‹ Œuvres complètes avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier, reviser et annotées (volume 2)Chapitre 103 sur 111 · iS · texte numérisé non relu

iS

TABLE DES MATIERES

ti té de mine et de charbon, et du mélange proportionnel de la matière calcaire et de la matière vitrescible. Description de la couleur et de la consistance d'un bon laitier. Différence entre le laitier et la mine brûlée. T. ix, p. 322 et 323.

Laitiers des volcans sont des verres ou des espèces d'émaux qui peuvent être imités par l'art. Laitier noir et laitier blanc des volcans. Celui-ci est bien plus rare que l'autre. T. xi, p. 488 et 489.— 11 y en a aussi de bleus ou bleuâtres et verdàtres. P. 489. — Usages de ces laitiers de volcans dont on peut faire de très-bonnes pierres de touche. Ibid.

Laiton. Voyez Cuivre jaune. T. xi, p. 29 et 30. — Est un peu plus dense que le cuivre pur, mais c'est lorsque ni l'un ni l'autre n'ont été comprimés ou battus, car il devient moins dense que le cuivre rouge après la compression; il est aussi moins sujet à verdir, et suivant les différentes doses du mélange, cet alliage est plus ou moins blanc, jaunâtre, jaune ou rouge ; c'est d'après ces différentes couleurs qu'il prend les noms de Similor, de Peinchebec et de Mêlai de prince. P. 30.

Laiton est souvent attirable à l'aimant. Raison de cet effet. T. xi, p. 480.

Lapis lazuli n'est point une zéolite.

Preuves de cette assertion. T. xi, p. 392. — Caractères évidents qui les distinguent.

P. 393.— Description du lapis lazuli. Ibid. — Il est composé de parties vitreuses et de rarties calcaires en moindre quantité. Ibid. — Les parties blanches sont calcaires ou gypseuses , et les parties bleues sont vitreuses et teintes en bleu par le fer; les parties jaunes et brillantes sont pyriteuses, et ne contiennent point d'or, ni même de cuivre. Ibid. — Le lapis, comme la zéolite et toutes les autres pierres mélangées de vitreux et de calcaire, se fond sans addition, et se réduit en verre. Ibid. — Les parties bleues, séparées des autres, n'entrent point en fusion, et ne perdent point au feu leur belle couleur bleue ; c'est ce qui distingue le vrai lapis de la pierre arménienne et de la pierre d'azur, dont le bleu s'évanouit au feu. Ibid. — Autres propriétés du lapis. P. 393

et 394. — Lieux où se trouve le lapis. P. 394 et 395.

Laves. Les laves des volcans, qui ne sont que du verre fondu, deviennent avec le temps des terres fécondes, ce qui est une preuve invincible que la surface primitive de la terre , d'abord en fusion , puis consolidée, a pu de même devenir féconde. T. ix, p. 535.

Laves des volcans diffèrent des basaltes par plusieurs caractères; on doit les distinguer en laves compactes et en laves vaporeuses. T. xi, p. 488. — 11 y a des laves et des basaltes qui sont évidemment changées en terre argileuse. Ibid. — On trouve dans les laves, du fer cristallisé en octaèdre, du fer en mine spéculaire, en hématite, etc. Ibid. — Il y a des laves poreuses qui sont si légères qu'elles se soutiennent sur l'eau , et d'autres qui , quoique poreuses , sont fort pesantes ; celle qui est plus légère que l'eau est assez rare. Ibid.

Laves volcaniques. Toutes les laves sont plus ou moins mêlées de particules de fer; mais il est rare d'y voir d'autres métaux, et aucun métal ne s'y trouve en filons réguliers et qui aient de la suite. T. x, p. 31 1.— Stalactites des laves par l'intermède de l'eau. P. 313.

Laves. Les matières fondues et rejetées par les volcans, soit qu'elles coulent à la surface de la terre, ou qu'elles s'élèvent en colonnes ardentes au-dessus des cratères, attirent le fluide électrique des divers corps qu'elles rencontrent. T. xi, p. 524.

Lavoirs. Différentes espèces de lavoirs pour les mines de fer en grains, et les usages que l'on en doit faire suivant les différentes espèces de mines. T. ix, p. 318 et suiv.

Lentili.es de verre solide. T. ix, p. 268. — Grandeur et proportion qu'on doit donner aux lentilles .. pour qu'elles puissent brûler le plus avantageusement. P. 270 et suiv.— Inconvénients qui résultent de l'épaisseur des lentilles ordinaires. La partie du milieu de la lentille ne fait presque aucun effet. P. 271.

Lentille à échelons, est le miroir par réfraction le plus parfait qu'on puisse faire. Son invention et sa description, avec le cal-

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cul doses effets. P. 272.— Comparaison des effets de cette lentille à échelons, avec l'effet des lentilles ordinaires. P. 272 et 273.— Sa construction et sa description. P. 278.

Lettres. L'empire des lettres ne peut s'accroître et môme se soutenir que par la liberté. T. xu, p. 342. — Les lettres, dans leur état actuel, ont plus besoin de concorde que de protection. Invitation aux gens de lettres. P. 345.

Liège de montagne est une substance composée de particules micacées, ses différences avec le cuir de montagne. T. xi, p. 351 et 352. — Description du liège de montagne qui se trouve dans le diocèse d'Alais, sur le chemin de Mandagout à Vigan. P. 352 et 353.

Ligne brûlante à l'infini ou à l'indéfini, n'est pas une rêverie comme l'a dit Descartes. T. îx, p. 234 et 235.

Limaille (la) de fer mêlée avec de l'eau, devient une masse solide difficile à casser. T. ix, p. 200.

Limaille de fer (la) est attirée plus puissamment par l'aimant, que la poudre même de la pierre d'aimant. T. xi, p. 567. — La limaille de fer comprimée , peut acquérir la vertu magnétique qu'elle perd lorsqu'elle est réduiteà l'état pulvérulent. P. 569. — Chacune des particules de limaille doit être considérée comme une petite aiguille aimantée qui a ses pôles, lbid. — La limaille de fer agitée sur un carton au-dessous d'une pierre d'aimant , s'arrange de manière à laisser deux vides aux endroits qui correpondent aux deux pôles de la pierre Mais lorsqu'on présente l'aimant sur la limaille de fer, sans la secouer, ce sont au contraire les pôles de la pierre qui s'en chargent le plus. P. 569 et 570. — Les particules de limaille de fer se dressent perpendiculairement sur les deux pôles de l'aimant, et s'inclinent vers ces pôles, à mesure qu'elles sont plus voisines de l'équateur de ce même aimant, où elles s'attachent horizontalement. P. 599.

Limon. Terre limoneuse. On a confondu le limon avec l'argile, et l'on a pris la terre limoneuse pour une terre argileuse ; erreurs provenues de cette méprise dans la minéralogie. T. x,p. 192.— La terre limoneuse est

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essentiellement d'une nature différente de l'argile. — Voyez Terre végétale. P. 194.

Lin incombustible. Voyez Amiante et Asbeste. C'est la même matière que le lin vif, linum vivum de Pline.

Londres. La fécondité de cette ville ne suffit pas au maintien de sa population. T. xu, p. 316. On veillit moins à Londres qu'à Paris. P. 317.

Lumière. Voyez Feu.

Lumière (la) est une matière mobile, élastique et pesante comme toutes les autres matières. Démonstration de cette vérité.

T. ix, p. 290.

Lumière (la) du soleil ne pénètre tout au plus qu'à six cents pieds de profondeur dans les eaux de la mer. T. ix, p. 460. — Détail des faits et des expériences qui prouvent que la lumière du soleil ne pénètre pas au delà de cette profondeur. T. ix, p. 596.

Lumière, Toute matière peut devenir lumière, chaleur et feu. T. ix, p. 7. — Preuve de cette assertion, lbid. — Elle conserve toutes les qualités essentielles, et même la plupart des attributs de la matière commune. lbid.— Quoique composée de parties presque infiniment petites, est encore réellement divisible, lbid. — Est pesante comme toute autre matière. Sa substance n'est pas simple. Elle est composée de parties de différentes pesanteurs. lbid. — Elle est massive et agit dans quelques cas, comme agissent tous les autres corps, elle les pousse et déplace au foyer du miroir ardent. P. 8.— La lumière est mixte , et composée comme la matière commune de parties plus grosses et plus petites , et différemment figurées. P. 9. — Les atomes qui composent la lumière ont plusieurs faces et plusieurs angles, lbid. — La lumière peut se convertir en toute autre matière. P. 10.— La lumière parait exister souvent sans chaleur. P. 11. — Expériences à faire, pour reconnaître si les rayons rouges ne sont pas plus chauds que les autres rayons, et en général pour reconnaître la proportion de chaleur des différents rayons qui composent la lumière (note 6). La lumière s'incorpore, s'amortit et s'éteint dans tous les corps qui ne la réfléchissent pas, ou qui ne la laissent pas passer librement. P. 17.— Elle pa-

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rait n'avoir pas besoin d'aliments, tandis que le feu ne peut subsister qu'en absorbant de l'air. P. 21. — C'est par la lumière que le feu se communique. P. 38. — Expérience qui paraît démontrer que la lumière a plus d'affinité avec les substances combustibles, qu'avec toutes les autres matières. P. 53. (note a).— La lumière ne perd qu'environ moitié de sa chaleur par une glace étamée et bien polie. P. 218. — Elle ne perd presque rien de sa force par l'épaisseur de l'air qu'elle traverse. Ibid. — Expérience de la perte de la lumière d'une bougie, comparée à la perte de la lumière du soleil. P. 218 et 219.— Diminution de la lumière en traversant différentes épaisseurs du même verre, et les mêmes épaisseurs de différents verres. Expériences à ce sujet. P. 254 et suiv.

Lune. Si la lune était de même densité que la terre, elle se serait consolidée jusqu'au centre en 792 ans environ ; refroidie à pouvoir la toucher, en 9248 ans environ; et à la température actuelle de la terre, en 20194 ans; mais comme sa densité n'est à celle de la terre que :: 702 ; 1000, elle s'est consolidée jusqu'au centre en 556 ans; refroidie à pouvoir en toucher la surface en 6492 ans; et enfin refroidie à la température actuelle de la terre, en 11176 ans. T. ix, p. 349 et 350. — Évaluation de la compensation que la chaleur du soleil a faite à la perte de la chaleur propre de la lune, et aussi de la compensation que la chaleur du globe terrestre a pu faire à la perte de cette même chaleur de la lune. P. 359 et suiv. — Ce que c'est que cette couleur terne qu'on voit sur la surface de la lune lorsqu'elle n'est pas éclairée du soleil. P. 360. — Expériences par le moyen des miroirs d'Archimède, pour se procurer une lumière seize fois plus forte que celle de la lune, lumière qui est égale à celle de la terre envoyée à la lune. Ibid. — Une lumière seize fois plus forte que celle de la lune, équivaut et au delà à la lumière du jour lorsque le ciel est couvert de nuages. Ibid. — La lumière n'est pas la seule émanation bénigne que la lune ait reçue de la terre; car elle en a reçu autrefois beaucoup de chaleur et en reçoit encore actuellement. Ibid. — Estima-

tion du feu que la terre envoyait à la lune dans le temps de l'incandescence. P. 360 et 361.— Le temps qui s'est écoulé depuis l'incandescence de la lune jusqu'à son refroidissement à la température actuelle de la terre, est réellement de 16409 ans. P. 361. —Recherches sur la perte de la chaleur propre de la lune et de la compensation de cette perte, depuis le temps où la lune était refroidie à la température actuelle de la terre, jusqu'au temps où elle s'est trouvée refroidie vingt-cinq fois davantage. P. 36 1 et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à la lune a été égale à la chaleur propre de cette planète, s'est trouvé dans l'année 29792 de la formation des planètes.

P. 362. — Cette planète a été la seconde terre habitable , et la nature vivante n'y a duré que depuis l'année 7515 jusqu'à l'année 72514 delà formation des planètes. P. 421. — La nature organisée telle que nous la connaissons, est éteinte dans la lune depuis 2318 ans. P. 427.

Lune ( la ) ne nous offre qu'un calme parfait, c'est-à-dire, une surface qui est toujours la même, et sur laquelle on n'aperçoit ni mouvement ni changement. T. ix, p. 492.

Lune. Il se peut que la lune, quoique fort lumineuse, nous envoie plutôt du froid que de la chaleur. T. ix, p. 264.

Lunettes. Pour observer avec le plus grand avantage possible, il faudrait pour chaque planète une lunette différente, et proportionnée à leur intensité de lumière. T. ix, p. 235 et 236.— Les lunettes avec de très-grands objectifs, seraient fort avantageuses pour observer les planètes et autres astres qui n'ont que peu de lumière. P. 256 et 257. — Construction et avantages des lunettes solaires. P. 257.

Lunettes achromatiques, danslesquelles on compense la différente réfrangibilité des rayons de la lumière par des verres de différentes densités. Moyens de les perfectionner. T. ix, p. 234.

Lunettes de jour, sans aucun verre.

T. ix, p. 261.

Lunettes massives. Lunettes à l'eau, etc T. ix, p. 253 et suiv.

Lunettes de nuit. T. ix, p. 258.

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Lunettes pour chaque planète. T. ix, p. 258.

Lunettes pour le soleil. T. îx, p. 257 et 258.

Mâchefer. Lorsqu'on broie le mâchefer, il fournit une certaine quantité de fer ou de sablon ferrugineux, tout semblable à celui de la platine. T. îx, p. 169. — Le charbon et le bois brûlé en grande quantité produisent du mâchefer ; preuve de celte assertion. P. 190. — Celui qu'on trouve dans les forêts; son origine. Ibid. et suiv.

Magnésie. Sa nature et ses propriétés; combinée avec l'acide vitriolique elle forme le sel d'Epsom. T. x, p. 384. — La magnésie n'est au fond qu'une terre calcaire , qui d'abord imprégnée, comme le plâtre, d'acide vitriolique, se trouve encore plus abondamment fournie d'acide aérien que la pierre calcaire ou le plâtre. Ibid. — Qualités communes à la magnésie et au plâtre. P. 385.

Magnétisme (le) est un effet constant de l'électricité constante , produite par la chaleur intérieure et par la rotation du g'obe. T. ix, p. 501.

Magnétisme du fer (le) suppose l'action précédente du feu. T. ix, p. 200.

Magnétisme. La force de l'électricité se modifie pour donner naissance à une nouvelle force à laquelle on a donné le nom de magnétisme. T. xi, p. 535.— Le magnétisme, bien moins général que l'électricité, n'agit que sur les matières ferrugineuses, et ne se montre que par les effets de l'aimant et du fer. Ibid. — Le magnétisme n'est qu'une simple qualité accidentelle , que le fer acquiert ou qu'il perd sans aucun changement, et sans augmentation ni déperdition de sa substance. P. 537.— L'action du magnétisme et celle de l'électricité, sont également variables , tantôt en plus, tantôt en moins, et leurs variations dépendent de l'état de l'atmosphère. P. 538.— Les effetsdu magnétisme se manifestent, ou du moins peuvent se reconnaître dans toutes les parties du globe. P. 552. — Le mouvement du magnétisme

semble être composé de deux forces, l'uno attractive, l'autre directive. P. 565.

Malachites. Comment elles sont produites par la décomposition du cuivre. T. xi, p. 28. — Les belles malachites se trouvent le plus communément dans les contrées eu nord de l'Asie. P. 49 et 50. — Différentes formes sous lesquelles se présentent les malachi'.es. P. 50.

Malachites, soyeuses, cristallisées, mamelonnées; le cuivre qu'elles contiennent est dénaturé par le fer. T. xi, p. 473. «m ■■"

Manganèse est un minéral composé qui contient toujours du fer, et qui est mélangé de matière calcaire. T. xi , p. 188. — La manganèse se trouve principalement dans les mines de fer spathiques. P. 188 et 189. — Elle a aussi ses mines particulières. P. 189. — Indices de la manganèse par la couleur violette des pierres calcaires. Ibid. — Variétés de la manganèse dans ses mines.

P. 189 et 1 00. — Régule de la manganèse; ses principales propriétés. P. 190 et 191 . — Alliage du régule de la manganèse avec les métaux et demi-métaux. P. 191. — Le régule de manganèse contient toujours du fer, et il est si intimement uni avec ce métal qu'on ne peut jamais l'en séparer totalement. Ibid- — Usage de la manganèse dans les manufactures des glaces et des verres blancs ; elle donne au verre une couleur violette, et fait disparaître les autres couleurs lorsqu'elles sont faibles. Ibid.

Manganèse. Son régule est plus ou moins attirable à l'aimant; raison de cet effet. T. xi, p. 480.

Marais salants. Il y a moins d'inconvénients à établir des marais salants dans les terres voisines de la Méditerranée que dans celles qui avoisinent l'océan. T. x, p. 417.

Marbres. Le marbre est une pierre calcaire dure et d'un grain fin, souvent colorée et toujours susceptible de poli ; il y a des marbres de première, de seconde, et peutêtre de troisième formation. T. x, p. 150. — Les couleurs, quoique très-fortes ou trèsfoncées dans certains marbres, n'en changent point du tout la nature ; elles n'en augmentent sensiblement ni la dureté, ni la densité, et n'empêchent pas qu'ils ne se calci-

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nent et ne se convertissent en chaux , au même degré de feu que les autres pierres dures. P. 151. — Veines de spath dans les marbres. Comment ces veines se sont formées. P. 152. — Veines, fils et taches dans les marbres. Comment elles se sont formées. P. 152 et 153. — Il y a peu de marbres, du moins en grand volume , qui soient d'une seule couleur ; les plus beaux marbres blancs ou noirs sont les seuls que l'on puisse citer, et encore sont-ils souvent tachés de gris et de brun ; tous les autres sont de plusieurs couleurs, et l'on peut dire que toutes les couleurs se trouvent dans les marbres.

P. 155. — On peut augmenter par l'art, la vivacité et l'intensité des couleurs que les marbres ont reçues de la nature ; il suffit pour cela de les chauffer. Ibid. — H y a des marbres dans presque tous les pays du monde. Énumération des principaux marbres de France et des autres contrées de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. P. 156 et suiv. — Indication des lieux où l'on trouve des marbres distingués. P. 157 et suiv. — Marbres mêlés de matière argileuse, tels que le vert campan des Pyrénées, dont les zones vertes sont formées d'un vrai schiste, interposé entre les branches calcaires rouges, qui font le fond de ce marbre mixte ; telles sont aussi les pierres de Florence, où le fund du tableau est de substance calcaire pure, ou teinte par un peu de fer , mais dont la partie qui représente des ruines, contient une portion considérable de terre schisteuse. P. 189. — Marbres mixtes sont beaucoup moins solides et durables que les marbres qui sont purement calcaires. Exemples à ce sujet. P. 189 et 190.

Maubres antiques. Raison pourquoi 1rs beaux marbres antiques ne se trouvent point aujourd'hui dans le sein de la terre. T. x, p. 143. — Les carrières de la plupart des marbres antiques, sont aujourd'hui perdues. On ne compte que treize ou quatorze variétés de ces marbres antiques. P. 161. — Le marbre de Paros est le plus fameux de tous ces marbres antiques. Ibid. — Lieux où il s'est trouvé, et où il se trouve encore. Ibid.

Marbres blancs. Lieux où l'on trouve

des marbres blancs. T. x, p. 161 et 162. — Montagne entière de marbre blanc en Espagne près d'Alméria : sa description. Cette montagne paraît composée d'un seul bloc. P. 162.

Marbres brèches. Leur composition , et pourquoi ils sont ainsi nommés. T. x, p. 152. — Courte énumération des plus beaux marbres-brèches. P. 167 et 168.

Marbres de première formation. Composition des anciens marbres qui , pour la plupart, sont mêlés de coquilles et d'autres productions de la mer, tandis que les marbres de seconde formation n'en contiennent point. T. x, p. 151. — Il paraît que l'établissement local de la plupart des bancs de marbre d'ancienne formation, a précédé celui des autres bancs de pierre calcaire, parce qu'on les trouve presque toujours audessous de ces mêmes bancs. Ibid— Caractères distinctifs des marbres de première formation. P. 152. — Explication détaillée de leur composition et. de leurs variétés.

Marbres de seconde formation. Lorsqu'une cavité naturelle ou artificielle , se trouve surmontée par des bancs de marbre qui, de toutes les pierres calcaires, est la plus dense et la plus dure, les concrétions formées dans cette cavité par l'infiltration des eaux ne font plus d'albâtres, mais de beaux marbres fins, et d'une dureté presque égale à celle du marbre dont ils tirent leur origine, et qui est d'une formation bien plus ancienne; ces nouveaux marbres, ainsi que les albâtres, ne présentent point d'impressions de coquilles. T. x, p. 143. — Ils sont ordinairement plus colorés que ceux dont ils tirent leur origine. Ibid. — Le marbre blanc est de seconde formation. Preuves de cette vérité. P. 153. — Les marbres antiques et modernes, surtout les plus beaux, sont tous de seconde formation. Exemples à ce sujet. P. 154. — Les marbres de nouvelle formation sont communément plus beaux, et peuvent fournir des blocs beaucoup plus grands que les marbres de première formation. P. 164. — Dans les marbres de nouvelle formation, il y a souvent plus ou moins de mélange d'argile ou de terre limoneuse avec la ma-

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tière calcaire. On reconnaîtra par l'épreuve de la calcination, la quantité plus ou moins grande de ces deux substances hétérogènes. P. 164 et 165.

Marbres revéches ou fiers. On ne peut les travailler ni les polir. Autres défauts dans les marbres. T. x, p. 156.

Marbres opalins, sont plutôt des incrustations ou des concrétions que des pétrifications ; car on y voit des fragments de Burgos et de moules de Magellan avec leurs couleurs, ce qui démontre que ces coquilles n'étaient pas dissoutes lorsqu'elles sont entrées dans ces marbres. T. xi, p. 385.

Marcassites, sont des pyrites martiales mêlées d'arsenic en quantité sensible; et les marcassites, comme les pyrites, ne contiennent le fer que dans son état de rouille ou de décomposition par l'humidité qui a détruit sa propriété. T. xi, p. 461. — Marcassites qui contiennent d'autres métaux avec le fer. Ibid.

Marcassite. Voyez Pyrite.

Mariages. Les mariages sont plus prolifiques en Bourgogne qu'à Paris , trois mariages y donnent dix-huit enfants , au lieu que trois mariages à Paris, n'en donnent que douze. T. xii, p. 30.'.

Marinette. Nom donné à la boussole.

T. xi, p. 589.

Marne. La marne n'est pas une terre simple, mais composée de craie mêlée d'argile ou de limon. T. x, p. 106. — Manière de reconnaître la qualité de la marne et les doses de son mélange. Usage qu'on en doit faire suivant les différentes terres qu'on veut amender. P. 106 et suiv. — Les marnes doivent leurs différentes couleurs à l'argile et à la terre limoneuse dont elles sont mélangées. La marne blanche ne contient que peu d'argile ou de terre limoneuse , mais une trèsgrande quantité de craie. P. 107. — Les marnes ne sont que des terres plus ou moins mélangées , et formées assez nouvellement par les dépôts et les sédiments des eaux pluviales ; il est rare d'en trouver à quelque profondeur dans le sein de la terre. P. 108. — Différentes positions dans lesquelles elles se trouvent. Ibid.

Marne. Sels dans la marne Les couches

de marne stratifiées dans les vallons, au pied des montagnes, sous la terre végétale, fournissent du salpêtre, parce que la pierre calcaire et la terre végétale dont elles tirent leur origine en sont imprégnées , surtout à leur superficie; au contraire les pelotes qui se trouvent dans les fentes ou dans les joints des pierres , et entre les lits des bancs calcaires, ne donnent, au lieu de nitre. que du sel marin , parce qu'elles doivent leur formation à l'eau pluviale tombée immédiatement dans ces fentes, et que celte eau ne contient que du sel marin, sans aucun mélange de nitre. T. x, p. 109 et 1 1 0.

Mars (planète de). Si Mars était de même densité que la terre , il se serait consolidé jusqu'au centre en 1510 ans |; refroidi à pouvoir en toucher la surface en 17634 ans, et à la température actuelle de la terre en 38504 ans; mais comme sa densité n'est à celle de la terre que :: 730 : 1000, il s'est consolidé jusqu'au centre en 11 02 ans, refroidi au point d'en pouvoir toucher la surface en 1 2873 ans, et enfin à la température actuelle de la terre en 28108 ans. T. ix,p. 350.— Recherches sur la perte de la chaleur propre de Mars, et sur la compensation à cette perte. P. 367. — Cette planète a joui de la même température dont jouit aujourd'hui la terre dans l'année 28538 de la formation des planètes. Ibid. — Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à cette planète s'est trouvée égale à sa chaleur propre, a été dans l'année 42609 de la formation des planètes. P. 368. — Mars a été la troisième terre habitable, et la nature vivante n'y a duré que depuis l'année 13034 jusqu'à l'année 60326 de la formation des planètes. P. 421 et 422. — La nature organisée telle que nous la connaissons, est éteinte dans la planète de Mars depuis 14506 ans. P. 427.

Martelage (le). Inconvénients du martelage dans les bois. T. xn, p. 107.

.Massicot est une chaux de plomb qui prend au feu la couleur jaune en la remuant avec une spatule. T. xi, p. 93.

Matière. Les propriétés essentielles de toute matière sont la densité, la dureté, la plus ou moins grande fusibilité , l'homogénéité et la combustibilité ; ce sont en même

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temps les vrais caractères par lesquels on peut reconnaître la nature et l'origine de chaque substance différente. T. xi, p. 214 et suiv.

Matière. Il n'y a point de matière sans pores, et dans la plus compacte il y a peutêtre encore plus de vide que de plein. T. x, p. 523 et 521.

Matière (la) n'a jamais existé sans mouvement. T. xi, p. 522.

Matière. Toute matière combustible provient originairement des êtres organisés.

T. xi, p. 409 et 410.

Matière. Son poids spécifique et son poids absolu. T. xii, p. 206.

Matière brute et matière vive, leur différence. T. ix, p. 3. — Toutes les parties constitutives de la matière sont à ressort parfait. P. 5. — Comment toute matière peut devenir lumière, chaleur et feu ; explication de cette grande opération de ia nature. P. 7 et suiv.

Matière ferrugineuse (la) fut frappée la première, et avec le plus de force et de durée , par les flammes du feu primitif. T. xi, p. 536. — Elle dut contracter la plus grande affinité avec l'élément du feu. Ibid. — Les matières ferrugineuses réduites en rouille, en ocre, et toutes les dissolutions du fer par les acides, ne peuvent recevoir la vertu magnétique , ni la vertu électrique. P. 550.

Matières (les) qui composent le globe terrestre en général, doivent se diviser en matières vitrescibles et en matières calcinables; différences essentielles de ces deux genres de matières. La quantité des matières calcaires, quoique fort considérable sur la terre, est néamoins très-petite en comparaison de la quantité des matières vitrescibles. T. ix, p. 462. — Toutes les matières primordiales du globe terrestre qui n'ont pas été produites immédiatement par l'action du feu primitif, ont été formées par l'intermède de l'eau. Ibid. — Le temps de la formation des matières vitrescibles est bien plus reculé que celui de la composition des substances calcaires. P. 464. — Les premières ont été produites par le moyen du feu, et les secondes par l'intermède de l'eau. P. 497. — On

doit diviser toutes les matières terrestres en quatre classes : 1" les matières vitrescibles produites par le feu primitif; 2° les matières calcaires formées par l'intermède de l'eau ; 3° toutes les substances produites par le détriment des animaux et des végétaux ; 4» les matières volcanisées, qui souvent participent de la nature des premiers. Énumération de ces quatre classes de matières. P. 532 et suiv. — La plupart des matières volcanisées ayant subi une seconde action du feu , ont pris un nouveau caractère. P. 533.

Matières volatiles (les) du globe terrestre, telles que l'eau, l'air, etc., ont été entraînées de l'atmosphère du soleil, dans le temps de la projection des planètes. T. ix, p. 489.

Matières calcaires (les) suivent dans leur refroidissement l'ordre de la densité ; raison de cet effet. T. ix, p. 164 et 165. — Elles peuvent se réduire en verre au foyer d'un bon miroir ardent. Le terme de leur fusibilité est encore plus éloigné que celui des matières vitrescibles. P. 165.

Matières vitrifiables (les) forment le noyau des plus hautes montagnes. T. ix, p. 70.

Matières. Les matières dont le globe terrestre est composé, peuvent être divisées d'abord en trois grandes classes : la première, de celles qui ont été produites par le feu primitif, telles que le quartz , le jaspe, le feldspath, le schorl, le mica, le grès, le porphyre, le granité et encore les sables vitreux, les argiles, les schistes, les ardoises. T. x, p. 1 et 2. — La seconde comprend les matières qui ont subi une seconde action du feu dans les volcans, telles que les laves, les basaltes, les pierres ponces, les pouzzolanes ; ces deux classes sont celles de la nature brute, car toutes les matières qu'elles contiennent, ne portent que peu ou point de traces d'organisation. La troisième contient les substances calcinables, les terres végétales, et toutes les matières formées du détriment et des dépouilles des animaux et des végétaux, par l'action ou l'intermède de l'eau, telles que les marbres, les pierres calcaires, les craies, les plâtres et la couche universelle de terre végétale qui couvre la surface

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du globe, ainsi que les couches particulières de tourbes, de bois fossiles et de charbons de terre. P. 2.

Matières brutes. Il n'y a de matières entièrement brutes que celles qui ne portent aucun trait de figuration. T. x, p. 3. — Dans les matières brutes, le verre primitif est celle qui est la plus ancienne, comme ayant été produite par le feu dès le temps où la terre liquéfiée a pris sa consistance. P. 9.

Matières calcaires. Première production de la matière calcaire dans le sein des eaux, et par les animaux à coquilles, dont la multiplication est immense. T. x, p. 99. — La dureté des matières calcaires est toujours inférieure à celle des matières vitreuses qui n'ont point été altérées ou décomposées par l'eau, parc eque les substances coquilleuses, dont les pierres calcaires tirent leur origine, sont par leur nature, d'une consistance plus molle et moins solide que les matières vi treuses. P. 101.

Matières combustibles. Aucune matière dans la nature n'est combustible qu'en raison de la quantité de matière végétale ou animale qu'elle contient. Preuves de cette assertion. T. x, p. 217.

Matières vitreuses. Les grandes masses de matières vitreuses qui composent les éminences primitives du globe, n'ont pas été formées par le dépôt des eaux, car elles ne portent aucune trace de cette origine, et n'offrent pas le plus petit indice du travail de l'eau. On ne trouve aucune production marine, ni dans le quartz, ni dans le granité, et leurs masses, au lieu d'être disposées par couches comme le sont toutes les matières transportées ou déposées par les eaux, sont au contraire comme fondues d'une seule pièce sans lits ni divisions que celles des fentes perpendiculaires qui se sont formées par lu retraite de la matière sur ellemême dans le temps de sa consolidation par le refroidissement. T. x, p. 15. — Les matières vitreuses telles que les cailloux , les laves des volcans et tous nos verres factices, se convertissent en terre argileuse par la longue impression de l'humidité de l'air; le quartz et tous les autres verres produits par la nature , quelque durs qu'ils soient,

doivent subir la même altération, et se convertir à la longue en terre plus ou moins analogue à l'argile. P. 18.

Matières calcaires et matières vitreuses. Raisons pourquoi les matières calcaires contiennent une grande quantité d'eau, et les matières vitreusesn'en contiennent point. T. xi, p. 384 et 385.

Mer. La température des eaux de la mer est, aux mêmes profondeurs, à peu près égale à celle de la terre. T. ix, p. 460.— La liquidité des eaux de la mer ne doit point être attribuée à la puissance des rayons solaires. Preuve de cette assertion. Ibid.— On a des preuves évidentes que les mers ont couvert le continent de l'Europe jusqu'à quinze cents toises au-dessus du niveau de la mer actuelle. On a les mêmes preuves pour les continents de l'Asie et de l'Afrique et même dans celui de l'Amérique , on a trouvé des coquilles marines à plus de deux mille toises de hauteur au-dessus du niveau de la mer du Sud. P. 506 et 507. — Les mers ont recouvert la surface du globe en entier, à l'exception peut-être des pointes de montagnes élevées au-dessus de deux mille toises. P. 507.— Il est très-certain que les mers en général baissent encore aujourd'hui, et s'abaisseront encore à mesure qu'il se fera quelque nouvel affaissement dans l'intérieur du globe. P. 526. -La mer Méditerranée, la mer Noire, la Caspienne et l'Aral, ne doivent être regardées que comme des lacs, dont l'étendue a varié. P. 565. — La mer Caspienne était autrefois plus grande, et la mer Méditerranée beaucoup plus petite qu'elles ne le sont aujourd'hui. Le lac Aral , la mer Caspienne et la mer Noire ne faisaient autrefois qu'une seule et même mer avant la rupture du Bosphore. P. 565 et 566. — La mer Méditerranée, après cette rupture du Bosphore, aura augmenté, en même proportion que la mer Noire réunie à la mer Caspienne aura diminué. P. 567. — Ensuite, lorsque la porte du détroit de Gibraltar s'est ouverte, les eaux de l'Océan ont dû produire dans la Méditerranée une seconde augmentation.

Ibid. — L'époque de la rupture de ces barrieies de l'Océan et de la nier Noire, et des inondations qui ont été produites par

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ces causes , est bien plus ancienne que la date des déluges dont les hommes ont conservé la mémoire. Ibkl.

Mer Caspienne. Nouvelles observations qui démontrent que la mer Caspienne était anciennement beaucoup plus grande qu'elle ne l'est aujourd'hui , et que très-probablement elle était réunie avec la mer Noire. T. ix, p. 636.

Mers. Abaissement des mers. T. xi, p. 383. — L'une des principales causes de la dépression des eaux, est l'affaissement successif des boursouflures caverneuses, formées par le feu primitif dans les premières couches du globe, dont l'eau aura percé les voûtes et occupé le vide; mais une seconde cause peut-être plus efficace, quoique moins apparente, c'est la consommation de l'immense quantité d'eau qui est entrée, et qui entre encore chaque jour dans la composition des coquilles et autres corps marins. P. 383 et 384. — La quantité de l'eau des mers a diminué à mesure que les animaux à coquilles se sont multipliés ; et cette dépression des mers augmentera de siècle en siècle, tant que la terre éprouvera des secousses , et qu'il se formera de nouvelle matière calcaire, par la multiplication des animaux marins revêtus de matière coquilleuse. P. 384.

Mercure. Mine secondaire de mercure ; sa description. T. xi, p. 477. — Mines de mercure nouvellement reconnues au ^-hili et au Pérou. P. 478.

Mercure (le) perd sa fluidité à 187 degrés de froid au-dessous de la congélation de l'eau , et pourrait la perdre à un degré de froid beaucoup moindre si on le réduisait en vapeurs. T. ix, p. 292.

Mercure. On pourrait geler et figer le mercure à un bien moindre degré de froid, si on le sublimait en vapeurs dans un air très-froid. T. ix, p. 59, 250 et suiv. — Dans le mercure, qui est onze mille fois plus dense que l'air, il ne faut, pour refroidir les corps qu'on y plonge, qu'environ neuf fois autant de temps de ce qu'il en faut pour produire le même effet dans l'air. P. 90.

Mercure est plutôt une eau métallique qu'un vrai métal. T. xi, p. 103. — liaison pourquoi le mercure ne mouille que les mé-

taux, et ne mouille pas les terres. P. 104.— — Le froid extrême coagule le mercure sans 'ui donner une solidité constante, ni même aussi permanente que celle de l'eau glacée. P. 101 et 102. — Comparaison des propriétés du mercure avec l'eau et avec les métaux. P. 102. — Le mercure mouille les métaux, comme l'eau mouille les sels ou les terres à proportion des sels qu'elles contiennent Ibid. — Rapports du mercure avec l'eau. P. 103 et suiv. — Rapports du mercure avec les métaux. P. 105. — Le mercure ne se trouve que dans les couches de la terre, formées par le dépôt des eaux ; il n'est point mêlé dans les minerais des autres métaux. P. 106. — Sa mine, à laquelle on donne le nom de cinabre, n'est point un vrai minerai, mais un composé par simple juxtaposition de soufre et de mercure réunis. ibid. — La formation des mines de mercure est postérieure à celle des mines primordiales des métaux. Ibid. — Le mercure se présente très-rarement dans un état coulant. Ibid. — Le cinabre ne se trouve que dans quelques endroits particuliers où le soufre s'est trouvé en grande quantité, et réduit en foie de soufre par des alcalis ou des terres calcaires, qui lui ont donné l'affinité nécessaire à son union avec le mercure. P. 107. — Des trois grandes mines de mercure, et dont chacune suffirait aux besoins de tout l'Univers, deux sont en Europe et une en Amérique. Ibid. — Mine d'Idria dans la Carniole.... Mine ù'Almaden en Espagne.

Ibid. — Mine de Guanca Velica au Pérou. P. 107 et 108. — Autres petites mines de mercure, tant en Europe qu'en Asie. P. 109 et 110. — Raison pourquoi l'on trouve si rarement le mercure dans son état coulant. P. 112. — Considération du mercure dans son état de cinabre, et dans son état fluide. P. 114 et 115. — Principales propriétés du mercure. P. 115. — Différence de la chaux de mercure et des autres chaux métalliques. P. 116. — Amalgame du mercure avec les métaux et demi-métaux. P. 119 et suiv. — Il refuse de s'amalgamer avec le fer, l'antimoine et le cobalt. P. 120. — Le mercure ne forme pas un amalgame avec les graisses. P. 122 et 123. — On retire le mercure sans

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perte de tous les amalgames ; mais on ne peut le retirer en entier des graisses. P. 123.— Sublimé corrosif. P. 124. — Mercure doux, sa préparation. Ibid. — Le mercure jeté dans l'huile bouillante prend une sorte de solidité. P. 126. — D'où peut provenir la solidité que le mercure prend dans le zinc fondu et dans l'huile bouillante. Ibid. — Le mercure philosophique n'est qu'un être d'opinion. P. 127. — Comment le mercure agit dans le corps des animaux. P. 131.

Mercure (planète de). Si Mercure était de même densité que la terre , il se serait consolidé jusqu'au centre en 968 ans |, refroidi à pouvoir en toucher la surface en 11301 ans, et à la température actuelle de la terre en 246S2 ans ; mais comme sa densité est à celle de la terre :: 2040 : à 1000, il ne s'est consolidé jusqu'au centre qu'en 1976 ans -^ , refroidi au point d'en pouvoir toucher la surface en 23504 ans, et enfin à la température actuelle de la terre en 50351 ans. T. ix, p. 350.— Recherches sur la perte de la chaleur propre de cette planète, et sur la compensation à cette perte. P. 364 etsuiv. — Cette planète jouissait de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, dans l'année 54192 de la formation des planètes. P. 365.— Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à Mercure s'est trouvée égale à la chaleur propre de celte planète, a été dans l'année 67167 de la formation des planètes. Ibid. — Mercure a été la sixième terre habitable, et la nature vivante a commencé de s'y établir en l'année 21813, pour y durer jusqu'à l'année 187765 de la formation des planètes. P. 422. — La nature organisée telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur cette planète. P. 427.

Mercure (phinete de). La durée de sa révolution autour de son axe , doit être beaucoup moindre que la durée de la rotation du globe de la terre. T. ix, p. 491 .

Mesure universelle et invariable : c'est la longueur du pendule qui bat les secondes sous l'équateur. T. xu , p. 199. — Cette mesure devrait être adoptée par tous les peuples. Ibid.

Mesures. Tout étant relation dans l'uni-

vers , tout est dès lors susceptible de mesures. T. xir, p. 187.

Mesures arithmétiques. L'application de ces mesures produit toutes les difficultés dans les sciences mathématiques. Défaut dans l'établissement et la marche de ces mesures arithmétiques. T. xu, p. 188 et suiv.

Mesures géométriques. T. xu, p. 195.

— Différence des mesures. P. 198.

Métaphysique (la) religieuse a survécu à la perte des sciences. Raison de ce fait. T. ix, p. 384.

Métaux. Tous les métaux et toutes les substances métalliques perdent quelque chose de leur substance par l'application du feu. Preuve de cette vérité par des expériences. T. ix, p. 299. — Explication de la manière dont les métaux, et particulièrement l'or et l'argent,, se sont transformés dans le sein de la terre par sublimation. Ibid. — Les métaux et les minéraux métalliques, si l'on en excepte le fer et les matières ferrugineuses, ne font pour ainsi dire qu'une partie infiniment petite du volume du globe de la terre. P. 349.

Métaux. Origine et première formation des métaux. T. ix, p. 497. — Les métaux et la plupart des minéraux métalliques sont l'ouvrage du feu, puisqu'on ne les trouve que dans les fentes de la roche vitrescible. P. 499.— Tous les métaux sont susceptibles d'être volatilisés par le feu, à différents degrés de chaleur , en sorte qu'ils se sont sublimés successivement pendant le progrès du refroidissement. Pourquoi les métaux précieux, l'or et l'argent se trouvent plus abondamment dans les contrées méridionales que dans les terres du Nord. Ibid. — Et pourquoi les métaux imparfaits se trouvent au contraire plus abondamment dans les contrées du Nord que dans celles du Midi. P. 499 et 500.

Métaux. Explication simple de leur réduction ou revification. T. ix, p. 42. — L'ordre des six métaux, suivant leur densité, est: ctain, fer, cuivre, argent, plomb, or; et l'ordre dans lequel ces métaux reçoivent et perdent la chaleur, est : étain, plomb, argent, or, cuivre, fer. Ce n'est point dans l'ordre de

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leur densité, mais dans celui de leur fusibilité, que les métaux reçoivent et perdent la chaleur. P. 4 59.

Métaux, demi -métaux ou substances métalliques ; l'ordre de leur densité, est : éméril, zinc, antimoine, bismuth ; et celui dans lequel ils perdent et reçoivent la chaleur, est : antimoine, bismuth, zinc, éméril, ce qui ne suit pas l'ordre de leur densité, mais plutôt celui de leur fusibilité. T. ix, p. 162.

Métaux. Considérations et réflexions sur la nature des métaux. T. xi, p. 128. — Ordre des matières métalliques , depuis l'or jusqu'à l'arsenic. P. 192 et 193. — La réduction de la chaux des métaux, n'est dans le vrai qu'une sorte de précipitation. P. 96. — Comparaison des mines primordiales des six métaux. P. 100 et 101. — Échelle de la nature dans ses productions métalliques.

Métaux. Les métaux ne contiennent point d'humidité dans leur substance Expérience démonstrative de cette assertion (note a). T. x, p. 18. — Formation des métaux. Voyez Fentes perpendiculaires. P. 69.

Métaux. Les métaux, tels que nous les connaissons et que nous en usons, sont autant l'ouvrage de notre art que le produit de la nature. Les minerais des métaux imparfaits sont des sortes de pyrites; le minerai du cuivre se présente en pyrite jaune, le minerai du fer en pyrite martiale ; la galène du plomb et les cristaux de l'étain ne sont aussi que des minerais pyriteux. T. xi, p. 153. — On ne doit pas confondre le métal calciné par le feu avec le métal minéralisé, c'est-à-dire la chaux des métaux produite par le feu primitif, avec le minerai formé postérieurement par l'intermède de l'eau. P. 454. — Toutes les autres formes sous lesquelles se présentent les métaux minéralisés, proviennent de l'action des sels et du concours des éléments humides. Examen des différentes manières dont s'opère la cristallisation des métaux. Ibid. — Des six métaux, il y en a trois, l'or, l'argent et le cuivre, qui se présentent assez souvent dans leur état métallique ; et les trois autres, le plomb, l'étaiu et le fer, ne se trouvent nulle part

dans cet état, ils sont toujours calcinés ou minéralisés. P. 454 et 455.

Métaux (les) se trouvent rarement sous leur forme métallique dans le sein de la terre. La quantité des métaux purs est très-petite en comparaison de celles des métaux minéralisés. T. x, p. 444. — Tous les métaux sont susceptibles d'êtres sublimés par l'action du feu. Ibid. — Premier établissement des métaux sur le globe. P. 445.

Méthode que l'auteur a suivie dans toutes ses recherches sur la nature ; c'est de voir les extrêmes avant de considérer les milieux. T. ix, p. 311.

Mica. Première origine du mica, par les exfoliations du quartz. T. x, p. 12. — Légère différence entre la substance du quartz et celle du mica, qui seulement est un peu moins simple et moins réfractaire au feu que celle du quartz. Ibid. — Comment il est arrivé que la substance des micas est devenue moins simple que celle du qniartz. Ibid. — Le mica ne se trouve pas comme le quartz et le jaspe en grandes masses solides et dures, mais presque toujours en paillettes et en petites lames minces et disséminées dans plusieurs matières vitreuses. P. 30. — Les parcelles du mica ne sont pas aussi douces au toucher que celles du talc. Ibid. — Le mica est un verre primitif en petites lames et paillettes très-minces, lesquelles d'une part ont été sublimées par le feu, ou déposées dans certaines matières, telles que les granités, au moment de leur consolidation, et qui d'autre part ont ensuite été entraînées par les eaux, et mêlées avec les matières molles, telles que les argiles, les ardoises et les schistes. Ibid. — Les micas ont produit les talcs quand ils se sont trouvés sans mélange , et quand ils se sont réunis avec d'autres matières qui leur sont analogues, ils ont formé des masses plus ou moins tendres, telles que le crayon noir ou molybdène, la craie de Briançon , la craie d'Espagne , les pierres ollaircs , les stéatites et les serpentines. P. 31.— On trouve aussi des micas en masses pulvérulentes. — Exemples là-dessus. Ibid. — Raisons pourquoi ce verre primitif n'a pas formé des masses solides comme les quatre autres verres. P. 33 et 34j

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— Il est un peu moins réfractaire au feu que le quartz et le jaspe , et en même temps il est beaucoup moins fusible que le feldspath et le schorl. P. 34.

Mica. Toutes les concrétions du mica, à l'exception du talc, sont sans transparence. T. xi, p. 324.

Micas volcaniques. Leur formation. T. x, p. 314 et 315.

Mine de fer en grains. La mine de fer en grains se produit dans la terre limoneuse, par la réunion des particules de fer contenues dans les détriments des végétaux et des animaux. T. x, p. 197. — Voyez Terre limoneuse. Observation particulière sur les différences des mines de fer en grains, et raison de ces mêmes différences. P. 200. — La mine de fer en grains, après avoir été broyée et détrempée dans l'eau, semble reprendre les mêmes caractères et propriétés que la terre limoneuse. Ibid. — La mine de fer en grains n'est qu'une sécrétion qui se fait dans la terre limoneuse, d'autant plus abondamment qu'elle contient une plus grande quantité de fer décomposé. P. 201. — Différents degrés de la formation de la mine de fer en grains dans la terre limoneuse. Observations exactes à ce sujet et expérience qui prouve la manière dont s'opère la formation des grains de mine de fer dans la terre limoneuse. Ibid.— Composition par couches des grains de mine de fer. Ils sont tous par couches concentriques et creux au centre , et les couches supérieures sont les premières formées et celles dans lesquelles la matière ferrugineuse est la plus pure. P. 202.

Mine de feu pyrilijorme. Je lui ai donné cette dénomination, parce qu'elle se présente toujours sous la forme de pyrite, et que sa substance n'est en effet qu'une pyrite qui s'est décomposée sans changer de figure; description de cette mine, sa formation différente de celle des mines de fer spathiques. T. xi, p, 462. — Elle est moins riche en métal que les mines spathiques. Ibid.

Mine de fer spathique. Les mines de fer spathiques se trouvent souvent en grandes masses, et sont très-riches en métal; elles ne sont point altirables à l'aimant ; leur for-

mation dans le spath calcaire, qui fait le fond de leur substance. T. xi, p. 462 et 463. — Elles conservent la forme du spath calcaire, et se présentent, comme ce spath, en cristaux de forme rhomboïdale; leur description. P. 463. — Leurs propriétés , leurs changements de couleur au feu. Ibid. — Différentes sortes de mines de fer spathiques. Ibid. — La mine de fer en créte-decoq, est une mine spathique , qui a pour base le spath lenticulaire, appelé spath perlé, dont elle a pris la forme orbiculaire en cristaux groupés par la base, et séparés les uns des autres en écailles plus ou moins inclinées. Ibid. -~~

Mine de fer spéculaire, contient du sablon magnétique ; car , quoiqu'elle soit formée par l'intermède de l'eau, elle ne laisse pas d'être attirable à l'aimant; sa couleur est grise, sa texture lamelleuse et trèsluisante. T. xi, p. 464. — Autres propriétés de cette mine. P. 464 et 465.

Mine en rouille et mine de marais. Leur origine et leur formation; ces mines de marais sont souvent plus épaisses et plus abondantes que les mines terrestres. Raison de ce fait. T. x, p. 207.

Minéral. Dans le minéral, il n'y a point de germe, point de moule intérieur capable de se développer par la nutrition, ni de transmettre sa forme par la reproduction. T. x, p. 4. — Le minéral n'augmente et n'accroît que par la juxtaposition successive de ses parties constituantes, qui toutes n'étant travaillées que sur deux dimensions, ne peuvent prendre d'autre forme que celle de petites lames infiniment minces et de figures semblables ou différentes, et ces lames figurées , superposées et réunies , composent par leur agrégation, un volume plus ou moins grand et figuré de même. P. 5.

Minéral figuré. Tout minéral figuré a été travaillé par les molécules organiques, provenant du détriment des êtres organiques, ou existantes avant leur formation. T. x p. 3.

Minéralisation. Comment et par quels agents s'opère la minéralisation des matières métalliques. T. xi, p. 197.

Minéralisation. On doit bien distinguer la minéralisation du mélange simple : le mé-

iange n'est qu'une interposition de parties hétérogènes et passives, et dont le seul effet est d'augmenter le volume ou la masse , au lieu que la minéralisation est non-seulement une interposition de parties hétérogènes, mais de substances actives, capables d'opérer une altération de la matière métallique. T. xi, p. 455.

Minéraux. Différence essentielle dans la composition entre les minéraux et les animaux ou les végétaux. T. x, p. 4 et 5.

Minéraux. L'air et le feu entrent dans la composition des minéraux; preuve de celte assertion. T. ix, p. 63. — Point de vue auquel on doit s'élever pour se former une idée juste de la formation des minéraux. P. 69. — Établissement d'une théorie générale sur la formation des minéraux. P. 70 et 71.

Minéraux figurés. La plupart des minéraux figurés ne doivent leurs différentes formes qu'au mélange et aux combinaisons des molécules organiques avec l'eau qui leur sert de véhicule. T. x, p. 3.

Mines. Toutes les mines sont mêlées de différents métaux et minéraux métalliques, et il y a presque toujours plusieurs métaux dans la même mine. T. x, p. 445.

Mines. Les mines métalliques en grandes masses et en gros filons ont été produites par la sublimation, c'est-à-dire par l'action de la chaleur du feu ; et les mines en filets et en petites masses, ont été formées postérieurement par le moyen de l'eau, qui les a détachées par parcelles des filons primitifs. T. ix, p. 497. — Les mines métalliques secondaires se trouvent dans les fentes perpendiculaires des montagnes à couches qui ont été formées de matières transportées par les eaux. Ibid. — Explication de la formation de ces mines secondaires. Ibid. — Faits et preuves qui démontrent que les premières mines métalliques ont été produites par le feu, et que les autres l'ont été par le moyen de l'eau. P. 616 et suiv.

Mines. Recherche des mines. Les mines de métaux doivent se chercher à la boussole, en suivant toujours la direction qu'indique la découverte du premier filon; car dans chaque montagne, les fentes perpendi-

culaires qui la traversent, sont à peu près parallèles. T. îx, p. 498.

Mines. Les mines primordiales du fer, de l'or, de l'argent, et même du cuivre, sont loutes dans le roc vitreux, et ces métaux y sont incorporés en plus ou moins grande quantité, dès le temps de leur première fu sion ou sublimation par le feu primitif. T. xi, p. 18. — Les mines secondaires qui se trouvent dans les matières calcaires ou schisteuses , tirent évidemment leur origine des premières. P. 18 et 19.

Mines d'aimant (on trouve des) dans presque toutes les parties du monde, et surtout dans les pays du Nord. T. xi, p. 564.

Mines de fer. Il y a deux espèces principales de mines de fer; les unes en roches, les autres en grains. T. ix, p. 309 et 310. — Expériences sur la fusion des mines de fer très-différentes des procédés ordinaires, par un ventilateur au lieu de soufflets. P. 31 1 . —Toutes les mines de fer en général peuvent donner de l'acier naturel sans avoir passé par les états précédents de fonte et de fer. P. 314. — La qualité du fer ne dépend pas de la mine, mais de la manière dont on la traite. Ibid. — D'où vient le préjugé que toutes les mines de fer contiennent beaucoup de soufre. P. 315.— Avec toutes sortes de mines on peut toujours obtenir du fer de même qualité. Preuve par l'expérience.

P. 316. — Le lavage des mines dans des lavoirs foncés de fer, percés de petits trous, est utile pour certaines espèces de mines. P. 319.— La mine de fer peut se fondre seule et sans aucune addition ou mélange de castine ni d'aubuë, lorsque celte mine est nette et pure. Il en résulte cependant un inconvénient, c'est qu'une partie de la mine se brûle. Moyens de prévenir cette perte.

P. 321 et 322. — Fusion des mines de fer, avec la plus grande économie à laquelle l'auteur ait pu parvenir, est d'une livre et demie de charbon pour une livre de bonne fonte de fer. P. 323. — Les mines de fer qui contiennent du cuivre ne donnent que du fer aigre et cassant. P. 326. — Les très-petits grains de mine de fer sont spécifiquement plus pesants que les gros grains, et contiennent par conséquent plus de fer. Ibid. — <

TABLE DES MATIERES

Difficultés des essais en grand des mines de fer. — Manière de faire ces essais. P. 328 et suiv. — Défaut dans la façon ordinaire de fondre les mines de fer, et dans la manière de conduire le fourneau. P. 329. — Description des mines de fer qu'on emploie à Ruelle en Angoumois , pour faire les canons de la marine. P. 346 et suiv.— Dans quel cas le grillage des mines est nécessaire. P. 347.

Mines de fer. Les mines de fer produites par le feu, sont demeurées susceptibles de l'attraction magnétique, comme le sont toutes les matières ferrugineuses qui ont subi le feu. T. ix, p. 500 et 501.— Celles qui sont en grains et qui se trouvent dans les fentes perpendiculaires des couches calcaires y ont été amenées paralluvion, c'est-à-dire parle mouvement des eaux. Preuves de cette vérité. P. 522 et suiv.

Mines de fer. Expériences sur la mine de fer, faites au plus grand feu de réverbère. T. ix, p. 36. — 11 y a des mines de fer formées par le feu, les autres par l'eau. P. 74 .

— Celles qui sont en grain ne sont point attirables par l'aimant. Celles qui sont en roches ou en grandes masses solides , sont presque toutes magnétiques ; raison de celte différence. P. 168 et 169. — Les mines de fer des pays du Nord sont assez magnétiques pour qu'on les cherche à la boussole. P. 168. — Composition originaire des mines de fer en grain. P. 200.

Mines de fer. Toutes les mines de fer, soit qu'elles aient été produites par le feu primitif ou travaillées par l'eau, sont toujours mélangées d'une plus ou moins grande quantité de substance hétérogène. T. x , p. 455. — Indices par lesquels on peut distinguer les mines primitives de fer de celles de seconde et de troisième formation. P. 457.

— Comment les mines de fer peuvent se reproduire et se reproduisent en effet. P. 463.

— Elles sont plus sujettes à varier que toutes les autres mines métalliques. Ibid. — Celles qui contiennent du cuivre doiventêtre rejetées, parce qu'elles ne donneraient que du fer très-cassant. Traitement ^les mines de fer au fourneau de fusion. P. 483 et suiv.

Mines de fer cristallisées (les) doivent la plupart leur origine à l'élément de l'eau.

T. ix, p. 310. — Celle que l'auteur a trouvée en Bourgogne, est semblable à celle de Sibérie, qui est une mine cristallisée. Examen de cette mine. P. 328.

Mines de fer de Nordmarck , de Prèsberg et de Danemora en Suède. Leurs descriptions. T. x, p. 465 et suiv.

Mines de fer de première formation.

Voyez Mines de fer en roche.

Mines de fer de seconde formation. Origine des mines de fer en rouille, en ocre et en grains. T. x, p. 454. — Toutes les mines de fer de seconde formation peuvent se réduire à trois sortes, savoir : les mines en ocre ou en rouille, les mines en grains et les mines en concrétions ; elles ont également été produites par l'intermède de l'eau. Ibid. — Raison pourquoi dans une mine dont les particules en rouille ou les grains ne sont point attirables à l'aimant, il se trouve souvent des paillettes ou sablons magnétiques. P. 458. — Nature et qualité de ces sablons ferrugineux. Ibid. — Toutes les mines de fer dont nous faisons l'extraction ont été amenées, lavées et déposées par les eaux de la mer lorsqu'elles couvraient nos continents. P. 480.

Mines de fer en grain (les) qui ne sont point attirables par l'aimant ont été formées par l'élément de l'eau. Leur origine. Chauffées à un grand feu dans des vaisseaux clos, elles n'acquièrent point la vertu magnétique, tandis que chauffées à un moindre feu dans des vaisseaux ouverts, elles acquièrent celte vertu. T. îx, p. 310. — Elles ne contiennent point de soufre pour la plupart et, par cette raison, n'ont pas besoin d'être grillées avant d'être mises au fourneau. P. 315. — Elles valent mieux et sont plus aisées à traiter que les mines de fer en roche. On peut faire en France avec toutes nos mines de fer en grain, d'aussi bons fers que ceux de Suède. Ibid. — Expériences et observations à faire sur les mines de fer en grains avant de les employer pour en faire du fer. P. 317. — Dans quel cas on doit cribler et vanner les mines en grain, Avantages de cette méthode. Il y a très-peu de matières qui retiennent l'humidité aussi longtemps que les mines de fer en grain.

TABLE DES

Difficultés de les sécher. P. 31 9 et suiv. — Comparaison du produit en fer des raines en grain et en roche. P. 327.

Mines de fer en grains. Les mines de fer en grains, en ocre ou en rouille, quoique provenant originairement des détriments des roches primitives de fer, mais ayant été formées postérieurement par l'intermède de l'eau, ne sont point attirables à l'aimant, à moins qu'on ne leur fasse subir une forte impression du feu à l'air libre. T. x, p. 449. — Formation et composition des grains gros ou petits des mines de fer. P. 459. — Dans chaque minière de fer en grains, les grains sont tous à peu près égaux en grosseur et sont en même temps de la même pesanteur spécifique, et les sables ou graviers , soit calcaires, soit vitreux, qui ont été transportés par les eaux avec ces grains de fer, sont aussi du même volume et du même poids que les grains, à très-peu près, dans chaque minière. P. 459. — Les mines de fer en grains et en rouille ont été déposées par ces anciennes alluvions des eaux, avant qu'elles eussent abandonné la surface de nos continents. P. 478. — Elles ne font aucun effet sur l'aiguille aimantée; on ne peut donc pas les trouver par le moyen de la boussole , comme l'on trouve les mines primordiales du fer lesquelles agissent sur l'aiguille aimantée. P. 480. — 11 se trouve des mines de fer en grains , en nids et en sacs , dans les fentes des rochers calcaires; leurs descriptions et leurs différences. P. 479, 480 et 482. — Comme ces mines sont à peu près de la même nature , leur plus ou moins grande fusibilité ne vient pas de la différente qualité des grains , mais de la nature des terres et des sables qui y sont mêlés. P. 483.

Mines de fer en grains. Traitement de ces mines. T. x, p. 478 et 482. — Leur extraction, leur lavage, lbid. — Leur produit au fourneau. P. 483. — Leur mélange pour les fondre demande des attentions; il ne faut jamais mélanger une mine très-fusible avec une mine réfactaire, non plus qu'une mine en gros morceaux avec une mine en trèspetits grains, lbid.

Mines de fer en grains et en roche, i

MATIÈRES

Énumération des principaux lieux du monde où il s'en trouve : il y en a en France. T. x, p. 467. — En Espagne. P. 468. — En Italie. P. 469. — En Angleterre. P. 470. — Au pays de Liège. P. 471. — En Allemagne. P. 471 et 472. — En Pologne. P. 472. — En Islande. P. 473. — En Russie et en Sibérie, lbid. — A la Chine , en Perse , en Arabie et dans les autres provinces méridionales de l'Asie. P. 473 et 474. — En Barbarie, en Mauritanie et en Abyssinie, et dans quelques autres provinces de l'Afrique. P. 474 et 475. — Au Canada, en Virginie, et dans plusieurs autres contrées de l'Amérique septentrionale. P. 475. — Au Pérou, au Chili, et dans quelques autres endroits de l'Amérique méridionale. P. 476.

Mines de fer en roche (les), se trouvent presque toutes dans les hautes montagnes. Leur différence par la couleur, et leurs variétés. Toutes les mines de fer en roche, de quelque couleur qu'elles soient, deviennent noires par une assez légère calcination. T. ix, p. 309. — Elles doivent pour la plupart leur origine à l'élément du feu. P. 310. — Celles de Suède renferment souvent de l'asbeste. lbid. — Courte description desgrands travaux nécessaires à leur extraction et préparation avant d'être mises au fourneau de fusion. P. 315 et 316. — Quoique généralement parlant , les mines de fer en roche , et qui se trouvent en grandes masses solides, doivent leur origine à l'élément du feu, néanmoins il se trouve aussi plusieurs mines de fer en assez grosses masses qui se sont formées par le mouvement et l'intermède de l'eau. Manière de reconnaître leur différente origine.

Mines de fer en roche. Les roches primordiales de fer, ne sont pas toutes également riches en métal. Celles qui donnent le plus ne contiennent guère qu'une moitié de fer, et l'autre moitié de leur masse est de matière vitreuse. — Ces roches de fer qu'on doit regarder comme les mines primordiales de ce métal sont toutes attirables à l'aimant. T. x, p. 448. — Toutes les mines primordiales de fer en roche, doivent être regardées comme des espèces de fonte de fer produis par le feu primitif. P. 450. —

TABLE DES MATIÈRES

Elles se trouvent en plus grande quantité dans les régions du Nord que dans les autres parties du globe. Ibid. — Manière de traiter les mines de fer en roche. P. 456.

Mines de fer ou sablons ferrugineux-. Il y a des sablons ferrugineux qui sont attira, blés à l'aimant, et qui proviennent de la décomposition du mâchefer ou résidu ferrugineux, des végétaux brûlés par le feu des volcans ou par d'autres incendies. T. x , p. 450. — 11 se trouve souvent de ces sablons ferrugineux dans les mines de fer en rouilles ou en grains , quoique ces dernières ne soient pas magnétiques. P. 458. — Nature et qualité de ces sablons. Ibid.

Mines de fer spathiques. Les mines de fer spathiques et calcaires , sont de formation postérieure aux mines de fer en roches vitreuses. T. x, p. 450. — Elles ne sont point attirables à l'aimant, excepté dans de certaines circonstances. P. 455 et 456.

Mines de fer en stalactites et en concrétions continues. T. x, p. 460.

Mines a" or. Voyez Or.

Minières de fer en grains. Voyez Terre limoneuse. T. x, p. 199. — Observation particulière sur leurs différences , et raison de ces mêmes différences. P. 200. — Manière dont se sont produites et établies les minières de fer en grains. La nature en a fait le lavage , le transport et le dépôt , par le mouvement des eaux. Preuves et observations à ce sujet. P. 203 et suiv.

Minium est une chaux de plomb, qui prend la couleur rouge à un certain degré de feu déterminé, qui est de cent vingt degrés, et ne doit être ni plus fort ni plus faible. T. xi, p. 93. — Pratiques usitées en Angleterre pour faire le minium en grande quantité et à moindres frais. P. 94.

Miroir ardent pour brûler au loin. Sa description et sa construction. T. ix, p. 223 et suiv. — On a enflammé du bois jusqu'à deux cents pieds de distance , et il serait très-possible de porter le feu du soleil encore plus loin avec ce miroir. P. 226. — On a fondu tous les métaux et minéraux métalliques à vingt-cinq, trente et quarante pieds de distance. Ibid. — Estimation de sa puissance et limites de ses effets. P. 229. — En

quoi consiste essentiellement la théorie de ce miroir. P. 237. — Moyens et précautions pour rendre ce miroir encore plus parfait et en augmenter considérablement les effets. P. 244 et suiv. — Proportion de la grandeur des miroirs, suivant les différentes distances auxquelles on veut brûler. P. 244.

Miroir du port d' Alexandrie , dont les anciens ont fait mention et par le moyen duquel on voyait de très-loin les vaisseaux en mer, n'est point du tout impossible. T. ix, p. 259.

Miroir courbé par la pression de l'atmosphère. Sa construction et sa description. T. ix, p. 276.

Miroirs ardents. Le feu produit par de bons miroirs ardents, est le plus violent de tous les feux. T. ix, p. 36. — Pourquoi des miroirs plans plus grands ou plus petits, forment, à une certaine distance, des images également grandes et qui ne diffèrent que par l'intensité de la lumière. T. ix, p. 220.

Miroirs ardents, soit par réflexion, soit par réfraction, font un effet toujours égal à quelque distance du soleil qu'on puisse supposer. Par exemple, un miroir qui peut brûler du bois à cent cinquante pieds de distance sur le globe de la terre, brûlerait de même à cent cinquante pieds, et ave"; autant de force, du bois sur la planète de Saturne. T. ix, p. 236.

Miroirs d1 Archimède (les) peuvent servir très-utilement pour l'évaporation des eaux salées. T. ix, p. 245. — Attentions nécessaires pour procurer cet effet avec le plus grand avantage. P. 246. — Ils peuvent servir utilement pour calciner les plâtres, les matières gypseuses , etc. Ibid. — On peut par leur moyen recueillir les parties volatiles de l'or et de l'argent, et des autres métaux et minéraux. P. 249- — Ce moyen parait être le seul que nous ayons pour volatiliser les métaux fixes, tels que l'or et l'argent. P. 250. — Représentation et description de ce miroir. P. 274 et 275.

Miroirs concaves , faits par des glaces courbées. T. ix, p. 263. — Leur usage. P. 264 et 265. — Manière de produire une chaleur immense à leur foyer en les réunissant. P. 265

TABLE DES MATIÈRES

Miroirs courbes (les), de quelque espèce qu'ils soient, ne peuvent être employés avec avantage pour brûler de loin. T. ix,p.220.

— Le miroir le plus parfait n'aura jamais l'avantage que de dix-sept à dix sur un assemblage de miroirs plans, dès qu'il faudra brûler à une distance où le disque du soleil sera égal à la grandeur du miroir plan. P. 238.

Miroirs courbés par le moyen d'une vis au centre. T. îx, p. 261 et 262. — Construction et description de Des miroirs. P. 275

Miroirs courbés par le moyen d'une pompe. T. ix , p. 262. — Et miroir trèssingulier que le soleil rend courbe et brûlant au moment qu'il y est exposé. P. 262. — Leur consUuction et leur description. P. 276 et 277.

Miroirs d'une seule pièce, à foyer mobile pour brûler à de médiocres distances; construction et usage de cette espèce de miroirs. T. ix, p. 261 et suiv. — Ils peuvent servir à mesurer plus exactement que par aucun autre moyen, la différence des effets de la chaleur du soleil reçue dans des foyers plus ou moins grands. P. 262. — Autres miroirs d'une seule pièce pour brûler trèsvivement à des distances médiocres et à de petites distances. P. 263. — Construction d'un fourneau pour courber des glaces. Ibid.

Miroirs à Veau ou Lentilles. Manière de les construire. T. ix, p. 265. — Précautions nécessaires pour les faire réussir. Ibid. — Difficulté de les traiter. P. 266.

— Inconvénient qui résulte de la différente réfrangibilité du verre et de l'eau. P. 267 et 268. — Étant composés d'un grand nombre de glaces planes, feraient presque autant d'effet que les glaces courbées, et seraient d'une exécution plus facile et d'une moindre dépense. P. 2i>8. — Leur construction et description. P. 277.

Misi'ickel est une pyrite arsenicale qui contient plus d'arsenic que de fer. T. xi, p. 460.

Modestie. Éloge de la modestie. T. xn, p 332 et 333.

Molasse. Est une matière mixte et mélangée d'argile et do substance calcaire ■ elle

se trouve en grandes masses et se durcit à l'air; mais il faut la défendre de la pluie et ne l'employer que dans l'intérieur dis bâtiments; cette pierre mollasse résiste très-bien à l'action du feu. T. x, p. 190.

Molybdène, est une concrétion talqueuse plus légère et moinsdureque les serpentines et pierres ollaires, mais qui, comme elles, prend au feu plus de dureté, et même de densité. T. xi, p. 338. — La couleur de la molybdène est noirâtre, et semblable à celle du plomb exposé à l'air, ce qui lui a fait donner le nom de plombagine, cependant elle ne contient pas un atome de plomb ; le fond de sa substance est du mica atténué ou du talc très-fin. Ibid. — Les chimistes récents ont voulu distinguer la plombagine, de la molybdène ; discussion à ce sujet. P. 339. — La plus belle et la plus pure molybdène se trouve en Angleterre, dans le duché de Cumberland; celle d'Allemagne est fort inférieure, tant pour la dureté que pour la légèreté. Ibid. — La molybdène naturelle ne contient point de soufre , et la plombagine n'est que de la molybdène mêlée de soufre; c'est avec cette molybdène, mêlée de soufre, que l'on fait les crayons qui sont dans le commerce. Ibid. — Le fer entre dans la composition de la molybdène, et lui donne sa couleur noirâtre. Ibid. — Propriétés et usage de la molybdène. P. 340. — Elle résiste plus qu'aucune autre matière à la violente action du feu. Ibid. — Lieux où se trouve la molybdène. Ibid. — C'est dans les terrains de grès et de granité qu'il faut la chercher. Ibid.

Montagnes. On doit distinguer les montagnes primitives en plusieurs ordres ; les plus anciennes, dont les noyaux et les sommets sont de quartz et de jaspe , ainsi que celles de granités et porphyres qui sont presque contemporaines, ont toutes été formées par les boursouflures du globe dans le temps de la consolidation ; les secondes dans l'ordre de formation, sont les montagnes de schiste ou d'argile qui enveloppent souvent les noyaux des montagnes de quartz et de granité, et qui n'ont été formées (pie par les premiers dépôts des eaux après la conversion des sables vitreux en argile; les

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troisièmes sont les montagnes calcaires, qui généralement surmontent les schistes ou les argiles , et quelquefois immédiatement les quartz et les granités, et dont rétablissement est, comme l'on voit, encore postérieur à celui des montagnes argileuses : ainsi les éminences formées par le soulèvement ou l'effort des feux souterrains, et les collines produites par les éjections des volcans, no doivent être considérées que comme des tas do décombres provenant de ces premières matières. T. x, p. 307 et 308.

Montagnes. Première origine et formation des plus hautes montagnes de la terre. T. ix, p. 489. — Celles qui sont composées de matières vitrescibles ont existé longtemps avant les montagnes composées de matières calcaires. P. 496. — Le noyau des hautes montagnes est do la même matière vitrcscible que la roche intérieure du globe. P. 497. — Enuméralion des montagnes primitives du globe. P. 501 et suiv. — Les parties les plus élevées des grandes chaînes de montagnes en Amérique et en Afrique, se trouvent sous l'équateur, et ces mêmes montagnes s'abaissent également des deux côtés en s'éloignant de l'équateur. P. 501 et 502. — Les sommets de toutes les montagnes qui s'étendent du nord au sud ou du sud au nord, sont plus voisins de la mer à l'occident qu'à l'orient, par conséquent toutes les pentes des terres sont plus douces vers l'orient et plus rapides vers l'occident. P. 526. — Explication de ce fait général. P. 527. — Les montagnes et autres terres élevées du globe, ont été les premières peuplées de végétaux.

P. 528. — Et la plupart sont situées sur des cavités , auxquelles aboutissent les fentes perpendiculaires qui les tranchent du haut en bas. P. 532.

Montagnes, leur direction. Les montagnes du continent de l'Europe et de l'Asie, sont plutôt dirigées d'occident en orient que du nord au sud. Énumération de ces montagnes, ainsi que celle des branches principales qui courent vers le midi et vers le nord: T. ix, p. 503.

Montagnes calcaires. Raisons pourquoi les deux côtés opposés dans les montagnes calcaires sont plus escarpés que les coteaux

qui bordent les vallons à l'opposite du sommet. T. ix, p. 541.

Montagnes primitives. Formation des montagnes vitreuses. Le quartz a formé nonseulement la roche intérieure du globe, mais aussi les éminences et appendices extérieures de celte roche ; il sert de noyau aux montagnes vitreuses. Ces noyaux des plus hautes montagnes, se sont trouvés d'abord environnés et couverts de fragments décrépites de ce premier verre, ainsi que des écailles du jaspe, des paillettes du mica, et de petites masses cristallisées du feldspath et du schorl, qui dès lors ont formé par leur réunion les grandes masses de granité et de porphyre, et de toutes les autres roches vitreuses, composées de ces matières produites par le feu primitif; les eaux n'ont agi que longtemps après sur ces mêmes fragments et poudres de verre, pour en former les grès, les talcs, et les convertir enfin par une longue décomposition en argile et en schiste T. x, p. 17.

Montagnes primitives. Les montagnes dans lesquelles on no voit aucun indice de volcans, sont en effet des montagnes primitives. T. xi, p. 533.

Montagnks (les) volcaniques du Mexique et des autres parties du monde , où l'on trouve des volcans encore agissants, ne doivent point être regardées comme des boursouflures primitives du globe. T. xi, p. 532.

Monticolli. On nomme ainsi en Italie les collines volcaniques qui entourent le Vésuve, l'Etna, et les autres volcans, tant agissants qu'éteints. T. xi, p. 531.

Monts Neptuniens (les) en Sicile, comme les Alpes en Provence, ont forcé les feux souterrains à suivre leurs contours. T. xi, p. 529.

Monuments témoins des premiers âges de la nature. T. ix, p. 457. — 11 est démontré par l'inspection des monuments authentiques de la nature, savoir, les coquilles dans les marbres, les poissons dans les ardoises, et les végétaux dans les mines de charbon, que tous ces êtres organisés ont existé longtemps avant les animaux terrestres. P. 543.

Mortalité. Raison pourquoi la mortalité parait par les tables, avoir été beaucoup plus

grande à Paris, pendant les années 1719 et I 4720. T. xn, p. 298.— La mortalité moyenne de Paris est de dix-huit mille huit cents pour chaque année. P. 299. — On doit multiplier par 35 ce nombre 18800 pour avoir le nombre des vivants : ainsi Paris contient six cent cinquante- huit mille personnes vivantes. Ibid. — Les mois de l'année dans lesquels il meurt le plus de monde à Paris, sont mars, avril et mai ; et ceux pendant lesquels il en meurt le moins, sont juillet, août et septembre; ainsi c'est après l'hiver et au commencement de la nouvelle saison, que les hommes, comme les planles, périssent en plus grand nombre. P. 300.

Moules intérieurs de la nature. Nos moules artificiels ne sont qu'extérieurs et ne peuvent que figurer des surfaces, c'est-àdire opérer sur deux dimensions; mais l'existence des moules intérieurs et leur extension sont démontrées par le développement de tous les germes dans les végétaux, de tous les embryons dans les animaux, puisque toutes leurs parties, soit extérieures, soit intérieures, croissent proportionnellement, ce qui ne peut se faire que par l'augmentation du volume de leur corps dans les trois dimensions à la fois. T. x, p. 7. — Un homme, un animal, un arbre, une plante, en un mot tous les corps organisés sont autant de moules intérieurs dont toutes les parties croissent proportionnellement, et par conséquent s'étendent dans les trois dimensions à la fois. P. 8.

Mousses , dont le bas est pleinement incrusté, et dont le dessus est encore vert et en état de végétation. T. x, p. 1 47 et 148.

Mouvement des eaux. Le mouvement des eaux d'orient en occident a escarpé toutes les côtes occidentales des continents terrestres, et a en même temps laissé tous les terrains en pente douce du côté de l'orient. T. ix, p. 544.

Mouvement (le) appartient, dans tous les cas, encore plus à l'attraction qu'à l'impulsion. T. ix, p. 4.

Mouvement (le) est aussi ancien que la matière. T. xi, p. 522.

Mouvement en déclinaison (le) vers l'ouest parait s'être ralenti depuis près de

vingt ans. T. xi, p. 592. — Il pourra dan9 quelque temps devenir rétrograde. Ibid. — La supposition que le mouvement de déclinaison suit la même marche de l'est au nord que du nord à l'ouest, n'est nullement appuyée par les faits. P. 593.— Ce mouvement ne doit pas être regardé comme un grand balancement , qui se ferait par des oscillations régulières, mais comme un mouvement qui s'opère par secousses plus ou moins sensibles. P. 594.

Mundick est une poussière qui se trouve dans les mines d'étain , et qui ne contient qu'une très-petite quantité de métal ; et c'est plutôt de l'arsenic décomposé que de l'étain. T. xi, p. 64.

Musique. 11 doit y avoir du style en musique, chaque air doit être fondé sur une idée relative à quelque objet sensible, et l'union de la musique à la poésie ne peut être parfaite qu'autant que le poète et le musicien conviendront d'avance, de représenter la même idée, l'un par des mots, et l'autre par des sons. T. xn, p. 341.

Naissances. Les mois de l'année dans lesquels il naît le plus d'enfants à Paris, sont les mois de janvier, février et mars; et ceux pendant lesquels il en naît le moins, sont juin, novembre et décembre, d'où l'on peut inférer que la chaleur de l'été contribue au succès de la génération. T. xn, p. 300. — Les années où il naît le plus d'enfants, sont en même temps celles où il meurt le moins de monde.

Naissances, mariages et morts. — Voyez Table des naissances,' mariages et morts.

Naphte (le) est le bitume liquide le plus coulant, le plus léger, le plus transparent et le plusinflammabie. T. x, p. 277.— On lui a donné ce nom, parce qu'il est la matière inflammable par excellence; il est plus pur que le pétrole ou que tout autre bitume liquide. P. 283. — Il est aussi plus limpide et plus coulant, et prend feu plus subitement. Ibid. — Les sources de naphte et de

TABLE DES MATIÈRES

pétrole sont encore assez communes dans les provinces du Levant. P. 286.

Natron. Voyez Alcali minéral.

Nature. En recherchant et comparant les pétrifications qui sont les plus anciens monuments delà nature, on la verra plus grande et plus forte dans son printemps, qu'elle ne l'a été dans les âges subséquents ; en suivant ses dégradations , on reconnaîtra les pertes qu'elle a faites , et l'on pourra déterminer encore quelques époques dans la succession des êtres qui nous ont précédés. T. xi,

Nature. Son cours n'est pas absolument uniforme; elle admet des variations sensibles, elle reçoit des altérations successives; preuves de cette assertion. Elle est trèsdifférente aujourd'hui de ce qu'elle était dans le commencement et de ce qu'elle est devenue dans la succession des temps. T. ix, p. 456. — L'état dans lequel nous voyons aujourd'hui la nature, est autant notre ouvrage que le sien. Preuve de cette assertion. Ibid. — Ce n'est que de cet instant où l'on peut commencer à comparer la nature avec elle-même, et remonter de son état actuel et connu , à quelques époques d'un état plus ancien. Preuves de cette vérité. P. 457. — La nature vivante a commencé à se manifester dès que la terre et les eaux ont été assez attiédies pour ne se pas opposer à la fécondation ; les parties les plus élevées du globe ont été les premières peuplées de végétaux et d'animaux. P. 521 et 522.

Nature (la) peut produire par le moyen de l'eau, tout ce que nos arts produisent par le moyen du feu. T. ix, p. 67. — Elle ne se dépouille jamais de ses propriétés en faveur d'une autre d'une manière absolue, c'est-àdire de, façon que la première n'influe en rien sur la seconde. P. 160.

Nature. Ses productions ne doivent pas être regardées comme des ouvrages isolés ; mais il faut les considérer comme des suites d'ouvrages dans lesquels on doit saisir les opérations successives de travail, en partant et marchant avec elle du plus simple au plus composé. T. xi, p. 216.

Nature. Ordre successif des grands travaux de la nature. T. x, p. 213 et suiv.

Nature organisée. — Voyez les Tables: T. ix, p. 371, 417, 418, 419, 420, 421 et

Nature organisée. Les productions de la nature organisée qui , dans l'état de vie et de végétation, représentent sa force et font l'ornement de la terre, sont encore après la mort ce qu'il y a de plus noble dans la nature brute. T. x, p. 3.

Nature vivante. Il y a des espèces dans la nature vivante qui peuvent supporter 45, 50 et jusqu'à 60 degrés de chaleur dans les eaux chaudes. T. ix, p. 453. — On connaît des plantes, des insectes et des poissons qui supportent cette chaleur et vivent dans ces eaux. Ibid.

Nègres. Leur race, d'après notre hypothèse, pourrait être plus ancienne que celle des hommes blancs. T. ix, p. 453.

Newton. Correction à faire d'un passage de Newton, au sujet du progrès de la chaleur. T. ix, p. 86 et suiv.

Nickel. Régule de nickel est plus ou moins attirable à l'aimant; raison de cet effet. T. xi, p. 480.

Nickel est un minéral qui se trouve dans les mines de cobalt, et qui n'est connu que depuis peu d'années. T. xi, p. 183. — Le nickel contient toujours du fer, et l'on ne peut l'en séparer entièrement par aucun moyen. P. 185. — Il donne au verre la couleur d'hyacinthe. Ibid. — Le nickel, le cobalt et la manganèse ne sont pas des demimétaux purs, mais des alliages de différents minéraux mélangés, et si intimement unis au fer qu'on ne peut les en séparer. P. 186. — Alliage du nickel avec les métaux et demimétaux. P. 186 et 187. — Le nickel ne s'amalgame point avec le mercure. P. 187. — Différence entre le minerai du nickel et celui du cobalt. Ibid.

Nitre (le) doit son origine aux matières animales ou végétales. T. ix, p. 28. — Contient une prodigieuse quantité d'air et de feu fixes. Explication de sa combustion. Ibid.

Nitre. On peut enlever à tous les sels l'eau qui est entrée dans leur cristallisation, et sans laquelle leurs cristaux ne se seraient pas formés; cette eau ni la forme en cris-

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taux ne sont donc point essentielles aux sels, puisque après en avoir été dépouillés, ils ne sont point décomposés, et qu'ils conservent toutes leurs propriétés salines. Le nitre seul se décompose lorsqu'on le prive de cette eau de cristallisation, et cela démontre que l'eau, ainsi que l'acide aérien, entrent dans la composition de ce sel. Le nitre est de tous les sels le moins simple. C'est un composé et même un sur-composé de l'acide aérien par l'eau, la terre et le feu fixe des substances animales et végétales, exaltées parla fermentation putride. Ses grands effets. T. x, p. 425 et 426. — Ses combinaisons avec les autres substances salines, terreuses et métalliques. Il reste toujours liquide et s'exhale continuellement en vapeurs. Cet acide ainsi que tous les autres, provient originairement de l'acide aérien , et il semble en être plus voisin que les deux autres acides minéraux ; car il est évidemment uni à une grande quantité d'air et de feu. P. 426. — Le nitre est de tous les sels celui qui se dissout, se détruit et s'évanouit le plus complètement et le plus rapidement et toujours avec une explosion qui démontre le combat intestin et la puissante expansion des fluides élémentaires, qui s'écartent et se fuient à l'instant que leurs liens sont rompus. Détonation du nitre, sa cause et ses effets. P. 427. — Procédés par lesquels on peut se procurer du nitre en grande quantité. P. 428. — Les substances animales produisent du nitre en plus grande abondance que les matières végétales. La nature n'a point de nitre en masse ; il semble qu'elle ait, comme nous, besoin de tout son art pour former ce sel. Plantes dans lesquelles le nitre se trouve tout formé. P. 428 et 429. — Lieux où se trouve le nitre en quantité sensible. P. 429.— Observations de M. le duc de La Rochefoucault, sur la formation du nitre naturel. P. 430.— Purification du nitre; il faut qu'il soit très-pur pour en faire de la bonne poudre à canon. Qualités générales et particulières du nitre. P. 431 et 432.

Nombre. Définition du nombre. Le dernier terme de la suite naturelle des nombres n'existe pas, et on ne peut même le supposer sans aller contre la définition du nombre et

contre la loi générale des suites. T. xn, p. -186.

Nomenclature en minéralogie et fausses applications des dénominations. — Discussion critique à ce sujet. T. x, p. 39 et suiv.

Noyau magnétique, hypothèse de Halley.

T. xi, p. 602. — Hypothèse de M. yEpinus. P. 603.

Objections contre le système de la Théorie delà terre; réponse. T. ix,p. 468 et suiv. — Objection contre le refroidissement de la terre, et réponse. P. 587 et suiv.

Objets. Moyens d'apercevoir sans lunettes les objets de très-loin. T. ix, p. 259 et 260.

Observations. Utilité des observations sur la déclinaison et l'inclinaison de l'aiguille aimantée. T. xi, p. 606.

Observations magnétiques (les) ont été faites en bien plus grand nombre sur les mers que sur les continents. T. xi , p. 552.

Obstacles moraux qui s'opposent à la perfection de l'art des forges en France. T. x, p. 476.

Ocre. Formation et description des mines d'ocre. T. x, p. 205 et suiv. — Propriétés de l'ocre. P. 207. — Les ocres ne sont pas des glaises, comme l'ont pensé quelques naturalistes, mais ce sont des terres limoneuses lesquelles contiennent beaucoup de fer, tandis que les glaises n'en contiennent que trèspeu. Ibid.

Ocre. L'ocre et la rouille de fer sont les plus simples et les premières décompositions du fer par l'impression des éléments humides; ces matières n'acquièrent jamais un grand degré de dureté dans le sein de la terre. Les ocres brunes auxquelles on donne le nom de terre d'ombre, et l'ocre légère et noire dont on se sert à la Chine, pour écrire et dessiner, sont des décompositions ultérieures de la rouille de fer, très-atténuée, et dénuée de presque toutes ses qualités métalliques. T. xi, p. 455 et 456. — On connaît plusieurs sortes d'ocre, tant pour la couleur que pour le consistance. P. 456.

Oculus mundi. Voyez Hijdropliane.

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Œil de chat. Les pierres auxquelles on a donné ce nom, sont toutes chatoyantes; elles varient pour le dessin plus ou moins régulier des cercles ou anneaux qu'elles présentent. T. xi, p. 239. — Variétés de ces pierres. Ibid. — Leurs propriétés chatoyantes, leurs rapports avec le feldspath. Ibid.

Œil de chat noir ou noirâtre. Ses différences avec les autres pierres auxquelles on donne ce même nom A'œil de chat. T. xi, p. 257. — Il provient du schorl. Ibid.

Œil de loup. Pierre chatoyante provenant du feldspath , et mêlée de particules micacées ; elle parait faire la nuance entre les feldspaths et les opales. T. xi, p. 240 et 241.

Œil de poisson. Pierre ainsi nommée parce qu'elle ressemble au cristallin de l'œil d'un poisson. T. xi, p. 240. — Elle est chatoyante, et on doit la rapporter au feldspath, sa description et ses propriétés. Ibid.

Oiseaux. On s'est souvent trompé en attribuant à la migration et au long voyage des oiseaux, les espèces de l'Europe qu'on trouve en Amérique ou dans l'orient de l'Asie, tandis que ces oiseaux d'Amérique et d'Asie, tout à fait semblables à ceux de l'Europe , sont nés dans leurs pays, et ne viennent pas plus chez nous que les nôtres ne vont chez eux. T. ix, p. 424.

Ombres. Découverte des ombres colorées.

T. ix, p. 286 et suiv. — Ombres colorées au lever et au coucher du soleil. Les ombres au lieu d'être noires, sont alors d'un bleu plus ou moins vif, et quelquefois verdâtres. Ombres colorées à midi et à d'autres heures du jour, à de certaines inclinaisons de la lumière. Ibid. — Explication de ce phénomène. P. 288 et 289.

O.nïx. Voyez Agate. Le nom à' onyx qu'on a donné de préférence aux agates, dont les lits sont de couleurs différentes, pourrait s'appliquer assez généralement à toutes les pierres dont les couches superposées sont de diverses substances ou de couleurs différentes. T. xi, p. 288.

Opale, est la plus belles de toutes les pierres chatoyantes; sa description, son chatoiement, sa texture, son peu de densité

et ses autres propriétés. T. xi, p. 242. — L'opale est, dans la réalité, une pierre irisée dans toutes ses parties ; elle est beaucoup plus légère que le feldspath, et aussi beaucoup moins dure. Ibid. — Différentes sortes d'opales. P. 243. — Opales noires. Ibid. — La gangue de l'opale est une terre jaunâtre et vitreuse , qui ne fait point effervescence avec les acides. P. 244. — Les opales renferment souvent des gouttes d'eau. Ibid.

Opinion en général. L'empire de l'opinion n'est-il pas assez vaste pour que chacun puisse y habiter en repos? T. xn, p. 345.

Opinions. Première origine des opinions superstitieuses. T. îx, p. 580.

Or. Voyez Argent. T. ix, p. 299.

Or. Origine des paillettes d'or que roulent les rivières. T. ix, p. 299.

Or (1'), qui est deux fois et demie plus dense que le fer, perd néanmoins sa chaleur un demi-tiers plus vite. T. ix, p. 160. — Étant fondu avec un quart de fer, prend la couleur grise de la platine. P. 169 et 170. — Cet or mêlé de fer, est plus dur, plus aigre et spécifiquement moins pesant que l'or pur. P. 170. — Les paillettes d'or que les arpailleurs ramassent dans les sables, ne sont pas de l'or pur, il s'en faut souvent plus de deux ou trois karats sur vingt-quatre. P. 171. — Un morceau d'or pesant soixante grains, avec lequel on avait mêlé, par la fonte, six grains de fer, c'est-à-dire un onzième, était allirable à l'aimant. Ibid.

Or. Voyez Argent. T. xi, p. 1, 2, 3.

Or. Circonstances très-rares par lesquelles il peut se minéraliser dans le sein de la terre. T. xi, p. 467. — Il se présente toujours sous sa forme métallique. Ibid. — On ne trouve l'or cristallisé et de première formation que dans les fentes du quartz et des autres roches vitreuses, tandis que l'or en pépites, en grains, en paillettes, en filets, se présente dans les montagnes à couches schisteuses, argileuses ou calcaires, et même dans la terre limoneuse. P. 468. — L'or, dans les pyrites qu'on a nommées aurifères, n'est point minéralisé; il y est seulement interposé ou disséminé en poudre impalpable sans être altéré; il faut que l'or soit précipité

TABLE DF.S MATIÈRES

pour être minéralisé par le foie de soufre. Ibid. — Les cristaux de l'or primitif sont de forme octaèdre régulière , absolument semblable à celle que prend l'or dans le creuset lorsqu'on le tient longtemps en repos et en fusion. Ibid.

Or, ses principales propriétés naturelles et conventionnelles. T. x, p. 518. — Se trouve disséminé sur la surface entière de la terre. Ibid. — Ses mines gisent dans les fentes du quartz, et souvent l'or y est mêlé avec d'autres métaux, surtout avec l'argent , sans en être altéré. Ibid. — L'or, vrai métal de nature, a été formé tel qu'il est , et ne se présente pas sous une forme minéralisée. Ibid.— Les précipités de l'or ne conservent pas les grandes propriétés de ce métal, car ils peuvent être altérés ou minéralisés par les sels de la terre. P. 5I8 et 528. — Temps auquel l'or s'est établi sur le globe. P. 519.

— Sublimation de l'or par la chaleur du globe, cause de sa dissémination universelle. Ibid. — États différents dans lesquels on trouve l'or ; tous ces états sont relatifs à sa seule divisibilité. P. 520. — Gisement des mines primordiales de l'or. Ibid. — L'or de chaque lieu est toujours de la même essence. P. 521 . — On n'a jamais trouvé d'or parfaitement pur, ou à vingt-quatre karats, dans le sein de la terre. Ibid. — On ne trouve presque nulle part l'or mêlé avec le mercure. P. 522. — Raison de ce fait. Ibid.

— L'or est la substance qui, de toutes, est la plus dense, et qui, par conséquent, est de toutes la plus matière. P. 523. — Ténacité de l'or plus grande que celle d'aucune autre matière. P. 524. — Une très-petite quantité d'arsenic ou d'étain, comme d'un grain jeté sur un marc d'or en fusion, en rend toute la masse aigre et cassante. Ibid. — L'or perd aussi saduclilité parl'écrouissement. P. 525. — Sa fixité n'est point absolue comme on l'a prétendu ; il se sublime en vapeur métallique au foyer des miroirs ardents, et même dans nos fourneaux d'affinage. Ibid. — L'or en feuilles laisse passer la lumière à travers ses pores, et particulièrement les rayons bleus. P. 526. — Or fulminant; raisons pourquoi on ne trouve point d'or fulminant dans le sein de la terre. P. 528. — Explica-

tions des phénomènes de l'or fulminant.

P. 529 et suiv. — L'or prend des couleurs différentes par l'alliage des différents métaux. P. 534. — Couleurs que prennent ces précipités. Ibid. — Flexibilité et mollesse de l'or pur, et son peu d'élasticité. P. 532. — Or blanc de Malaca ou de Madagascar. Ibid.

— Moyens et procédés employés pour séparer l'or des matières étrangères. P. 533 et suiv. — Départ de l'or avec l'argent, et différents moyens de faire ce départ. P. 533.

— Manière de reconnaître le litre ou Valoi de l'or et de l'argent par les opérations de l'essai et du départ. P. 542. — Mais on ne peut arriver là-dessus qu'à un certain degré de précision, et il reste tonjours quelque partie d'argent dans l'or le plus épuré, et quelques parties de plomb dans l'argent. Ibid. — Différents emplois de l'or dans les arts. P. 543 et 5i4. — Manières de dorer les métaux. P. 544. — Raison pourquoi on ne trouve pas autant d'or dans les climats froids ou tempérés que dans les climats chauds. P. 545. — Illusion sur l'avantage réel qui résulte de l'exploitation des mines d'or et d'argent. Ibid. et suiv. — Énumération des lieux où l'on trouve de l'or en France. P. 547, 548, 549 et 550. — En Espagne. P. 547 et 551. — En Hongrie.

P. 550. — En Transylvanie. Ibid. — En Suède. Ibid. — En Suisse. P. 551. — Mines d'or en Turquie. Ibid. — Dans les îles de l'Archipel. Ibid. — Dans la Thrace. Ibid. —

— En Chypre. Ibid. — En Mingrélie. Ibid. — En Perse. P. 552. — Au Mogol, en Tartarie et dans la Buckarie. Ibid. — Dans le Thibet. Ibid. — A Siam. Ibid. — A Sumatra. Ibid.

— A Achem. Ibid. — A Célèbes ou Macassar. P. 553. — A Bornéo et à Timor. Ibid.

— Aux Maldives et à Ceylan. Ibid. — Aux Philippines et autres lieux de l'Asie méridionale. Ibid. — Mines d'or à la Chine et au Japon. P. 554. — En Sibérie. Ibid. — Mines d'or en Afrique, et particulièrement à la Mina ou Côte-d'or; au royaume de Galam, à Tombut. P. 555 et 556. — A Bambuk.

P. 557. — En Abyssinie. Ibid. — Au Monomotapa. P. 558. — A Sofala, Mozambique et Madagascar. P. 558 et 559. — Funestes

TABLE DES MATIÈRES

rsi

effets pour la nature et l'humanité, de l'exploitation des mines d'or en Amérique.

P. 559 et suiv. — Cette partie du monde, comme la plus récemment habitée, avait encore tout son or à l'arrivée des Européens. P. 559.— -Énumération des principaux lieux où l'on a trouvé des mines d'or en Amérique. P. 560 et suiv. — Richesse de celles de la province de Darien dans l'isthme de Panama. P. 561. — De celle de Mezquital au Mexique. Ibid. — Exploitation des mines d'or et d'argent au Pérou, et leur produit. P. 562 et suiv. — Or en poudre sur les bords des rivières du Pérou. P. 564. — Or en grains de couleur grise à l'extérieur. Ibid. — Riches mines d'or au Chili. P. 564 et 565. — Mines d'or à la Guiane et au Brésil : ces dernières ne nous sont pas bien connues, quoique exploitées avec grand avantage par les Portugais. P. 565 et suiv. — Raisons pourquoi l'or en poudre ou paillettes et en grains roulés par les eaux, est toujours plu? pur que l'or qui gît dans ses mines primordiales ; l'on devrait se borner aujourd'hui à ne ramasser que l'or déjà purifié par la nature. P. 566 et suiv.

Orages souterrains et foudres souterraines produites par l'électricité dans les cavités de la terre. T. îx, p. 530 et 531.

Organisation. L'organisation a, comme toute autre qualité de la matière, ses degrés et ses nuances dont les caractères les plus généraux, les plus distincts, et les résultats les plus évidents, sont la vie dans les animaux, la végétation dans les plantes , et la figuration dans les minéraux. T. x, p. 3.

Orpiment. Comment on distingue l'orpiment et le réalgar naturels de l'orpiment et du réalgar artificiels. T. xi, p. 201.

Ossements. Les ossements d'animaux qu'on tire du sein de la terre ont appartenu à des animaux plus grands que ceux qui existent aujourd'hui; exposition des faits et des preuves qui démontrent cette vérité. T. ix, p. 599 et suiv.

Ostéocolles. Description des ostéocolles des cavernes du margraviat de Bareith, où les os incrustés et pétrifiés se trouvent en très-grande quantité. T. x, p. 145 et suiv.

Ostéocolles animales et végétales, ma-

nière dont elles se forment T. x, p. 145 et suiv. — Ostéocolles, ne sont que des incrustai ions d'une matière crétacée ou marneuse ; et ces incrustations se forment quelquefois en très-peu de temps, aussi bien au fond des eaux que dans le sein de la terre : exemples à ce sujet. P. 148.

Outremer. C'est avec les parties bleues du lapis lazuli que se fait l'outremer; le meilleur est celui dont la couleur bleue est la plus intense. Manière de le préparer. T. xi, p. 393 et 394.

Paris. On vieillit beaucoup plus à Paris qu'à Londres. T. xii, p. 317.

Paris, mortalité à Paris. Voyez Mortalité.

Pella et pigne d'argent. Voyez Argent.

T. xi, p. 17 et 18.

Percussion. Effets de la percussion du marteau dansla fabrication du fer. T. x, p. 496 et 497.

Percussion (la) semble détruire la vertu magnétique dans une barre de fer aimantée, et la produit au contraire dans une barre qui ne possède point de magnétisme. T. xi, p. 569.

Péridot, tire son origine du schorl. T. xi, p. 256. — Différences du péridot et de la chrysolithe. Ibid. — Deux sortes de péridots, leurs différences et leur description. Ibid. — Le péridot donne une double réfraction plus forte que celle du cristal de roche, et il a, comme ce cristal, un sens dans lequel il n'y a point de double réfraction. P. 257.

Perles, sont des produits immédiats de la substance coquilleuse, c'est-à-dire de la matière calcaire dans son état primitif; leur essence est la même que celle de la coquille, et elles n'en diffèrent que par la texture et l'arrangement de leurs parties constituantes. Propriétés communes aux perles , aux coquilles et autres matières calcaires ; leur production paraît être accidentelle. Structure des perles, leur forme, les plus parfaites sont entièrement rondes. T. xi, p. 365. — Leur

TABLE DES MATIÈHES.

formation, qui dépend en grande partie de l'extravasation du suc coquilleux, provient souvent d'une cause extérieure; car il se forme des perles dans les coquilles nacrées, lorsqu'elles sont percées par des vers ou coquillages à tarière. P. 365 et suiv. — La couleur des perles varie presque autant que leur figure. P. 367. — Dans la multitude d'espèces d'animaux à coquilles , on n'en connaît que quatre, les huîtres, les moules, les patelles et les oreilles de mer, qui produisent des perles, et encore n'y a-t-il que les grands individus qui offrent cette production. P. 367 et 368.— On doit distinguer deux sortes de perles, et on les a séparées dans le commerce où les perles de moule n'ont aucune valeur en comparaison des perles d'huître ; défauts des perles de moules. P. 368. — Les moules produisent des perles dans les eaux douces et sous tous les climats ; tandis qu'au contraire les huîtres, etc., ne produisent des perles que dans la mer et sous les climats les plus chauds. P. 368 et 369. — Lieux particuliers où elles se trouvent en grande abondance ; les huîtres sont l'espèce de coquillage qui en fournit le plus. P. 369. — Manière dont on pèche les perles. P. 370 et suiv — On trouve d'assez belles perles dans les mers qui baignent les terres chaudes de l'Amérique méridionale , et surtout près des côles de Californie, du Pérou et de Panama; mais elles sont moins parfaites et moins estimées que les perles orientales, dont les plus belles se pèchent au cap Comorin, dans le golfe Persique. P. 372 et 373. — Les vraies et belles perles ne sont produites que dans les climats chauds, autour des îles ou près des continents, et toujours à de médiocres profondeurs. P. 373.

Perpendicularité (la) de la tige des arbres et des plantes a pour cause principale les émanations constantes de la chaleur propre du globe de la terre. T. ix, p. 20.

Perte et Gain. Dans tous les jeux, la perte est toujours plus grande que le gain; elle est infiniment plus grande que le gain lorsqu'on hasarde tout son bien; elle est plus grande d'une sixième partie lorsqu'on

joue la moitié de son bien ; et, quelque petite portion de sa fortune qu'on hasarde au jeu, il y a toujours plus de perte que de gain, et c'est par cette raison, qui n'était pas même soupçonnée, que l'on est plus sensible à la perte qu'au gain. T. xn, p. 1 67.

Pesanteur. Mesure de la pesanteur.

T. xn, p. 205.— Pesanteur spécifique. P. 207.

Piété. Éloge de la piété. T. xn, p. 332 et 333.

Pétrification peut s'opérer au fond de la mer comme sur la terre. Exemples à ce sujet. T. x, p. 124.

Pétrifications. Origine et cause trèssimple des concrétions figurées et des pétrifications calcaires. T. x, p. 109. — Les coquilles pétrifiées contenues dans les bancs des pierres calcaires, sont plus dures que la matière de ces pierres; preuves et raisons de cette vérité. P. 131. — On trouve assez communément une espèce dominante de coquilles pétrifiées dans chaque endroit, et plus abondante qu'aucune autre; ce qui prouve encore que la matière des bancs où se trouvent ces pétrifications, n'a pas été amenée et transportée confusément par le mouvement des eaux, mais que certains coquillages se sont établis sur le lit inférieur, et qu'après y avoir vécu et s'y être multipliés en grand nombre, ils y ont laissé leurs dépouilles. P. 131 et suiv.

Pétrification. Comment s'opère la pétrification des corps organisés. T.xi, p. 380. — Dans les pétrifications, la forme domine sur la matière , au point d'exister après elle ; preuve de cette assertion. Ibid. — La pétrification est le grand moyen dont se sert la nature pour conserver à jamais lesempreintes des êtres périssables; c'est par les pétrifications que nous connaissons les plus anciennes productions de la nature, et les dépouilles des espèces maintenant anéanties. P. 380 et 381. — Pétrifications vitreuses, sont moins communes que les pétrifications calcaires, mais souventelles sont plus parfaites. P. 385. — Raison de ce dernier effet. Ibid. — Pétrifications qui se forment en peu de temps dans certaines eaux. On pourrait par l'art imiter la nature, et pétrifier les corps organisés avec de l'eau convenablement chargée

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de matière pierreuse; et cet art, s'il était porté à sa perfeclion, serait plus précieux pour ia postérité que l'art des embaumements. P. 386. — Poissons pétrifiés et bien conservés dans les matières calcaires. P. 387. — Poissons clans les ardoises sont plutôt minéralisés que pétrifiés; et en général ces poissons sont plutôt dans un état de dessèchement que de pétrification. Ibid.

Pétrole. Le pétrole est un bitume qui, quoique liquide et coulant, est ordinairement coloré et moins limpide que le naphte. Ces deux bitumes ne se durcissent ni ne se coagulent à l'air. T. x, p. 277. — Moyen de reconnaître si le pétrole est pur ou mélangé avec des huiles végétales. P. 283. — Il s'en trouve en Italie, et particulièrement à Miano, situé à douze milles de Parme. P. 285.

Pétrole de Gabian. Voyez Bitume.

Pétro-silex. Son premier caractère apparent est une demi -transparence grasse qu'on peut comparer à celle de l'huile figée. T. xi, p. 294. — Il doit être regardé comme un quartz mêlé de feldspath. Il est fusible à un feu violent. Il se trouve en petits et gros blocs, et teint de différentes couleurs. Ibid.

Peuple. C'est dans les terres de l'Asie, dont la Sibérie méridionale et la Tartarie font partie, que s'est formé le premier peuple digne de porter ce nom, digne de tous nos respects comme créateur des sciences, des arts et de toutes les institutions utiles : démonstration de cet ancien fait. T. ix, p. 581 . — Un peuple qui ne perfectionne rien, n'a jamais rien inventé : exemple tiré des Brames et des Chinois. P. 582 et 583.

Phlogistique (le) des chimistes n'est qu'un être de méthode et non pas de la nature. T. ix, p. 25. — Ce n'est point un principe simple, mais un composé d'air et de feu fixés dans les corps ; preuves de cette assertion. Ibid.

Phlogistique (le) n'est et ne peut être autre chose que le feu fixe animé par l'air. T. x, p. 333 et 334. — Le phlogistique n'est pas une substance simple, identique et toujours la même dans tous les corps; la matière du feu y est toujours unie à celle de

l'air, et sans le concours de ce second élément, le feu fixé ne pourrait ni se dégager, ni s'enflammer. P. 337.

Phosphore artificiel, sa combustibilité plus grande que celle d'aucune autre matière. 11 s'enflamme de lui-même sans communication d'aucune matière ignée , sans frottement, sans autre addition que celle du contact de l'air. Le feu est contenu dans le phosphore dans un état moyen entre la fixité et la volatilité. 11 contient en effet cet élément sous une forme obscure et condensée. T. ix, p. 28 et 29.

Phosphore. Ses principes ; sa production et ses rapports avec le sel ammoniac. T.x, p. 435.

Pierre a aiguiser. On a donné la dénomination vague et trop générale de pierres à aiguiser à plusieurs pierres vitreuses, dont les unes ne sont que des concrétions de particules de quartz ou de grès , de feldspath, de schorl, et dont les autres sont mélangées de mica, d'argile et de schiste. T. xi, p. 356.

— Les anciens donnaient le nom de cos à toutes les pierres propres à aiguiser le fer. P. 357. — Bonnes pierres à aiguiser dans les mines de charbon à Newcastle en Angleterre ; il y en a aussi d'assez bonnes près de Saint-Ouen et de Saint-Denis en France. Ibid. — Autres lieux où l'on trouve de bonnes pierres à aiguiser. P. 358. — En général l'on trouve des cos ou pierres à aiguiser dans toutes les parties du monde, et jusqu'au Groenland. Ibid.

Pierre a fusil. La substance des pierres à fusil n'est pas purement vitreuse, mais toujours mélangée d'une petite quantité de matière calcaire. Explication de leur formation et dt'S différentes figures qu'elles prennent dans les cavités où elles se forment. T. xi, p. 395. — Sont toujours humides dans leurs carrières, et acquièrent plus de dureté par leur dessèchement à l'air. P. 396.

— Quoique moins pures que les agates, élincellent mieux contre l'acier; raison de

! cet effet. Ibid. — Leurs autres propriétés, leurs couleurs différentes, leur demi-transparence, leur formation par couches additionnelles. Ibid— Les pierres à fusil creuses ne produisent pas, comme les cailloux creux,

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des cristaux dans l'intérieur de leur cavité ; raison de cette différence d'effet, lbid. — Différences des pierres à fusil et des grès. lbid. — Les pierres à fusil font la nuance , dans les concrétions quartzeuses, entre les agates et les grès. lbid. — Différentes sortes de pierres à fusil, et lieux où on les trouve. P 398 et suiv. — Il y a des pierres à fusil mélangées d'une si grande quantité de matière calcaire qu'on en peut faire de la chaux, quoiqu'elles étincellent contre l'acier. P. 398. — Décomposition des pierres à fusil longtemps exposées à l'air. Elles se convertissent en terre argileuse. P. 399.

Pierre a rasoir, est une sorte de schiste ou d'ardoise dont elle ne diffère que par la couleur et la finesse du grain. T. xt, p. 356. — Ces pierres à rasoir sont communément blanchâtres, et quelquefois tachées de noir. Leur description et leurs qualités. P. 357. — On trouve de ces pierres à rasoir dans presque toutes les carrières dont on lire l'ardoise, mais elles ne sont pas toutes de la même qualité, lbid.

Pierre arménienne, doit être regardée comme une concrétion du cuivre ; ses différences avec le lapis lazuli; lieux où elle se trouve. T. xi, p. 474. — C'est avec la poudre de cette pierre qu'on fait l'azur ordinaire des peintres, qui perd peu à peu sa couleur, et devient vert en assez peu de temps. lbid. — Cette pierre entre en fusion sans intermède, elle y perd sa couleur bleue avant de se fondre, et l'on en peut tirer une certaine quantité de cuivre. lbid. — Sa substance parait être mêlée de parties vitreuses et de parties calcaires. P. 475.

Pierre calcaire. On doit distinguer les couches de pierres calcaires d'ancienne formation de celles qui sont d'une formation postérieure. T. x, p. 411 . — Manière de les reconnaître et de les distinguer, lbid. — Les bancs des pierres calcaires de seconde et de troisième formation, sont ordinairement séparés les uns des autres par des joints ou délits horizontaux assez larges , et qui sont remplis d'une matière pierreuse, moins pure et moins liée, que l'on nomme bousin; tandis que dans les pierres de première formation les délits horizontaux

sont étroits et remplis de spath. P. 113 et suiv. — Autres différences entre les pierres calcaires de première et de seconde formation. P. 114.— Pierres calcaires arrondies, liées par un ciment pierreux , il s'en trouve des bancs d'une grande étendue.

lbid. — Ces pierres sont d'une formation postérieure à celle des autres. P. 115. — Origine des pierres calcaires roulées et trouées. P. 116. — Les différents degrés de la dureté des pierres calcaires s'étendent de la craie jusqu'au marbre : le plus ou moins de dureté dans ces pierres, provient de leur position plus ou moins inférieure aux bancs de même nature qui les surmontent, et de quelques autres circonstances qu'il est aisé d'observer. P. 117. — Pierres calcaires plus ou moins résistantes à la gelée; leurs principales différences. P. 118. — Explication des effets de la gelée sur les pierres calcaires. P. 118 et 119. — Explication de la manière dont agit le suc pétrifiant dans les pierres calcaires, et comment il leur donne de la solidité et de la dureté. P. 120 et 421. — Il y a beaucoup de points brillants de spath dans les lits inférieurs, et très-peu dans les lits supérieurs des matières calcaires. P. 422. — On trouve des bancs entiers composés d'une seule espèce de coquilles , qui toutes sont couchées sur la même face : cette régularité dans leur position et la présence d'une seule espèce, à l'exclusion de toutes les autres, semblent démontrer que ces coquilles n'ont pas été amenées de loin par les eaux, puisqu'alors elles se trouveraient mêlées d'autres coquilles et placées irrégulièrement. P. 123. —Les pierres calcaires ne peuvent acquérir un certain degré de dureté qu'autant qu'elles sont pénétrées d'un suc déjà pierreux.

P. 126. — Ordinairement les premières couches des montagnes calcaires sont de pierre tendre; parce qu'étant les plus élevées, elles n'ont pu recevoir le suc pétrifiant, et qu'au contraire elles l'ont fourni aux couches inférieures : comment il est arrivé que dans certaines collines le banc calcaire supérieur est de pierre dure. lbid. — Les bancs supérieurs, dans les carrières calcaires, sont les plus minces, et les inférieurs deviennent d'autant plus épais qu'ils sont situés plus

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bas. P. 127. — Comment se fait cette augmentation d'épaisseur dans les bancs inférieurs. Ibid. — Pierres calcaires errantes et détachées des rochers: on peut en distinguer trois principales sortes; la première est en blocs informes, et néanmoins cannelés et sillonnés comme s'ils eussent été travaillés de main d'homme , mais qui ne l'ont été en effet que par l'action de l'eau : ce sont des congélations grossières qui se sont accumulées. Les pierres de la seconde sorte affectent des figures presque régulières ; ce sont des astroïtes ou cerveaux de mer. etc., pétrifiés; et l'on reconnaît à leur surface les stries et les étoiles de ces productions marines; les pierres de la troisième sorte sont plates, renflées et colorées de gris foncé ou de bleu dans leur milieu. Formation de ces pierres à noyau coloré. P. 129 et suiv. — Pierres calcaires qui offrent à leur surface le spath cristallisé en forme de grains de sel. P. 136.

Pierre calcaire de première formation.

Première origine de la pierre calcaire , et multiplication innombrable des coquillages dont plusieurs espèces ont existé et n'existent plus. T. x, p. 110 et 111. — La plus ancienne formation des pierres calcaires est donc celle des pierres où l'on voit des coquilles ou des impressions de coquilles marines. P. 111. — Elles sont composées pour la plupart de graviers, c'est-à-dire de débris d'autres pierres encore plus anciennes, et il n'y a guère que les couches de craie qu'on puisse regarder comme produites immédiatement par les détriments des coquilles. Ainsi avant la formation de nos rochers calcaires. il existait déjà d'autres rochers de môme nature, dont les débris ont servi à leur construction. P. 1 20. — Preuves de cette assertion. P. 122.

Pierre calcaire de seconde formation.

Comment ont été produits les bancs de pierre calcaire de seconde formation. T. x, p. 111. — Dans ces pierres de formation secondaire, on peut encore en distinguer de plusieurs dates différentes, et plus ou moins modernes ou récentes : exemple à ce sujet. P. 111 et 112. — Celles de première date, sont ces pierres mêlées de petites vis et limaçons flu-

MATIÈRE

viatiles ou terrestres ; celles de la seconde date sont les pierres qui, ne contenant aucunes coquilles marines ou terrestres, n'ont été formées que des détriments et des débris réduits en poudre des unes et des autres P. 112. — Pierres caicaires de formation récente. P. 133.— Pierres calcaires en grands bancs et de nouvelle formation ; on peut suivre leur origine depuis le haut des montagnes jusque dans les vallées. Elles n'ont été formées que depuis que nos continents, déjà découverts, ont été exposés aux dégradations de leurs parties, même les plus solides, par la gelée et par les autres injures des éléments humides. P. 134 et 135.

Pierre colorée. Les couleurs de ces pierres proviennent quelquefois des parties métalliques, et particulièrement du fer contenu dans la terre végétale ou limoneuse qui surmonte leurs bancs ; mais plus souvent, ces pierres ont été imprégnées de ces couleurs dès le temps de leur première formation. Preuves de cette vérité. T. x, p. 133 et 134.

Pierre de Bologne. Voyez Spath pesant.

Description de la pierre de Bologne. Manière de la préparer pour en faire du phosphore. T. xi, p. 42I et suiv.

Pierre de corne. La pierre de corne se trouve souvent en grandes masses adossées aux montagnes de granité, ou contiguë's aux schistes qui les revêtent, et qui forment les montagnes du second ordre. T. x, p. 185. — Elle est plus dure que le schiste simple et en diffère par la quantité plus ou moins grande de matière calcaire qui fait toujours partie de sa substance. On pourrait donner à cette pierre de corne une meilleure dénomination en l'appelant schiste spatkique; ce qui indiquerait en même temps et la substance schisteuse qui lui sert de base, et le mélange calcaire qui en modifie la forme et en spécifie la nature. Ibid. — Diverses sortes de pierres de corne , qui néanmoins sont toutes composées de schiste et de matière calcaire. P. 185 et 186. — Les pierres de corne ou schistes spathiques, sont en général assez tendres , et le plus dur de ces schistes spathiques ou pierres de corne, est celui <jue les Suédois ont appelé trapp (es-

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calier) parce que celte pierre se casse par étage ou plans superposés, comme les marches d'un escalier. P. 1 86. —Leurs différentes couleurs. P. 187. — Toutes sont fusibles à un degré de feu assez modéré , et donnent en se fondant un verre noir et compacte. Ibid. —En les humectant elles rendent une odeur j'argile. Ibid.— Indication des lieux où se rouve cette pierre de corne ou schiste spaihique. Ibid. — Époque de la formation de ce schiste spathique ou pierre de corne. P. 187 et 188.

Pierre de croix. — Cette pierre n'est qu'un groupe formé de deux ou quatre colonnes de schorl, opposées et croisées les unes sur les autres. T. xi, p. 276. — Variétés dans la forme de ces pierres et leur description. P. 276 et 277. — Ce sont des schorls de formation secondaire. P. 277.

Pierre de Florence. Voyez Marbre mixte. T. x, p. 189.

Pierre de Labrador, est un spath de couleur verdàtre ou bleuâtre, dont le reflet est chatoyant et qui est fusible comme les feldspaths blancs ou rougeâtres. T. x, p. 38.

PiiiRRE de Labrador. Voyez Feldspath de Russie.

Pierre de lard de la Chine. Nom impropre que l'on a donné à cette matière, parce qu'elle a un poli graisseux qui lui donne de la ressemblance avec le lard. T. xi, p. 341. — C'est avec cette pierre qu'on fait des magots à la Chine. Ibid. — Sa description. P. 342.

Pierre des amazones. Voyez Jade.

Pierre infernale. Voyez Dissolution d'argent. T. xi, p. 22.

Pierre meulière. Les pierres que les ancien-; employaient pour moudre les grains, étaient d'une nature différente de celle de nos pierres meulières ; celles dont se servaient les Grecs étaient des basaltes dont on choisissait les masses qui offraient le plus grand nombre de trous. T. xi, p. 401 . — La pierre meulière dont nous nous servons n'a pas été produite par le feu, mais produite par l'eau ; elle est composée de lames de pierre à fusil, incorporées dans un ciment mélangé de parties calcaires et vitreuses. Ibid. — Leur gisement et leur description.

P. 402etsuiv. — Lieux particuliers où l'on trouve des pierres meulières propres à faire de bonnes et grandes meules de moulins. P. 402 (note a). — Il n'y a dans la pierre meulière qu'une petite quantité de matière calcaire. P. 403. — Autres pierres dont on se sert pour moudre les grains dans les provinces trop éloignées des carrières de vraies pierres meulières. P. 404.

Pierre noire, dont se servent les ouvriers, n'est qu'une argile dure et noire, qui contient une assez grande quantité de parties ferrugineuses. T. x, p. 81.

Pierke vive et pierre calcaire morte. Il y a clans le genre calcaire , comme dans le genre vitreux, des pierres vives et d'autres qu'on peut appeler mortes , parce qu'elles ont perdu les principes de leur solidité, et qu'elles sont en partie décomposées. T. x, p. 117.

Pierres a four. Leur formation, leurs qualités et leurs usages. Les pierres qui résistent le plus au feu, souvent ne résistent pas à l'action de la gelée; et réciproquement les pierres qui résistent à la gelée ne peuvent supporter le feu sans s'éclater. T. x, p. 132 et suiv.

Pierres a fusil ou silex. Comment s'est opérée la formation des pierres à fusil ou silex dans les craies. Raison pourquoi les petits blocs de pierre à fusil qui se forment dans les craies sont presque toujours arrondis et tuberculeux. T. x, p. 103.

Pierres calcaires (les) perdent au feu près de la moitié de leur poids par la calcination. T. ix, p. 60. — Elles ne sont en très-grande partie que de l'eau et de l'air contenu dans l'eau, transformés par le filtre animal en matière solide. Ibid.— Les pierres augmentent de pesanteur par la longue application de la chaleur. P. 211 . — La dureté que les pierres calcaires peuvent acquérir par la longue application de la chaleur n'est pas durable, elles perdent cette dureté acquise au bout de quelque temps. P. 21 i. — Elles perdent de même leur pesanteur acquise. Ibid.

Pierres d'aimant. Plus les pierres d'aimant sont grosses, moins elles ont de force attractive, relativement à leur volume

TABLE DES MATIÈRES

elles en ont d'autant plus qu'elles sont plus pesantes, et toutes ont beaucoup moins de puissance d'attraction quand elles sont nues qtie quand elles sont armées de fer ou d'acier. T.xi, p. 565.

Pierres de touche. Différentes sortes de pierres de touche. Le marbre noir, appelé pietra diparangone, a servi de tout temps comme pierre de touche, mais les basaltes sont peut-être encore meilleurs pour cet usage; le laitier noir des volcans ou pierre de gall'uiace, serait aussi très -convenable en dégrossissant sa surface, sans lui donner le dernier poli. Raisons pourquoi les jaspes, les quartz ne peuvent servir de pierre de touche. 11 paraît que les basaltes noirs sont les lapides lydii des anciens. T. xi, p. 492.

Pierres gelisses. Caractères auxquels on peut reconnaître les pierres gelisses. T. x, p. 148 et 119.

Pierres irisées. Comment se produisent les couleurs dans les pierres irisées. T. xi, p. 245. — Ce sont, en général, des pierres fêlées et défectueuses. Ibid.

Pierres ollaires. Dénomination ancienne donnée à ces pierres, parce qu'on en peut faire des marmites et autres vases de cuisine; elles ne donnent aucun goût aux comestibles, et ne sont mêlées d'aucun autre métal que de fer. T. xi, p. 332. — Celles qu'on tire du pays des Grisons s'appellent pierres de Côme, parce qu'on les travaille et qu'on en fait commerce dans cette ville ; les carrières s'en trouvent près de Pleurs ; manière dont on travaille cette pierre de Côme. Ibid. et suiv.— Description de cette pierre et des terrains où elle se trouve ; manière de les exploiter. P. 333 et 334.— Propriétés essentielles des pierres ollaires et leurs différences. P. 334. — On peut regarder ces pierres comme une des nuances par lesquelles la nature passe du dernier degré de la décomposition des micas au premier degré de la composition des argiles et des schistes. Ibid. — Leur densité plus grande que celle des serpentines et du talc. Ibid. — On tire du fer, avec l'aimant, des pierres ollaires réduites en poudre. Ibid. — Toutes les pierres ollaires, serpentines, etc., sont de seconde formation, et ont été produites par

les détriments des talcs et des micas mêlés de particules de fer. P. 334 et 335. — Autres endroits où l'on trouve des pierres ollaires. P. 335 et suiv. — Différentes espèces de pierres ollaires. P. 337 (note c). — Ce n'est pas de l'argile, comme le dit M. Pott, mais du mica que ces pierres tirent leur origine; discussion à ce sujet. P. 338. — Preuve du passage de la matière micacée ou talqueuse à l'argile. Ibid. — Le mica , comme toutes les autres matières vitreuses, se réduit avec le temps en terre argileuse. Ibid.

Pierres ponces. Sont composées de filets soyeux d'un verre presque parfait. T. xi, p. 498. — L'île de Lipari est l'immense magasin qui fournit des pierres ponces à toute l'Europe. Ibid. — Elles y sont par grandes masses, et même par montagnes. Description de leur texture et de leurs qualités. Ibid. — Il y en a de quatre sortes, leurs différences. Formation des couches de pierres ponces. Ibid. — Les volcans de Lipari et de Vulcano sont les seuls qui produisent en grande quantité la pierre ponce; le Vésuve en donne très-peu, et on n'en rencontre point dans l'Etna. Ibid. — Il est probable que la matière première des pierres ponces est le granité vitrifié par le feu des volcans. Raisons qui vont à l'appui de cette opinion. P. 499. — Les pierres ponces les plus parfaites sont assez légères pour surnager l'eau. Ibid. — Différentes matières qui peuvent se convertir en pierres ponces. P. 500.

Pierres précieuses. Leur substance diffère de celle des cristaux de roche tant par la densité que par la dureté et l'homogénéité, c'est de la terre limoneuse ou végétale, et non de la matière vitreuse qu'elles tirent leur origine. T. xi, p. 227.

Pierres précieuses. L'origine des vraies pierres précieuses est la même que celle des diamants ; ces pierres se forment et se trouvent de même dans la terre végétale et limoneuse dont elles sont les extraits les plus purs. T. xi, p. 411. — Les propriétés naturelles qui distinguent les vraies pierres précieuses de toutes les autres pierres, sont la densité, la dureté, l'infusibililé, l'homogénéité et la combustibilité; de plus, elles n'ont qu'une simple réfraction, tandis qu6

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toutes les autres ont au moins une double réfraction, et quelquefois une triple, quadruple, etc. P. 423 et 424. — Les vraies pierres précieuses sont : le diamant, le rubis d'Orient ou rubis proprement dit, le rubis balais, le rubis spinelle, la vermeille, la topaze, le saphir et le girasol. P. 424. — Ces pierres sont combustibles comme le diamant, il leur faut seulement appliquer un plus grand degré de feu pour opérer la combustion. P. 432. — Raisons de cette différence de combustibilité. Ibid. — Texture des diamants et des pierres précieuses. P. 447. — Des trois couleurs, rouge, jaune et bleue, dont sont teintes les pierres précieuses, le rouge est la plus fixe au feu; aussi le rubis spinelle, qui est d'un rouge très-foncé, ne perd pas plus sa couleur au feu que le vrai rubis, tandis qu'un moindre degré de chaleur fait disparaître le jaune des topazes, et surtout le bleu des saphirs. Ibid. — Ces pierres précieuses, rouges, jaunes, bleues, et même blanches, ou mêlées de ces couleurs, sont toutes de la même essence , et ne diffèrent que par cette apparence extérieure ; on en a vu qui, dans un assez petit morceau, présentaient distinctement le rouge du rubis, le jaune de la topaze et le bleu du saphir. P. 449.

Pierres transparentes. Toutes les pierres transparentes sont susceptibles de devenir électriques; elles perdent leur électricité avec leur transparence. T. xi, p. 273.

Pierres variolithes. Ainsi nommées parce qu'elles présentent à leur surface des petits tubercules assez semblables aux pustules de la petite vérole. T. xr, p. 493. — Se trouvent en grande quantité dans la Durance. Ibid. — Les torrents les détachent des hautes Alpes dauphinoises, dans une étroite et profonde vallée, entre Servières et Briançon. Ibid. — Description de ces pierres. Ibid, — Les taches qui forment les protubérances des variolithes sont dues à des globules de schorl, plus dur que le reste de la pierre, qui est composée de matières vitreuses mêlées de parties calcaires et de particules de fer. P. 494. — Lieux particuliers où l'on tiouve ces pierres variolithes. P. 495. Planètes. Recherches sur le refroidisse-

ment des planètes. T. ix, p. 3 18 et suiv.

— Jupiter et Saturne, quoique les plus éloignées du soleil, doivent être beaucoup plus chaudes que la terre , qui néanmoins , à l'exception de Vénus, est de toutes les autres planètes celle qui est actuellement la moins froide. P. 352. — Toutes les planètes, sans même en excepter Mercure, seraient et auraient toujours été des volumes aussi grands qu'inutiles, d'une matière plus que brute , profondément gelée, et par conséquent des lieux inhabités des tout temps, inhabitables à jamais, si elles ne renfermaient pas au - dedans d'ellesmêmes des trésors d'un feu bien supérieur à celui qu'elles reçoivent du soleil. P. 434.

— Nouvelles preuves que les planètes ont été formées de la matière du soleil et projetées en même temps hors du corps de cet astre. P. 434 et 435.

Planètes. Densité des planètes relativement à celle de la terre. Saturne et ses satellites sont composés d'une matière un peu plus dense que la pierre ponce. T. ix, p. 445. — Jupiter et ses satellites sont composés d'une matière plus dense que la pierre ponce , mais moins dense que la craie. Ibid. — La lune est composée d'une matière dont la densité n'est pas tout à fait si grande que celle de la pierre calcaire dure , mais plus grande que celle de la pierre calcaire tendre. Ibid. — Mars est composé d'une matière dont la densité est un peu plus grande que celle du grès, et moins grande que celle du marbre blanc. Ibid. — Vénus est composée d'une matière plus dense que l'émeril , et moins dense que le zinc. Ibid. — Enfin, Mercure est composé d'une matière un peu moins dense que le fer, mais plus dense que l'étain. Comment il est possible que toutes ces matières aient pu former des couches de terres végétales. Ibid. et suiv.

Planètes. Tables du refroidissement des Planètes, etc.

Première table des temps du refroidissement de la terre et des planètes, par laquelle on voit que la lune et Mars sont actuellement les planètes les plus froides; que Saturne et Jupiter sont les plus chaudes;

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que Vénus est encore bien plus chaude que la terre; et que Mercure, qui a commencé depuis longtemps à jouir d'une température égale à celle dont jouit aujourd'hui la terre, est encore actuellement , et sera pour longtemps au degré de chaleur qui est nécessaire pour le maintien de la nature vivante, tandis que la lune et Mars sont gelés depuis longtemps. T. ix, p. 371.

Deuxième table sur le refroidissement des planètes. P. 417.

Troisième table , qui représente l'ordre des temps de leur consolidation et de leur refroidissement au point de pouvoir les toucher , abstraction faite de toute compensation. P. 418.

Quatrième table, qui représente l'ordre des temps de leur consolidation ; de leur refroidissement au point de pouvoir les toucher ; de leur refroidissement à la température actuelle; et encore de leur refroidissement au plus grand degré de froid que puisse supporter la nature vivante, c'està-dire à ^5 de la température actuelle. P. 41 9.

Cinquième table plus exacte des temps du refroidissement des planètes et de leurs satellites. P. 420 et 421.

Sixième table du commencement , de la fin et de la durée de l'existence de la nature organisée dans chaque planète. P. 426.

Planètes. Température des planètes.

Voyez Chaleur du cjlobe terrestre comparée à la chaleur de Jupiter, la lune, Mars, Mercure, Saturne et Vénus.

Planètes. Les planètes ont été, dans le premier temps, comme le globe terrestre, dans un état de liquéfaction causé par le feu: preuves de cette assertion. T. ix, p. 478 et suiv. — La matière qui compose les planètes a autrefois appartenu au corps du soleil, et la matière qui compose les satellites a de même autrefois appartenu au corps de leur planète principale. P. 479.— Raisons qui prouvent que la matière des planètes a fait autrefois partie de celle du corps du soleil. P. 480 et suiv. — Si les planètes de Jupiter et de Saturne, qui sont très-éloignées du soleil, n'étaient pas douées, comme le globe terrestre, d'une chaleur intérieure, elles seraient plus que gelées. P. 485. —

Les planètes ont d'abord été lumineuses par elles-mêmes, comme le sont tous les corps en incandescence, et pénétrés de feu. P. 489. — Elles ne sont devenues tout à fait obscures, qu'après s'être consolidées jusqu'au centre. Ibid. — Explication de leur formation et de celle de leurs satellites, ainsi que de l'anneau de Saturne. P. 489 et suiv. — Les planètes les plus voisines du soleil sont les plus denses, et celles qui sont les plus éloignées, sont en même temps les plus légères; et les satellites sont composés de matière moins dense que leur planète principale. P. 490.

Plantes. Impressions des plantes. Voyez Poissons.

Plantes. Exemple de plantes qui croissent naturellement dans des eaux thermales et chaudes à un très-haut degré. T. ix, p. 624.

Platine. Minéral nouveau, sa description. T. ix, p. 166. — Elle exige plus de chaleur pour se fondre que la mine ou la limaille de fer. Ibid. — N'ayant ni fusibilité ni ductilité, elle ne doit pas être mise au nombre des métaux dont les propriétés essentielles sont la fusibilité et la ductilité. Ibid. — La platine est un mélange ou un alliage de fer et d'or formé par la nature. Ibid. — Il y a beaucoup de fer dans ce minéral, et ce fer n'y est pas simplement mêlé, mais incorporé de la manière la plus intime. P. 167. — On peut en enlever six septièmes du total par l'aimant. Ibid. — Sa composition et son mélange. Ibid. — Le fer qui est uni à la platine et même celui qui n'y est que mélangé, est dans un état différent de celui du fer ordinaire. P. 4 68. — Ce minéral est très-aigre, ce qui aurait dû faire soupçonner que ce n'est point un métal, mais un alliage. P. 470. — La pesanteur spécifique de la platine n'est pas à beaucoup près aussi grande que celle de l'or. Diverses expériences à ce sujet, desquelles il résulte que la pesanteur spécifique de la platine est d'un douzième moindre que celle de l'or. P. 170 et suiv. — Expériences de M. le comte de Milly sur la platine. P. 172 et suiv.— Il y a des espèces de platine qui sont mélangées de parties

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cristallines comme de petits rubis, de petites topazes, etc., et il y a d'autres espèces de platine qui ne contiennent rien de semblable P. 177. — Elle contient des grains hémisphériques qui paraissent indiquer qu'elle est le produit du feu. lbld. — La mine de platine, même la plus pure, qui ne contient point de parties cristallines, est souvent mélangée de quelques paillettes d'or. Ibid. — L'or et le fer dont est composée la platine y sont unis d'une manière plus étroite et plus intime que dans l'alliage ordinaire de ces deux métaux, et le fer qui est incorporé à la platine est du fer dans un état différent de l'état du fer ordinaire. P. 179. — Expériences de M. de Morveau sur ce minéral. P. 179 et suiv. — On peut espérer de fondre la platine sans addition dans nos meilleurs fourneaux en lui appliquant le feu plusieurs fois de suite, parce que les meilleurs creusets ne pourraient résister à l'action d'un feu aussi violent pendant tout le temps qu'exigerait l'opération complète. P. 185. — En la fondant sans addition, elle paraît se purger elle-même des matières vitrescibles qu'elle renferme, car il s'élance à sa surface des jets de verre assez considérables. Ibid. — On peut faire le bleu de Prusse avec la platine, ce qui prouve qu'elle est intimement mêlée de fer, et que le plus grand feu ni la coupellation ne peuvent détruire ce fer, dont elle est intimement pénétrée; car après la fusion on retrouve, en rebroyant le bouton, qu'elle contient encore des parties ferrugineuses et magnétiques. Ibid. — La platine fondue sans addition reprend, lorsqu'on la broie, précisément la même forme des galets arrondis et aplatis qu'elle avait avant la fusion. P. 186.

Platine. On n'en a jamais rencontré dans aucune région de l'ancien continent, et il n'y a que deux endroits en Amérique où l'on ait jusqu'ici trouvé cette matière métallique dans des mines d'or. T. xi , a. 153. — Elle est en grenaille et mêlée de sablon ferrugineux et magnétique. Ibid. — 11 n'est pas certain que cette forme de grenaille soit la forme native de la | latine. P. 154. — La olatine est encore plus ré-

fraclaire au feu que la mine de fer. Ibid

— La platine n'est point un vrai métal simple, mais un minerai dont la production est accidentelle. P. 154 et 155. — La platine contient toujours du fer, car -elle est toujours attirablc à l'aimant. P. 155. — La platine est toujours aigre et n'acquiert que très -peu de ductilité. Ibid. — C'est un alliage d'or et de fer fait par la nature. Ibid.

— liaisons pourquoi l'on ne peut tirer ni l'or ni le fer de la platine. P. 156 et 157. -- Principales propriétés de la platine. P. 157.

— Mélange de la platine avec les métaux. P. 158 et suiv. — Moyens de reconnaître l'or falsifié par le mélange de la platine. P. 159 et 160. — La substance de la platine, quoique tirée de la même mine, n'est pas toujours la même. P. 160. — Pourquoi la platine ne s'amalgame pas, comme l'or, avec le mercure. P. 161. — Usages utiles qu'on pourrait faire de l'alliage de la platine et du laiton. P. 163. — De tous les métaux, le plomb et l'argent sont ceux qui ont le moins d'affinité avec la platine. P. 1G2. — La platine n'est qu'un mélange accidentel d"or imbu de vapeurs arsenicales et de fer brûlé autant qu'il est possible; preuves de cette assertion. P. 163 et 16i. — Différences de la platine avec l'or. P. 164 et 165. — La densité de la platine n'est pas constante, mais varie selon les différents procédés qu'on emploie pour la fondre. P. 165. — Usage de l'alliage de la platine avec le fer forgé. P. 1 68. — Observations intéressantes sur l'histoire naturelle de la platine. P. 173 et suiv.

Platine. La platine ne se trouve que dans la province de Choco, située au pied des Cordillères, et qui est le magasin de toutes les mines de transport d'or et de platine, lesquelles se trouvent toujours ensemble en petits grains, et gisaient autrefois sur le haut des montagnes d'où elles ont été entraînées par les eaux. T. xi, p. 480. — Manière de traiter les mines d'or mêlées de platine. P. 481. — On trouve toujours la platine mêlée avec l'or, dans la proportion de 1, 2, 3, 4 onces, et davantage, par livre d'or; lus grains de ces deux matières ont à peu près !a même forme et la même gros-

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senr. P. 482. — Un n'a pu jusqu'ici s'assurer si la platine ne se rencontre pas seule et sans mélange d'or dans des mines qui lui soient propres. Ibid. — Elle se trouve, ainsi que l'or qui l'accompagne, de toute grosseur, depuis celle d'une fine poussière jusqu'à celle d'un pois. Ibid. — Essais pour lâcher de faire de la platine artificielle. P. 483.

Plâtre. Le plâtre et le gypse sont des matières calcaires, mais imprégnées d'une assez grande quantité d'acide vitriolique, pour que ce même acide et même tous les autres n'y fassent plus d'impression. Ces deux substances, le plâtre et le gypse, qui sont au fond les mêmes, ne sont jamais bien dures : souvent elles sont friables, et toujours elles se calcinent à un degré de chaleur moindre que celui du feu nécessaire pour convertir la pierre calcaire en chaux. Usage et emploi du plâtre. Propriété du plâtre calciné. T. x, p. 168 et 169.— Différences entre le plâtre et le gypse. P. 169. — Les plâtres sont disposés comme les pierres calcaires, par lits horizontaux, mais leur formation est postérieure à celle de ces pierres : preuves de cette assertion. P. 169 et 170— Le plâtre ne contient point de coquilles marines , et l'on y trouve quelquefois des ossements d'animaux terrestres. P. 169. — Exposition de la manière dont se sont formées les couches de plâtre. P. 170. — Les stalactites qui se forment dans le plâtre, ont des propriétés et des formes toutes différentes de celles des spaths et autres concrétions calcaires. Ibid. — Comparaison du plâtre opaque avec le gypse qui a toujours un certain degré de transparence. Ibid. — Il y a des plâtres de plusieurs couleurs; le plâtre blanc est plus pur et plus (in que le plâtre gris. P. 172. — Les couleurs dans les plâtres ne sont pas aujsi fixes que dans les marbres; le feu les fait disparaître dans les plâtres, au lieu qu'il ne fait que les rendre plus intenses dans les marbres. Ibid. — Les bancs de plâtre sont divisés par un nombre infini de petites fentes perpendiculairesqui les séparent en colonnes à plusieurs pans : causes de cet effet. P. 173. — Le plâtre ne perd qu'environ un quart de son poids par la calcination , tandis que la

pierre calcaire en perd plus d'un tiers et quelquefois moitié. P. 174. — Comparaison (lu plâtre et de la pierre après leur calcination. P. 174 et 175 (note). — Propriété coin niune au plâtre calciné et à la chaux. P. 173. — L'effet de la prompte cohésion du plâtre calciné, dépend beaucoup de l'état où il se trouve au moment qu'on l'emploie. Preuve. P. 177. — Les collines de plâtre quoique toutes disposées par lits horizontaux, comme celles des pierres calcaires, ne forment pas des chaînes étendues, et ne se trouvent qu'en quelques endroits particuliers; il y a même d'assez grandes contrées où il ne s'en trouve point du tout. P. 178.— Les bancs des carrières à plâtre, quoique superposé shorizontalement, ne suivent pas la loi progressive de dureté et de densité qui s'observe dans les bancs calcaires. Ibid.

— Indication des principaux lieux où se trouvent des carrières de plâtre. P. 179 et suiv. — Examen de la composition des collines plâtreuses. P 183.

Plomb (le) s'échauffe plus vite et se refroidit en moins de temps que le fer. T. ix, p. 98.

Plomb. Les mines primordiales de plomb sont toutes en galènes de forme hexaèdre, et toutes les mines qui se présentent sous d'autres formes ne proviennent que delà décomposition de ces galènes. T. xi, p. 89. — Mine de plomb blanche n'est qu'une céruse ou chaux de plomb cristallisée, et produite par l'intermède de l'eau. P. 91. — Mine de plomb verte , mine de plomb rouge. Ibid.

— Mine de plomb singulière, qui renferme des grains de plomb tout à fait purs. P. 90.

— Mines de plomb, tiennent presque toutes une petite quantité d'argent , et presque toutes les mines d'argent tiennent aussi du plomb ; mais dans les fibns de ces mines, le plomb, comme plus pesant, descend audessous de l'argent, et il arrive presque toujours que les veines ies plus riches en argent se changent en plomb à mesure qu'elles s'étendent en profondeur. P. 92. — Toutes les chaux de plomb blanches, grises, jaunes et rouges sont non-seulement trèsaisées à vitrifier, mais mémo déterminent promptement la vitrification de plusieurj

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autres matières. P. 95. — Le plomb est le moins dur et le moins élastique de tous les métaux, il est aussi le moins ductile et le moins tenace. Ibid. — Comparaison de la chaux de plomb avec celle d'élain. P. 96 et 97. — Le plomb peut s'allier avec tous les métaux, à l'exception du fer. P. 97. — Mélange du soufre avec le plomb par la fusion, forme une espèce de pyrite qui ressemble à la galène. P. 99. — Le plomb ne se trouve pas plus que l'étain dans l'état de métal. P. 79- — La galène de plomb est une vraie pyrite. Ibid. — Mines de plomb en galène varient beaucoup par la largeur de leurs filons. P. 80. — Le plomb se convertit en chaux non-seulement par le feu, mais aussi par les éléments humides. Ibid. — Les mines de plomb en céruse sont de troisième formation. Ibid. — Décomposition naturelle de la galène. P. 80 et 81 . — Mines de plomb en France ; celle de Pompéan, en Bretagne, est la plus riche. P. 81 et suiv. — En Espagne et autres provinces de l'Europe. P. 86 et suiv. — En Asie. P. 88. — En Afrique et en Amérique. P. 89.

Plomb, n'existe pas en élat métallique dans le sein de la terre. Causes de cet effet. T. xi, p. 476. — Les mines primordiales du plomb sont des pyrites que l'on nomme galènes, et dont la substance n'est que la chaux de ce métal unie aux principes du soufre; ces galènes affectent de préférence la forme cubique. Leur description, leur décomposition. Ibid. — Mines de plomb de seconde formation, provenant de la décomposition des galènes. P. 476 et 477. — Mine de plomb blanche et ses variétés. P. 477. — Mine de plomb verte, serait la même que la mine blanche si elle n'était pas teinte par un cuivre dissous qui lui donne sa couleur verte. Ibid. — Mine de plomb rouge, se présente en cristallisations bien distinctes, et parait être colorée par le fer. Ibid. — Les mines de plomb sont souvent mêlées d'argent. Ibid.

Pluies (les) diminuent l'intensité de la chaleur des émanations de la terre. T. ix, p. 443.

Poids. Si on enlève à un aimant des poids qu'on était parvenu à lui faire porter, en le

chargeant graduellement, il refuse de les soutenir lorsqu'on les lui rend tous à la fois. T. xi, p. 587.

Poids spécifique de la matière. Voyez Matière.

Poissons. On voit dans les ardoises et dans d'autres matières, à de grandes profondeurs, des impressions de poissons et de plantes dont aucune espèce n'appartient à notre climat, et lesquelles n'existent plus ou ne se trouvent subsistantes que dans les climats méridionaux. T. ix,p. 463. — Exemples de poissons qui vivent et se trouvent naturellement dans des eaux chaudes au point de ne pouvoir y tremper la main sans se brûler. P. 508 et 624.

Poissons et Plantes. Les poissons et les plantes qu'on trouve dans les ardoises sont des espèces dont la plupart ne subsistent plus : détails et exemples à ce sujet. T. ix, p. 629 et suiv.

Poissons électriques. L'aimant leur ôte la faculté d'engourdir, qu'on leur rend en les touchant avec du fer. T. xi, p. 542. Ils font varier l'aiguille de la boussole. Ibid.

Poix de montagne (la) est un bitume qui est visqueux au sortir du rocher et qui prend à l'air un certain degré de consistance et de solidité, et cette poix de montagne ne diffère de l'asphalte qu'en ce qu'elle est plus noire et moins tenace. T. x, p. 277. — On en trouve en Auvergne. Description des lieux qui en fournissent. P. 284.

Pôle. Le climat du pôle a éprouvé, comme tous les autres climats, des degrés successifs de moindre chaleur et de refroidissement : il y a donc eu un temps et même une. longue suite de temps pendant lesquels les terres du Nord, après avoir brûlé comme toutes les autres, ont joui de la même chaleur dont jouissent aujourd'hui les terres du Midi. T. ix, p. 468 et suiv. — Les parties polaires du globe terrestre ayant été refroidies les premières, ont aussi reçu les premières les eaux et toutes les autres matières volatiles qui tombaient de l'atmosphère. P. 519. — Raison pourquoi les régions australes se sont plus tôt refroidies que les régions boréales. P. 520. — La région de notre pôle qui n'a pas encore été re-

TABLE DES MATIÈRES

connue, ne le sera jamais : raison de cette assertion. P. 575. — Il est plus que probable que toute la plage du pôle, jusqu'à sept ou huit degrés de distance, et qui était autrefois terre ou mer, n'est aujourd'hui que glace. Ibid. — Toute cette plage du pôle étant entièrement glacée, il y a déjà la deux-centième partie du globe envahie par le refroidissement et anéantie pour la nature vivante. P. 576. — Et cet envahissement des glaces doit s'étendre encore plus loin sous le pôle austral que sous le pôle boréal : raison de cette présomption. Ibid.

Pôles (les) magnétiques ne sont pas les mêmes que les pôles du globe. T. xi, p. 560. — Lorsqu'on présente un aimant vigoureux à un aimant faible, il peut arriver que les pôles de même nom s'attirent au lieu de se repousser ; mais ils ont cessé d'être semblables lorsqu'ils tendent l'un vers l'autre. P. 570. — Explication d'un phénomène observé par M. jEpinus. Ibid. — Les pôles ne sont pas des points mathématiques. P. 575. — Les meilleurs aimants sont ceux dont les pôles sont les plus décidés. Ibid. — Le pôle boréal est le plus fort dans les aimants, tandis que c'est au contraire le plus faible sur le globe terrestre. P. 576. — Lorsqu'on divise un gros aimant en plusieurs parties, chaque fragment a toujours des pôles. P. 579.— Ces fragments, prisséparément, porteront beaucoup plus de poids que quand ils étaient réunis en un seul bloc. Ibid. — Plusieurs pôles, semblables ou contraires, imprimés à une barre de fer ou d'acier. P. 585. Phénomènes qui prouvent l'attraction mutuelle des pôles opposés et la répulsion des pôles semblables. P. 58G. — Expérience du docteur Knigt. rapportée par M. le comte de Tressan. P. 587.

Pôles magnétiques. Il doit y avoir deux pôles magnétiques dans chaque hémisphère. T. xi, p. 551 . Les pôles magnétiques boréaux du globe sont moins puissants que les pôles magnétiques austraux. P. 555. — Dans les aimants, au contraire, tant naturels qu'artificiels, le pôle boréal est le plus fort. Ibid. — Voilà pourquoi l'aiguille aimantée se dirige toujours vers le pôle boréal du glèbe dans les deux hémisphères, tandis que l'ai-

guille qui marque l'inclinaison de l'aimant s'incline vers le nord dans l'hémisphère boréal, et vers le sud dans l'hémisphère austral. Ibid. — La situation des pôles magnétiques change, tant par les travaux de l'homme que par les grands mouvements de la nature dans les tremblements de terre et dans la production des laves, qui sont toutes magnétiques. P. 556. — L'existence d'un pôle magnétique dans le nord de l'Amérique est prouvée par les observations. P. 557. — Il doit se former, par plusieurs causes accidentelles, de nouveaux pôles magnétiques, plus faibles ou plus puissants que les anciens, dont on peut supposer l'anéantissement par les mêmes causes. P. 594. — Les lieux où l'inclinaison de l'aiguille sera de quatrevingt-dix degrés, seront les vrais pôles magnétiques sur la terre. P. 600. — Le pôle magnétique est éloigné vers l'est du pôle de la terre, relativement aux mers des Indes et Pacifique. Ibid. — Vers 1 642, un des pôles magnétiques de l'hémisphère austral pouvait être situé sous la latitude de trente-cinq ou trente-six degrés. P. 604. — Les pôles magnétiques du globe terrestre occupent un assez grand espace. P. 603.

Population a paris (la) ne va pas en augmentant autant qu'on pourrait le penser. Paris s'est augmenté pour la commodité et non pas par nécessité. T. xn, p. 299. — La population du royaume de France est à peu près de vingt-deux millions d'habitants.

Porphyre. Le porphyre est après le jaspe, la plus belle des matières vitreuses de première formation. 11 est composé de jaspe, de feldspath et de petites parties de schorl, incorporées ensemble. Ses différences d'avec les jaspes et d'avec les granités. T. x, p. 44. — Porphyre de différentes couleurs avec des taches plus ou moins grandes. P. 45. — Il n'y a ni quartz ni mica dans les porphyres. Ibid. — Comparaison des porphyres et des granités. Ibid — Le porphyre se trouve par masses et par grands blocs en plusieurs endroits, il est ordinairement voisin des jaspes. P. 46. — Solidité, dureté et durée des ouvrages faits de porphyre , qui résistent beaucoup plus longtemps que les granités.

TABLE DES MATIÈRES

aux injures de l'air, lbkl. — Différentes sortes de porphyres et leurs descriptions. P. 46 et suiv. — Discussion critique sur l'énumération des porphyres donnée par M. Ferber. P. 47, 48 et suiv. — 11 faut distinguer les vrais et anciens porphyres, formés par le feu primitif, des nouveaux porphyres qui ont pu l'être par l'intermède de l'eau ou par l'action du feu des volcans. P. 49.

Potasse. Voyez Alcali fixe. — Usage de la potasse pour les verreries, etc. T. x, p. 398.

Poudingues. Leur première formation.

T. x, p. 66. — Il y a des poudingues calcaires, comme il y a des poudingues vitreux, et les marbres brèches peuvent être regardés comme des poudingues calcaires. P. 165 et 4 66. — Lieux où se trouvent les poudingues calcaires auxquels on a donné mal à propos le nom de cailloux roulés. P. 166 et suiv. — Légère différence entre les poudingues calcaires et les marbres brèches. P. 168.

Poudingues , sont des blocs de pierres formés par l'agrégation de plusieurs petits cailloux réunis sous une enveloppe commune, par un ciment moins dur et moins dense que leur propre substance. T. xi, p. 321 et 322. — La plupart des poudingues ne sont formés que des galets ou cailloux roulés. Ibicl. — Formation des pondingues. P. 322. — Différentes sortes de poudingues. P. 323.. — Poudingues appelés Cailloux d'Ecosse et al' Angleterre ; il s'en trouve d'aussi beaux en France, tels que les cailloux de Rennes, les poudingues de Lorraine, etc. Il y a peu de poudingues dont toutes les parties se polissent également ; cause de cet effet. Ibid. — Différences des ciments qui réunissent les cailloux dont les poudingues sont composés. La plupart des poudingues vitreux ne sont que des grès plus ou moins compactes, dans lesquels sont renfermés des petits cailloux de toutes couleurs, et toujours plus durs que leur ciment. Ibid. — Les poudingues nous offrent en petit ce que nous présentent en grand les bancs vitreux ou calcaires, qui sont composés des débris roulés de pierres plus anciennes. Ibid. — La beauté des poudingues dépend non-seulement de la dureté de leur

ciment, mais aussi de la vivacité et de la variété de leurs couleurs. Ibid. — Les poudingues et les grès sont les dernières concrétions purement quartzeuses. P. 324.

Poudre a canon. Combinaisons desquelles dépend sa plus ou moins grande activité. T. x, p. 428.

Poumons (les) sont les soufflets de la machine animale, ils entretiennent et augmentent le feu qui nous anime, selon qu'ils sont plus ou moins puissants, et que leur mouvement est plus ou moins prompt.

T. ix, p. 49.

Pouzzolane. 11 y a dans les anciens volcans du Vivarais, des pouzzolanes de même nature et d'aussi bonne qualité que celle d'Italie, et il est à présumer qu'on en trouvera de même aux environs de la plupart des volcans agissants ou éteints. On connaît assez anciennement les pouzzolanes de l'Amérique méridionale, et on a reconnu en 1696, celles de la Guadeloupe et de la Martinique. T. xi, p. 501 . — Variétés dans les pouzzolanes. P. 502. — La grise du Vivarais fait un mortier plus dur et plus durable que la rouge. Ibid. — Toutes les pouzzolanes proviennnent de la décomposition, ou plutôt de la réduction en poudre des basaltes et des laves. Ibid. — La pouzzolane est d'autant meilleure que le fer y est mêlé en plus grande quantité. Ibid.

Pouzzolane. On trouve dans les volcans éteints du Vivarais les mêmes pouzzolanes que dans le Vésuve. T. x, p. 320. — Les pouzzolanes ne sont pas des cendres, mais de vrais détriments des laves et des autres matières volcanisées. P. 326. — Observations sur la formation des pouzzolanes, par M. Faujas de Saint-Fond. P. 327.

Prase. Est une agate verte, souvent tachée de blanc, de jaunâtre, de brun, et qui est quelquefois aussi transparente que les belles agates. T. xi, p. 287. — Les prases ne sont pas fort communes. Ibid. — On en trouve néanmoins en Silésie, et lorsque leur vert est mêlé de jaune, on leur donne le nom de chrysoprases. Ibid. — Quelques naturalistes ont donné le nom de prase à la prime d'émeraude, qui n'est point une agate, mais un cristal vert défectueux.* Ibid.

ro5

Probabilités. De toutes les probabilités morales possibles, celle qui affecte le plus l'homme en général, est la crainte de la mort. On doit rapporter à cette mesure, prise pour l'unité, la mesure des autres craintes et de celle des espérances. Évaluation de la probabilité qui produit la crainte de la mort. T. xm, p. 159 et 160. —Toute probabilité qui est au-dessous de dix mille, ne doit point nous affecter, soit en crainte, soit en espérance. P. 160.

Probabilité de la vie, tirée des tables de mortalité. T. xn, p. 209 et suiv. — Pour un enfant qui vient de naître. P. 213. — Pour un enfant âgé d'un an. P. 217. — Pour un enfant de deux ans d'âge. P. 221. — Pour un enfant de trois ans d'âge. P. 222. — Pour un enfant de quatre ans d'âge. P. 223. — Pour un enfant de cinq ans d'âge. P. 224. — Pour un enfant de six ans d'âge. P. 225. — Pour un enfant de sept ans d'âge. P. 226.

— Pour un enfant de huit ans d'âge. P. 227.

— Pour un enfant de neuf ans d'âge. Ibid.

— Pour un enfant de dix ans d'âge. P. 228.

— Pour un enfant de onze ans d'âge. P. 229.

— Pour un enfant de douze ans d'âge.

P. 230. — Pour un enfant de treize ans. Ibid. — Pour un enfant de quatorze ans. P. 231. — Pour un enfant de quinze ans. P. 232. — Pour une personne de seize ans. Ibid. — Pour une personne de dix -sept ans. P. 233. — Pour une personne de dixhuit ans. P. 234. — Pour une personne de dix-neuf ans. Ibid. — Pour une personne de vingt ans. P. 235. — Pour une personne de vingt-un ans. P. 236. — Pour une personne de vingt-deux ans. Ibid. — Pour une personne de vingt-trois ans. P. 237. — Pour une personne de vingt-quatre ans. P. 238.

— Pour une personne de vingt-cinq ans.

Ibid. — Pour une personne de vingt-six ans. P. 239. — Pour une personne de vingtsept ans. Ibid. — Pour une personne de vingt-huit ans. P. 240. — Pour une personne de vingt-neuf ans. P. 2i1. — Pour une personne de trente ans. Ibid. — Pour une personne de trente-un ans. P. 242. — Pour une personne de trente-deux ans Ibid.

— Pour une personne de trente-trois ans. P. 243. — Pour une personne de trente-

quatre ans. P. 244. — Pour une personne de trente-cinq ans. Ibid. — Pour une personne de trente-six ans. P. 245. — Pour une personne de trente-sept ans. P. 246. — Pour une personne de trente-huit ans. Ibid.

— Pour une personne de trente-neuf ans» P. 247. — Pour une personne de quarante ans. P. 248. — Pour une personne de quarante-un ans. Ibid. — Pour une personne de quarante-deux ans. P. 249. — Pour une personne de quarante trois ans. P. 250. — Pour une personne de quarante-quatre ans. Ibid. — Pour une personne de quarantecinq ans. P. 251. — Pour une personne de quarante-six ans. P. 252. — Pour une personne de quarante-sept ans. Ibid. — Pour une personne de quarante-huit ans. P. 253.

— Pour une personne de quarante-neuf ans. P. 254. — Pour une personne de cinquante ans. P. 255. — Pour une personne de cinquante-un ans. Ibid. — Pour une personne de cinquante-deux ans. P. 256. — Pour une personne de cinquante-trois ans. P. 257.

— Pour une personne de cinquante-quatre ans. Ibid. — Pour une personne de cinquante-cinq ans. P. 258. — Pour une personne de cinquante-six ans. P. 259. — Pour une personne de cinquante-sept ans. Ibid.

— Pour une personne de cinquante-huit ans. P. 260. — Pour une personne de cinquante-neuf ans. P. 261. — Pour une personne de soixante ans. P. 262. — Pour une personne de soixante-un ans. Ibid. — Pour une personne de soixante-deux ans. P. 263.

— Pour une personne de soixante-trois ans. P. 264. — Pour une personne de soixantequatre ans. P. 265. — Pour une personne de soixante-cinq ans. Ibid. — Pour une personne de soixante-six ans. P. 266. — Pour une personne de soixante-sept ans.

P. 267. — Pour une personne de soixantehuit ans. P. 2C8. — Pour une personne de soixante-neuf ans. Ibid. — Pour une personne de soixante-dix ans. P. 269. — Pour une personne de soixante-onze ans. P. 270.

— Pour une personne de soixante-douze ans. P. 271. — Pour une personne de soixante-treize ans. Ibid. — Pour une personne de soixante-quatorze ans. P 2"2. — Pour une personne de soixante-quinze ans.

TABLE DES MATIÈRES

p. 273. — Pour un6 personne de soixanteseize ans. Ibid. — Pour une personne de soixante-dix-sept ans. P. 274. — Pour une personne de soixante-dix-huit ans. P. 275.

— Pour une personne de soixante-dix-neuf ans. Ibid. — Pour une personne de quatrevingts ans. P. 276. — Pour une personne de quatre-vingt-un ans. P. 277. — Pour une personne de quatre-vingt-deux ans. Ibid. — Pour une personne de quatre-vingt-trois ans. P. 278. — Pour une personne de quatrevingt-quatre ans. P. 279. — Pour une personne de quatre-vingt-cinq ans. Ibid. — Pour une personne de quatre-vingt-six ans. P. 280. — Pour une personne de quatrevingt-sept ans. P. 281. — Pour une personne de quatre-vingt-huit ans. Ibid. — Pour une personne de quatre-vingt-neuf ans. P. 282.

— Pour une personne de quatre-vingt-dix et de quatre-vingt-onze ans. P. 282 et 283. — Pour une personne de quatre-vingt-douze ans. P. 283. — Pour une personne de quatre-vingt-treize et de quatre-vingt-quatorze ans. P. 283 et 284. — Pour une personne de quatre-vingt-quinze et de quatre-vingtseize ans. P. 284. — Pour une personne de quatre-vingt-dix-sept , de quatre-vingt-dixhuit et de quatre-vingt-dix-neuf ans. P. 285.

Progression de l'aiguille aimantée. On ne peut pas conclure affirmativement que la progression actuelle de l'aiguille vers l'ouest soit très-considérable; il se pourrait, au contraire, que l'aiguille fut presque stationnaire depuis quelques années. T. xi, p. 592.

Proportion de la valeur de l'argent.

Voyez Argent.

Puissance de l'homme. Ce n'est que depuis trente siècles que la puissance de l'homme s'est réunie à celle de la nature et s'est étendue sur la plus grande partie de la terre; tableau de la puissance de "i'homme sur la nature. T. ix, p. 585.

Puissances (les) de la nature réduites aux deux forces attractive et expansive, T. ix, p. 1 et 3.

Pyrites. Les pyrites sont des corps ignés, dont la chaleur et le feu se manifestent dès qu'elles se décomposent. T. xi, p. 410. — Ce sont de vraies stalactites de la terre limoneuse; leur formation et leur composition.

Ibid. — Leur très-grande dureté. Ibid. — Comparaison des pyrites aux diamants ; leurs rapports auxquels on n'avait pas fait attention etqui prouvent que les diamants, comme les pyrites, sont des corps ignés qui tirent leur première origine de la terre végétale. Ibid. — Le diamant et la pyrite sont des corps de feu dans lesquels l'air, la terre et l'eau ne sont entrés qu'en quantité suffisante pour retenir et fixer ce premier élément. P. 411. — Il se trouve des diamants noirs presque opaques, qui n'ont aucune valeur, et qu'on prendrait au premier coup d'œil pour des pyrites martiales octaèdres ou cubiques. Ibid. — Pyrites n'ont admis que très-peu ou point d'eau dans leur composition. Preuve de cette assertion. Ibid. — Bois, poissons et coquilles pénétrés ou enduits de parties pyriteuses. P. 385. — La minéralisation pyriteuse des corps organisés s'opère de la même manière et par les mêmes moyens que la pétrification vitreuse ou calcaire. Ibid.

Pyrite. Différence entre la pyrite martiale, la pyrite cuivreuse et la pyrite arsenicale. T. x, p. 295. — La matière pyriteuse provient des corps organisés. P. 297. — La formation des pyrites a précédé celle du soufre. P. 331 et 332. — Leur origine et leur formation. P. 463.

Pyrite martiale. Caractères de cette pyrite. — Elle s'effieurit à l'air et s'enflamme d'elle-même lorsqu'elle est humectée. T. x, p. 295 — Elle renferme également la substance du feu fixe et celle de l'acide. Sa nature, sa forme et sa composition. P. 295 et 296. — On en trouve presque sur toute la surface de la terre et jusqu'à la profondeur où sont parvenus les détriments des corps organisés. P. 296. — Chaque pyrite a sa sphère particulière d'attraction ; elles se présentent ordinairement en petits morceaux séparés. Ibid. — La pyrite martiale ne doit pas être mise au nombre des mines de fer, quoiqu'elle en contienne beaucoup, parce qu'elle brûle plutôt qu'elle ne fond ; raison de cet effet. P. 297. — Quoiqu'elle ne paraisse être qu'une matière ingrate et même nuisible, elle est néanmoins l'un des principaux instruments dont se sert la nature pour

TABLE DES MATIERES

reproduire le plus noble de tous ses éléments. P. 2!t9.

Pyrites martiales. Reproduisent du fer en se décomposant par l'humidité; matière dont se fait cette reproduction. T. x, p. 461.

Pyrites martiales, leur origine et pourquoi on les trouve en si grande quantité à la surface de la terre. T. îx, p. 200 et 201 .

Quadrature du cercle; son impossibilité est démontrée par les simples définitions de la ligne droite et de la ligne courbe. T. xii, p. 200 et suiv. — M. Panckoucke, libraire de Paris, et homme de lettres trèsestimable et très-instruit, a publié dans le Journal des Savants du mois de décembre 1765 un mémoire sur ce sujet, où il donne des preuves démonstratives de cette impossibilité de la quadrature du cercle; ainsi cette question ne fait plus un problème.

Qualité physique, c'est-à-dire qualité réelle dans la nature, ne peut avoir qu'une mesure, et par conséquent ne peut être représentée que par un terme. T. ix, p. 76. — Démonstration de cette vérité. Ibicl.

Quartz. Le quartz est le premier verre primitif et la matière dont la roche entière de l'intérieur du globe est composée; c'est aussi la première base de toutes les matières vitreuses. T. x, p. M. — La substance du quartz est simple, dure et résistante à toute action des acides ou du feu. Sa cassure vitreuse indique son essence, et tout démontre que c'est le premier verre qu'ait produit la nature. Ibid. — Manière dont il s'est formé, et comment il a acquis sa solidité dans l'intérieur du globe, en même temps qu'il s'est exfolié et réduit en paillettes, à l'extérieur de ce même globe.

P. 1 1 et 1 2. — Le quartz se présente dans des états différents : le premier, en grandes masses dures et sèches, produites par la vitrification primitive; le second, en petites masses brisées et décrépitées par le premier refroidissement , et c'est sous cette seconde forme qu'il est entré dans la com-

position des granités et de plusieurs autres matières vitreuses; le troisième état du quartz est celui où ces petites masses sont dans un état d'altération ou de décomposition produit par les vapeurs de la terre ou par l'infiltration de l'eau. Différence sensible de ces quartz. P. 18. — Un des caractères du quartz est d'avoir la cassure vitreuse, c'est-à-dire par ondes convexes et concaves, également polies et luisantes, et ce caractère seul suffirait pour indiquer que le quartz est un verre, quoiqu'il ne soit pas fusible au feu de nos fourneaux. Ibid- — Quartz de seconde formation, quartz feuilleté, quartz troué, etc. P. 19. — Quartz qui accompagne les filons des métaux. Observation à ce sujet. P. 19 et suiv. — Quartz en blocs détachés et roulés par les eaux ne sont que des débris des grandes masses de quartz primitif. On trouve des bancs d'une grande étendue qui ne sont composés que de ces morceaux de quartz roulé, quelquefois mêlé avec des pierres calcaires, et ces bancs ont été formés de ces matières transportées par les eaux. P. 21.

Réduction des métaux (la) n'est pas plus difficile à entendre que la précipitation. T. ix, p. 42.— Elle n'est dans le réel qu'une seconde combustion par laquelle on dégage les parties d'air et de feu fixes que la calcination avait forcées d'entrer dans le métal et de s'unir à la substance fixe, à laquelle on rend en même temps les parties volatiles et combustibles que la première action du feu lui avait enlevées. P. 54 et 55.

Réflexion de la lumière. Il n'est pas certain, comme l'a dit Newton, que les rayons les plus réfrangibles soient en même temps les plus réflexibles. Discussion à ce sujet. T. ix, p. 281 (note).

Réfraction. Dans la double réfraction que subit la lumière en traversant les corps transparents qui sont composés de couches alternatives de différente densité, le rapport des sinus d'incidence et de réfraction ne doit pas être le même ; et en effet,

TAbLE DES MATIÈRES.

dans le cristal d'Islande, le rapport est de 5 à 3 pour la première réfraction ; mais celui de la seconde réfraction n'est que do 5 à 3 -4-, ou de 10 à 7, au lieu de 5 à 3, ou de 4 0 à 6. T. xi, p. 361 et 362. — La puissance réfractive est beaucoup plus grande dans le diamant que dans aucun autre corps transparent; avec des prismes dont l'angle est de 20 degrés, la réfraction du verre blanc est d'environ 10^-; celle du flint - glass , de 11 J-; celle du cristal de roche, tout au plus de 10^; celle du crista' d'Islande, d'environ 11f; celle du péridot, de 11 ; tandis que la réfraction du saphir d'Orient est entre 14 et 15, et que celle du diamant est au moins de 30. Il est à présumer que celles du rubis et de la topaze sont un peu plus fortes que celle du saphir, et un peu moins éloignées de celle du diamant. P. 427. — Plus la réfraction est forte, et moins il y a de dispersion de la lumière, et c'est là vraiment la cause du grand éclat du diamant et des pierres précieuses. P. 427 et 428. — Toutes les matières transparentes, solides ou liquides dont la réfraction est relativement à leur densité plus grande qu'elle ne doit être, sont réellement des substances inflammables ou combustibles. La réfraction de l'air, qui de toutes est la moindre, ne laisse pas d'être trop grande relativement à sa densité, et cet excès ne peut provenir que de la quantité de feu qui se trouve mêlé dans l'air, et auquel on a donné le nom d'air inflammable. P. 431. — La puissance réfractive des corps transparents devient d'autant plus grande qu'ils ont plus d'affinité avec la lumière, et l'on ne doit pas douter que ces corps ne contractent cette plus forte affinité par la plus grande quantité de feu qu'ils contiennent. P. 533.

Refroidissement (le) des parties polaires du globe terrestre a été accéléré par la chute des eaux. T. ix, p. 546. — Indépendamment du refroidissement général et successif de la terre, depuis les pôles à l'équateur, il y a eu des refroidissements particuliers plus ou moins prompts dans toutes les montagnes et dans les terres élevées des différentes parties du globe. P. 569.

Refroidissement. Le temps du refroi-

dissement des corps est en raison de leur diamètre. T. ix, p. 15. — Deux points à saisir dans le refroidissement des corps; le premier, lorsqu'on commence à pouvoir les toucher sans se brûler; et le second, lorsqu'ils sont refroidis à la température actuelle. P. 83. — Le refroidissement du globe de la terre, depuis l'étal d'incandescence jusqu'au point de pouvoir le toucher sans se brûler, ne s'est fait qu'en quarante-deux mille neuf cent soixante-quatre ans, et son refroidissement jusqu'à la température actuelle ne s'est fait qu'en quatre-vingt-seize mille six cent soixante-dix ans, en supposant le globe principalement composé de fer et de matières ferrugineuses. P. 89. — La principale cause du refroidissement n'est pas le contact du milieu ambiant, mais la force expansive qui anime les parties de la chaleur et du feu. P. 90. — Comparaison du temps du refroidissement des globes de glaise et de grès avec celui du refroidissement des globes de fer. P. 93 et suiv. — Comparaison du temps du refroidissement du marbre, de la pierre, du plomb et de l'étain avec celui du refroidissement du fer. P. 95. — Rapports du refroidissement des différentes substances minérales constaté par un grand nombre d'expériences. P. 99

Régule de fer. Voyez Fer, régule de fer.

Représentations théâtrales. Rut et objet utile des représentations théâtrales. T. xn, p. 347.

Répulsion. — Changement d'attraction en répulsion, comment il s'opère. T. ix, p. 5.

Répulsion (la) dans l'aimant n'est que l'effet d'une attraction en sens contraire. T. xi, p. 576.

Réserves. — Quart de réserve. Voyez Bois.

Ressort (le) est le seul moyen par lequel la force d'impulsion et le mouvement puissent se communiquer, f. îx, p. 1 et 2. — Le ressort dépend de la force d'attraction ; preuves de cette assertion. Ibid.

RÉVOLUTION DU MOUVEMENT DE DÉCLI- NAISON. On ne peut pas la supposer en-

TABLE DES MATIÈRES

tière, c'est-à-dire de 360 degrés. T. xi, p. 592 et 593.

Rhinocéros. Squelettes de rhinocéros tirés du sein de la terre, en Sibérie. T. ix, p. 46i.

Roc. On trouve souvent des bancs de roc vif et de granité., etc., recouverts par des matières calcaires ; mais Ton ne voit pas des masses de roc vif au -dessus des bancs calcaires. T. ix, p. 506. — On peut assurer que la roche vitreuse du globe est continue avec toutes les éminences hautes et basses qui se trouvent être de la même nature, c'est-à-dire de matières vitrescibles. Ibicl.

Boches vitreuses. Les cinq verres primitifs, combinés deux à deux, ont formé les masses vitreuses composées 1° de quartz et de jaspe : cette matière se trouve dans les fentes où le jaspe est contigu au quartz. T. x, p. 40 et 41. — 2" De quartz et de mica : cette matière est fort commune et se trouve par grandes masses; on pourrait l'appeler quartz micacé. P. 41 . — 3° De quartz et de feldspath : il y a des roches de cette matière en Provence et en Laponie. P. 42. — 4° De quartz et de schorl : c'est ce que l'on a improprement appelé jaspe d'Egypte et granité oriental. P. 43. — 5° De jaspe et de mica : cette combinaison ne m'est pas connue. 6° De jaspe et de feldspath , et 7° de jaspe et de schorl : ces deux mélanges forment également des porphyres. 8° De mica et de feldspath : ce mélange, comme celui du jaspe et du mica, n'est que superficiel, et nous ne connaissons aucunes pierres dans lesquelles il soit intime. 9° De mica et de schorl : cette combinaison ne m'est pas mieux connue, et peut-être n'existe-t-ello pas plus dans la nature que la cinquième. 1 0" De feldspath et de schorl : ce mélange a formé les ophites. Ibid. — Ces mêmes verres primitifs comcinés trois à trois ou quatre à quatre, ont formé des granités et des porphyres; le quartz, le feldspath et le mica composent la substance de plusieurs granités; et d'autres granités, au lieu de mica, sont mêlés de schorl; d'autres contiennent quatre de ces verres primitifs au lieu de trois, et sont composés de quartz, de mica, de feldspath

et de schorl : et dans les porphyres il y en a qui sont composés de jaspe , de feldspath et de schorl. P. 44.

Rocs vitreux. Différence des rocs vitreux et des rochers calcaires. Les premiers ne sont pas disposés horizontalement par bancs et par couches, mais ils sont en pleines masses comme s'ils étaient fondus d'une seule pièce. T. x, p. 22.

Rubis. Le rubis d'Orient est le vrai rubis ou rubis proprement dit ; le rubis balais est un rubis d'un rouge plus clair ; et le spinelle un rubis d'un rouge plus foncé. T. xi, p. 424. — Le rubis contient moins do feu fixe que le diamant, il est moins combustible et spécifiquement plus pesant. P. 442.— La forme de cristallisation du rubis, do la topaze et du saphir est la même, et la densité du rubis est un peu plus grande que celle de la topaze et du saphir. P. 443. — La forme de cristallisation du rubis spinelle et du rubis balais est différente de celle du vrai rubis. Ibid. — Le rubis balais n'est qu'une variété du rubis spinelle; les pesan" teurs de ces deux pierres sont à peu près les mêmes; elles se cristallisent de la même manière, forme de leur cristallisation. P. 443 et 444. — Leurs différences avec les rubis d'Orient. P. 444.— Dans les rubis d'Orient, lorsque le rouge est mêlé d'orangé, on leur donne le nom de vermeille. Ibid. — Lieux particuliers où se trouvent les rubis. P. 445 et 446. — Les Asiatiques donnent le même nom aux rubis, aux topazes et aux saphirs d'Orient, qu'ils appellent rubis rouges, rubis jaunes et rubis bleus, sans les distinguer par aucune autre dénomination particulière; et, en effet, l'essence de ces trois pierres est la même. P. 44 6. — Rubis balais se trouvent quelquefois en assez grand volume P. 447. — Ces rubis balais sont, comme le diamant, cristallisés en octaèdre, mais souvent leur forme extérieure est irrégulière, parce qu'ils ont été frottés dans les sables des rivières. P. 448.

Rubis du Brésil ne sont que des cristaux vitreux produits par le schorl; il en est de même des topazes, émeraudes et saphirs de cette contrée. T. xi, p. 446.

Rustine. C'est ainsi qu'on appelle le coté

TABLE DES MATIËRS.

du creuset qui est exposé à l'ouverture par où l'on coule la fonte dans les fourneaux de forges. T. ix, p. 203.

Sable vitrescible; différentes origines du sable vitrescible qui se trouve à de grandes profondeurs dans l'intérieur de la terre, et des sables vitrescibles qui se trouvent à sa surface. T. ix, p. 513.

Sablon ferrugineux (le) qui se trouve dans la platine, est indissoluble, presque infusible et inaccessible à la rouille. T. îx, p. 168. — Ce sablon est néanmoins du vrai fer, du fer pur, du fer dépouillé de toutes les parties combustibles, salines et terreuses qui se trouvent dans le fer ordinaire, et même dans l'acier. Jbid. — Il n'appartient pas exclusivement à la platine, il se trouve en beaucoup d'endroits, et provient du mâchefer. Ibid. et suiv.

Sablon magnétique qui accompagne toujours la platine, se trouve aussi dans les terrains vulcanisés et dans tous les lieux où il y a eu des incendies qui ont produit du mâchefer, dont ces sablons ne sont que des particules désunies; le fer de ce sablon, décomposé entièrement par le feu, ne souffre plus d'autre décomposition ; il entre souvent dans la composition des mines secondaires et des géodes, qui , quoique formées par l'intermède de l'eau , ne laissent pas d'être attirables à l'aimant, et ce n'est qu'en raison de la quantité de ce sablon magnétique qu'elles jouissent de cette propriété qui ne leur appartient point en propre. T. xi, p. 466. — Ce sablon magnétique n'est ordinairement qu'une poudre composés de paillettes aussi minces que celles du rica; mais il se présente aussi quelquefois ■en masses assez compactes , sous la forme d'une mine de fer noirâtre qu'on peut regarder comme un aimant de seconde formation; car non-seulement il estattirable à l'aimant, mais encore il attire le fer. P. 466 et 467.

Saffre. Voyez Cobalt. T. xi, p. 177 et 180

ou le nitre, et de quelles matières on le tire. T. x, p. 430 et suiv.

Santorin (les îles de) se sont abîmées dans la mer et élevées au-dessus de la terre à plusieurs reprises. T. xi, p. 531.

Saphir. La plupart des saphirs blancs répandus dans le commerce ne sont que des saphirs d'un bleu très-pâle, qu'on a fait chauffer pour leur enlever cette couleur. T. xi, p. 450. — 11 y a des saphirs de toutes les teintes de bleu, depuis l'indigo jusqu'au bleu pâle. P. 451. — Les saphirs d'un bleu céleste sont plus estimés que ceux dont le bleu est plus foncé ou plus clair ; et lorsque ce bleu se trouve mêlé de violet ou de pourpre, ce qui est assez rare, les lapidaires donnent à ce saphir le nom ù'aviétliyste orientale. Ibid. — Les saphirs ont une couleur suave, et sont plus ou moins resplendissants au grand jour, mais ils paraissent assez obscurs aux lumières. Jbid.

— Défauts assez communs dans les saphirs. P. 452.

Saphir d'eau. Ses propriétés naturelles, ses couleurs , sa double réfraction. T. xi, p. 237 et 238. — Ses défauts. 11 tire son origine du feldspath et du quartz : preuves de cette assertion. P. 237.

Saphir du Brésil provient du schorl; ses rapports avec l'émeraude du Brésil, et ses différences d'avec le vrai saphir. T. xi, p. 257.

Sardoi.ne est une agate d'un rouge mêlé de jaune, ou purement jaune. T. xi, p. 285.

— Cette couleur orangée de la sardoine, est plus suave à l'œil que le rouge dur de la cornaline. P. 286. — Les sardoines sont plus rares que les cornalines, et se trouvent' rarement en aussi grand volume. Ibid.

Satellites. 11 est plus que probable que les satellites les plus éloignés de leur planète principale, sont réellement les plus grands, de la même manière que les planètes les plus éloignées du soleil sont aussi les plus grosses. T. îx, p. 372.

Satellites. Comment ont été produits les satellites des planètes et l'anneau de Saturne. T. ix, p. 479. — Ils doivent communiquer un certain degré de chaleur à la pla-

Salpètre. Manière de faire le salpêtre I nèle autour de laquelle ils circulent. P. 485.

TABLE DES MATIERES

Saturne (planète de). Si Saturne était de même densité que la terre, il se serait consolidé jusqu'au centre en 27597 ans, refroidi à pouvoir en toucher la surface en 322154 ans -J- , et à la température actuelle en 703,446 ans f- ; mais comme sa densité n'est à celle de la terre que :: 184 : 1000, il s'est consolidé jusqu'au centre en 5078 ans, refroidi à pouvoir en toucher la surface en 59276 ans, et enfin ne se refroidira à la température actuelle de la terre qu'en 129434 ans. T îx, p. 351. — Recherches sur la perte de la chaleur propre de cette planète et sur sa compensation à cette perte. P. 369 et suiv. — Cette planète ne jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre que dans l'année 130821 de la formation des planètes. P. 370.— Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à Saturne se trouvera égale à la chaleur propre de cette planète, n'arrivera que dans l'année 430195 de la formation des planètes. P. 371. — Saturne a une vitesse de rotation plus grande que celle de Jupiter, puisque dans l'état de liquéfaction, sa force centrifuge a projeté des parties de sa masse à plus du double de distance, à laquelle la force centrifuge de Jupiter a projeté celles qui forment le satellite le plus éloigné. Et puisqu'il est environné d'un anneau, dont la quantité de matière est encore beaucoup plus considérable que la quantité de matière de ses cinq satellites pris ensemble. P. 390. — Cette planète a été la quatorzième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 5991 1 , et y durera jusqu'à l'année 262020 de la formation des planètes. P. 423. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est dans sa première vigueur sur la planète de Saturne. P. 427.

Saturne. Anneau de Saturne. Voyez Anneau.

Saturne. Satellites de Saturne. La grandeur relative des satellites de Saturne n'est pas bien constatée ; mais, par analogie, l'auteur suppose ici, comme il Ta fait pour Jupiter, que les plus voisins sont les plus petits, et que les plus éloignés sont les plus gros. T. ix, p. 390. — Distance des satellites

de Saturne comparée à la distance des satellites de Jupiter. Ibid.

Satellites de Saturne

1er Satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite et sur la compensation à cette perte. T. ix, p. 396 et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Saturre à ce satellite a été égale à sa chaleur propre, s'est trouvé dans le temps de l'incandescence. P. 398. — Ce ne sera que dans l'année 124490 de la formation des planètes que ce satellite jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre. Et il ne sera refroidi à ^ de cette température que dans l'année 248980 de la formation des planètes. P. 400. — Ce satellite a été la dixième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 40020, et y durera jusqu'à l'année 174784 de la formation des planètes. P. 423. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur ce premier satellite. P. 427.

2* Satellite. Recherches sur la perle de la chaleur propre de ce satellite et sur la compensation à cette perte. P. 401 et suiv.

— Le moment où la chaleur envoyée par Saturne à ce satellite s'est trouvée égale à sa chaleur propre a été dans la huitième année après l'incandescence. P. 402. — Et ce ne sera que dans l'année 119607 de la formation des planètes que ce satellite jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre. — Et il ne sera refroidi à ^ de cette température que dans l'année 239214 de la formation des planètes. P. 405.

— Ce satellite a été la neuvième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 38451, et y durera jusqu'à Tannée 167928 de la formation des planètes.

P. 423. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur ce second satellite. P. 427.

3e Satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite et sur la compensation à cette perte. P. 405 et suiv.

— Le moment où la chaleur envoyée par Saturne à ce satellite a été égale à sa cha-

TABLE DES MATIERES

leur propre, s'est trouvé dans l'année 631 de la formation des planètes. P. 406. — Ce ne sera que dans l'année 1 1 1 580 de la formation des planètes que ce satellite jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre. Et il ne sera refroidi à ^ de cette température que dans l'année 223160 de la formation des planètes. P. 409. — Ce satellite a été la huitième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 35878, et y durera jusqu'à l'année 156658 de la formation des planètes. P. 422 et 423.

— La nature organisée, telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur le troisième satellite de Saturne. P. 427.

4e Satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite et sur la compensation à celte perte. P. 409 et suiv.

— Le moment où la chaleur envoyée par Saturne à ce satellite a été égale à sa chaleur propre s'est trouvé dans l'année 6132 de la formation des planètes. P. 411. — C'a été dans l'année 54505 de la formation des planètes que ce satellite a joui de la même température dont jouit aujourd'hui la terre. Mais ce ne sera que dans l'année 109010 de la formation des planètes qu'il sera refroidi à ,— 5 de la température actuelle de la terre. P. 413. — Ce satellite a été la quatrième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 17523, et y durera jusqu'à l'année 76526 de la formation des planètes. P. 422. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est prête à s'éteindre dans ce quatrième satellite. P. 427.

5e Satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite et sur la compensation à cette perte. P. 413 et suiv.

— Ce satellite a joui de la même température dont' jouit aujourd'hui la terre dans l'année 15298 de la formation des planètes. P. 414. — Le moment où la chaleur envoyée par Saturne à ce satellite s'est trouvée égale à sa chaleur propre est arrivé dans l'année 15946 de la formation des planètes. P. 415. — Et il a été refroidi à -^ de la température actuelle de la terre dans l'année 67747 de la formation des planètes.

P. 417. — Ce satellite a été la première terre habitable, et la nature vivante n'y a duré que

depuis l'année 4916 jusqu'à l'année 47558 de la formation des planètes. P. 42 1. — La nature vivante, telle que nous la connaissons, est éteinte dans ce cinquième satellite. P. 427.

Saturne. Cette planète tourne probablement sur elle-même encore plus vite que Jupiter. T. ix, p. 491.

Sauvageon. Raison pourquoi le sauvageon ne communique à la branche greffée aucune de ses mauvaises qualités. T. îx, p. 593.

Saveur (la) piquante des acides provient de l'élément du feu. T. ix, p. 63 et 64.

Schiste. Après le quartz et le granité, le schiste est la plus abondante des matières solides du genre vitreux. 11 forme des collines et enveloppe souvent les noyaux des montagnes jusqu'à une grande hauteur.

Schiste et Ardoise. L'argile ou glaise, diffère du schiste et de l'ardoise, en ce que ses molécules sont spongieuses et molles, au lieu que les molécules de l'ardoise ou du schiste ont perdu cette mollesse et celte texture spongieuse, qui fait que l'argile peut aisément s'imbiber d'eau. T. x, p. 88 et 89. — Le mélange du mica et du bitume a contribué, avec le dessèchement, à cette dureté des molécules de l'ardoise et du schiste. Ibid. — Époque de leur formation ; elle a été postérieure à celle des glaises. P. 89. — L'ardoise et le schiste sont plus ou moins imprégnés de bitume et mêlés de mica ; ils présentent aussi des impressions de plantes et d'animaux. Ibid. — Comparaison des qualités du schiste et de l'ardoise. P. 92.— Voyez Argile. P. 98.

Schistes. Les schistes sont généralement adossés aux flancs des montagnes primitives. T. x, p. 89 et 90.— Ils peuvent se réduire à quatre variétés : la première, des schistes simples qui ne sont que des argiles plus ou moins durcies , et qui ne contiennent que très-peu de bitume et de mica ; la seconde, des schistes qui, comme l'ardoise, sont mêlés de beaucoup de mica et d'une assez grande quantité de bitume, pour en exhaler l'odeur au feu ; la troisième, des schistes où le bitume est en telle abondance, qu'ils brû-

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lent à peu près comme les charbons de terre de mauvaise qualité, et la quatrième, des schistes pyriteux qui sont les plus durs de tous dans leur carrière, mais qui se décomposent dès qu'ils en sont tirés. P. 90. — Les schistes qui contiennent beaucoup de mica, sont les meilleures pierres dont on puisse se servir pour les fourneaux de fusion des mines de fer et de cuivre. P. 91 . — Les couches les plus extérieures des schistes, se divisent en morceaux qui affectent une forme rhomboïdale : causes de cet effet. P. 92. — Disposition des schistes dans leur carrière. P. 95. — On peut employer les schistes en masse pour bâtir. P. 97. —Plusieurs collines et montagnes calcaires, sont posées sur ce schiste : exemple à ce sujet. P. 97 et 98.

Schistes spathiques. — Voyez Pierres de corne. T. x, p. 4 85.

Schorl, est le plus dense des cinq verres primitifs. T. xr, p. 215. — La cristallisation des premiers schorls a été produite par le feu primitif, comme celle du feldspath.

P. 236. — Rapports du schorl avec le feldspath. P. 246. — Ses différences avec le quartz. Ibid.

Schorl. Formation du schorl. T. x, p. 13. — Le schorl est le cinquième et le dernier des verres primitifs; il a plusieurs caractères communs avec le feldspath, et particulièrement la fusibilité qu'il communique de même aux autres matières vitreuses : ils se sont formés en même temps, et par les mêmes effets de nature, lors de la vitrification générale. Il est composé de lames longitudinales comme le feldspath ; il a de même la cassure spathique : il se présente aussi en petites masses cristallisées en prismes, au lieu que celles du feldspath sont cristallisées en rhombes. P. 39. — Il est entré, ainsi que le feldspath, dans la composition de plusieurs matières vitreuses, et en particulier dans celles des porphyres et des granités. Ibid. — Schorl de seconde formation ; ses différences d'avec le schorl primitif : il a été produit par l'intermède de l'eau, au lieu que l'autre a été produit par le feu primitif. P. 40. ■ — Rapports très-voisins entre le schorl et le feldspath. Ibid.

Sciiobls , résistent bien plus longtemps

que les basaltes à l'impression des éléments humides. T. xi, p. 490. — Le quartz et la chrysolithe, qui est un cristal quartzeux, résistent moins que les schorls à la décomposition par les éléments humides. Ibid.

Sciences. L'un des plus grands moyens d'avancer les sciences , c'est d'en perfectionner les instruments. T. ix, p. 294.

Sciences. Les hautes sciences ont été inventées et cultivées très-anciennement, mais elles ne nous sont parvenues que par des débris trop informes pour nous servir autrement qu'à reconnaître leur existence passée. T. ix, p. 582.

Sectes. Inconvénients des sectes. T. xu, p. 345.

Sel. Origine du principe salin; ce principe est l'acide aérien qui n'est composé que d'air et de feu. T. x, p. 348 et 349. — Les sels ne sont corrosifs et même sapides que par le feu et l'air qu'ils contiennent; preuves de cette vérité. P. 351. — Énumération des sels formés par la nature. P. 353. — Propriétés générales et particulières du principe salin. P. 354.

Sel ammoniac ( le ) formé par la nature, se trouve au-dessus des volcans et des autres fournaises souterraines. T. x, p. 433. — Il y a plusieurs sels ammoniacaux : et do tous ces sels celui que la nature nous présente en quantité, est le sel ammoniac, formé de l'acide marin et de l'alcali volatil ; les autres qui sont composés de ce même alcali avec l'acide vitriolique , l'acide nitreux, ou avec les acides végétaux et animaux, n'existent pas sur la terre ou ne s'y trouvent qu'en si petites quantités, qu'on peut les négliger dans l'énumération des productions de la nature. Formation du sel ammoniacal. Il n'est pas impossible qu'il se forme dans tous les lieux où l'alcali volatil et le sel marin se trouvent réunis. P. 434. — Qualités particulières des sels ammoniacaux. Ibid. — Comment s'opère la formation du sel ammoniacal dans les volcans. P. 434 et 435. — L'alcali volatil fait l'essence de tous les sels ammoniacaux, puisqu'ils ne diffèrent entre eux que par leurs acides, et que tous sont également formés par l'union de ce seul alcali , et c'est par cette raison que tous

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les sels ammoniacaux sont à demi volatils. Qualités particulières du sel ammoniacal composé d'acide marin et d'alcali volatil. P. 435 et 436. — Le sel ammoniac produit un froid plus que glacial dans sa dissolution. P. 436. — Usage du sel ammoniac. Il se recueille ou se fabrique en Egypte et aux Indes orientales. P. 436 et 437.— Manière dont on extrait ce sel dans ces contrées. P. 437. — Purification du sel ammoniac. Qualités particulières de ce sel. P. 437 et 438.— Plantes qui fournissent du sel ammoniac naturel. P. 438. — Manière dont on recueille ce sel formé par le feu des volcans. Ibid.

Sel de Glauber. Différence entre ce sel et le sel marin. T. x, p. 383.

Sel d'Epsom. Ses différences avec les autres sels. T. x, p. 384.

Sel gemme (le) est de tous les sels celui que la nature a produit en plus grande quantité. T. x, p. 383. — Il est de la même nature que le sel marin, et la formation de ces deux sels est postérieure à celle de l'acide marin et de l'alcali minéral. P. 400 et 401. — Le sel gemme se trouve sous une forme concrète cristallisée en amas immenses dans plusieurs régions du globe.

P. 401 .—Comment ont pu se former ces grandes masses de sel gemme. Il est communément plus pur que celui que nous obtenons en faisant évaporer les eaux salées. Les grands amas de sel gemme, se trouvent sous les couches de la terre qui ont été transportées et déposées par les eaux.

P. 404.— Leur formation successive. P. 404 et suiv.

Sel gemme. Énumération des principaux lieux de l'Europe où l'on connaît des mines de sel gemme. T. x, p. 401 et suiv. — Description de celle de Wieliczka en Pologne. P. 403 et 404.— Ordre des différents bancs de terre et de pierre qu'on trouve avant de parvenir au sel de cette mine. P. 406.— Il y a des mines de sel gemme en France, mais l'usage en est malheureusement prohibé.

P. 407. — Il y en a beaucoup en Asie, et le despotisme oriental ne s'étend pas jusqu'à défendre d'en faire usage. P. 408. — Il y a peut-être encore plus de mines de sel gemme

en Afrique qu'en Europe et en Asie. P. 410 et 411.— Et en général l'Afrique, comme la région la plus chaude de la terre, a peu d'eau douce, et tous les lacs et autres eaux stagnantes de cette partie du monde sont plus ou moins salées. P. 413.— Il se trouve aussi des mines de sel gemme assez fréquemment dans les contrées méridionales de l'Amérique. Ibid.

Sel marin. C'est par la combinaison de l'acide marin avec l'alcali minéral, que s'est formé le sel marin ou sel commun, dont nous faisons un si grand usage. T. x, p. 398. — Abondance et propriétés du sel marin.

P. 423. — Il ne peut se décomposer par le feu, mais se décompose par les acides vitrioliques et nitreux. Ibid.

Sel marin. Comment on obtient ce sel.

Différentes manières de faire évaporer l'eau salée pour l'obtenir. T. x, p. 415 et suiv. — Traitement et purification de ce sel après l'évaporation. P. 418. — Description des salines de la baie d'Avranches en Normandie. P. 418 et 419. — Description de celles de Franche-Comté, avec des observations utiles sur la purification du sel. P. 419 et 420. — Manière dont on tire le sel dans les salines de Lorraine. P. 421. — Manière singulière de se procurer du sel dans le Tyrol près la ville de Hall. P. 422.- Comment on pourrait tirer le sel aisément dans les climats les plus froids. P. 422 et 423.

Sel sédatif. Sa nature et ses rapports avec le borax. On peut soupçonner, avec fondement, que le sel sédatif a l'arsenic pour principe salin. Indices de cette présomption. T. x, p. 440 et 441 . — Légèreté remarquable du sel sédatif. Quoique ce sel ait paru simple aux chimistes, et qu'il le soit en effet plus que le borax, il est néanmoins composé de quelques substances salines et métalliques, si intimement unies, que notre art ne peut les séparer ; et ces substances peuvent être de l'arsenic et du cuivre, auquel on sait que l'arsenic adhère si fortement qu'on a grande peine à l'en séparer. P. 441 . — Le sel sédatif est encore plus fusible, plus vitrifiable et plus vitrifiant que le borax, et cependant il est privé de son alcali, qui, comme l'on sait, est le sel le plus fondant

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et le plus nécessaire à la vitrification. P. i42.

Sels. Leur différence avec le soufre, et leur composition. T. rx, p. 27.— Ils doivent être regardés comme les substances moyennes entre la terre et l'eau. P. 63. — L'air entre comme principe dans la composition de tous les sels. Ibicl.

Sels. On peut compter trois sels simples dans la nature, l'acide, l'alcali et l'arsenic, qui répondent aux trois idées que nous nous sommes formées de leurs effets, et qu'on peut distinguer par les dénominations de sel acide, sel caustique et sel corrosif. T. xi, p. 193 et 494.

Sels (cristallisation des sels). Raison pourquoi toutes les cristallisations des sels s'opèrent plus efficacement et plus abondamment à la surface qu'à l'intérieur du liquide en évaporation. T. x, p. 354 et 355. — La cristallisation et la solubilité dans l'eau ne doivent pas être regardées comme des caractères essentiels aux substances salines. P. 355.

Semis de bois. Détails des différentes manières dont on peut semer les glands, et les raisons de préférence pour telle ou telle autre manière ; le tout prouvé par l'expérience. T. xn, p. 88 etsuiv. — Dans quelle espèce de terrain on doit semer de l'avoine avec les glands. P. 91.— Manière de semer et planter dans les terrains secs et graveleux. P. 91 et suiv. — Expériences pour reconnaître quelles sont les terres les plus contraires à la végétation. P. 92. — Le gland peut venir dans tous les terrains. Ibid. — Manière de semer et de planter du bois en imitant la nature, qui est aussi la moins dispendieuse et la plus sûre de toutes. Preuve par l'observation et par l'expérience. P. 94 etsuiv. — L'abri est l'une des choses les plus nécessaires à la conservation des jeunes plants. P. 95. — Arbres et arbrisseaux qu'il faut planter pour faire des abris aux jeunes chênes venus de glands dans les premières années. P. 95 et suiv. — Détail des inconvénients de la culture des bois semés ou plantés. P. 96 et suiv. — Moyen simple et facile qui équivaut à toute culture, et qu'on doit toujours employer dans tous les cas. P. 98

et suiv. — H y a des terrains où il suffit de receper une fois, d'autres où il faut receper deux et même trois fois les jeunes chênes qui proviennent des glands semés. P. 100. — Manière de rétablir les jeunes plants frappés de la gelée. P. 101. — La meilleure manière est de les receper en les coupant au pied, on perd deux ou trois ans pour en gagner dix ou douze. Ibid. — Le chêne , le hêtre et le pin, sont les seuls arbres qu'on puisse semer avec succès dans les terrains en friche, et sans culture précédente. Ibid — Le pin dans les terrains les plus arides, et où la terre n'a que peu ou point de liaison ; le hêtre dans les terrains mêlés de gravier ou de sable, où la terre est encore aisée à diviser ; et le chêne dans presque tous les terrains. Ibid. — Toutes les autres espèces d'arbres veulent être semées en pépinière et ensuite transplantées à l'âge de deux ou trois ans. Ibid. — Lorsqu'on veut semer du bois , il faut attendre une année abondante en glands. Dans les années où le gland n'est pas abondant, les oiseaux, les sangliers, et surtout les mulots, détruisent le semis. Le nombre des mulots qui viennent emporter les glands semés nouvellement est prodigieux, et le dégât qu'ils font est incroyable ; exemple à ce sujet. P. 102.

Sens. Nos sens sont meilleurs juges que les instruments, de tout ce qui est absolument égal ou parfaitement semblable. T. ix, p. 83.

Sensations. Une sensation vive est toujours plus précise qu'une sensation tempérée , attendu que la première nous affecte d'une manière plus forte. T. ix, p. 83.

Serpentin. Le serpentin ou l'ophite a pour base la matière du jaspe, et il ne faut pas le confondre avec la serpentine dans laquelle il n'entre point de jaspe, et qui n'est qu'une concrétion du mica. T. xi, p. 310.

Serpentine, tire son nom de la variété des petites taches qu'elle présente lorsqu'elle est polie, et qui ressemblent aux taches de la peau d'un serpent. T. xi, p. 329. — La plupart des serpentines sont pleinement opaques; mais il y en a qui ont une demi-

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transparence, ou qui la prennent lorsqu'elles sont amincies. Ibkl. — Caractères qui approchent ces serpentines demi-transparentes du jade. P. 329 et 330. — Leurs différences avec les serpentines opaques. P. 330. — Deux sortes de serpentines demi-transparentes, leurs différences par la texture; lieux où elles se trouvent l'une et l'autre. Ibld. — Description de différentes sortes de serpentines. Ibid. — Elles sont pour la plupart très-altirables à l'aimant. Ibid. — Toutes les serpentines se polissent assez bien; caractère qui les distingue des marbres. Ibid. — Les serpentines se durcissent au feu et y résistent plus qu'aucune autre pierre vitreuse ou calcaire. Ibid. — Carrière de belles serpentines en Espagne, près de Grenade. P. 331. — Serpentines en Dauphiné , dont il y a deux petites colonnes dans l'église des Carmélites à Lyon. Ibid. — Grandes colonnes de serpentine à Rome, dans l'église Saint-Laurent. Ibid. — Différentes sortes de serpentines ou gabros. Ibid. — Description détaillée des différentes sortes de gabros. Ibid. (note d). — Différence dans la densité des divers micas, talcs, serpentines, gabros, etc. P. 332.

Sève. Ce qui arrive lorsqu'on intercepte la sève en enlevant une ceinture d'écorce à l'arbre. T. xn, p. 52 et suiv. — L'interception de la sève hâte la production des fruits et fait durcir le bois. P. 5i.

Siècles. Tableau des siècles de barbarie. T. ix, p. 584.

Silex. Voyez Pierres à fusil. T. x, p. 4 03.

Sinople est un jaspe grossier de seconde formation. T. xi, p. 310.

Sirius. Étoile de Sirius. Son énorme distance de notre soleil. T. îx, p. 429 et 430. — Idée de comparaison entre le système de Sirius et celui du soleil. P. 430 et 431.

Smalt. Voyez Cobalt. T. xi , p. 177 et 180.

Smectis est la matière que l'on appelle aussi argile à foulon, et qu'il ne faut pas confondre avec une sorte de marne qui est encore plus propre à cet usage, et qui porte aussi le nom de marne à Joulon. T. xi, p. 355. — Description du smectis : c'est

par sa grande sécheresse qu'il attire les huiles et graisses des étoffes auxquelles on l'applique. P. 355 et 356. — Différentes sortes de smectis ou argile à foulon. P. 356.

— Smectis ou terre à foulon d'Angleterre parait être supérieure à celle de France : indication des lieux où on en trouve. Ibid.

Soleil. La chaleur du soleil peut être regardée comme une quantité constante, qui n'a que très-peu varié depuis la formation des planètes. T. ix, p. 356. — Considération sur la nature du soleil et sur l'origine du feu dont sa masse est pénétrée. P. 432. — La chaleur du soleil n'est pas assez forte pour maintenir seule la nature organisée dans la planète de Mercure, quoique cette chaleur du soleil y soit beaucoup plus grande que sur aucune autre planète. P. 433. — Démonstration que la chaleur seule du soleil ne suffirait pas pour maintenir la nature vivante sur la terre, ni sur aucune autre planète. P. 433 et 434.

Soleil. La chaleur que le soleil envoie sur la terre ne pénètre pas à vingt pieds dans la terre, et ne pénètre tout au plus qu'à .cent cinquante pieds dans l'eau de la mer. T. ix, p. 4G0. — Cause qui a produit et qui entretient la chaleur et la lumière du soleil. P. 482. — Le soleil est environné d'une sphère de vapeurs qui s'étend à des distances immenses : preuves de ce fait par les phénomènes des éclipses totales. P. 488.

— Cette atmosphère est plus dense dans les parties voisines du soleil, et elle devient d'autant plus rare et plus transparente qu'elle s'étend et s'éloigne davantage du corps de cet astre de feu. Ibid.

Soleil. La lumière du soleil est l'évaporation de la flamme dense qui environne ce vaste corps en incandescence. T. ix, p. 38.

— Cette lumière du soleil produit, lorsqu'on la condense, les mêmes effets que la flamme la plus vive, elle communique le feu avec autant de promptitude et d'énergie, elle résiste à l'impulsion de l'air, suit toujours une route directe ; on doit la regarder comme une vraie flamme, plus pure et plus dense que toutes les flammes de nos matières combustibles. Ibid. — La plupart des taches que les astronomes ont observées .-ur le disque

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du soleil, leur ont paru fixes, mais il se pourrait aussi qu'il y eût des taches flottantes à la surface de cet astre. P. 257.

Solidité. Différentes acceptions du mot solidité. T. ix, p. 96. — Solidité considérée comme opposée à la fluidité. Ibid.

Soudes. Voyez Alcali minéral ou marin.

T. x, p. 397. — Usages et propriétés de la soude. Ibid.

Socfre. Lorsqu'on fait couler le fer rouge par le moyen du soufre , on change la nature du fer ; ce n'est plus du métal , mais une espèce de matière pyriteuse. T. ix, p. 343.

Soufre. Sa composition et sa production. T. ix, p. 27 et 28. — Le soufre est de la même nature que les autres matières combustibles, et tire de même son origine du détriment des animaux et des végétaux. P. 28. — Il adhère , dissout et même décompose le fer et le dénature, car si l'on présente une verge de fer bien rouge à une bille de soufre, le fer qui coule dans l'instant en grenaille n'est plus du fer, ni même de la fonte, mais une espèce de pyrite martiale qui n'est bonne à rien. P. 200. — Le soufre entre en fusion par une chaleur d'environ 90 degrés (division de Réaumur). P. 212.

Soufre. Différence essentielle du soufre et du bitume : les bitumes ne contiennent point de soufre, et les soufres ne contiennent point de bitume. T. x, p. 217.

Soufre. Quoique le soufre provienne originairement des substances organisées, on ne doit pas le mettre au nombre des bitumes. T. x, p. 277. — Manière dont se forme le soufre au sommet des volcans et des solfatares. P. 330 et 331. — Il est entièrement composé d'acide et de la matière du feu. P. 330. — Comment se fait celte combinaison dans les volcans. Différence essentielle entre le soufre et la pyrite. P. 331 . — Le soufre n'étant composé que d'acide pur et de feu fixe, brûle en entier et ne laisse aucun résidu après son inflammation. P. 333. — Propriélés du soufre naturel et artificiel. P. 334 et 335.— Inflammation du soufre et manière dont il se fond et brûle. P. 335 et 336. — Le soufre quoique entièrement composé de feu fixe et d'acide, n'en contient pas

moins les quatre éléments. Preuve de cette assertion. P, 337. — Comparaison de la combustion du soufre avec celle du phosphore. Ibid. — Le soufre se produit non-seulement par l'action du feu, mais aussi par l'intermède de l'eau. P. 340. — L'huile parait dissoudre le soufre, comme l'eau dissout les sels. Néanmoins il n'y a point d'huile dans la substance du soufre. P. 342 et 343.

— Indication des principaux lieux de la terre où l'on trouve du soufre en plus grande quantité et de plus belle qualité. P. 343 et suiv. — Les principes du soufre sont presque universellement répandus dans la nature.

Soufre. Comment on l'extrait des substances qui en contiennent. Manière de faire le soufre par sublimation et par fusion. T. x, p. 334. — Manière de le tirer des pyrites. Cette extraction ne se fait qu'en quelques endroits où les matières combustibles sont à bas prix. Presque tout le soufre qui est dans le commerce est recueilli sur les volcans. P. 345 et suiv. — Purification du soufre. P. 347.

Soufre , Joie de soufre. Ses propriétés et son action sur les pierres et les matières terreuses. Le foie de soufre est le composé naturel ou artificiel du soufre et de l'alcali. T. x, p. 340 et suiv. — C'est une combinaison que la nature produit le plus continuellementetleplus universellement. P. 340.

— Le foie de soufre fait seul autant et peutêtre plus de dissolutions , de changements et d'altérations dans le règne minéral que tous les acides ensemble. Preuve de cette assertion. P. 341 . — La nature a de tout temps produit et produit encore tous les jours du foie de soufre par la voie humide. P. 342.

Spath. Différences des concrétions spathiques dans les carrières calcaires ; leurs plus ou moins grandes transparence et dureté : ces concrétions sont communément de même nature que les pierres à travers lesquelles le suc pétrifiant a filtré. La matière spathique est en très-grande quantité; elle a nonseulement formé le ciment de tous les marbres et des autres pierres dures, mais elle a pénétré et pétrifié chaque particule de la

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craie et des autres détriments immédiats des coquilles, pour les convertir en pierre. T.x, p. 128.

Spaths calcaires peuvent, comme les pierres calcaires, se réduire en chaux par l'action du feu. Leur substance est composée, comme celle des cristaux vitreux, de lames triangulaires presque infiniment minces. Différences dans la figure entre ces lames triangulaires du spath calcaire et celles du cristal de roche. Explication de la formation des spaths calcaires, qui tous sont à faces et angles obliques. T. xi, p. 359. — Les couches alternatives du spath calcaire sont de différente densité, et l'on peut juger de cette différence de densité par le rapport des deux réfractions. Ibkl. — Cette différence de densité dans les couches alternatives des spaths calcaires est plus ou moins grande, et c'est par cette raison que leur forme de cristallisation est sujette à des variétés qui ne sont cependant que des formes accidentelles , dont on ne peut tirer aucun caractère réel et général. P. 360.

Spaths fluors. Voyez Fluors.

Spaths pesants. Dans les spaths pesants, la substance du feu est unie à l'acide et à l'alcali , et a pour base une terre bolaire ou limoneuse. La présence de l'alcali , combiné avec les principes du soufre, se manifeste par l'odeur qu'exhalent ces spaths pesants lorsqu'on les soumet à l'action du feu T. xi, p. 418. — Les spaths pesants ne contiennent point du tout de parties métalliques, et par conséquent ne doivent pas leur grande pesanteur au mélange d'aucun métal. P. 419.— Les spaths pesants ne sont ni vitreux, ni calcaires, ni gypseux ; leur substance est formée des résidus de la terre végétale ou limoneuse. Ibid. — Différences des spaths calcaires avec les spaths fluors et le feldspath. Ibid. — On trouve assez souvent les spaths pesants sous une forme cristallisée, mais ils se présentent aussi en cristallisation confuse et même en masses informes. Ibid. — On les trouve toujours à la superficie de la terre végétale ou à une assez petite profondeur, souvent en petits morceaux isolés et quelquefois en petiles veines, comme les pyrites. P. 420. — L'es-

sence des spaths pesants est une terre alcaline très-fortement chargée de la substance du feu. Ibid. — Les spaths pesants sont plus souvent opaques que transparents.

P. 421. — Ceux qui sont transparents n'ont, comme le diamant et les pierres précieuses, qu'une seule réfraction. Ibid. — Variétés de couleurs dans les spaths pesants. Ibid. — Ils sont tous phosphoriques. P. 422. —Rapports deô spaths pesants aux pierres précieuses», qui démontrent leur origine commune. P. 423.

Spath perlé a été mis mal à propos au nombre des spaths pesants, car ce n'est qu'un spath calcaire. Preuves de cette assertion. T. xf, p. 420.

Spécifique , pesanteur spécifique. T. xu, p. 207.

Stalactites. Dans les pierres vitreuses, comme dans les calcaires, la pureté des congélations dépend du nombre des filtrations qu'elles ont subies, et de la ténuité des pores dans les matières qui ont servi de filtre. T.x, p. 136.

Stéatites sont ainsi dénommées parce qu'elles ont quelque ressemblance avec le suif par leur poli gras et comme onctueux au toucher. T. xi, p. 324. — Le talc domine dans la composition de ces pierres stéatites, dont les principales variétés sont les jades, les serpentines, les pierres ollaires, la craie d'Espagne, la pierre de lard de la Chine, la molybdène, auxquelles on doit encore ajouter l'asbeste, l'amiante, ainsi que le cuir et le liège de montagne. Ibid. — Toutes ces substances, quoiqu'en apparence très-différentes entre elles, tirent également leur origine de la décomposition et de l'agrégation des particules de mica; ce ne sont que des modifications de ce verre primitif plus ou moins dissous , et souvent mélangé d'autres matières vitreuses, qui, dans plusieurs de ces pierres, ont réuni les particules micacées de plus près qu'elles ne le sont dans les talcs, et leur ont donné plus de consistance et de dureté. P. 324 et 325.

Style. Le style n'est que l'ordre et le mouvement qu'on met dans ses pensées.

T. xu, p. 325. — Principales règles du style. P. 327 et 328. — Le ton n'est que la

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convenance du style à la nuance du sujet. P. 329. — Le style sublime ne peut se trouver que dans les grands sujets de la poésie, de l'histoire et de la philosophie. P. 330.

Suc pétrifiant. Origine de ce suc.

Voyez Coquilles, T. x, p. 119. — Manière dont il agit dans les pierres calcaires. Voyez Pierres calcaires. P. 120.— Le dépôt du suc pétrifiant dans les pierres calcaires, se fait par une cristallisation plus ou moins parfaite, et se manifeste par des points plus ou moins brillants, qui sont d'autant plus nombreux que la pierre est plus pétrifiée, c'est-à-dire plus intimement et plus pleinement pénétrée de cette matière spathique. P. 121.

Succin (le), qu'on appelle aussi karabé, et plus communément ambre jaune, est un bitume qui a d'abord été liquide et qui a pris sa consistance à l'air et même à la surface des eaux et dans le sein delà terre; le plus beau succin est transparent et de couleur d'or ; mais il y en a de plus ou moins opaque et de toutes les nuances de couleur, du blanc au jaune et jusqu'au brun noirâtre. T. x, p. 277. — Le succin renferme souvent des petits débris de végétaux et des insectes terrestres. Il est électrique comme la résine végétale. Il est presque uniquement composé d'huile et d'acide ; c'est un résidu des huiles animales ou végétales saisies et pénétrées par les acides, et c'est probablement à la petite quantité de fer contenue dans les succins qu'on doit attribuer leurs couleurs. P. 277 et 278. — Le succin a commencé par être liquide.

Preuve de ce fait. P. 289. — Comparaison du succin avec les résines, Ibid.

Succin; lieux où il se trouve. Célèbre minière de succin en Prusse. Sa description. T. x, p. 278 et 279. — Il est jeté par les eaux de la mer Baltique sur les côtes de la Poméranie. P. 289.

Sucre est un sel essentiel , que l'on peut tirer en plus ou moins grande quantité de plusieurs végétaux. Ses propriétés. Le principe acide de ce sel est évidemment l'acide aérien. Preuves de ce fait. T. x, p. 392-

Suspension (nouvelle) des aiguilles aimantées, imaginée par M. Coulomb. T. xi, p. 594.

Système du soleil et des étoiles fixes. Comment il se pourrait faire qu'il y eût communication d'un système à l'autre. T. ix, p. 432.

Systèmes. Nécessité des systèmes en tous sujets, et notamment en physique. T. x, p. 446 et 447.

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Paris dans les années 1670,

1671 et 1672 Réflexions sur cette table.

T. xir, p. 322 et 323.

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Paris, depuis l'année 1709 jusqu'à 1 766 inclusivement. T. xn, P. 286. — Autre table plus détaillée des naissances, mariages et morts dans la ville de Paris, depuis l'année 1745 jusqu'à l'année 1766 inclusivement. P. 287-297.

Table des enfants trouvés dans la ville de Paris, depuis l'année 1745 jusqu'en 1766. T. xu, p. 301.

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Montbard en Bourgogne , depuis l'année 1765 jusqu'en 1774 inclusivement. T. xu, p. 302.

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Flavigny en Bourgogne depuis l'année 1770, jusques et compris l'année 1774. T. xu, p. 304.

Table des naissances, mariages et morts dans le bailliage de Saulieu, en Bourgogne, pendant les années 1770, 1771 et 1772.

T. xu, p. 309.

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Semur, en Auxois, depuis l'année1770 jusques et compris 1774. T. xu, p. 303. — Autre table des naissances, mariages et morts dans plusieurs bourgs et villages du bailliage de Semur, en Auxois, depuis 1770 jusques et compris 1774. P. 306. — Autre table des naissances, mariages et morts dans le bailliage entier de Semur, en Auxois, depuis 1770 jusques et compris 1774. P. 307. — Autre table des lieux où il naît plus de filles que de garçons dans le mémo bailliage de Semur. P. 308 et 309.

TABLE DES

Table des naissances, mariages et morts dans la ville de Vitteaux en Bourgogne, depuis l'année 1770 jusques et compris l'année 1774. T. xii, p. 305.

Table de la mortalité dans la ville de Paris, comparée à la mortalité dans les campagnes, jusqu'à vingt lieues de distance de cette ville. T. xn, p. 312. —Réflexion sur cette table. P. 313 et suiv. — Table de comparaison de la mortalité en France et de la mortalité à Londres. P. 314 et suiv.

Taillis. Voyez Bois taillis et semis.

Talc est formé par l'agrégation des paillettes du mica atténuées et réunies. T. x, p. 30. — Différences du tak et du mica, lbicl.

— Différences des talcs par leurs couleurs et leur transparence : lieux où l'on les trouve. P. 31 et suiv. — Usage du talc pour les pelites fenêtres des vaisseaux. P. 32. — Différences du vrai talc d'avec celui qu'on appelle talc de fenise, craie de Briançon, etc. P. 33.

Talc, est formé par de petites parcelles de mica à demi dissoutes, ou du moins assez atténuées pour faire corps ensemble et se réunir en lames minces par leur affinité. T. xi, p. 324.

Tartre. Sa formation et ses combinaisons. T. x, p. 391. — Crème de tartre n'est pas un acide simple, mais combiné avec l'alcali végétal. Ibid.

Tartre vitriolé (le) résulte de la combinaison de l'acide vitriolique avec l'alcali végétal. T. x, p. 383.

Température. Dans tous les lieux où la température est la même, on trouve nonseulement les mêmes espèces de plantes, les mêmes espèces d'insectes, les mêmes espèces de reptiles, sans les y avoir portées , mais aussi les mêmes espèces de poissons, les mêmes espèces de quadrupèdes, les mêmes espèces d'oiseaux, sans qu'ils y soient allés. T. ix, p. 424. — La même température nourrit, produit partout les mêmes êtres. Ibid.

— De la même manière qu'on a trouvé, par l'observation de cinquante-six années successives, la chaleur de l'été à Paris, de 1026, c'est-à-dire de vingt-six degrés audessus de la congélation; on a aussi trouvé avec les mêmes thermomèties que cette

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chaleur de l'été était 1026 dans tous les autres climats de la terre, depuis l'équateur jusque vers le cercle polaire; nombre d'exemples à ce sujet. P. 448 et 449. — De ces observations résulte le fait incontestable de l'égalité de la plus grande chaleur en été dans tous les climats de la terre. P. 449. — Pourquoi la chaleur est plus grande au Sénégal qu'en aucun climat de la terre. Explication de la cause particulière qui produit! cette exception. Ibid. — L'excès de la chaleur produit par les causes locales n'étant que de 6 ou 7 degrés au-dessus de la plus grande chaleur du reste de la zone torride, et l'excès du froid produit de même par les causes locales, étant de plus de 40 degrés au-dessus du plus grand froid, sous la même latitude au nord, il en résulte que ces mêmes causes locales ont bien plus d'influence dans les climats froids que dans les climats chauds ; raisons de cette différence d'effets. P. 452 et suiv.

Température des planètes. Degrés de chaleur où elles ont passé successivement. Voyez chaleur du globe terrestre, comparée à celle de Jupiter, la lune, Mars, Mercure, Saturne et Vénus.

Température. Une seule forêt de plus ou de moins dans un pays suffit pour en changer la température. T. ix, p. 589. — C'est de la différence de température que dépend la plus ou moins grande énergie de la nature : l'accroissement , le développement et la produclion de tous les êtres organisés ne sont que des effets particuliers de cette cause générale. P. 590.

Temps. Pourquoi l'idée d'une longue suite de temps nous paraît moins distincte que l'idée d'une grande étendue ou celle d'une grosse somme de monnaie. T. ix, p. 493. — La durée du temps que nous avons assignée à l'existence des planètes et de la terre depuis leur formation est plutôt beaucoup trop courte que trop longue, et suffit à peine à l'explication des phénomènes successifs de la nature. Ibid. et suiv.

Temps. Le temps ne peut nous être représenté que par le mouvement et par ses effets, c'est-à-dire par la succession des opérations de la nature. T. x, p. 1. — Quoique la sub-

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stance du temps re soit point matérielle, néanmoins le temps entre comme élément général, comme ingrédient réel et plus nécessaire qu'aucun autre dans toutes les compositions de la matière; or, la dose de ce grand élément ne nous est point connue, il faut peut-être des siècles pour opérer la cristallisation d'un diamant, tandis qu'il ne faut que quelques minutes pour cristalliser un sel. P. 8.

Ténacité de la matière dépend en grande partie de son homogénéité, et tout alliage dans les métaux en diminue la ténacité. T. x, p. 524.

Terrains arides et stériles. Lorsqu'on aura des terres tout à fait ingrates et stériles où le bois refuse de croître, et des parties de terrains situées dans des petits vallons en montagnes, où la gelée supprime les rejetons des chênes et des autres arbres qui quittent leurs feuilles, la manière la plus sûre et la moins coûteuse de peupler ces terrains est d'y planter des jeunes pins à vingt ou vingtcinq pas les uns des autres. T. xn, p. 103. — Un bois de pins exploité convenablement peut devenir un fonds non-seulemont aussi fructueux, mais aussi durable qu'aucun autre fonds de bois. Ibid.

Terrains vulcanisés. Les îles de Portland, de Stroma, de Féroë, de Shetland, et les îles Orcades sont toutes volcaniques. T. xi, p. 527. — On voit des indices de terrains volcanisés jusque dans la Bourgogne. P. 528.

Terre. Le sphéroïde de la terre est renflé sur l'équateur et abaissé sous les pôles , dans la proportion qu'exigent les lois de la pesanteur et de la force centrifuge. Celte vérité de fait est mathématiquement démontrée et physiquement prouvée par la théorie de la gravitation et par les expériences du pendule. T. ix, p. 457 et 458. — Le globe de la terre était dans un état de fluidité au moment qu'il a pris sa forme, et cet état de fluidité était une liquéfaction produite par le feu. Preuve de cette assertion. P. 458 et suiv. — Les matières dont le globe de la terre est composé dans son intérieur sont de la nature du verre. P. 461. — La liquéfaction primitive du globe de la terre

est prouvée dans toute la rigueur qu'exige la plus stricte logique ; d'abord, à priori, par le premier fait de son élévation sur l'équateur et de son abaissement sous les pôles ; 2° ab actu, par le second et le troisième faits, de la chaleur intérieure de la terre encore subsistante ; 3° a posteriori, par le quatrième fait, qui nous démontre le produit de cette action du feu , c'est-à-dire le verre dans toutes les substances terrestres. Ibid.

— Tableau de ce qu'était la terre dans son origine et avant la chute des eaux. P. 489 et 498.

Terre. L'élément de la terre peut se convertir dans les autres éléments. T. ix, p. 68.

— Élément de la terre : ce sont les matières vitrifiables dont la masse est mille et cent mille fois plus considérable que celle de toutes les autres substances terrestres, qu'on doit regarder comme le vrai fonds de cet élément. P. 69.

Terre. L'élément de la terre entre comme partie essentielle dans la composition de tous les corps. T. x, p. 192. — Définition de la terre en général, donnée par les chimistes, est plus abstraite que réelle, et ne peut s'appliquer qu'à une terre idéale qui n'existe pas dans la nature. P. 193.

Terre limoneuse provient de la couche universelle de la terre végétale, qui s'est formée des résidus ultérieurs des animaux et des végétaux. Formation successive de cette terre ; ses différences d'avec l'argile ou les glaises : elle se fond bien plus aisément au feu que la glaise même la plus impure, et elle s'y boursoufle, au lieu que l'argile et les glaises y prennent de la retraite. T. x, p. 84. — Voyez Limon, p. 192. — La terre limoneuse est entraînée par l'infiltration des eaux à d'assez grandes profondeurs dans les fentes des argiles : observation à ce sujet. P. 197 et 198. — Elle contribue plus que toute autre à la formation des pyrites martiales. P. 198. — Elle produit, ou plutôt régénère par sécrétion le fer en grains, et l'origine primordiale de toutes les mines de celte espèce appartient à cette terre limoneuse ; néanmoins, les minières de fer en grains dont nous tirons le fer aujourd'hui ont presque toutes été transportées et

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amenées paralluvion, après avoir été lavées par les eaux de la mer. P. 199.— La lerre limoneuse est la première matrice des mines de fer en grains et des pyrites martiales : preuves à ce sujet. P. 201.

Terre vitrescible (la) est la vraie terre élémentaire qui sert de base à toutes les autres substances et en constitue les parties fixes. T. ix, p. 61 .

Terre de Cologne. Voyez Terre d'Ombre.

Terre de Guatimala. Voyez Bol rouge.

T. xi, p. 415.

Terre de Lemnos, est un bol d'un rouge foncé et d'un grain très-fin. T. xi, p. 416 et suiv. — Le bol d'Arménie ressemble assez à cette terre de Lemnos. P. 417.

Terre d'Ombre. On peut regarder la terre d'Ombre comme une terre bitumineuse, à laquelle le fer a donné une forte teinture de brun ; elle est plus légère que l'ocre et devient blanche au feu, au lieu que l'ocre y prend une couleur rougeàlre, et c'est probablement parce que cette terre d'Ombre ne contient pas à beaucoup près une aussi grande quantité de fer. T. xi, p. 456. — Il se trouve en France de la terre d'Ombre aussi bonne que la terre de Cologne. P. 457.

Terre de Patna. Voyez Bol blanc.

Terre de Vérone, est un bol qui parait avoir reçu du cuivre sa teinture verte. T. xi, p. 416.

Terre sigillée. Voyez Bol rouge. Discussion historique à ce sujet. T. xi, p. 414.

Terre végétale se présente dans deux états différents; le premier, sous la forme de terreau, qui est le détriment immédiat des animaux et des végétaux; et, le second, sous la forme de limon, qui est le dernier résidu de leur entière décomposition. T. x, p. 194. — Sur la grande couche d'argile qui enveloppe le globe, et sur les bancs calcaires auxquels cette même argile sert de base, s'étend la couche universelle de la terre végétale qui recouvre la surface entière des continents terrestres; et cette même terre n'est peut-être pas en moindre quantité sur le fond de la mer, où les eaux des fleuves la transportent et la déposent de tous

les temps, et continuellement. Ibid. — La couche de la terre végétale est toujours plus épaisse dans les lieux abandonnés à la seule nature que dans les pays habités : raison de ce fait. Ibid. — Elle est plus mince sur les montagnes que dans les vallons et les plaines, et par quelle raison. P. 195. — Cette terre est non-seuleinent composée des détriments des végétaux et des animaux,, mais encore des poussières de l'air et du sédiment de l'eau des pluies et des rosées. Ibid. — La fécondité de la terre diminue par une culture trop longtemps continuée. Ibid. — La terre végétale sert non-seule* ment à l'entretien des animaux et des végétaux, mais elle produit aussi la plus grande partie des minéraux, et particulièrement les minéraux figurés. Ibid. — Marche de la nature dans la production et la formation successive de la terre végétale. Elle n'est d'abord, et même après un grand nombre d'années, qu'une poussière noirâtre, sèche, très-légère, sans ductilité, sans cohésion, qui brûle et s'enflamme à peu près comme la tourbe ; mais, avec le temps, ces particules arides de terreau acquièrent de la ductilité et se convertissent en terre limoneuse. P. 195 et 196. — Observations qui prouvent évidemment cette vérité. P. 196 et suiv. — Comme cette terre contient une grande quantité de substances organiques, elle a des propriétés communes avec les végétaux; comme eux, elle contient des parties volatiles et combustibles; elle brûle en partie ou se consume au feu ; elle y diminue de volume et y perd considérablement de son poids ; enfin, elle fond et se vitrifie au même degré de feu auquel l'argile ne fait que se durcir; elle s'imbibe d'eau plus facilement et plus abondamment que l'argile; elle s'attache fortement à la langue, et la plupart des bols ne sont que celte même terre limoneuse, aussi pure et aussi atténuée qu'elle peut l'être : preuves de cette dernière assertion. P. 197. — La couche de terre végétale qui couvre la surface du globe est, non-seulement le trésor des richesses de la nature vivante, le dépôt des molécules organiques qui servent à l'entretien des animaux et des végétaux, mais eu-

TABLE DES MATIÈRES

core le magasin universel des éléments qui entrent dans la composition de la plupart des minéraux. Les bitumes, les charbons de terre, les bols, les ocres, les mines de fer en grains et les pyrites en tirent leur origine, et il en est de même du diamant : preuves anticipées de cette dernière assertion.

P. 208 et suiv. — Les lieux qui sont dénués de terre végétale ou limoneuse ne peuvent produire de végétaux : exemple à ce sujet. P. 209 et suiv. — Comment se forme la terre végétale sur les rochers stériles. Première origine de la terre végétale. P. 21 0 et 211. — Lorsque la terre végétale est réduite en parfait limon et en bol, elle est alors trop compacte pour que les racines des plantes délicates puissent y pénétrer. La meilleure terre pour la végétation est, après celle de jardin, celle qu'on appelle terre franche, qui n'est ni trop massive, ni trop légère, ni trop grasse, ni trop maigre, qui peut admettre l'eau des pluies, sans se laisser trop promptement cribler, et qui, néanmoins, ne la retient pas assez pour qu'elles y croupissent. P. 212. — D'où provient la diminution de la quantité de la terre végétale. Cette diminution est la plus grande dans les pays les plus habités.

Terre végétale et limoneuse, presque entièrement composée des détriments et du résidu des corps organisés, retient et conserve une grande partie de?, éléments actifs dont ils étaient animés. T. xi, p. 409. — Elle est le magasin de tout ce qui peut s'enflammer ou brûler. P. 410.

Terres composées. Leurs différentes qualités toutes relatives au mélange des matières dont elles sont formées. T. x, p. 193. — Leurs usages sont aussi multipliés que leurs propriétés sont variées. P. 193 et 194.

Terres fauves qui se trouvent dans les environs des minières de charbon de terre, ne sont que des couches de terre limoneuse. T. x, p. 205.

Terres primitives. La terre purement brute , la terre élémentaire, n'est que le verre primitif d'abord réduit en poudre et ensuite atténué, ramolli et converti en argile par l'impression des éléments humides; une

autre terre, un peu moins brute, est la matière calcaire produite originairement par les dépouilles des coquillages, et de même réduite en poudre par les frottements et par le mouvement des eaux; enfin, une troisième terre, plus organique que brute, est la terre végétale, composée des détriments des végétaux et des animaux. T. x, p. 191 et 192.

Terres simples. L'argile, la craie et le limon sont les trois terres les plus simples qui existent réellement. T. x, p. 193.

Théorie. Discussion de la théorie sur la formation des planètes, et solution des objections qu'on peut faire contre cette théorie. T. ix, p. 434 et suiv. — Autres objections contre la théorie de l'auteur sur le refroidissement de la terre. Réponses satisfaisantes à ces objections. P. 443 et suiv.

Thermomètre. Le degré de la congélation de l'eau, que les constructeurs de thermomètres ont regardé comme la limite de la chaleur et comme un terme où l'on doit la supposer égale à zéro, est au contraire un degré réel de la chaleur. Puisque c'est à peu près le point milieu entre le degré de la congélation du mercure et celui de la chaleur nécessaire pour fondre le bismuth, qui est de 190 degrés au-dessus de celui de la congélation. T. îx, p. 292. — Les thermomètres observés pendant cinquante-six années de suite ont démontré que la plus grande chaleur en été est de 26 degrés au-dessus de la congélation, et le plus grand froid de 6 degrés au-dessous, année commune.

P. 448. — Défaut dans la construction du thermomètre de Réaumur. Ibid.

Thermomètre réel , c'est-à-dire thermomètre dont les degrés pourraient marquer les augmentations réelles de la chaleur, ne peut être construit que par le moyen des miroirs d'Archimède. T. ix, p. 227 et 228. — Explication détaillée de la construction de ce thermomètre. F. 248 et 249.

Ti.nkal. Voyez Borax brut.

Tôle (la) doit être faite avec le meilleur fer. Défauts dans la fabrication ordinaire de la tôle, et manière de la fabriquer pour la rendre plus parfaite et plus durable. T. îx, p. 197.

TABLE DES MATIÈRES

Tôle. Manière de faire de la tôle de fer. T. x, p. 500.

Tombac. Mines de tombac à la Chine, au Japon et à l'île de Bornéo, sont des mines de cuivre mêlées d'une certaine quantité d'or. T. xi, p. 51.

Topazes de Bohême , ne sont que des cristaux de roche colorés de jaune. T. xi, p. 221 et 232. — Ces topazes auxquelles j'ai cru devoir donner la dénomination de cristaux-topazes, se trouvent, comme le cristal de roche, dans les climats chauds, tempérés et froids, au lieu que les vraies topazes ne se trouvent que dans les climats les plus chauds. P. 232. — La densité de ces cristaux-topazes est à très-peu près égal* à celle du cristal blanc , ils ont aussi le même degré de dureté. P. 233. — Ils perdent leur couleur et deviennent blancs comme le cristal par l'action du feu. Ibid.

Topazes et rubis du Brésil. Leur nature et leur origine sont toutes différentes de celle des rubis et topazes d'Orient. T. xi, p. 259.

— Ce sont des cristaux vitreux provenant du schorl; preuve de cette assertion. Ibid.

— La plupart des rubis du Brésil ne sont que des topazes chauffées du même pays. P. 260.

Topazi: de Saxe est, comme celle du Brésil, une pierre vitreuse que l'on doit rapporter au schorl ; leurs ressemblances et leurs différences. T. xi, p. 261 et 262. — La couleur jaune de la topaze de Saxe est toujours moins foncée que celle de la topaze du Brésil. P. 262. — Différences de dureté entre la topaze de Saxe et la vraie topaze. Ibid. — La topaze de Saxe perd sa couleur jaune au feu et y devient tout à fait blanche, au lieu que la topaze du Brésil y prend une couleur rougeàtre. P. 263.

Topazes. On en trouve qui sont moitié topazes et moitié saphirs, et d'autres qui sont tout à fait blanches. T. xi, p. 448. — La topaze d'Orient est d'un jaune vif couleur d'or ou d'un jaune plus pâle et citrin ; dans quelques-unes, et ce sont les plus belles, celle couleur vive et nette est en même temps moelleuse et comme satinée. P. 450 — Celles qui sont entièrement blanches ne laissent pas de briller d'un éclat assez vif;

cependant, il est aisé de distinguer ces topazes blanches, ainsi que les saphirs blancs, du diamant ; car ils n'en ont ni la dureté, ni l'éclat, ni le beau feu. Ibid. — Lieux où les topazes et saphirs se trouvent en plus grande quantité. P. 450 et 451. — Les topazes d'Orient ne sont jamais d'un jaune foncé. P. 45! .

Topographie de la surface du globe dans le temps primitif et immédiatement après la consolidation de la matière dont il est composé. T. ix, p. 50! etsuiv.

Torpille (la); l'anguille électrique de Surinam et le trembleur du Niger semblent réunir et concentrer dans une même faculté la force de l'électricité et celle du magnétisme. T. xi, p. 542. — S'il existait des corps aussi électriques que la torpille, et en assez grande quantité pour former de grandes masses aussi considérables que celles des mines de fer en différents endroits du globe, il est plus que probable que le cours de l'électricité générale se fléchirait vers ces masses électriques. T. xi, p. 556.

Tortues de mer (les) ne déposent leurs œufs que sur les sablea et jamais sur la vase. T. ix, p. 638.

Tourbillons, imaginés par plusieurs physiciens pour expliquer les phénomènes de l'aimant. T. xi, p. 560 et suiv. — Hypothèse de Descartes à ce sujet. P. 561 . — La force magnétique ne se meut pas en tourbillon autour du globe terrestre , non plus qu'autour de l'aimant. P. 562.

Tourmaline. La plupart des schorls, et particulièrement la tourmaline, présentent des phénomènes électriques qui ont la plus grande analogie avec ceux de l'aimant. T. xi,

Tourmaline. Sa principale propriété est de devenir électrique sans frottement, et par la simple chaleur; cette électricité que le feu lui communique , se manifeste par attraction sur l'une des faces de cette pierre, et par répulsion sur la face opposée. T. xi, p. 272 et 273. — La tourmaline perd son électricité lorsqu'elle est trop chauffée. P. 273. — La tourmaline se fond comme le schorl à un feu violent. Ibid. — Ses autres

TABLE DES MATIERES

rapports avec les schorls- P. 273 et 274. — Différentes sortes de tourmalines. P. 27 L

— Tourmalines de Ceylan, du Brésil, du Tyrol, etc. Leurs différences. P. 274 et suiv.

TiuDiTiONS (les) qui peuvent nous donner quelque idée des temps les plus anciens doivent être employées après les faits et les monuments dans les époques de la nature. T. ix, p. 457.

Transparence. Cause de la transparence ; le poliment dans les corps opaques peut être regardé comme le premier degré de la transparence. T. ix, p. 281 et 282.

Transparence. Dans les matières vitreuses produites par le feu primitif, plus il y a de transparence, et plus il y a de dureté; au lieu que, dans les matières calcinables, formées par l'intermède de l'eau, la transparence indique la mollesse. T. x, p. 45.

Transparence. Les affections et modifications que la lumière prend et subit en pénétrant les corps transparents sont les plus sûrs indices que nous puissions avoir de la structure intérieure de ces corps, de l'homogénéité plus ou moins grande de leur substance, ainsi que des mélanges dont ils sont souvent composés T. xi, p. 363. — 11 faut distinguer dans la lumière réfractée par les corps transparents, deux effets différents : celui de la réfraction et celui de la dispersion de cette même lumière ; ces deux effets ne suivent pas la même loi, et paraissent être en raison inverse l'un à l'autre. P. 427. — Le jeu des couleurs qui provient de la dispersion de la lumière est plus varié dans les strass ou verres de plomb ou d'antimoine que dans le diamant , mais ces couleurs des strass n'ont que très-peu d'intensité en comparaison de celles qui sont produites par la réfraction du diamant. Ibid.

Transparence et opacité de la matière; de quelle cause elles dépendent. T. x, p. 526.

— La disposition qui opère la transparence dans les corps s'oppose en général à la ténacité. Ibid. — Autre cause de la transparence et de l'opacité. P. 527.

Trapp. Voyez Pierres de corne. T. x, p. 186.

Tuas. C'est auprès d'Andernach que les Hollandais font leur approvisionnement de

(ras, qui n'est qu'un basalte facile à broyer» T. xi, p. 530.

Tremblements de terre. Principales causes des tremblements de terre , l'électri* cité souterraine, l'éruption des volcans et l'écroulement des cavernes. T. ix, p. 530 ot et suiv. — Leui direction est dans le sens des cavités souterraines, et leur mouvement se fait sentir quelquefois à de très-grandes distances. P. 531. — Il y a eu des tremblements de terre longtemps avant l'éruption des volcans, et ces premiers tremblements de terre ont été produits par l'écroulement des cavernes qui sont à l'intérieur du globe. P. 535. — Description détaillée de leurs effets. Ibid. et suiv.

Tremblement de terre. C'est au fluide électrique , qui peut parcourir en un instant l'espace le plus étendu, que l'on doit rapporter les tremblements de terre qui se font sentir presque dans le mèiriL' moment à de très-grandes distances. T. xi, p. 525. — On a vu souvent l'aiguille aimantée soumise à de grandes irrégularités dans ses variations après les tremblements de terre. P. 598.

Trempe. Différents effets de la trempe sur la fonte, le fer et l'acier, selon les différentes nuances et les différents degrés de celte trempe. T. ix, p. 337. — Expériences à ce sujet. Ibid. et suiv.

Trempe. Effet de la trempe sur le fer et l'acier. T. x, p. 509. — La trempe à l'eau froide rend le fer cassant : exemple à ce sujet. Ibid.

Trempe du bois. T. x, p. 511 et 512.

Trépidations. L'inclinaison et la déclinaison sont sujettes à des trépidations presque continuelles. T. xi, p. 599.

Tripoli. Ce nom vient de Tripoli, en Barbarie, d'où cette matière était envoyée avant qu'on en eût découvert en Europe. C'est une argile très-fine, mêlée de particules aussi fines de grès, ce qui lui donne la propriété de mordre assez sur les métaux pour les polir. T. xi, p. 495. — Sa description, ses qualités et ses couleurs. Ibid. — Lieux où on trouve du tripoli. P. 495 et suiv. — Description de la carrière de tripoli à Poligny, près de Rennes en Bretagne. P. 495 (note b). — Le tripoli doit son origine à la

décomposition des pierres quartzeuses mêlées de ter. P. 497.

Tuf. Formation du tuf par la décomposition des marnes; leur gisement au pied des montagnes. T. x, p. 108 et 109. — Leur formation par la filtration des eaux. P. 125.

Turquoises. Le nom de ces pierres vient probablement de ce que les premières qu'on a vues en France ont été apportées de Turquie ; cependant, ce n'est point en Turquie, mais en Perse qu'elles se trouvent abondamment. T. xi, p. 373. — Turquoises de deux qualités ; les premières se nomment turquoises de vieille roche, et sont d'un beau bleu ; celles de la nouvelle roche sont d'un bleu pâle ou verdàtre. P. 374. — Différents lieux où se trouvent les turquoises. Ibid.— Turquoises colorées par la nature et turquoises colorées par l'action du feu : cellesci sont plus communes et se trouvent même en Fiance ; mais elles n'ont ni n'acquièrent jamais la belle couleur des premières. Ibid.

— L'origine des turquoises sont les os, les défenses, les dents des animaux terrestres et marins qui se convertissent en turquoises lorsqu'ils sont à portée de recevoir avec le suc pétrifiant la teinture métallique qui leur donne la couleur; et, comme le fond de la substance des os est une matière calcaire, on doit les mettre au nombre des produits de cette même matière. P. 375. — Os d'animaux trouvés en Languedoc, en 1628, qui ont pris au feu la couleur des turquoises. Ibid. — Discussion historique à ce sujet. P. 375 et suiv. — Grande turquoise de douze pouces de long, de cinq de large et de deux d'épaisseur. Sa description. P. 376 et 377. — Différences dans la dureté des turquoises; causes de ces différences. P. 377.

— On doit présumer qu'il peut se former des turquoises dans tous les lieux où des os plus ou moins pétrifiés auront reçu la teinture métallique du fer ou du cuivre. Ibid. — Main d'une femme convertie en turquoise, qui est au Cabinet du Roi, et qui a été trouvée à Clamecy, en Nivernais; cette main n'a point subi l'action du feu. Ibid.

Thtunac. Le métal qu'on appelle aux Jndes orientales tutunac, est probablement

TABLE DES MATIÈRES

un alliage d'étain et de bismuth. T. xi, p. 73.

Tuyère. Pièce de cuivre ou de fer qui sert à diriger le vent dans l'intérieur des fourneaux de forges. T. ix, p. 201.

Tympe. C'est ainsi qu'on appelle une pièce

de fer ou de pierre qu'on pose sur le creuset

du côté de l'ouverture par où l'on coule la

matière dans les grands fourneaux à fondre

la mine de fer. T. îx, p.

Univers. L'étendue de l'univers paraît être sans borne , et le système solaire ne fait qu'une province de l'empire universel du Créateur, empire infini comme lui. T. ix, p. 429.

Vaisseaux. Mâture des vaisseaux : il faudrait faire écorcer et sécher sur pied les sapins que l'on emploie à la mâture des vaisseaux; et à l'égard des pièces courbes qu'on emploie à la construction des vaisseaux , il vaut mieux les prendre d'arbres de brin de la grosseur nécessaire pour faire une seule pièce courbe, que de scier ces courbes dans de plus grosses pièces. Preuve par l'expérience. T. xii, p. 107.

Vaisseaux. Moyen fort aisé par lequel on pourrait voir à l'œil simple sans lunettes, les vaisseaux sur la mer d'aussi loin que la courbure de la terre le permet, c'est-à-dire à sept ou huit lieues. T. ix, p. 259. — Ce moyen consiste à supprimer l'effet de la lumière intermédiaire. P. 259 et 260.

Vallons (les) commencent ordinairement par une profondeur circulaire, et de là ils vont toujours en s'élargissant à mesure qu'ils s'éloignent du lieu de leur naissance. T. ix, p. 538.

Vapeurs. Concrétions quartzeuses produites par les vapeurs dans l'intérieur de la terre : exemples à ce sujet. T. x, p. 19 et 20.

Variations dans la direction de l'aimant. Les unes s'opèrent par des oscilla-

TABLE DES MATIÈRES

tions momentanées et passagères, produites par les différents états de l'air, etc. Les autres dépendent de causes plus constantes, quoique également accidentelles. T. xi, p. 550.— Les grandes variations du magnétisme ont une marche progressive du nord à l'est, ou à l'ouest dans certaines périodes de temps. Ibid.

Végétal (le) convertit réellement en sa substance une grande quantité d'air, et une quantité encore plus grande d'eau ; la terre fixe qu'il s'approprie et qui sert de base à ces deux éléments est en si petite quantité qu'elle ne fait pas la centième partie de sa masse. T. ix, p. 61 et 62.— Le filtre végétal ne peut produire qu'une petite quantité de pierres, tandis que le filtre animal en produit une immense quantité. P. 61.

Végétaux. Le fond des végétaux, des minéraux et des animaux n'est qu'une matière vitrescible ; car tous leurs résidus, tous leurs détriments peuvent se réduire en verre.

T. ix, p. 461. — Les espèces de végétaux qui couvrent actuellement les terres du midi de notre continent ont autrefois existé dans les contrées du Nord. Preuves de ce fait, tirées des monuments et des observations. P. 558.

Végétaux (les) ont un degré de chaleur propre; expérience qui le prouve. T. ix, p. 46 et suiv.

Végétaux. Décomposition des végétaux et des animaux. Il y a une très-grande différence dans la manière dont s'opère la décomposition des végétaux et des animaux à l'air ou dans l'eau : exposition de ces différences. T. x, p. 4 98 et 199.

Vents des sovjjlets. Conduite du vent dans les grands fourneaux à fondre les mines de fer. T. îx, p. 325.

Vents (les) souterrains peuvent électriser les substances conductrices. T. xi, p. 524.

Vénus {planète de). Si Vénus était de même densité que la terre, elle se serait con. solidée jusqu'au centre en 2744 ans, refroidie à pouvoir en toucher la surface en 32027 ans, et à la température actuelle de la terre en 69933 ans ; mais comme sa densité est à celle de la terre : : 1270 : 1000, elle ne s'est censolidée jnsqu'au centre qu'en 3484 ans

H, refroidie au point d'en pouvoir toucher la surface en 40674 ans, et enfin à la température actuelle de la terre en 88815 ans. T. ix, p. 350 et 331. — Recherches sur la perte de la clialeur propre de cette planète, et sur la compensation à cette perte. P. 365 et suiv. — Cette planète jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, dans l'année 91643 de la formation des planètes. P. 366. — Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à Vénus se trouvera égale à la chaleur propre de cette planète, ne se trouvera que dans l'année 175924 de la formation des planètes. Ibid. — Cette planète a été la onzième (erre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 41969, et y durera jusqu'à l'année 228540 de la formation des planètes. P. 423. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur la planète de Vénus. P. 427.

Vehge de fer crénelée. Sa fabrication et son usage. T. ix, p. 1 93.

Vérités. Il y a des vérités de différents genres, des certitudes de différents ordres et des probabilités de différents degrés. Toutes les vérités mathématiques se réduisent à des vérités de distinction. T. x» ,

Verre (le) pesé chaud couleur de feu, perd en se refroidissant 5'; de son poids. T. ix, p. 298. — Expériences sur le temps de la consolidation du verre. P. 303. — Il se consolide plus promptement que la fonte de fer. Ibid.

Verre (le) en poudre se convertit en peu de temps en argile, seulement en séjournant dans l'eau, T. îx, p. 512. — Preuves que toutes les matières terrestres ont le verre pour base et peuvent ultérieurement se réduire en verre. P. 599.

Verre (le) est le terme ultérieur auquel on peut réduire, par le feu, toutes les substances terrestres. II est la base de ces mêmes substances. T. ix, p. 61 . — Il est la substance la plus ancienne delà terre. P. 69.— Le verre fait ressort et peut plier jusqu'à un certain point sans rompre. Une glace de deux ou trois lignes d'épaisseur peut plier d'environ un pouce par pied. P. 261.

TABLE DES MATIÈRES

Verre d'une très-grande transparence.

T. îx, p. 208 et suiv. — Comparaison de la transparence de ce verre avec la transparence des glaces de Saint-Gobain. P. 269.— Composition de ce verre, lbid. — Difficulté fie fondre le verre en grande masse épaisse. P. 271.

Verre fossile de Moscovie. Voyez Talc.

Verres primitifs. Comment se sont formés les verres primitifs, desquels toutes les matières vitreuses firent leur origine. T. x, p. 9. — Le quartz et les autres verres produits par le feu primitif sont très-difïérents des basaltes ou des laves, produits par le feu des volcans. P. -11, — Le quartz, le jaspe et le mica sont les trois premiers verres primitifs et en même temps les matières les plus simples de la nature. Le feldspath et le schorl sont les deux derniers verres primitifs; ils sont moins simples et beaucoup plus fusibles que les trois premiers : raison de cette différence. P. 12 et 13. — Objections au sujet de la nature des verres primitifs et réponses à ces objections. P. 1 i et suiv. — Le quartz, le jaspe, le mica, le feldspath et le schorl sont les cinq verres produits par le feu primitif; en les combinant deux à deux, ils ont pu former dix matières différentes; combinés trois à trois, ils ont pu former encore dix autres matières; et, combinés quatre à quatre ou tous les cinq ensemble, ils ont encore pu former cinq matières différentes : et, en général, toutes les matières vitreuses ont été produites par leur mélange ou par la combinaison de leurs détriments. P. 24 et 23.

Vert-de-gris ou Verdet, est une espèce de rouille qui pénètre dans l'intérieur du cuivre et, avec le temps, en détruit la cohérence et la texture. T. xi, p. 29.

Vert de montagne. Comment il est produit par la décomposition du cuivre. T. xi, P. 28. — Voyez Chrysocolle.

Vertu magnétique. Il suffit de changer la situation respective des parties constituantes d'une masse ferrugineuse , pour faire évanouir la vertu magnétique. T. xi, p. 569.— On peut sans aimant ni fer aimanté exciter dans le fer la vertu magnétique à un très-haut degré. P. 583.

Vibrations. L'aiguille aimantée est presque toujours agitée par de petites vibrations, dont l'étendue est au moins aussi variable que la durée. T. xi, p. 594. — Imperfection des observations faites jusqu'à présent relativement à ces vibrations, ainsi qu'à la déclinaison de l'aiguille. P. 594 et 595.

Vignes. Quelques moyens d'y prévenir et tempérer les effets de la gelée. T. xn, p. 137 et suiv.

Vitesse de la lumière (la) est la plus grande qui nous soit connue, car la lumière fait 80 mille lieues en une seconde. T. ix, p. 1 0.

Vitesse des planètes et des comètes (la) est aussi très-grande. T. ix,p. 10.

Vitrescible. Matières vitrescibles suivent dans leur refroidissement l'ordre de la densité. T. îx, p. 163 et 164.

Vitrifiable. Matières vitrifiables; origine et gradation du gisement et de la formation des matières vitrifiables. T. ix, p. 70.

Vitrification générale du globe. Comparaison de cette vitrification avec celle qui s'opère sous nos yeux par le feu des volcans; avec les différences de leurs produits. T. x, p. 10 et 11.

Vitriol. On a donné le nom de vitriol à trois sels métalliques, formés par l'union de l'acide vitriolique avec le fer, le cuivre et le zinc. Et l'on pourrait, sans abuser du nom, l'étendre à toutes les substances dans lesquelles la présence de l'acide vitriolique se manifeste d'une manière sensible. Ces trois vitriols se trouvent dans le sein de la terre, mais en petite quantité, et il paraît que ce sont les seules matières métalliques que la nature ait combinées avec cet acide. T. x, p. 363.

Vitriol de cuivre. Le vitriol de cuivre ou couperose bleue, se trouve dans les mines de cuivre. P. 367.— Manière de tirer ce vitriol des mines de cuivre, et d'en faire avec les débris du cuivro. Ibid.

Vitriol de fer. Les mines de vitriol de fer ou couperose verte, se trouvent dans les mines de fer, où l'eau chargée d'acide vitriolique a pu pénétrer. T. x, p. 364. — On tire aussi ce vitriol des pyrites martiales, en les décomposant par la calcination et par

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l'humidité. Ibid. — Manière dont se fait cette extraction du vitriol. Ibid.— Il y en a des mines en France et en Italie. P. 366 et 367.

Vitriol de zinc. Le vitriol de zinc ou couperose blanche, se trouve dans les mines de zinc ou de calamine. T. x, p. 368.

Vitriols dont la base est terreuse. Pris généralement, ils peuvent se réduire à deux; le premier est l'alun , et le second est le gypse. T. x, p. 369.

Volcans. Il n'existait aucun volcan en action avant l'établissement des eaux sur la surface de la terre, et ils n'ont commencé d'agir, ou plutôt ils n'ont pu prendre une action permanentequ'aprèsleurabaissement.

T. ix, p. 528. — Volcans terrestres et volcans sous-marins ; différences dans leurs effets. P. 528 et 529. — Le volcan sous-marin ne peut agir que par instants, et un volcan terrestre ne peut durer qu'autant qu'il est voisin des eaux. P. 529. — Tous les volcans qui sont maintenant en travail, sont situés près des mers. Ibid. — Les feux des anciens volcans sont devenus plus tranquilles depuis la retraite des eaux; néanmoins plusieurs continuent de brûler, mais sans faire aucune explosion ; et c'est là l'origine de toutes les eaux thermales, des bitumes coulants et des huiles terrestres. P. 531 — Raison pourquoi les volcans sont situés dans les montagnes. P. 53 1 et suiv. — Ceux qui sont actuellement agissants s'éteindront dans la suite des siècles. P. 532. — Les volcans, par leurs éruptions, ont recouvert de déblais tous les terrains qui les environnent. P. 535.

Volcans (les) éteints ou actuellement agissants forment de larges bandes qui s'étendent autour du globe dans plusieurs directions. T. xi, p. 526. — Auprès d'Edimbourg, les volcans semblent avoir trouvé des bornes qui les ont empêchés d'entrer dans l'Angleterre proprement dite. P. 527. — Les volcans des environs de Naples, et de la terre de Labour, comme tous les autres volcans, semblent éviter les montagnes primitives, quartzeuses et granitiques, qui sont, par leur nature vitreuse, imperméables au fluide électrique. P. 529 et 530. — Les volcans et surtout ceux qui sont actuellement

agissants, portent sur des cavités dont la capacité ?st au moins égale au volume de leurs projections. P. 531.— Les premiers et plus anciens volcans n'ont été, pour ainsi dire, que des explosions momentanées.

P. 533. — On doit distinguer deux sortes de volcans ; les premiers produits par l'électricité souterraine, et les seconds alimentés par les substances combustibles. P. 534. — Les premiers volcans ont laissé des cratères, autour desquels se trouvent des matières fondues par les foudres. Ibid. — Parmi les causes accidentelles, les plus puissantes pour changer la direction de l'aimant, sont l'éruption des volcans, et les torrents de laves et de basaltes qui occupent souvent de trèsgrandes étendues à la surface de la terre. P. 557.,

Volcans. Tableau de l'effet des volcans. T. x, p. 299. — Origine et cause des volcans. P. 302 et 303.

Volcans. Chrysolithe des volcans, sa description. T. xi, p. 485 et suiv. — Schorls et grenats volcaniques; leur description et leur altération par le feu des laves en fusion. P. 486. — Cristaux de roche, améthystes, hyacinthes des volcans n'ont été que peu ou point altérés par le feu de la lave en fusion. Ibid. — Toutes les matières volcaniques, basaltes, laves et laitiers se réduisent à la longue en terre argileuse par l'impression des éléments humides. P. 489 et 490. — Produits salins par le feu des volcans, et que l'on peut recueillir dans les matières vulcanisées. P. 490 et suiv.

Volcans éteints. Anciens volcans de l'Auvergne, du Velay, du Vivarais et du Languedoc ; observations sur les matières qu'on y trouve. T. x, p. 318 et suiv.

Volcans éteints. On pourrait compter cent fois plus de volcans éteints que de volcans actuellement agissants. T. ix, p. 529. — Les volcans éteints sont placés dans le milieu des terres, ou tout au moins à quelque distance de la mer. Ibid.

Volcans [matières volcaniques). Prenant en général toutes les matières rejetées par les volcans, il se trouvera dans leur quantité un certain nombre de substances qui n'ont pas changé de nature ; le quartz,

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les jaspes et les micas doivent se rencontrer dans les laves, sous leur forme propre ou peu altérée ; le feldspath, le schorl, les porphyres et granités peuvent s'y trouver aussi, mais avec de plus grandes altérations, parce qu'ils sont plus fusibles ; les grès et les argiles s'y présenteront convertis en poudres et en verres ; on y verra les matières calcaires calcinées, le fer et les autres métaux sublimés en safran, en litharge ; les acides et alcalis devenus des sels concrets ; les pyrites converties en soufre vif ; les substances organisées végétales ou animales, réduites en cendres. T. x, p. 301 et 302. — On y trouvera aussi des productions formées par l'eau ; les laves et les basaltes ont leurs stalactites. P. 303. — Exposition particulière des différentes sortes de matières volcaniques. P. 304 et suiv.— Difficulté de distinguer les matières produites par le feu des volcans, de celles qui ont été formées par le feu primitif, ou par l'intermède de l'eau. P. 305 et suiv.— Brèches volcaniques ou marbres composés de laves et de matières calcaires. P. 310.

Volcans éteints. On peut reconnaître des volcans éteints en Bretagne, et les suivre dans une partie du Limousin, et en Auvergne, où se sont faites de fortes éruptions. T. xi, p. 527. — La plupart des volcans éteints n'ont pu être produits que par les foudres de l'électricité souterraine. P. 530.— Tous les volcans produits par les tonnerres souterrains, n'ont exercé leur action que sur les schistes, les argiles, les substances calcaires et métalliques, et les autres matières de seconde formation, et conductrices de l'électricité. Ibid. — Divers degrés de conservation de leurs cratères. P. 532.— La plupart des volcans éteints doivent être rapportés aux premières époques des révolutions du globe après sa consolidation, pendant lesquelles ils n'ont agi que par moments. P. 534.

Volfran, est la plus pesante des concrétions du fer produites par l'intermède do l'eau ; cause de cette grande pesanteur. La pyrite arsenicale qui en approche le plus est le mispickel. Le volfran est aussi dur que dense, c'est un schorl mêlé d'arsenic et d'une assez grande quantité de fer décom-

posé par l'eau, parce qu'il n'est point attirable à l'aimant. Description du volfran, il y en a de plusieurs sortes. Le tungstein des Suédois est une de ces sortes. T.xi, p. 460.

Vermeille, est un rubis dont le rouge est mêlé d'orangé. T. xi, p. 424 et 444. — Différence de la vermeille, de l'hyacinthe et du grenat. P. 447.

Vermillon. Les Romains faisaient grand cas du vermillon, et tiraient tous les ans d'Espagne environ dix mille livres de cinabre, et les anciens Péruviens employaient aussi le cinabre pour faire du vermillon, et ne connaissaient pas le mercure avant l'arrivée des Espagnols dans leur pays. T. xi, p. 140.

Vernis, couleur d'or. T. x, p. 543 et 544.

Zéolite. Les anciens n'ont fait aucune mention de cette pierre ; elle se trouve en grande quantité dans l'île de Féroë. Il ne faut pas confondre la vraie zéolite avec une autre pierre à laquelle on a donné le nom de zéolite veloutée, et qui n'est qu'une pierre calaminaire. T. xi, p. 390. — Description et propriétés de la vraie zéolite. Ibid. — Différentes sortes de zéolites et leurs différentes propriétés. Ibid et suiv. — La zéolite n'a pas été produite par le feu, mais par l'intermède de l'eau, qui réside toujours dans sa substance en certaine quantité. P. 391. — Différents lieux où l'on trouve des zéolites. P. 392.

Zinc. Ce demi-métal se tire également de la pierre calaminaire et des blendes. T. xi, p. 143. — Comparaison de cette pierre calaminaire et des blendes. P. 143 et 144. — Le zinc existe non-seulement dans la pierre calaminaire et les blendes, mais encore dans plusieurs mines de fer. P. 1 44. — La formation des mines de zinc est postérieure à celle des autres mines métalliques, et même postérieure à leur première décomposition. Ibid. — Le zinc est très-volatil, il ne se trouve dans aucune mine primordiale des métaux. P. 144 et 145. — Manière de tirer le zinc des blendes et de la pierre calami-

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naire. P. 145. — Lieux où l'on trouve des minières de pierre calaminaire. P. 145 et suiv. — Le zinc s'emploie rarement pur, et n'est pas même si propre à faire du cuivre jaune ou du laiton que la pierre calaminaire. P. 146. — Manière dont se fait le laiton ou cuivre jaune avec le cuivre rouge et la pierre calaminaire. Ibid. — Le zinc est nonseulement très-volatil , mais très-inflammable. P. 147. — Moyen d'obtenir le zinc dans sa plus grande pureté. P. 148. — Propriétés naturelles du zinc, ses conformités et ses différences avec l'étain. P. 1 48 et suiv. — Fleurs de zinc. Conversion de la chaux de zinc en verre couleur d'aigue-marine. P. 150 et 151. — Le zinc en fusion, et sous sa forme propre, s'allie avec tous les métaux et minéraux métalliques, à l'exception du bismuth et du nickel. P. 151. — Alliage du zinc avec les métaux, il les rend tous aigres et cassants. Ibid. — Amalgame du zinc avec le mercure est différent des autres amalgames. Ibid. — La chaux du zinc est très-difficile à réduire et conserve mieux sa blancheur que la céruse ou chaux de plomb,

Il parait donc que le blanc de zinc serait préférable au blanc de plomb dans la peinture. P. 151 et 152. — Le vitriol de zinc est blanc et se trouve assez souvent dans le sein de la terre. P. 152.

Zinc, ne se trouve qu'en concrétions puisqu'on ne le tire que de la pierre calaminaire ou des blendes. 11 n'a été formé par la nature qu'après toutes les autres substances métalliques. Raison de cet effet. T.xi, p. 479. — Plusieurs mines de fer de dernière formation contiennent beaucoup de zinc, et c'est par son affinité avec le fer que la substance du zinc, qui est volatile et inflammable, s'est fixée. Preuve de cette assertion. P. 479 et 480. — Régule de zinc est plus ou moins attirable à l'aimant. P. 480.

Zone (la) incendiée par les feux souterrains a pris une double direction en partant d'Antibes. T. xi, p. 528.

Zonetomude. Le fer, tenu verticalement, acquiert plus promptcment et en plus grande mesure la vertu magnétique dans les zones tempérées et froides que dans la zone torride. T. xi, p. 578.

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