommes qui survivaient, perdant ses forces, lâcha le bois qui le soutenait , et descendit au fond de la mer en recommandant à Dieu son compagnon3. Bérauld, le plus pauvre de tous les naufragés, dans son justaucorps de peau de mouton, se soutint à la surface de l'eau : il fut le seul qui vit revenir le jour; des pêcheurs le recueillirent dans leur barque ; il survécut, et c'est de lui qu'on apprit les détails de l'événement '\

La plupart des chroniqueurs anglais, en rapportant cette catastrophe douloureuse pour leurs maîtres, paraissent compatir extrêmement peu aux malheurs des familles normandes. Ils nomment ce malheur une vengeance divine, un jugement de Dieu, et se plaisent à trouver quelque chose de surnaturel dans ce naufrage arrivé par un temps serein sur une mer tranquille5. Ils rappellent le mot du jeune Guillaume et ses desseins sur la nation saxonne : « L'orgueilleux, s'écrie un contemporain, il pence sait à son règne futur; mais Dieu a dit : Il n'en-sera pas « ainsi , impie , il n'en sera pas ainsi ; et il est arrivé que

1 Filius régis quid devenit? (Ordcr. Vital. Hisi. ecclesiast., lib. xn, apud Script, rer. normann.. p. 868.)

2 Miserum , inquit , est amodo meiim vivere. (Ibid.)

3 Vires amisi't , soeiumque suum Deo commendans, relapsus in pontum obiit. (Ibkl.)

1 Beroldus autem, qui pauperior eral omnibus, renone amictua ex arietinis pellibus, de tanto solus eonsortio diern vidit. (Ibid.)

& Manifestum Dei apparuit judicium... mare tranquiilo perierunt. (Gervas. Canluar. chron., apud hist. angl. Script., t. II, col. 1339, éd. Selden.) rmiler in mari tranquillissimo. (Mattb. Westmonast. Flor.

Iiistoi'

« son front, au lieu d'être ceint de la couronne d'or, s'est 1420. « brisé contre les rochers '. » Enfin ils accusent ce jeune homme et ceux qui périrent avec lui , de vices infâmes et, à ce qu'ils prétendent, inconnus en Angleterre avant l'arrivée des Normands2. Leurs invectives et leurs acousations passent souvent toute mesure; et souvent aussi ils se montrent flatteurs et obséquieux à l'excès, comme des gens qui haïssent et qui tremblent. «Tu as vu, écrit « l'un d'eux dans une lettre qui devait rester secrète , tu « as vu Robert de Belesme , cet homme qui faisait du a meurtre sa plus douce récréation ; tu as vu Henri, comte « de Warwic, et son fils Roger, l'âme ignoble; tu as vu le « roi Henri, meurtrier de tant d'hommes, violateur de ses « serments, geôlier de son frère3.... Peut-être vas-tu me « demander pourquoi, dans mon histoire , j'ai tant loué « c«' même Henri. J'ai dit qu'il était remarquable entre les « rois par sa prudence, sa bravoure et ses richesses; mais « ces rois, auxquels nous prêtons tous serment, devant « qui les étoiles du ciel semblent s'abaisser, et que les <( femmes, les enfants et les hommes frivoles vont con- « templer au passage , rarement, dans leur royaume, il « se trouve un seul homme aussi coupable qu'eux, et c'est « ce qui fait dire : la royauté est un crime '*. »

1 Ille deregno future-... cogitabal ; Deus autem dicebal .Non sic, impii, non sit. Contint igitur ei quod pro corona auri, rupibus maiïnis capile seinderelur. (Henrici Huntind. Epis!, deconlemptu nuindi ; Anglia sacra, t. II, p. 696.

2 Superbia lumidi, luxuriœ et libidinis omnis tabe maculati. (Gervas. Cantuar. ebron., loc. Bupr. cit.) — Scelus Sodomoe noviter in bac terra divulgalum. (Eadmeri Hist. nov., p. 2*, éd. Selden ) — Nefanduin illud et énorme IS'ormannorum crimen. (Anglia sacra, t. Il , p. 40.)

3 Henrici Huntind. Epist. de contemptu mundi; Anglia sacra, t. II, p 698.

4 Nemo in regno eorum par eis... scclcribus; unde dicitur : Regia rcs scclus est. (Ilml.. p. 699 )

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