‹ Œuvres complètes avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier, reviser et annotées (volume 2)Chapitre 102 sur 111 · DANS LES QUATRE DERNIERS VOLUMES · texte numérisé non relu

DANS LES QUATRE DERNIERS VOLUMES

Absolu. Il n'y a rien d'absolu dans la nature, rien de parfait, rien d'absolument grand, rien d'absolument petit, rien d'entièrement nul, rien de vraiment infini. T. ix, p. 9.

Abstraction. Difficultés que les abstractions produisent dans les sciences. T. xii, p. 202. — Utilité de ces mêmes abstractions. P. 204 et suiv.

Acide aérien. Décompose la surface des cailloux exposés aux impressions de l'air, et convertit, avec le temps, toutes les pierres vitreuses en terre argileuse. T. xi, p. 321 .

Acide aérien (Y), auquel les chimistes récents ont donné le nom à'acide méphitique, n'est que de l'air fixe, c'est-à-dire de l'air fixé par le feu ; c'est l'acide primitif ou le premier principe salin. Preuve de cette assertion. Par son union avec la terre vitreuse, il a pris plus de masse et acquis plus de puissance, et il est devenu acide vitriolique. T. x, p. 349. — Ce même acide aérien, par son union avec les substances métalliques, a formé l'acide arsenical ou l'arsenic; et ensuite, par son union avec les matières calcaires, cet acide aérien a formé l'acide marin, et enfin ce même acide aérien est entré dans la composition de tous les corps organisés, et se combinant avec leurs principes, il a formé, par la fermentation, les acides animaux et végétaux, et l'acide nitreux par la putréfaction de leurs détriments. Ibid. — Effets do l'acide aérien

sur toutes les substances métalliques terreuses, végétales et animales, et sur l'eau, ainsi que les autres liquides. P. 350. — 11 est non-seulement le seul et vrai principe de tous les acides, mais aussi de tous les alcalis, tant minéraux que végétaux et animaux. Ibid. — 11 altère tous les sucs extraits des végétaux, il produit le vinaigre et le tartre, il forme dans les animaux l'acide auquel on a donné le nom d'acidephos' phorique. — Il produit aussi tous les acides des végétaux. P. 351 . — Preuves particulières que l'acide aérien est l'acide primitif, et qu'il a existé le premier. P. 358. — Combinaisons de l'acide aérien avec les matières solides et liquides, et son union avec les substances animales et végétales. P. 388 et 389.

Acide animal (1') appartient aux végétaux comme aux animaux. Preuves de cette assertion. T. x, p. 352. — Cet acide, de même que celui que l'on tire des végétaux, provient de l'acide aérien. P. 390. — Les propriétés les mieux constatées et les plus évidentes de l'acide animal sont les mêmes que celles de l'acide végétal, et démontrent suffisamment que le principe salin est le même dans les uns et les autres; c'est également l'acide aérien différemment modifié par la végétation ou par l'organisation animale. P. 393.

Acide du vinaigre. Sa formation, ses propriétés, sa concentration. T. x, p. 390.

Acide marin. Propriétés qui le distin-

guent des autres acides minéraux. T. x, p. 398 et 399. — Ses différentes combinaisons. P. 399. — Ses rapports avec l'acide vitriolique et l'acide nitreux, et ses combinaisons avec différentes matières. P. 423 et 424.

Acide nitreux. Ses rapports avec l'acide vitriolique et l'acide marin, et ses autres propriétés. La pesanteur spécifique de l'acide nitreux n'est que de moitié plus grande que celle de l'eau pure. L'acide aérien réside en grande quantité dans l'acide nitreux. Preuve de cette assertion. T. x, p. 425. — Ses ressemblances avec l'acide sulfureux, et ses différences avec l'acide vitriolique. P. 426 et 427. — Raison pourquoi, en présentant le phlogistique à l'acide du nitre, il ne se forme point de soufre nitreux.

Acide phosphorîque. C'est le nom que les chimistes récents ont donné à l'acide qu'ils ont tiré, non-seulement de l'urine et des excréments, mais même des os et des autres parties solides des animaux ; il tire sa première origine de l'acide aérien. T. x, p. 393.

Acide sulfureux volatil. Sa différence avec l'acide vitriolique fixe. 11 paraît être l'une des nuances que la nature a mises entre l'acide vitriolique et l'acide nitreux. T. x, p. 370 et 371 .

Acide végétal. Son origine. T. x, p. 390.

— Ses propriétés, qui sont les mêmes que celles de l'acide animal. P. 393.

Acide vitriolique, raison pourquoi cet acide n'agit point sur les substances vitreuses. T. x, p. 358. — Ses qualités, ses rapports et sa nature. Sa substance est composée d'air et de feu unis à la terre vitt ifiable, et à une très-petite quantité d'eau qu'on lui enlève aisément par la concentration. P. 362.

— Matières dont on tire l'acide vitriolique. P. 362 et 363. — Cet acide est le plus fort et le plus puissant de tous les acides; il a saisi les terres argileuses et les matières calcaires, et il se manifeste dans les premières sous la forme d'alun, et dans les dernières sous la forme de sélénite. P. 383. — Ses différentes combinaisons avec les alcalis et avec la magnésie. P. 383 et 384. — Combinaisons de l'acide vitriolique avec les huiles,

et formation des bitumes, dans lesquels cet acide est toujours pleinement saturé. P. 385. — Raison pourquoi on ne trouve nulle part cet acide dans son état de pureté et sous sa forme liquide ; lorsqu'il est bien déphlegmé il pèse spécifiquement plus du double de l'eau. P. 389.

Acides (les) viennent en grande partie de la décomposition des substances minérales ou végétales. Preuve de cette assertion. T. ix, p. 28. — Ils ne doivent leur liquidité qu'à la quantité d'air et de feu qu'ils contiennent. P. 63. — Contiennent toujours une certaine quantité d'alcali.

Acides et Alcalis. Il y a plus de terre et moins d'eau dans les alcalis, et plus d'eau et moins de terre dans les acides. T. ix, p. 63.

Acides nitreux (les) contiennent une grande quantité d'air et de feu fixes. T. ix, p. 28.

Acides. Tous les acides, de quelque espèce qu'ils soient, peuvent être convertis en acide aérien, et cette conversion doit être réciproque et commune ; de sorte que tous les acides ont pu être formés par l'acide aérien, puisque tous peuvent être ramenés à la nature de cet acide. T. x, p. 361.

Acides et Alcalis. La production des acides et des alcalis, a nécessairement précédé la formation des sels, qui tous supposent !a combinaison de ces mêmes acides ou alcalis, avec une matière terreuse ou métallique, laquelle leur sert de base et contient toujours une certaine quantité d'eau qui entre dans la cristallisation de tous les sels. T. x, p. 359.

Acides. Le fer dissous par les acides, cesse d'être attirable à l'aimant , mais il reprend cette propriété lorsqu'on fait exhaler ces acides par le moyen du feu. T. xi, p. 573.

Acier. On peut faire de l'acier de la meilleure qualité sans employer du fer comme on le fait communément, mais seulement en faisant fondre la mine à un feu long et gradué. Preuve de cette vérité par l'expérience. T. ix, p. 313 et suiv.

Acier. Manière de faire l'acier par la cémentation du fer. T. x, p. 502. — Pour faii u

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du bon acier par la cémentation, il ne faut employer que des fers de la meilleure qualité. Ibid. — On doit distinguer des aciers de deux sortes ; le premier, qui se fait avec la fonte de fer ou avec le fer même, et sans cémentation ; le second, que l'on fait avec le fer en employant un cément. P. 503. — Manière de faire de l'acier en Carinthie et en Styrie. Autre manière de faire de l'acier avec la fonte de fer. P. 504. — Détail des opérations nécessaires pour convertir le fer en acier par la cémentation. P. 506 et suiv.

— Remarques et observations sur le fer converti en acier par la cémentation. P. 508.

— Les bandes de fer devenues acier par la cémentation, sont spécifiquement plus pesantes qu'elles ne l'étaient avant la cémentation. Et ce surplus de pesanteur spécifique provient du feu même qui se fixe dans le fer cémenté. P. 509.

Acier damasquiné , erreur à ce sujet.

Comment se fait l'opération par laquelle on damasquine les aciers. T. x, p. 513.

Acier fondu; sa description et ses propriétés. Difficulté dans le travail et l'emploi de cet acier. T. x, p. 512.

Acier trempé; effet de la trempe sur le fer et l'acier. T. x, p. 509. — L'acier trempé au suif ou à la graisse, est moins sujet aux cassures que l'acier trempé à l'eau froide. P. 510.— Étant trempé très-dur, c'est-à-dire, à l'eau froide, il est très-cassant. P. 51 1 .

Acier. L'acier, qui est le fer le plus épuré, reçoit plus de force magnétique, et la conserve plus longtemps que le fer ordinaire. T. xi, p. 581 . — On peut faire avec l'acier des aimants artificiels aussi puissants, aussi durables que les meilleurs aimants naturels. P. 582. — Un aimant bien armé donne à l'acier plus de vertu magnétique qu'il n'en a lui-même. Ibid.

Affinités. Le degré d'affinité de l'air avec l'eau dépend en grande partie de celui de sa température ; ce degré, dans son état de liquidité, est à peu près le même que celui de la chaleur générale à la surface de la terre. T. ix, p. 56. — Les degrés d'affinité dépendent absolument de la figure des parties intégrantes des corps. P. 65.

Affinités chimiques (les) n'ont point

d'autres principes que celui de l'attraction universelle commune à toute la matière.

Cette grande loi toujours constante, toujours la même, ne paraît varier que par son expression; qui ne peut être la même dès que la figure des corps entre comme élément dans leur distance. T. ix, p. 43.

Agate. Les agates et cailloux herborises n'ont pas une aussi grande densité que les agates et cailloux qui ne présentent point d'herborisations. T. xi, p. 319 et 320.

Agates Le fond de leur substance est de la même essence que celle du quartz. T. xi, p. 281 . — Elles sont produites par le sédiment de la stillation des eaux. P. 282. — Agates en grand volume, leur formation.

P. 282 et 283. — Variétés dans les couleurs et dans la disposition des lits dont sont composées les agates. P. 282. — Elles se trouvent dans toutes les parties du monde, et dans tous les terrains où le quartz domine. P. 284. — La pesanteur spécifique des agates en général est un peu moindre que celle du cristal de roche. P. 281 . — Quelques agates contiennent de l'eau en quantité même assez sensible, et que l'on peut recueillir en les cassant. P. 228 et 282. — Agates œillées. P. 288. — Agates herborisées. P. 284. — Pétrifications d'os et de bois en agates. P. 283. — Les agates onyx sont composées de couches ou de lits de différentes couleurs. P. 288. — Les plus belles agates onyx se trouvent en Orient, et particulièrement en Arabie. P. 289.

Agates jaspées. Voyez Jaspes agates.

T. xi, p. 309.

Age. L'âge d'or de la morale, ou plutôt de la fable , n'était que l'âge de fer de la physique et de la vérité. T. ix, p. 456.

Aigue-marine ( 1' ) est une stalactite du quartz, un cristal de roche teint d'un vert bleuâtre ou d'un bleu verdâtre. T. xi, p. 221 et 235.

Aigue-marine orientale. Vyez B éryl.

Aiguille. L'électricité des nuées a souvent troublé la direction de l'aiguille de la boussole. T. xi, p. 539.

Aiguille aimantée. Depuis 1580, la direction de l'aiguille aimantée s'est peu à peu portée vers l'ouest. T. xi, p. 556. — Son

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mouvement pourrait devenir rétrograde s'il se découvrait de grandes masses ferrugineuses dans le nord de l'Europe et de l'Asie. P. 557. — Si l'on soutient deux aiguilles aimantées, l'une au-dessus de l'autre, et si on leur communique le plus léger mouvement, elles ne se fixent point dans la direction du méridien magnétique ; mais elles s'en éloignent également des deux côtés, l'une à droite et l'autre à gauche. P. 577. — Les aiguilles aimantées des boussoles, présentent tous les phénomènes magnétiques d'une manière plus précise qu'on ne pourrait les reconnaître dans les aimants mêmes. P. 580.

— L'aiguille aimantée déclinait à Paris de onze degrés trente minutes vers l'est en 1580; en 1663, elle se dirigeait droit aux pôles. P. 589. - Depuis 1663 elle s'est de plus en plus éloignée de la direction au pôle, en déclinant vers l'ouest. Ibid.

Aimant. Raisons pourquoi l'aiguille aimantée se dirige toujours vers le nord, avec plus ou moins de déclinaison. T. ix, p. 501 .

— Montagnes d'aimant ; comment l'aimant se trouve et se tire dans ces montagnes d'aimant. P. 618 et suiv.

Aimant. L'aimant, quoiqueaussi brut qu'aucun autre minéral, semble tenir à la nature active et sensible des êtres organisés. T. xi, p. 538. — L'aimant primordial n'est qu'une matière ferrugineuse, qui, ayant d'abord subi l'action du feu primitif, s'est ensuite aimantée par l'impression du magnétisme du globe. Ibid. — Les aimants s'attirent dans un sens et se repoussent dans le sens opposé; les corps électriques par eux-mêmes, s'attirent et se repoussent aussi dans certaines circonstances. P. 539. — On peut diriger ou accumuler sur un ou plusieurs points, la force magnétique; on peut de même diriger et condenser la force électrique. Ibid. — Aimant employé par M. l'abbé le Noble, pour la guérison de plusieurs maladies. P. 544 et suiv. — L'aimant peut être considéré comme un corps perpétuellement électrique. P. 549. — Les mines de l'aimant primordial, sont moins fusibles que les autres mines primitives de fer. P. 558 — L'aimant n'est qu'un minéral ferrugineux, qui a subi l'action du feu, et ensuite a reçu, par

l'électricité générale du globe, son magnétisme particulier. Ibid. — L'aimant primordial est une mine de fer en roche vitreuse, qui a subi une plus violente ou plus longue impression du feu primitif que les autres mines de fer, et qui attire les matières ferrugineuses qui ont subi l'action du feu. Ibid.

— Les aimants de seconde formation , ne sont que des minéraux ferrugineux, provenant des détriments du fer, en état métal, lique, et qui sont devenus magnétiques par la seule exposition à l'action de l'électricité générale. Ibid. — Les meilleurs aimants sont les plus pesants. P. 559. — L'aimant primordial n'a pas acquis au même instant son attraction et sa direction. P. 560. — II a fallu peut-être le concours de deux circonstances pour la production des aimants primitifs ; la première a été la situation et l'exposition constante, et la seconde une qualité différente dans la matière ferrugineuse, qui compose la substance de l'aimant. P. 563.

— En ne jugeant les grandes propriétés de l'aimant que par les apparences, leurs effets sembleraient provenir de causes différentes. P. 564. — L'aimant était rare chez les Grecs. Ibid. — Du temps de Pline il était devenu plus commun. Ibid. — Les aimants les plus puissants ne sont pas toujours les plus généreux. P. 566. — Un aimant attire le fer de quelque côté qu'on le présente, au lieu qu'il n'attire un autre aimant que dans un sens, et qu'il le repousse dans le sens opposé. P. 567. — Un aimant exerce sa force attractive dans tous les points de sa surface, mais fort inégalement. P. 572. — Les corps interposés diminuent beaucoup l'intensité de la force attractive de l'aimant sur le fer, lorsqu'ils empêchent leur contact. P. 573.

— Un aimant agit de plus loin sur un autre aimant, ou sur le fer aimanté, que sur le fer qui ne l'est pas. P. 579. — Les aimants ne communiquent pas d'abord autant de force qu'ils en ont. P. 580. — L'aimant ou le fer aimanté ne perdent rien de leurs forces magnétiques , quoiqu'ils en communiquent à d'autres fers. Ibid. — Les aimants les plus forts communiquent ordinairement plus de vertu que les aimants plus faibles. P. 581.

Aimant. Les mines primitives de l'aimant

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ne paraissent différer des autres roches de fer, qu'en ce qu'elles ont été exposées aux impressions de l'électricité de l'atmosphère, et qu'elles ont en même temps éprouvé une plus grande ou une plus longue action du feu, qui les a rendues magnétiques par ellesmêmes et au plus haut degré. T. x, p. 449.

— Les pierres d'aimant sont de la même nature que les autres roches ferrugineuses. Ibid. — La direction de l'aimant ou de l'aiguille aimantée vers les pôles, est un des effets de l'électricité du globe. P. 450.

Air (V) est le premier aliment du feu, aliment nécessaire, sans lequel le feu ne peut subsister. Un petit point de feu, tel que celui d'une bougie allumée, absorbe une grande quantité d'air, et la bougie s'éteint au moment que la quantité ou la qualité de cet aliment lui manque. T. ix, p. 21 . — L'air est la plus fluide de toutes les matières connues, à l'exception du feu, qui est la cause de toute fluidité , et qu'on doit regarder comme plus fluide que l'air. Inductions tirées de la grande fluidité de l'air. P. 22. — L'air est, de toutes les matières connues, celle que la chaleur met le plus aisément en mouvement expansif. Il est tout près de la nature du feu. Pourquoi il augmente si fort l'activité du feu , et pourquoi il est nécessaire à sa subsistance. Ibid. — Manière dont le feu détruit le ressort de l'air. Explication de la façon dont l'air élastique devient fixe. L'air étant raréfié parla chaleur, peut occuper un espace treize fois plus grand que celui de son volume ordinaire. P. 25 et 26.

— L'air paraît être, de toutes les matières, celle qui peut exister le plus indépendamment du feu. Il lui faut infiniment moins de chaleur qu'à toute autre matière pour entretenir sa fluidité. Les plus grands froids et les plus fortes condensations ne peuvent détruire son ressort, la chaleur seule, en le raréfiant, est capable de cet effet. P. 45. — Dans quelles circonstances l'air peut reprendre son élasticité. Comment il la perd et la recouvre. Comment il devient une substance fixe, et s'incorpore avec les autres corps. Ibid. — Manière dont il contribue à la chaleur animale. P. 48. — Explication de la manière dont l'air que les animaux respirent

contribue à l'entretien de la chaleur animale. Comment il passe dans le sang des animaux P. 50 et suiv. — Il fait partie très-sensible de la nourriture des végétaux et se fixe dans leur intérieur. P. 52. — L'air contenu dans l'eau est dans un état moyen entre la fixité et l'élasticité. P. 55 et 56. — 11 se sépare plus aisément de l'eau que de toute autre matière. P. 56. — Explication de la manière dont le froid et le chaud dégagent l'air contenu dans l'eau. Ibid. — Il y a beaucoup moins d'air dans l'eau que d'eau dans l'air. Il s'imbibe très-aisément de l'eau, et paraît aussi la rendre aisément. P. 57 et 58.

Air fixe. Sa différence avec l'air disséminé dans les corps. T. ix* p. 26. — Il faut une assez longue résidence de l'air devenu fixe dans les substances terrestres pour qu'il s'établisse à demeure sous cette nouvelle forme. Mais il n'est pas nécessaire que le feu soit violent pour faire perdre à l'air son élasticité; le plus petit feu et même une chaleur très-médiocre suffit, pourvu qu'elle soit appliquée sur une petite quantité d'air. P. 46. — L'air fixe existe en grande quantité dans toutes les substances animales ou végétales, et dans un grand nombre de matières brutes. P. 52 et 53.

Airain. Est un alliage de cuivre et d'étain dans lequel il ne faut qu'une partie de ce dernier métal sur trois de cuivre pour en faire disparaître la couleur, et même pour le défendre à jamais de sa rouille ou vert-degris. T. xi, p. 31. — L'airain de Corinthe était un alliage de cuivre, d'or et d'argent dont les anciens ne nous ont pas indiqué les proportions. P. 29.

Albâtres. Le lieu le plus renommé par ses albâtres est Volterra, en Italie. On y compte plus de vingt variétés différentes. T. x, p. 137. — Manière de polir les albâtres. P. 138. — Albâtres en grande quantité dans les grottes souterraines d'Arcy, sur la rivière de Cure. Observations sur ces albâtres. P. 138 et suiv. — Tous les albâtres doivent leur origine aux concrétions produites par l'infiltration des eaux à travers les matières calcaires; et plus les bancs de cette matière sont épais et durs, plus les albâtres qui en proviennent sont solides à

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l'intérieur et brillants au poli. P. 140. — Il ne faut pas bien des siècles, ni même un très-grand nombre d'années pour former les albâtres. Preuves de cette vérité. P. 141 et suiv. — Cet accroissement des stalactites ou (des albâtres, qui est très-prompt dans certaines grottes, est quelcpjefois très-lent dans d'autres. Exemple à ce sujet et cause de cette différence d'effet. P. 142. — La plupart des albâtres se décomposent à l'air, peut-être encore plus promptement qu'ils ne se forment dans les cavités de la terre. Exemple à ce sujet, lbid. — Il n'y a point de coquilles ni d'impressions de coquilles dans les albâ très. P. 143, — Les plus beaux albâtres sont mêlés de spath pur, et c'est ce qui leur donne de la transparence. P. 144. — Exemple d'albâtres et de marbres qui ont plus de transparence que les autres. Ibid.

Albâtres agates, albâtres onyx. T. x, p. 137.

Albâtres blancs. Ne sont que des matières gypseuses auxquelles on ne doit pas donner le nom d'albâtres. T. x, p. 137.

Albâtres de Malte. Leur description.

Albâtres d'Italie. Leur description. T. x, p. 137.

Albâtres herborises. T. x, p. 137.

Albâtre. Le véritable albâtre est une matière purement calcaire, plus souvent colorée que blanche, et qui est plus dure que le plâtre, mais en même temps plus tendre que le marbre. T. x, p. 137. — Différence de l'albâtre calcaire ou véritable albâtre et de la matièrèregypseuse à laquelle on a donné ce nom. P. 138. — Explication détaillée de la formation de l'albâtre. P. 138 et suiv.

Alcali (!') est produit par le feu. Expérience qui le démontre. T. ix , p. 64. — Le feu est le principe de la formation de l'alcali minéral, et les autres alcalis doivent également leur formation à la chaleur constante de l'animal et du végétal dont on les tire. lbid.

Alcali fixe végétal (T) a plus de puissance que les autres sels pour vitrifier les substances terreuses ou métalliques; il les fait fondre et les convertit presque toutes

en verre solide et transparent. T. x, p. 398.

Alcali minéral ou marin est le seul sel alcali naturel, et il est universellement répandu ; il est aussi le seul avec lequel l'acide vitriolique s'est naturellement combiné sous la forme d'un sel cristallisé, auquel on a donné le nom du chimiste Glauber. T. x, p. 383. — Tous les alcalis peuvent se réduire à l'alcali minéral ou marin; c'est le seul sel que la nature nous présente dans un état libre et non neutralisé; on lui a donné le nom de natron; sa formation, ses propriétés, ses combinaisons. P. 394 et 395. — On emploie le natron dans le Levant aux mêmes usages que nous employons la soude. P. 395. — L'alcali minéral et l'alcali fixe végétal sont essentiellement de la même nature ; ils ne dilfôrent que par quelques effets secondaires. P. 396. — Origine primitive des alcalis. P. 399.

Alcali volatil [Y) appartient plus aux minéraux qu"aux végétaux. T. x, p. 399. — Tous les alcalis volatils se réduisent à un seul et même alcali, toujours semblable à lui-même, lorsqu'il est appelé à un point do pureté convenable. P. 434.

Alcali volatil. Est plus commun qu'on ne croit à la surface et dans l'intérieur de la terre. T. xi, p. 28.

Alpes maritimes (les) ont servi de barrière aux feux souterrains de la Provence, et les ont, pour ainsi dire, empêchés de se joindre à ceux de l'Italie par la voie la plus courte. T. xi, p. 528.

Alun ( 1' ) est un composé d'acide vitriolique et de terre argileuse ; mais cette argile qui sert de base à l'alun, n'est pas de l'argile absolument pure ; elle est mélangée d'une certaine quantité de terre limoneuse et calcaire, qui toutes deux contiennent de l'alcali. T. x, p. 374. — Preuve de cette assertion, lbid. et suiv. — Formation et qualités de l'alun. P. 376. — Manière d'obtenir l'alun en le tirant des différentes matières qui en contiennent. P. 377. — Différentes sortes d'alun qui ne diffèrent que par le plus ou moins de pureté. P. 378 et suiv. — Différents lieux où l'on fabrique l'alun en Europe. Ibid. — Usages et propriétés de l'alun. P. 381. — L'usage de l'alun est plus

ancien dans le Levant qu'en Europe. Ibid. — On pourrait fabriquer, en France, de l'alun autant qu'il serait nécessaire pour notre usage. P. 382.

Amalgame. Différence de l'amalgame d'avec l'alliage proprement dit. T. x, p. 533.

Amalgame. Différences entrel'amalgame et l'alliage. T. xi, p. 119.

Ambre gris : de quelle matière il est composé ; il se trouve dans un état de mollesse et de viscosité dans le fond de la mer auquel il est attaché, et dans cet état il a une odeur désagréable. T. x, p. 290. — Les oiseaux, les poissons et les animaux terrestres, recherchent l'ambre gris et l'avalent avec avidité. Il durcit en se séchant. Mais il n'acquiert jamais autant de solidité que l'ambre jaune ou succin. Ibid. — Quoique plus précieux que l'ambre jaune il est néanmoins plus abondant, et il serait beaucoup moins rare s'il ne servait pas de pâture aux animaux. Lieux où la mer rejette de l'ambre gris en plus grande quantité. P. 291 . — La mauvaise odeur de l'ambre gris s'adoucit et se change à mesure qu'il se dessèche ; il y en a de plus ou moins odorant et de différentes conleurs. P. 292. — Différentes opinions sur l'origine et la nature de l'ambre gris. P. 292 et 293. — Mais il est certain que c'est un bitume, qui seulement est mélangé de parties gélatineuses ou mucilagineuses des animaux et des végétaux, lesquelles lui donnent la qualité nutritive et l'odeur particulière que nous lui connaissons. Pèche de l'ambre gris décrite par quelques voyageurs. P. 293 et 294. — Les Chinois, les Japonais et autres peuples de l'Orient, estiment plus l'ambre jaune ou succin que l'ambre gris. Rapport de l'ambre gris avec le musc et la civette. P. 294.

Ambre jaune. Voyez Succin.

Américains . Les Américains et les Asiatiques du Nord se ressemblent si fort, qu'on ne peut guère douter qu'ils soient issus les uns des autres. T. ix, p. 564.

Amérique (1') a reçu ses habitants des terres septentrionales de l'Asie , auxquelles elle est conliguë. T. ix, p. 564.

Amérique méridionale. L'établissement de la nature vivante s'est fait dans l'Amé-

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rique méridionale postérieurement à son séjour déjà fixé dans les terres du Nord. T. ix, p. 554.

Amérique septentrionale. La marche vers l'ouest, du mouvement de déclinaison de l'aiguille aimantée, semble correspondre avec le défrichement et la dénudation de la terre dans l'Amérique septentrionale. T. xi, p. 597.

Améthvste. Les améthystes violettes et pourprées ne sont que des cristaux de roche teints de ces belles couleurs. T. xi, p. 221 et 230. — Elles ont la même densité, la même dureté, la même double réfraction que le cristal de roche, et sont également réfractaires au feu. P. 230. — Leur pointe est toujours colorée , et souvent la couleur manque dans leur base. Ibid. — - Améthystes en Auvergne, en Hongrie, en Sibérie, à Kamtschatka. P. 230 et 231.— Améthystes pourprées en Catalogne. P. 231 .

Améthyste orientale. Voyez Saphir.

Amiante. L'amiante et l'asbeste sont des substances talqueuses qui ne diffèrent l'une de l'autre que par le degré d'atténuation de leurs parties constituantes. T. xi, p. 344. — Leur composition par filaments séparés Iongitudinalement les uns des autres, ou réunis assez régulièrement en directions obliques et convergentes. Ibid. — Différences entre l'amiante et l'asbeste, qui semblent prouver que l'amiante est composé de parties talqueuses, et l'asbeste de parties micacées qui n'ont pas encore subi le même degré d'atténuation que les parties talqueuses. P. 344 et 315. — Description des amiantes et leurs propriétés. P. 345. — L'amiante et l'asbeste se trouvent en plusieurs endroits dans toutes les parties du monde, au pied ou sur les flancs des montagnes composées de granité et autres matières vitreuses. Ibid. — Description de l'asbeste et ses propriétés. L'asbeste et l'amiante ne se brûlent ni ne se calcinent au feu. On peut faire avec l'amiante des toiles qu'on jette au feu au lieu de les laver, pour les nettoyer; mais les amiantes, ainsi que les asbestes, se vitrifient, comme le talc, à un feu violent. Ibid. — L'amiante se trouve souvent mêlé et comme incorporé dans les serpentines et pierres ollaires en

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grande quantité. Ibld. — Discussion des différentes opinions sur l'origine de l'amiante etdel'asbeste. P. 346 et 347. — Discussion historique au sujet de l'usage de l'amiante pour en faire des toiles et des sortes de draps. P. 347 et suiv. — Différents procédés pour cet effet. P. 348 et suiv. — Lieux particuliers où l'on trouve l'amiante et l'asbeste. P. 350 et 351.

Ampélite. Est le crayon noir ou pierre noire dont se servent les ouvriers pour tracer des lignes sur les bois et les pierres qu'ils travaillent; son nom n'a nul rapport a cet usage, mais il vient de celui qu'en faisaient les anciens contre les insectes et les vers qui rongeaient les feuilles et fruits naissants des vignes. T. xi, p. 354. — La substance de l'ampélite est une argile noire ou un schiste plus ou moins dur ; mais elle est toujours mélangée d'une assez grande quantité de parties pyriteuses , car elle s'effleurit à l'air. Elle contient aussi une certaine quantité de bitume, puisqu'on en sent l'odeur lorsqu'on jette la poudre de cette pierre sur les charbons ardents.

P. 354 et 355. — Propriétés et usage de l'ampélite. P. 355. — L'ampélite ne se trouve pas dans tous les schistes ou argiles desséchées; elle paraît, comme l'ardoise, affecter des lieux particuliers. Différents lieux où elle se trouve en France; les meilleures ampélites nous viennent d'Italie et de Portugal; il y en a aussi de très-bonnes au bourg d'Oisan eu Dauphiné. Ibid.

Anguille de Surinam. On voit paraître des étincelles électriques dans les intervalles que laissent les conducteurs métalliques, avec lesquels on touche l'anguille de Surinam. T. xi, p. 542.

Animaux. Les dépouilles des éléphants et des autres animaux terrestres se trouvent presque à la surface de la terre, au lieu que celles des animaux marins sont pour la plupart , et dans les mômes lieux , enfouies à de grandes profondeurs, ce qui prouve queces derniers sont plus anciens que les premiers. T. ix, p. 464 et 548. — Il paraît que les premiers animaux terrestres et marins étaient plus grands que ceux d'aujourd'hui : ceux qui peuplent maintenant les terres du

midi de notre continent y sont primitivev'ement venus du Nord. P. 556 et 557. — Nos éléphants et nos hippopotames, qui nous paraissent si gros , ont eu des ancêtres plus grands dans les temps qu'ils habitaient les terres septentrionales , où ils ont laissé leurs dépouilles; les cétacés d'aujourd'hui sont aussi moins gros qu'ils ne l'étaient anciennement : raison particulière de ce fait. P. 554. — Raison pourquoi il ne s'est point formé d'espèces nouvelles dans les contrées méridionales de notre continent , comme il s'en est formé dans celles de l'Amérique. P. 557. — Et pourquoi les formations des terres du Nord ont été beaucoup plus considérables et plus grandes que celles des terres du Midi. P. 558. — Sur trois cents espèces d'animaux quadrupèdes et quinze cents espèces d'oiseaux qui peuplent la surface de la terre, l'homme en a choisi dix-neuf ou vingt, et ces vingt espèces figurent seules plus grandement dans la nature, et font plus de bien sur la terre, que toutes les autres espèces réunies. P. 590.

Animaux et végétaux. Il était plus facile à l'homme d'influer sur la nature des animaux que sur celle des végétaux : preuves de cette assertion. T. ix, p. 593.

Animaux. La chaleur dans les différents genres d'animaux n'est pas égale ; les oiseaux sont les plus chauds de tous, les quadrupèdes ensuite, l'homme après les quadrupèdes, les cétacés après l'homme, les reptiles beaucoup après, et enfin les poissons, les insectes et les coquillages sont, de tous les animaux, ceux qui ont le moins de chaleur. T. ix, p. 46. — Les animaux qui ont des poumons, et qui par conséquent respirent l'air, ont toujours plus de chaleur que ceux qui en sont privés; et plus la surface des poumons est étendue, plus aussi leur sang devient chaud. Les oiseaux ont, relativement au volume de leur corps, les poumons considérablement plus étendus que l'homme ou les quadrupèdes, et c'est par cette raison qu'ils ont plus de chaleur. Ceux qui les ont moins étendus ont aussi beaucoup moins de chaleur, et elle dépend en général de la force et de l'étendue des poumons. P. 48 et 49. — Les animaux fixent et

TABLE DES MATIERES

transforment l'air, l'eau et le feu en plus grande quantité que les végétaux. Les fonctions des corps organisés sont l'un des plus puissants moyens que la nature emploie pour la conversion des éléments. P. 62.

Animaux à coquilles. Les animaux à coquilles ou à transsudation pierreuse sont plus nombreux dans la mer que les insectes ne le sont sur la terre, T. ix, p. 59.

Animaux et végétaux. Les détriments des animaux et des végétaux conservent des molécules organiques actives qui communi quent à la matière brute et passive les premiers traits de l'organisation en lui donnant la forme extérieure. T. x, p. 3.

Animaux, végétaux et minéraux. Comparaison de l'accroissement des minéraux et de l'accroissement ou développement des animaux et des végétaux. T. x, p. i et 5.

Animaux quadrupèdes qui ont anciennement existé, et dont les espèces sont actuellement perdues T. xi, p. 382. — Quelquesunes de ces anciennes espèces étaient plus grandes que l'espèce actuelle de l'éléphant. Les premiers pères des espèces actuelles d'animaux étaient beaucoup plus grands que leurs descendants. Preuves de cette assertion, lbid. et suiv.

Anneau de Saturne. Recherches sur la perte de la chaleur propre de cet anneau, et sur la compensation à cette perte. T. ix, p. 390 et suiv. — Sa distance à Saturne est de 55 mille lieues ; sa largeur est d'environ 9 mille lieues, et son épaisseur n'est peutêtre que de 400 lieues. P. 390. — Supputation de toutes ses dimensions et du volume de matière qu'il contient, lequel se trouve être trente fois plus grand que le volume du globe de la terre. P. 391. — Recherches sur la consolidation et le refroidissement de cet anneau. P. 391 et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Saturne à son anneau a été égale à sa chaleur propre, s'est trouvé dans le temps de l'incandescence. P. 394. — Il jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, dans l'année 126473 de la formation des planètes. P. 396. — et ne sera refroidi à ,\ de la chaleur actuelle de la terre, que dans l'année 252,946 de la formation des planètes. Ibid. — 11 a

é(é la douzième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 53711 , et y durera jusqu'à l'année 177568 de la formation des planètes. P. 423. — La nature organisée , telle que nous la connaissons , est en pleine existence sur cet anneau. P. 427.

Antimoink. Différence de fusibilité entre le régule d'antimoine ou antimoine natif, et l'antimoine qui a déjà été fondu. T. ix, p. 162.

Antimoine. Formation des mines primordiales d'antimoine. T. xi, p. 134 et 135. — Formation des mines secondaires. P. 1 35. — Mines d'antimoine en plumes et autres mines antimoniales de dernière formation. Ibid. — Mines d'antimoine en France, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Asie, en Afrique et en Amérique. P. 135 et suiv. — Antimoine cru. Sa composition et sa réduction en régule. P. 132 et 133. — Foie et verre d'antimoine. P. 133. — Différence du régule d'antimoine avec les autres métaux. P. 133 et 134. — • Alliage du régule d'antitimoine avec les métaux. P. 134.

Antimoine. On ne connaît point de régule d'antimoine natif, et ce demi-métal est toujours minéralisé dans le sein de la terre. T. xi, p. 478. — Description des minerais d'antimoine; ils sont souvent mêlés d'arsenic. Mine d'antimoine qui ressemble à la galène de plomb, et qui souvent est mêlée d'argent. Ibid. — Autre mine d'antimoine, à laquelle on donne le nom de mine d'argent en plumes. Ibid.

Arbre. Description de l'organisation d'un arbre. T. xn, p. 5 et suiv. — Accroissement des arbres en hauteur et en grosseur. P. 6. — Un gros et grand arbre est un composé d'un grand nombre de cônes ligneux qui s'enveloppent et se recouvrent tant que l'arbre grossit. Ibid. — Comment on connaît l'âge des arbres. Description des couronnes concentriques ou cercles annuels de la croissance des arbres. P. 6 et 7. — Les couches ligneuses varient beaucoup pour l'épaisseur, dans les arbres de même espèce. P. 7. — Le bois des arbres fendus par l'effort de la gelée ne se réunit jamais dans la partio fendue. P. 127. — Gerçures dans les arbres; leur oriiiine différente. Ibid.

TABLE DES MATIÈRES

ro3

Arbres écorcés ( les) du haut en bas et entièrement dépouillés de leur écorce dans le temps de la sève, ne paraissent pas souffrir qu'au bout de deux mois. T. xu, p. 47.

— Ils deviennent durs au point que la cognée a peine à les entamer. Ibid. — Devancent les autres pour la verdure lorsqu'ils ne meurent pas dans la première année. P. 48.

— Raisons pourquoi on doit défendre l'écorcement des bois taillis et le permettre pour les futaies. P. 55.

Arbres fruitiers. Moyens de hâter la production des arbres fruitiers lorsqu'on ne se soucie pas de les conserver. T. xu, p. 53.

Arbres résineux (les) comme les pins, sapins , épicéas ; expériences faites sur ces arbres pour en former des cantons de bois. T. xu, p. 102 et suiv. — Écorcés sur pied ils vivent plus longtemps que les chênes auxquels on fait la même opération , et leur bois acquiert de même plus de force et plus de solidité. P. 107. — Ils sont rarement endommagés dans leur intérieur par les fortes gelées. P. 1 27.

Arbres. La chaleur de l'atmosphère est plus grande en été que la chaleur propre de l'arbre; mais en hiver cette chaleur propre de l'arbre est plus grande que celle de l'atmosphère; T. ix, p. 47. — Causes de la chaleur intérieure des arbres et des autres végétaux. Ibid.

Archipel. De l'archipel on peut suivre, par la Dalmatie, les volcans éteints jusqu'en Hongrie. T. xi, p. 530.

Ardoises. Epoque de la formation des ardoises. T. ix, p. 514. — Elles renferment souvent des coquilles, des crustacés et des poissons , qu'on ne peut rapporter à aucune espèce connue. P. 518.

Ardoise. Les lits des ardoises n'ont pas régulièrement une position horizontale; ils sont souvent fort inclinés, comme ceux des charbons de terre. T. x, p. 89. — Autre rapport entre l'ardoise et le charbon de terre. Ibid. — Rapports de l'ardoise avec le talc. P. 94. — Différences entre la bonne et la mauvaise ardoise. La bonne ne se trouve pas dans les premières couches du schiste, mais toujours à d'assez grandes profondeurs. Exemple à ce sujet. Ibid. — Indices qui

annoncent les minières d'ardoise. P. 95. — L'on voit sur quelques-uns des feuillets de l'ardoise, des impressions de poissons à écailles, de crustacés et de poissons mous, dont les analogues vivants ne nous sont pas connus, et en même temps on n'y voit que très-peu ou point de coquilles. Explication de ces deux faits qui paraissent difficiles à concilier. P. 95 et suiv. — Propriétés particulières de l'ardoise, et manière d'en exploiter les carrières. P. 96. — Manière d'éprouver la qualité de l'ardoise. P. 97.

Argent [Y) pur et l'or pur en larges plaques exposées au foyer d'un miroir ardent, fument pendant du temps avant de se fondre, et cette fumée très-apparente qui sort de ces métaux , est une vapeur purement métallique , ou si l'on veut le métal lui-même volatilisé; car cette fumée dore et argenté les corps qui y sont exposés. T. ix, p. 299.

Argent. L'argent et l'or, dans la nature primitive, n'ont fait généralement qu'une masse commune. T. xi, p. 1. — Propriétés communes à ces deux métaux. P. 2. — Propriétés différentes de ces deux métaux. P. 2 et 3. — Mine d'argent vitrée. Sa formation. P. 3. — Mine d'argent cornée. P. 4 et 8. — Mine d'argent rouge. P. 8. — Vitriol d'argent. P. 4. — Autres minéralisations de l'argent. P. 5. — Alliage de l'argent avec les autres métaux. P. 5 et 6. — Raisons pourquoi l'argent et l'or ne se convertissent point en chaux comme les métaux imparfaits. P. 6. — Argent natif de deux sortes. P. 7 et 8. — Mines d'argent en France. P. 8 et suiv. — En Espagne. P. 10. — En Allemagne. P. 1 1 . — En Hongrie. P. 13. — En Suède, Danemark, Norwège et Islande. P. 1 3 et 14. — En Pologne. P. 13. — En Sibérie et dans plusieurs provinces de l'Asie. P. 14 et 15. — En Afrique. P. 15. — En Amérique et particulièrement au Pérou, à Potosi. P. 16 et suiv. — Manière d'exploiter les mines d'argent au Pérou et d'en tirer le métal. P. 17 et 18.

Argent de première formation a été fondu ou sublimé, et même cristallisé, comme l'or, par le feu primitif. Ces cristaux d'argent s'étendent en ramifications sous la forme do

TABLE DES MATIÈRES

feuilles, ou se surmontent comme des végétations, et prennent la figure d'arbrisseaux. On les trouve dans les fentes et cavités de la roche quartzeuse. T. xi, p. 469. — Lorsque les particules d'argent pur rencontrent dans le sein de la terre les principes des sels et les vapeurs du soufre, elles s'altèrent et subissent des changements divers et trèsapparents. Le premier de ces changements d'état se présente dans la mine vitrée qui est de couleur grise, dans laquelle le métal a perdu sa rigidité, sa dureté, et qui peut se plier et se couper comme le plomb. Dans cette mine, la substance métallique s'est altérée et amollie sans perdre sa forme extérieure; car elle offre les mêmes cristaux, aussi régulièrement figurés que ceux des mines primordiales. P. 469 et 470. — Mine d'argent cornée, ressemble, par sa demitransparence, à la lune cornée que nos chimistes obtiennent de l'argent dissous par l'acide marin. P. 470. — Cette mine d'argent cornée accompagne assez souvent l'argent primordial dans la roche quartzeuse et dans son état primitif, et l'acide aérien peut bien avoir produit cette altération dans les mines d'argent primordial; mais l'acide marin, qui n'existait pas alors, n'a pu produire ce même effet que sur les mines de seconde formation. Ibid. — Rapports de cette mine d'argent cornée et de la mine d'argent vitrée; elles tirent toutes deux leur origine de l'argent pur et natif de première et de dernière formation. Ibid. — Mine d'argent en cristaux transparents et d'un rouge de rubis. Description de ces cristaux qui ne sont pas tous également transparents. Ibid. — Mine d'argent noire, sa formation, différents lieux où elle se trouve. Cette mine noire est de dernière formation. P. 470 et 471. — Concrétions de l'argent réduites en poudre et mêlées dans différentes matières. P. 471. — Procédés actuellement en usage au Mexique pour réduire l'argent minéralisé en métal pur. P. 471 et 472.

Argent. Raison pourquoi on trouve moins d'argent en paillettes et en poudre, que d'or dans les sables des rivières et des torrents. T. x, p. 522.

Argent. Estimation de la valeur de l'ar-

gent. Dans le moral il ne doit pas être estimé par sa quantité, mais par les avantages qui en résultent. T. xn, p. 168. — Estimation de la valeur de l'argent pour le pauvre et pour le riche. Ibid. — La manière dont les mathématiciens ont considéré l'argent lorsqu'ils ont calculé les jeux de hasard, doit être rectifiée; exemple à ce sujet. P. 469.

— La quantité de l'argent, passé de certaines bornes, ne peut plus augmenter le bonheur de l'homme. P. 172. — Proportion de la valeur de l'argent, relativement aux avantages qui en résultent. P. 176 et suiv. — L'avare et le mathématicien estiment tous deux l'argent par sa quantité numérique; correction de cette fausse estimation. P. 177.

Argile. L'argile doit son origine à la décomposition des matières vitreuses qui, par l'impression des éléments humides, se sont divisées, atténuées et réduites en terre. Preuves de celte vérité. T. x, p. 76 et suiv.

— Comment l'argile devient une terre féconde. P. 77. — Comment les molécules spongieuses de l'argile sont devenues dures et sèches dans les schistes et les ardoises. P. 94. — L'argile, ou sous sa propre forme ou sous celle d'ardoise et de schiste, doit être regardée comme la première terre ; elle forme les premières couches qui aient été transportées et déposées par les eaux. Ce fait s'unit à tous les autres pour prouver que les matières vitrescibles sont les substances premières et primitives, puisque l'argile, formée de leurs débris, est la première terre qui ait couvert la surface du globe. C'est aussi dans cette terre que se trouvent généralement les coquilles d'espèces anciennes, comme c'est aussi sur les ardoises qu'on voit les empreintes des poissons inconnus, qui ont appartenu au premier océan. Un grand nombre de ces lits de schistes et d'ardoise ne paraissent s'être inclinés que par la violence, ayant été déposés sur les voûtes des grandes cavernes, avant que leur affaissement ne fit pencher les masses dont elles étaient surmontées, tandis que les couches calcaires, déposées plus tard sur la terre affermie, offrent rarement de l'inclinaison dans leurs bancs, qui sont assez généralement horizontaux ou beaucoup moins inclinés quo

TABLE DES MATIÈRES

ne le sont communément les lits des schistes et des ardoises. P. 98.

Argile (!') est de la même essence que la terre vitrifiable ou quartzeuse; démonstration de cette vérité. T. x, p. 371 et suiv. — il est certain que l'argile ne diffère du quartz ou du grès réduit en poudre, que par l'atténuation des molécules de cette poudre quartzeuse, sur laquelle l'acide aérien combiné avec l'eau, agit assez longtemps pour les pénétrer et enfin le réduire en terre, et c'est à l'acide aérien qu'on doit attribuer cet effet. P. 373. — Comment s'est opérée cette décomposition des verres primitifs en argile. Ibicl.

Argiles. La production des argiles a précédé celle des coquillages , et par conséquent celle des matières calcaires. T. ix, p. 512.

Argiles. Première formation des argiles par les détriments des verres primitifs allé, nues et décomposés par l'impression des éléments humides. T. x, p. 77. — La nature a suivi, pour la formation des argiles, les mêmes procédés que pour celle des grès. P. 78. — Distinction précise entre les argiles et les glaises. P. 82 et 83.

Argiles mélangées. Ne sont pas aussi réfractaires au feu que les argiles pures. T. x, p. 78.

Argiles pures et blanches. Ne se trouvent qu'en quelques lieux. Raisons de ce fait. Ces argiles pures sont aussi réfractaires que le quartz dont elles proviennent. T. x, p. 78. — Différence des argiles pures et blanches d'avec les marnes. P. 82. — Lieux où se trouvent ces argiles pures. P. 83. — Il n'y a point de coquilles ni d'autres productions marines dans les masses d'argile-. blanches ou pures, au lieu que toutes les couches de glaise en contiennent en grande quantité. Ibid.

Argiles. Usage de l'argile. L'usage de l'argile cuite pour les bâtiments, les vases, etc., paraît être de toute antiquité, et avoir précédé l'emploi des pierres calcaires. T. x, p. 85.

Arménienne. Voyez Pierre arménienne .

Armure La position de l'armure et lu figure de l'aimant, doivent également influer sur sa force. T. xi, p. 575. — Les pieds de xu.

l'armure doivent être placés sur les pôles de la pierre, pour réunir le plus de force. Ibid.

Arsenic. Est une matière qui forme une ligne de séparation qui remplit le grand intervalle entre les matières métalliques et les matières salines. T. xi, p. 193. — Son essence est autant saline que métallique. Ibid. — Propriétés salines de l'arsenic. Ibid. — Propriétés métalliques de son régule. Ibid. — La plupart des mines d'arsenic, noires et grises, sont des mines de cobalt mêlées d'arsenic ; et l'arsenic vierge est comme le cobalt, toujours mêlé de fer.

P. 196. — L'arsenic se trouve dans presque toutes les mines métalliques, et surtout dans celles de cobalt et d'étain. P. 197.— Actions de l'arsenic sur les mines de différents métaux. P. 197 et 198. — Alliage de l'arsenic avec les métaux. P. 200. — Manière dont on recueille l'arsenic par sublimation.

Arts. Les arts utiles se sont conservés après la perte des sciences. T. ix, p. 585. Ils se sont répandus de proche en proche, perfectionnés de loin en loin ; ils ont suivi le cours des grandes populations. Ibid.

Arts. L'art de l'homme ne peut que tracer des figures et former des surfaces, tandis que celui de la nature travaille les corps dans leur intérieur et dans toutes les dimensions à la fois. T. x, p. i. — Ce n'est pas la faute de l'homme, si par son art il ne peut imiter la nature dans ses opérations, puisque, quand même par les lumières de son esprit il pourrait reconnaître tous les éléments que la nature emploie, quand il les aurait à sa disposition, il lui manquerait encore la puissance de disposer du temps , et de faire entrer des siècles dans l'ordre de ses combinaisons. P. 9.

Asdeste. Voyez amiante.

Asphalte. L'asphalte est un bitume que

l'on recueille sur l'eau ou dans le sein de la

terre, et qui dans ce premier état est gras

et visqueux, mais qui bientôt prend à l'air

un certain degré de consistance et de soli-

! dite. T. x, p. 277. — Il est d'abord fluide,

i ensuite mou et visqueux, et enfin il devient

[ dur par la seule dessiccation. P. 281 . — Ce

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bitume se trouve non-seulement en Judée et en plusieurs autres provinces du Levant, mais encore en Europe et même en France; usage de ce bitume pour enduire les bassins qui contiennent de l'eau. P. 282.

Astres. Raison pourquoi il n'y a que les astres fixes qui soient lumineux , et pourquoi dans l'univers solaire tous les astres errants sont obscurs. T. ix, p. 483.

Astronomie. Progrès presque inconcevables de l'ancienne astronomie. Exemple par la période lunisolaire de six cents ans, connue dès le temps des patriarches avant le déluge. T. ix, p. 581.

Atmosphère. Les atmosphères des planètes se sont formées aux dépens de l'immense atmosphère du soleil. T. ix, p. 489.

Attraction. Cette force peut s'exercer en deux sens opposés, en vertu du ressort qui appartient à toute matière, et dont elle est la cause. T. xi, p. 520. — Elle repousse autant qu'elle attire. Ibid. — On doit admettre deux effets généraux, l'attraction et l'impulsion qui n'est que la répulsion. P. 520 et 521 . — L'attraction maintient la cohérence et la dureté des corps. P. 521 . — Elle produit, comme cause générale, tous les phénomènes de l'impulsion. Ibid. — On doit renoncer à mettre au nombre des substances matérielles, les forces générales de l'attraction et de l'impulsion primitive. Ibid. — Les forces d'attraction et d'impulsion ne peuvent s'expliquer ni même se concevoir par cette mécanique matérielle, qui rejette ce qui n'est aperçu que par l'esprit. P. 56 1 . — La plus forte attraction entre deux aimants, se fait lorsqu'on présente directement les pôles de différents noms; et de même la répulsion est la plus forte quand on présente l'un à l'autre les pôles de même nom. P. 56G. — Cette attraction et cette répulsion ne décroissent pas autant que la distance augmente. Ibid. — La force attractive de l'aimant décroit proportionnellement plus dans les grandes que dans les petites distances. Ibid.

Aurores i-olaires. Les émanations électriques de. la chaleur du globe , sont la vraie cause des aurores polaires. T. xi, p. 523.

MATIÈRES

— Les aurores polaires influent sur les variations de l'aiguille aimantée. P. 541.

Aubier. Il faut douze ou quinze ans pour que l'aubier d'un chêne acquière la mémo solidité que le bois du cœur. T. xn, p. 54.

— L'épaisseur de l'aubier est d'autant plus grande que le nombre des couches qui le forment est plus petit; explication de ce fait. P. 117 et suiv. — Origine du double aubier ou faux aubier dans les arbres. P. 1 23 et suiv. — Il est plus faible, moins parfait et plus pesant que l'aubier ordinaire. Preuve par l'expérience. P. 124.

Aubue. Terre vitrescible dont on doit faire usage dans les fourueaux à fondre les mines de fer dans de certains cas. T. ix, p. 321. — Elle est préférable aux autres matières vitrescibles dans la fusion du fer, parce que celte terre fond plus aisément que les cailloux et les autres matières vilrifiables. Ibid.

Aventurine. Ses rapports avec le feldspath et le mica. Description de cette pierre, qui souvent est plus opaque que transparente. T. xi, p. 241.

Balance hydrostatique. On ne peut rien conclure de positif des expériences faites à la balance hydrostatique sur des volumes trop petits. T. îx, p. 170.

Balances. Considérations sur la précision des balances. On ignore quelle doit être pour un poids donné la balance la plus exacte. T. ix, p. 293. — Les balances trèssensibles sont très-capricieuses. Une balance moins sensible est plus constante et plus fidèle. P. 294 et 295.

Balances de toutes espèces. T. xn, p. 208.

Bande sa7is déclinaison (étendue de la), dans la mer Atlantique. T. xi, p. 600. — Les bandes sans déclinaison se trouvent plus près des côtes orientales des grands continents , que des côtes occidentales.

Barre (une) de fer longue et menue rougie au feu, et ensuite plongée perpendiculairement dans l'eau , acquiert en un mo-

TABLE DES MATIERES

ment la vertu magnétique. T. xi, p. 582.

Barres aimantées (deux) qui se touchent n'attirent pas un morceau de fer avec autant de force que lorsqu'elles sont à une certaine distance l'une de l'autre. T. xi, p. 575.

Barres de fer (des) ou d'acier placées dans la direction du grand courant électrique, qui va de l'équateur aux pôles, acquièrent, avec le temps, une vertu magnétique, plus ou moins sensible , qu'elles n'obtiennent qu'avec peine lorsqu'elles sont situées dans un plan trop éloigné de cette direction. T. xi, p. 553.

Basalte. Se présente sous la forme d'une pierre plus ou moins noire, dure, compacte, pesante, attirable à l'aimant, susceptible de recevoir le poli, fusible par elle-même sans addition, donnant plus ou moins d'étincelles avec le briquet, et ne faisant aucune effervescence avec les acides. T. xi, p. 487. — Différentes formes de basalte en petites et en grandes masses. Ibid. — Différentes couleurs dans les basaltes; le verdàtre est le plus estimé. P. 487 et 488.

Basaltes (les) qu'on appelle antiques et les basaltes modernes , ont également été produits par le feu des volcans ; preuves de cette assertion. T. x, p. 317.

Basaltes (les) et les laves contenant une très-grande quantité de matières ferrugineuses, doivent être regardés comme autant de grands conducteurs de l'électricité. T. xi, p. 531. — Les basaltes peuvent former de véritables masses d'aimant. P. 557.

Baume momie ou mumie. Ce n'est qu'un bitume, dont les Orientaux font grand cas; lieux où il se trouve. T. x, p. 286.

Béryl. Ses différences avecl'aigue-marine à laquelle il ressemble par les couleurs. T. xi, p. 259. — Les lapidaires lui ont donné le nom iïaigue-marine orientale. P. 258. — Différentes sortes de béryls, leurs défauts. Le béryl tire son origine du schorl, au lieu que l'aiguë- marine provient du quartz.

P. 258 et 259.

Beurre fossile (le) doit être regardé comme une espèce de vitriol ferrugineux qui contient plus d'acide qu'aucun des autres vitriols métalliques. T. x, p. 368.

Bismuth. Se trouve presque toujours pur

dans le sein de la terre. T. xi, p. 1 38. — Sa pesanteur est plus grande que celle du cuivre. Ibid. — Il est plus fusible qu'aucune autre substance métallique. Ibid. — Son alliage avec les métaux et demi-métaux. P. 138, 139 et 140. — Le bismuth et le mercure forment ensemble un amalgame coulant- P. 139. — Époque de la première formation du bismuth. P. 1 40. — Poudre du précipité de bismuth avec laquelle on fait lo fard. P. 141. — Étamage des glaces et verres au moyen du bismuth. P. 142.

Bismuth est quelquefois altéré par l'arsenic et mêlé de cobalt, sans néanmoins être entièrement minéralisé. Description d'une mine secondaire de bismuth. T. xi, p. 479.

Bitume. Voyez Soufre. T. x, p. 21 7.

Bitume. Voyez Fontaine bitumineuse.

Bitumes liquides. Comment se sont formées les sources de pétrole et des autres bitumes liquides. T. x, p. 218.

Bitumes. Tous les bitumes proviennent originairement des huiles animales ou végétales, altérées par le mélange des acides. T. x, p. 277. — Les bitumes se trouvent dans presque toutes les provinces de l'Asie ; on en a aussi trouvé dans quelques endroits de l'Afrique et de l'Amérique. Les anciens Péruviens se servaient de bitume pour embaumer leurs morts. P. 287 et 288.

Bitumes liquides (les) sont produits par la distillation des charbons de terre et autres bitumes solides , occasionnée par la chaleur des feux souterrains. T. x, p. 281.

Bitumineuses. Matières bitumineuses (les) sont ou solides comme le succin et le jayet, ou liquides comme le pétrole et le naphte, ou visqueuses comme l'asphalte et la poix de montagne. T. x, p. 277.

Blanc d'Espagne. Voyez Craie. T. x, p. 104.

Blende. Voyez Zinc. Il se forme assez souvent dans les grands fourneaux, des concrétions semblables aux blendes naturelles. Voyez ibid.

Bois. Manière dont les arbres croissent et dont le bois se forme. T. xn, p. 6. — Dans le bois la cohérence longitudinale est bien plus considérable que l'union transversale. P. 7. — Défauts des petites pièces de bois

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sur lesquelles on a voulu faire des expériences pour en reconnaître la force. Ibid.

— Dans le même terrain le bois qui croit le plus vite est le plus fort. P. 12. — Expériences sur la pesanteur spécifique du bois. P. 1 5 et suiv. — Il y a environ un quinzième de différence entre la pesanteur spécifique du cœur de chêne, et la pesanteur spécifique de l'aubier. P. 16. — La pesanteur spécifique du bois, décroît à très-peu près en raison arithmétique depuis le centre jusqu'à la circonférence de l'arbre. P. 16 et 17. — Le bois du pied d'un arbre pèse plus que celui du milieu, et celui du milieu plus que celui du sommet. P. 17. —Dès que les arbres cessent de croître , cette proportion commence à varier. Ibid. — Preuve par l'expérience que dans les vieux chênes au-dessus de cent ou cent dix ans, le cœur n'est plus la partie la plus pesante de l'arbre, et qu'en même temps l'aubier est plus solide dans les vieux que dans les jeunes arbres. Ibid.

— L'âge où le bois des arbres est dans la perfection, n'est ni dans le temps de la jeunesse ni dans celui de la vieillesse de l'arbre, mais dans l'âge moyen, où les différentes parties de l'arbre sont à peu près d'égale pesanteur. Ibid. — Dans l'extrême vieillesse de l'arbre, le cœur, bien loin d'être le plus pesant, est souvent plus léger que l'aubier. P. 17 et 18. — Raison pourquoi dans un même terrain il se trouve quelquefois des arbres dont le bois est très-différent en pesanteur et en résistance. La seule humidité plus ou moins grande du terrain qui se trouve au pied de l'arbre, peut produire cette différence. P. 30 et 31. Le bois des terrains sablonneux a beaucoup moins de pesanteur et de résistance que celui des terrains fermes et argileux. Preuve par l'expérience. P. 31. — Il y a dans le bois une matière grasse

que l'eau dissout fort aisément, et le bois contient des parties ferrugineuses qui donnent à cette dissolution une couleur brune noire. P. 77. — Dommages que les baliveaux portent au taillis. P. 82. — Le bois des baliveaux n'est pas ordinaireme.it de bonne qualité. Ibid. — Le quart de réserve dans les bois des ecclésiastiques et gens de mainmorte, est un avantage pour l'État, qu'il est

utile de maintenir. Les arbres de ces réserves ne sont pas sujets aux défauts des baliveaux, et ne produisent pas les mêmes inconvénients. Moyens de rendre ses réserves encore plus utiles. P. 83. — Exposition du progrès de l'accroissement du bois. P. 85 et suiv. — 11 n'y a point de terrain, quelque mauvais, quelque ingrat qu'il paraisse, dont on ne puisse tirer parti, même pour planter des bois, et il ne s'agit que de connaître les différentes espèces d'arbres qui conviennent aux différents terrains. P. 92 et 93. — La quantité de bois de service, c'est-à-dire de bois parfait de chêne, déduction faite de l'aubier, est, au même âge des arbres, plus que double dans un bon terrain que dans un mauvais terrain. P. 119.

Bois, dessèchement du bois. Expériences réduites en Tables sur le dessèchement du bois. T. xn, p. 57 et suiv. — Expériences réduites en Tables sur le temps et la gradadation du dessèchement. P. 59. — Le bois se réduit par son dessèchement aux deux tiers de la pesanteur. D'où l'on doit conclure que la sève fait un tiers de la pesanteur du bois, et qu'ainsi il n'y a dans le bois que deux tiers de parties solides et ligneuses, et un tiers de parties liquides, et peut être moins. P. 60. — Le dessèchement ne change rien ou presque rien au volume du bois. Ibid. — Expériences réduites en Tables pour reconnaître si ce dessèchement se fait proportionnellement aux surfaces. P. 60 et 61. — Le dessèchement du bois se fait d'abord dans une plus grande raison que celle des surfaces, ensuite dans une moindre proportion et enfin il devient absolument moindre pour la surface plus grande. P. 64. — Expériences réduites en Tables pour comparer le dessèchement du bois parfait, qu'on appelle le cœur, avec le dessèchement du bois imparfait, qu'on appelle Vaubier. P. 65 et suiv. — Le bois le plus dense est celui qui se dessèche le moins. P. 66. — Il faut sept ans au moins pour dessécher des solives de 8 à 9 pouces de grosseur, et par conséquent il faudrait beaucoup plus du double de temps c'est-à-dire plus de quinze ans, pour dessécher une poutre de 16 à 18 pouces d'équarrissage. P. 80. — Le bois do chêne gardé

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rco

dans son écorce se dessèche si lentement, que le temps qu'on le garde dans son écorce est presque en pure perte pour le dessèchement. Ibid. — Quand le bois est parvenu aux deux tiers de son dessèchement, il commence à repomper l'humidité de l'air, et c'est par cette raison qu'il faut garder dans des lieux fermés les bois secs qu'on veut employer à la menuiserie. Ibid.

Bois, force du bois. Défauts de toutes les expériences qui avaient été faites sur la force et la résistance du bois, avant celles de l'auteur. T. xn, p. 7 et suiv. — Le jeune bois est moins fort que le bois plus âgé; un barreau tiré du pied d'un arbre, résiste plus qu'un barreau qui vient du sommet du même arbre. Un barreau pris à la circonférence près de l'aubier, est moins fort qu'un pareil morceau pris au centre de l'arbre, et le degré de dessèchement du bois fait beaucoup à la résistance. Le bois vert casse bien plus difficilement que le bois sec. P. 8. — Préparatifs des expériences pour reconnaître la force relative des pièces de bois de différentes grandeurs et grosseurs. Les bois venus dans différents terrains ont des résistances différentes. 11 en est de même des bois des différents pays, quoique pris dans des arbres de même espèce. P. 9. — Le degré de dessèchement du bois fait varier trèsconsidérablement sa résistance. P. 9 et 10.

— Description de la machine pour faire rompre les poutres et les solives de bois, et reconnaître par là leur résistance respective. P. 10 et suiv. — Le bois ne casse jamais sans avertir, à moins que la pièce ne soit fort petite ou fort sèche. P. 12. — Le bois vert casse plus difficilement que le bois sec, et en général le bois qui a du ressort résiste beaucoup plus que celui qui n'en a pas. Ibid.

— La force du bois n'est pas proportionnelle à son volume; une pièce double ou quadruple d'une autre pièce de même longueur, est beaucoup plus du double ou du quadruple plus forte que la première. Il en est de même pour la longueur. Ibid. — La force du bois est proportionnelle à sa pesanteur. Ibid. — Utilité qu'on doit tirer de cette remarque. Ibid. et suiv. — On peut assurer d'après l'expérience, que la différence de

force d'une pièce sur deux appuis, libre par les bouts, et de celle d'une pièce fixée par les deux bouts dans une muraille bâtie à l'ordinaire, est si petite, qu'elle ne mérite pas qu'on y fasse attention. P. 13. — Dans des bâtiments qui doivent durer longtemps, il ne faut donner au bois tout au plus que la moitié de la charge qui peut le faire rompre. P. 14. — Moyens d'estimer la diminution que les nœuds font à la force d'une pièce de bois. Ibid. — Les pièces courbes résistent davantage en opposant à la charge le côté concave, qu'en opposant le côté convexe. Ibid. — Le contraire ne serait vrai que pour les pièces qui seraient courbes naturellement, et dont le fil du bois serait continu et non tranché. Ibid. — Un barreau ou une solive résiste bien davantage, lorsque les couches ligneuses qui le composent sent situées perpendiculairement; et plus il y a de couches ligneuses dans les barreaux ou autres petites pièces de bois, plus la difiérence de la force de ces deux pièces dans ces deux positions est considérable. P. 21. — La force des pièces de bois n'est pas proportionnelle à leur grosseur; preuve par l'expérience. P. 21 et 22. — Les pièces de 28 pieds de longueur, sur 5 pouces d'équarrissage, portent 1,S0O livres ou environ, avant que d'éclater ou de rompre; celles de 14 pieds de longueur, sur la môme grosseur de 5 pouces, portent 5,000 livres, tandis que par la loi du levier, elles n'auraient dû porter que le double des pièces do 28 pieds. P. 28. — Il en est de même des pièces de 7 pieds de longueur; elles ne rompent que sous la charge d'environ 1 1 ,000 livres, tandis que leur force ne devrait être que quadruple de celle des pièces de 28 pieds qui n'est que de 1,800, et par conséquent elles auraient dû rompre sous une charge de 7,200 livres. P. 29. — Les pièces de 24 pieds de longueur, sur 5 pouces d'équarrissage, éclatent et rompent sous la charge de 2,200 livres, tandis que les pièces de 12 pieds et de même grosseur ne rompent que sous celle de 6,000 livres environ, au lieu que par la loi du levier elles auraient dû rompre sous la charge de 4,400 livres. P. 29 et suiv. — Les pièces de 20 pieds do longueur, sur

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5 pouces d'équarrissage, partent 3,225 livres, tandis que celles de 10 pieds, et de même grosseur, peuvent porter une charge de 7,1 25 livres, au lieu que par la loi du levier elles n'auraient dû porter que 6,450 livres. P. 31 et 32.— 'Les pièces de 18 pieds de longueur, sur 5 pouces d'équarrissage, portent 3,700 livres avant de rompre, et celles de 9 pieds peuvent porter 8,308 livres, tandis qu'elles n'auraient dû porter, suivant la règle du levier, que 7,400 livres. P. 32. — Les pièces de 16 pieds de longueur, sur 5 pouces d'équarrissage, portent 4,350 livres, et celles de 8 pieds, et du même équarrissage , peuvent porter 9,787 livres, au lieu que par la force du levier elles ne devraient porter que 8,700 livres. Ibid. — A mesure que la longueur des pièces de bois diminue, la résistance augmente, et cette augmentation de résistance croît de plus en plus. P. 33. — Les pièces de bois pliées par une forte charge, se redressent presque en entier, et néanmoins rompent ensuite sous une charge moindre que celle qui les avait courbées. P. 34.

Force des pièces de 6 pouces d'équarrissage.

La charge d'une pièce de 10 pieds de longueur, sur 6 pouces d'équarrissage, est le double et beaucoup plus d'un septième d'une pièce de 20 pieds.

La charge d'une pièce de 9 pieds de longueur, est le double et beaucoup plus d'un sixième de celle d'une pièce de 18 pieds.

La charge d'une pièce de 8 pieds de longueur, est le double et beaucoup plus d'un cinquième de celle d'une pièce de 16 pieds.

La charge d'une pièce de 7 pieds, est le double et beaucoup plus d'un quart de celle d'une pièce de 14 pieds; ainsi l'augmentation de la résistance est beaucoup plus grande à proportion que dans les pièces de 5 pouces d'équarrissage. P. 36.

Force des pièces de 6 pouces d'équarrissage.

La charge d'une pièce de 10 pieds de longueur et de 7 pouces d'équarrissage, est le double et plus d'un sixième de celle d'une pièce de '20 pieds.

La charge d'une pièce de 9 pieds, est le double et près d'un cinquième de celle d'une pièce de 18 pieds.

La charge d'une pièce de 8 pieds de longueur, est le double et beaucoup plus d'un cinquième de celle d'une pièce de 16 pieds; ainsi non-seulement la résistance augmente, mais cette augmentation accroît toujours à mesure que les pièces deviennent plus grosses , c'est-à-dire que plus les pièces sont courtes, et plus elles ont de résistance, au delà de ce que suppose la règle du levier; et plus elles sont grosses, plus cette augmentation de résistance est considérable. P. 38.

Examen et modification de la loi donnée par Galilée, pour la résistance des solides. P. 40 et 41. —Table de la résistance des pièces de bois de différentes longueur et grosseur. P. 42 et suiv. — Moyen facile d'augmenter la force et la durée du bois. P. 46. — Le bois écorcé et séché sur pied est toujours plus pesant, et considérablement plus fort que le bois coupé à l'ordinaire. Preuve par l'expérience. P. 49. — L'aubier du bois écorcé, est non-seulement plus fort que l'aubier ordinaire, mais même beaucoup plus que le cœur de chêne non écorcé, quoiqu'il soit moins pesant que ce dernier. P. 50. — La partie extérieure de l'aubier dans les arbres écorcés sur pied , est celle qui résiste davantage. P. 51. — Le bois des arbres écorcés et séchés sur pied, est plus dur, plus solide, plus pesant et plus fort que le bois des arbres abattus dans leur écorcé, d'où l'auteur croit pouvoir conclure qu'il est aussi plus durable. Ibid. — Causes physiques de cet effet. P. 52. — Autres avantages du bois écorcé et séché sur pied. P. 54 et 55.

Bois , imbibition du bois. Expériences pour le dessèchement et l'imbibition du bois dans l'eau, que l'auteur a suivies pendant vingt ans. T. xn, p. 68 et suiv. — Ces expériences démontrent : 1° qu'après le dessèchement à l'air pendant dix ans, et ensuite au soleil et au feu pendant dix jours, le bois de chêne parvenu au dernier degré de dessèchement, perd plus d'un tiers de son poids lorsqu'on le travaille tout vert, et moins d'un tiers lorsqu'on le garde dans son

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écorce pendant un an avant de le travailler; 2° que le bois gardé dans son écorce avant d'être travaillé, prend plus promptement et plus abondamment l'eau, et par conséquent l'humidité de l'air, que le bois travaillé tout vert. Détail et comparaison des progrès de l'imbibition du bois dans l'eau. P. 72 etsuiv. — 3* Quel est le temps nécessaire pour que le bois reprenne autant d'eau qu'il a perdu de sève en se desséchant. P. 73. — 4° Le bois plongé dans l'eau, tire non-seulement autant d'humiditié qu'il contenait de sève, mais encore près d'un quart au delà, et la différence est de 3 à 5 environ. Un morceau de bois bien sec qui ne pèse que 30 livres, en pèsera S0 lorsqu'il aura séjourné plusieurs années dans l'eau. P. 73. — 5° Lorsque l'imbibition du bois dans l'eau est plénière, le bois suit au fond de l'eau les vicissitudes de l'atmosphère ; il se trouve toujours plus pesant lorsqu'il pleut, et plus léger lorsqu'il fait beau. Preuve par une expérience suivie pendant trois ans. Ibid. — Comparaison des progrès de l'imbibition des bois, dont la solidité est plus ou moins grande. Ibid. et suiv. — Expériences réduites en Tables sur les variations de la pesanteur du bois dans l'eau. P. 75 et suiv. — Ces expériences démontrent que le bois gardé dans l'eau, en tire et rejette alternativement dans une proportion, dont les quantités sont très-considérables par rapport au total de l'imbibition. P. 76. — Expériences réduites en Tables sur l'imbibition du bois vert. P. 77. — Autres expériences réduites en Tables, et comparaison de l'imbibition du bois sec dans l'eau douce et dans l'eau salée. P. 75 et suiv. — Le bois tire l'eau douce en plus grande quantité que l'eau salée. P. 78. — Étant plongé dans l'eau il s'imbibe bien plus promptement qu'il ne se dessèche à l'air. P. 81.

Bois , plantation des bois. Exposition d'un grand nombre d'essais pour semer et planter du bois. T. xn, p. 88 et suiv. — Une plantation de bois par déjeunes arbres tirés des forêts, ne peut avoir un grand succès. P. 91. — Au contraire, de jeunes arbres tirés d'une pépinière, peuvent se planter avec succès. Ibid. — Exposition des différentes manières de cultiver les jeunes

bois plantés ou semés. P. 94 et suiv. — ■ L'accroissement des jeunes bois, peut indiquer le temps où il faut les receper. P. 99 et suiv.

Bois, seynis de bois. Voyez Semis de bois.

Bois, taillis. La gelée fait un beaucoup plus grand tort aux taillis surchargés de baliveaux qu'à ceux où les baliveaux sont en petit nombre. T. xn, p. 82. — Les coupes réglées dans les bois ne sont pas, comme on le croit, le moyen d'en tirer le plus grand produit. P. 85. — Dans les bons terrains on gagnera à retarder les coupes, et dans ceux où il n'y a pas de fond, il faut couper les bois fort jeunes. Ibid. — Avantages qu'on peut tirer des bois blancs, tels que le coudrier, le marseau, le bouleau, dans l'exploitation des taillis. P. 104 et 105. — Age auquel on doit les couper, suivant la nature du terrain. P. 105. — Différence do l'accroissement des taillis dans les parties élevées et dans les parties basses du terrain. Observations importantes à ce sujet. P. 106 et 107. — Exploitation des taillis en jardinant. P. 105.

Bois, fossiles et charbonifi.es. Exemples à ce sujet. T. ix, p. 630 et suiv.

Bois fossiles et bitumineux. Observalion importante sur ce sujet. T. x, p. 266 et suiv.

Bois fossiles. Leurs ressemblances e\ leurs différences avec les charbons de terre, différents lieux où l'on rencontre des bois fossiles. T. xi, p. 509. — lisse rencontrent ordinairement plus près de la surface du terrain que les charbons de terre qui gisent à de plus grandes profondeurs. Ibid.

Bois fossiles. Comparaison de certains bois fossiles avec le jayet. T. x, p. 279.

Bols. Caractères qui distinguent les bols des argiles, et les terres limoneuses des terres argileuses. Ressemblances des bols aux argiles. T. xi, p. 412. — L'origine et la nature des bols et des argiles sont réellement très-ditférentes ; celles-ci no sont que des détriments des matières vitreuses décomposées, au lieu que les bols sont les produits ultérieurs de la destruction des animaux et des végétaux. P. 412 et 413. — Bols sont assez communs dans toutes les parties du

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monde. Ils sont tous de la même essence, et ne diffèrent que par les couleurs ou la finesse du grain ; le bol blanc paraît être le plus pur de tous. P. 413. — Il y a de ces bols blancs qui contiennent encore assez de particules organiques et nutritives, pour en faire du pain en les mêlant avec de la farine, lbkl. — Le bol rouge tire sa couleur du fer en rouille dont il est plus ou moins mélangé. P. 414. — Différents lieux où l'on trouve des bols rouges. P. 415 et suiv.

Borax (le) est un sel qui nous vient de l'Asie, et dont l'origine et même la fabrication ne nous sont pas bien connues. 11 se trouve dans quelques provinces de la Perse, de la Tartarie méridionale, et dans quelques contrées des Indes orientales. T. x, p. 438 et 439.

Borax brut ou tinkal. Manière de l'extraire et de le purifier. T. x, p. 440. — Il y en a de deux sortes. P. 442 et 443,

Borax commun. On distingue le borax pur du borax mélangé ; action du borax dans la fusion des métaux. T. x, p. 443.

Borax {cristaux de borax), leurs qualités comparées à celles de l'alun. T. x , p. 440.

Borax et sel sédatif. 11 est très-probable que le borax et le sel sédatif contiennent de l'arsenic T. x, p. 441 et 442.

Borax [verre de borax). Ses qualités; c'est le plus puissant de tous les fondants. Ce sel contient une grande quantité d'alcali. Preuves de cette assertion. T. x, p. 440.

Boucaro. Voyez Bol rouge.

Boulets de canon. C'est une très-mauvaise pratique que de faire chauffer à blanc et plusieurs fois les boulets de canon pour en diminuer le volume; ils deviennent par cette opération réitérée très-légers et cassants. T. ix, p. 187.

Bousin. Voyez Pierres calcaires. T. x, p. 113.

Boussole. On n'est point parvenu à construire des boussoles dont une aiguille indiquerait le pôle terrestre. T. xi, p. 577. — Les Français sont les premiers en Europe qui aient fait usage de la boussole, pour se conduire dans leur navigation. P. 588. — La boussole horizontale indique la direction

avec ses déclinaisons; et la boussole verticale démontre l'inclinaison de l'aiguille. P. 598.

Brèches, marbres -brèches. Lear première formation. T. x, p. 66.

Bure. C'est ainsi qu'on appelle la partie supérieure du fourneau à fondre les mines de fer, qui s'élève au-dessus de son terreplein. T. ix, p. 202.

Cadmie des fourneaux est une concrétion de fleurs de zinc, qui s'accumulent et s'attachent aux parois des cheminées des fourneaux où l'on fond les mines de fer qui contiennent du zinc. T. xi, p. 1 47 — Manière de faire du laiton avec la cadmie des fourneaux. P. 148.

Cailloux. On a donné le nom de cailloux à toutes les pierres, soit du genre vitreux, soit du genre calcaire, qui se présentent sous une forme gobuleuse ; mais cette dénomination, prise uniquement de la forme extérieure, n'indique rien sur la nature de ces pierres. T. xi, p. 313. — Les cailloux proprement dits, les vrais cailloux sont des concrétions formées, comme les agates, par exsudation ou stillation du suc vitreux, avec cette différence que, dans les agates et autres pierres fines, le suc vitreux plus pur forme des concrétions demi-trans| arentes : au lieu que dans les cailloux, étant plus mélangé de matières terreuses ou métalliques, il produit des concrétions opaques. Ibid. — Les cailloux prennent la forme des ca\ités dans lesquelles ils se moulent, et souvent ils offrent encore la figure des corps organisés, tels que les bois, les coquilles, dans lesquels le suc vitreux s'est infiltré et a rempli les vides que laissait la destruction de ces substances. P. 313 et 314. — Tous les cailloux en général sont composés de couches additionnelles, dont les intérieures sont toujours plus denses et plus dures que les extérieures. Cause de cet effet. P. 314. — Formation du caillou, lbkl. — Formation des cristaux dans l'intérieur des cailloux creux. , Ibid. - Cailloux qui contiennent de l'eau

dans leur intérieur. Ibid. — Discussion et réfulation de l'opinion vulgaire sur la formation des cailloux. P. 315. — Fait qui démontre que les cailloux creux commencent à se former par la surface extérieure, et non pas autour d'un noyau qui leur sert de centre. Ibid. — La surface extérieure des cailloux creux , est le plus souvent brute et raboteuse. P. 315 et 316. — Propriétés essentielles des cailloux sont les mêmes que celles des autres substances vitreuses. P. 31 6. — Cailloux de qualités diverses, selon le mélange et les doses des matières qui les composent. Ibid. — Agrégations des cailloux. Voyez Poudingues. — On doit séparer des vrais cailloux les morceaux de quartz, de jaspe, de porphyre, de granité, etc., qui, ayant été roulés, ont pris une forme globuleuse. P. 317 et 318. — Le véritable caractère dislinctif des cailloux est tiré descouches concentriques posées les unes sur les autres, et ces couches qui composent le caillou sont de couleur différente. P. 318. — Cailloux d'Egypte sont remarquables par leurs zones alternatives de jaune et de brun, et par la singularité de leurs herborisations. Ibid. — Cailloux d'Oldenbourg, remarquables par les taches en forme d'oeil qu'ils présentent, ce qui leur a fait donner le nom de cailloux œiliés. Ibid.

Cailloux. Liqueur des cailloux. T. x, p. 371.

Calamine. Voyez Zinc.

Calcaire. Toute malière calcaire contient une très-grande quantité d'eau qui est incorporée dans sa substance, et ne peut s'en séparer que par le moyen d i feu, en réduisant cette matière calcaire en chaux. T. xi,

Calcédoine est une agate d'un blanc bleuâtre et d'une transparence laiteuse.

T. xi, p. 289 et 290. —Calcédoines en petit et en grand volume. P. 290.

Canons de bronze. Les canons de bronze font un bruit au moment de l'explosion qui offense plus l'organe de l'ouïe que celui des canons de fonte de fer. T. ix, p. 332.

Canons de fer battu. Raisons que l'on donne pour ne pas s'en servir sur les vaisseaux. T. ix, p. 332 et 333.

Canons de fonte de jer. Les canons de la marine sont de fonte de fer; raisons de cet usage. T. ix, p. 332. — Travail de l'auteur dans la vue de perfectionner les canons de la marine. P. 334 et suiv. — Manière dont on fond les canons de fonte de fer. Préjugés qui faisaient craindre de fondre des gros canons à un seul fourneau. Ibid. — La pratique de couler les gros canons de fonte de fer à trois ou tout au moins à deux fourneaux comme on l'avait toujours fait, a été rectifiée par l'auteur, et on a coulé avec plus d'aisance et d'avantage ces gros canons à un seul fourneau. P. 335 et suiv. — Raisons pourquoi les canons coulés à deux ou trois fourneaux, sont plus mauvais que ceux qu'on coule à un seul fourneau. P. 335. — Causes qui contribuent à la fragilité des canons de fonte de fer. P. 336. — C'est une mauvaise pratique que de leur enlever leur première écorce, et de les travailler au tour, cela diminue considérablement leur résistance.

P. 337. — Raisons pour et contre les deux pratiques de couler les canons pleins ou creux ; il est difficile de décider laquelle serait la meilleure. P. 338 et 339. — liaisons pourquoi la fonte de fer de nos canons de la marine n'a pas la résistance qu'elle devrait avoir. Expériences à ce sujet, qui démontrent qu'on a coulé des fontes tendres pour les canons , uniquement par la raison de pouvoir les forer plus aisément. P. 339 et suiv. — Examen de la fonte, et travail pour refondre les canons envoyés de la forge de la Nouée en Bretagne. P. 340 et suiv. — Les épreuves de la résistance des canons par la surcharge de la poudre, sont nonseulement fautives, mais môme très-désavantageuses, et Ton gâte une pièce toutes les fois qu'on l'éprouve avec une plus forte charge que la charge ordinaire : preuve de cette vérité. P. 342. — Moyen simple et sûr de s'assurer de leur résistance. Ibid. — Machine à forer les canons, par M. le marquis de Monlalembert, bien préférable à celle de M. Maritz; exposition de leurs différences. P. 344. — Précautions à prendre pour qu'il ne tombe dans le moule du canon que de la fonte pure. P. 345. — Il n'est pas impossible de purifier la fonte de fer au degré qui

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serait nécessaire pour que les canons de cette matière ne fissent que se fendre au lieu d'éclater par l'explosion de la poudre. Ce serait une très-grande découverte par son utilité et pour le salut de la vie des marins. P. 347.

Calcaire. Les matières calcaires se réduiraient en verre comme toutes les autres matières terrestres par l'augmentation du feu, soit des fourneaux, soit des miroirs ardents. T. ix, p. 35 et 36.

Calcination. Parla simple calcinationl'on augmente le poids du plomb de près d'un quart, et l'on diminue celui du marbre de près de moitié ; il y a donc un quart de matière inconnue que le feu donne au premier, et une moitié d'autre matière également inconnue qu'il enlève au second ; et lorsque après cette calcination l'on travaille sur ces matières calcinées, il est évident que ce n'est plus sur le plomb ou sur le marbre que l'on travaille, mais sur des matières dénaturées ou composées par l'action du feu. T. ix,p.3l. — La calcination est pour les corps fixes et incombustibles, ce qu'est la combustion pour les matières volatiles et inflammables. Elle a besoin, comme la combustion, du secours de l'air. Comparaison de la calcination et de la combustion. P. 39 cl suiv. — Toute calcination est toujours accompagnée d'un peu de combustion , et de même toute combustion est toujours accompagnée d'un peu de calcination. P. 40. — Explication de la manière dont certaines matières augmentent de pesanteur par l'effet de la calcination. P. 40 et 41. — Calcination produite par la chaleur obscure dans la pierre calcaire jusqu'à deux pieds et deux pieds et demi de profondeur. P. 2 1 0. — La calcination est plus grande par la chaleur obscure et concentrée que par le feu libre et lumineux. Moyen de faire à peu de frais la calcination du plâtre et des pierres. P. 248.

Calcul. On peut tout représenter avec le calcul, mais on ne réalise rien. T. îx, p. 77.

Canons de fusil. La soudure est l'opération la plus importante de la fabrication des canons de fusil, et celle qui est en môme temps la plus difficile. Précautions qu'il fau-

drait prendre pour la faire réussir. T. ix. p. 199.

Canons. Les canons de fonte de fer ne doivent point être tournés ; car en enlevanl par le tour l'écorce du canon, on lui ôte sa cuirasse, c'est-à dire la partie la plus dure eJ la plus résistante de toute la masse. T. x, p. 491.

Canons de fusil (les) ne doivent pas être faits avec du fer qui aurait acquis toute sa perfection , mais seulement avec du fer qui puisse en acquérir par le feu. T. x, p. 499.

Caiiacoli des Américains , quelle peut être cette matière métallique. T. xi, p. 34.

Caractères par lesquels on peut reconnaître et l'on doit distinguer les matières minérales : 1° le plus ou moins de fusibilité; 2° le caractère de la calcination ou non calcination avant la fusion ; 3° l'effervescence avec les acides par laquelle on distingue les substances calcaires des matières vitreuses; 4° celui d'étinceler ou de faire feu par le clioc de l'acier, qui indique plus qu'aucun autre la sécheresse et la dureté ; 5° la cassure vitreuse, spathique, terreuse ou grenue, qui présente à nos yeux la texture intérieure de chaque substance ; 6° les couleurs qui démontrent la présence des parties métalliques dont les différentes matières sont imprégnées ; 7° la densité ou le poids spécifique de chaque matière, qui est de tous les caractères le plus essentiel. T. x, p. 23.

Carrières (les) de pierres calcaires dans les vallées et dans les terrains bas, ne sont formées que des détriments des anciennes couches de pierre, toutes situées au-dessus de ces nouvelles carrières. T. îx, p. 543.

Castine. Gros gravier calcaire et sans mélange de terre, dont on doit faire usage dans les fourneaux à fondre la mine de fer, lorsque ce sont des mines mêlées de matières vitrescibles, et dont on ne doit pas se servir lorsque les mines se trouvent mêlées de matières calcaires. T. ix, p. 321 et 322. — On pèche presque partout par l'excès de castine qu'on met dans les fourneaux. P. 322.

Causes locales qui peuvent influer sur la déclinaison. T. xi, p. 603.

Centre de gravité. Les aiguilles des bous-

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soles verticales, doivent être placées de manière que leur centre de gravité coïncide avec leur centre de mouvement, au lieu que dans les boussoles horizontales, le centre de mouvement de l'aiguille est un peu plus élevé que le centre de gravité. T. xi, p. 599.

Cehcle. Voyez Quadrature du cercle.

Certitude. Voyez Vérités.

Certitude. La certitude physique, c'est-àdire la certitude de toutes la plus certaine n'est néanmoins qu'une probabilité plus grande qu'aucune autre probabilité. T. xn, p. 4 55.

— Différence de la certitude morale et de la certitude physique. P. '157. — Estimation précise de la certitude physique. P. 101. — Estimation de la certitude morale. P. 158 et suiv. — La certitude morale peut être regardée comme telle, toutes les fois que la probabilité est au-dessus de dix mille. Comparaison de l'évaluation de la certitude morale à la certitude physique. P. 159 et suiv.

Cétacés. Raison pourquoi les baleines et autres cétacés des mers du Nord, n'ont pas gagné les mers du Midi. T. ix, p. 553.

Chaleur. Voyez Feu. T. ix, p. 290. — La chaleur est une matière qui ne diffère pas beaucoup de celle de la lumière ellemême, qui, quand elle est très-forte ou réunie en grande quantité, change de forme, diminue de vitesse, et au lieu d'agir sur le sens de la vue, affecte les organes du toucher. P. '291. — Elle produit dans tous les corps une dilatation , c'est-à-dire une séparation entre leurs parties constituantes. Ibid. — La diminution du feu ou de la très-grande chaleur se fait toujours à très-peu près en raison de l'épaisseur des corps, ou des diamètres des globes de même matière. P. 3 49.

— La déperdition de la chaleur, de quelque degré qu'elle soit, se fait en même raison que l'écoulement du temps. P. 353.

Chaleur du fer rouge (la) et du verre en incandescence, est huit fois plus grande que la chaleur de l'eau bouillante, et vingtquatre fois plus grande que celle du soleil en été. T. ix, p. 356.— Cette chaleur du fer rouge doit être estimée à très-peu près vingtcinq, relativement à la chaleur propre et actuelle du globe terrestre. Ainsi le globe terrestre dans le temps de l'incandescence

était vingt cinq fois plus chaud qu'il ne l'est aujourd'hui. Ibid.

Chaleur du globe terrestre. Dans l'hypothèse que le globe terrestre a été originairement dans un état de liquéfaction causée par le feu, et que ce même globe est principalement composé de trois matières, savoir les substances ferrugineuses, calcaires et vitrescibles, il aurait fallu 2,905 ans pour le consolider jusqu'au centre, 33,911 ans pour le refroidir au point d'en toucher la surface, et 74,047 ans pour le refroidir au point de la température actuelle. T. ix, p. 349. — Exposition des différents états et degré de chaleur par où le globe terrestre a passé avant d'arriver à la température actuelle. P. 353 et suiv. — Le refroidissement du globe a été en partie retardé et en partie compensé par la chaleur du soleil, et même par celle de la lune. Recherches sur ces deux espèces de compensation. P. 354 et suiv. — Estimation de la chaleur qui émane actuellement de la terre, et de celle qui lui vient du soleil. P. 355. — La chaleur qui émane du globe de la terre, est en tout temps et en toutes saisons bien plus grande que celle qu'il reçoit du soleil. Ibid. — Cette chaleur qui appartient en propre au globe terrestre, et qui en émane à sa surface, est cinquante fois plus grande que celle qui lui vient du soleil. Ibid. — Comparaison des différents degrés de chaleur, depuis la température actuelle jusqu'à l'incandescence. P. 356. — Estimation de la compensation qu'a faite la chaleur du soleil et celle de la lune, à la perle de la chaleur propre du globe de la terre, depuis son incandescence jusqu'à ce jour. P. 356 et 357. — Recherches de la compensation qu'a pu faire la chaleur envoyée par la lune à la perte de la chaleur de la terre. P. 357. — Temps auquel la lune a pu envoyer de la chaleur à la terre. Ibid. — On doit regarder comme nulle la chaleur que toutes les planètes, à l'exception de la lune, ont pu envoyer à la terre. Le temps qui s'est écoulé depuis celui de l'incandescence de la terre , toute perte et compensation évaluées , est réellement de 74,832 ans. P. 339. — Idée que l'on doit avoir d'une chaleur vingt-cinq fois plus

TARLE DF.S MATIERES

grande ou vingt-cinq fois plus petite que la chaleur actuelle du globe de la terre. P. 363. — Raisons pourquoi l'auteur a pris pour terme de la plus petite chaleur ^ de la chaleur actuelle de la terre. Ibid. — Recherches de la perte de la chaleur propre du globe terrestre, et des compensations à cette perte. P. 363 et 364. — Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à la terre, sera égale à la chaleur propre du globe, ne se trouvera que dans l'année 154,018 de la formation des planètes. P. 364. — La chaleur intérieure de la terre, est le vrai feu qui nous anime, auquel la chaleur du soleil ne fait qu'un accessoire. P. 434. — La chaleur propre du globe terrestre est beaucoup plus forte que celle qui lui vient du soleil. Raisons qui paraissent décider que cette chaleur qui nous vient du soleil, n'est que ^ de la chaleur propre de la terre. Si l'on supposait cette chaleur du soleil beaucoup plus grande à proportion , cela ne ferait que reculer la date de la formation des planètes, et allonger le temps de leur refroidissement. P. 436 et suiv. — La déperdition de la chaleur propre du globe terrestre a dû être plus grande sous les pôles que sous l'équateur : à peu près dans la raison de 230 à 231. I'. 440 et suiv. — Exposition des faits et des observations par lesquelles on s'est assuré que la chaleur du soleil n'est qu'un accessoire, un petit complément à la chaleur réelle qui émane continuellement du globe de la terre. P. 456 et suiv. — La postérité pourra , en parlant de nos observations, reconnaître dans quelques siècles la diminution réelle de la chaleur sur le globe terrestre. P. 449. — Deux causes particulières de chaleur dans le globe terrestre : la première, l'inflammation des matières combustibles, ce qui ne peut produire qu'une trèspetite augmentation à la chaleur totale ; la seconde, le frottement occasionné dans le globe terrestre par la pression et le mouvement de la lune autour de la terre, et cette seconde cause peut produire une augmentalion assez considérable à la chaleur propre du globe terrestre. P. 449 et suiv.

Chaleur. La chaleur intérieure du globe terrestre, actuellement subsistante, est beau-

coup plus grande que celle qui nous vient du soleil. T. ix, p. 459. — La surface de la terre est plus refroidie que son intérieur. Preuves de cette vérité par l'expérience. Ibid. et suiv. — La chaleur obscure du globe se convertiten feulumineux par l'électricité. P. 460. — Les contrées septentrionales du globe ont joui pendant longtemps du même degré de chaleur dont jouissent aujourd'hui les terres méridionales ; et dans ce même temps, ' les terres du Midi étaient brûlantes et désertes. P. 545. — La déperdition de la chaleur du globe se fait d'une manière insensible ; il a fallu soixante-seize mille ans pour l'attiédir au point de la température actuelle , et dans soixante-seize autres mille ans, il ne sera pas encore assez refroidi , pour que la chaleur particulière de la nature vivante y soit anéantie. P. 587. — Il n'y a qu'tin trentedeuxième de différence entre le plus grand chaud de nos étés et le plus grand froid de nos hivers. P. 588. — Les causes extérieures influent beaucoup plus que la cause intérieure, sur la température de chaque climat.— Exemple de cette véri'é. Ibid. — Comme tout mouvement, toute action produit de la chaleur, et que tous les êtres doués du mouvement progressif sont eux-mêmes autant de petits foyers de chaleur, c'est (le la proportion du nombre des hommes et des animaux à celui des végétaux, que dépend (toutes choses égales d'ailleurs) la température locale de chaque terre en particulier. —Preuves de cette vérité. P. 588 et 589. — Faits qui prouvent que la chaleur propre et intérieure du globe est plus grande à mesure que l'on descend à de plus grandes profondeurs. P. 595 et suiv. — Détail des faits et des expériences qui prouvent que la chaleur du soleil ne pénètre pas à plus de cent cinquante pieds dans les eaux de la mer. P. 598.

Chaleur (la) paraît tenir encore de plus près que la lumière à l'essence du feu, cl on doit regarder la chaleur comme une choso différente de la lumière et du feu. T. ix, p. 11.— Elle existe aussi très-souvent sans lumière. Ibid.— On a fait moinsde découvertes sur la nature de la chaleur que sur celle de 'a lumière. P. 12. — Siège de la chaleur dif-

TABLE DES MATiÈRES.

férent de celui de la lumière, lbid. — Le globe de la terre et en général toutes les matières fluides et solides dont il est composé ou environné, ont toutes une chaleur propre très-grande et plus grande que la chaleur qui nous vient du soleil, lbid. — Toute la matière connue est chaude, et dès lors la chaleur est une affection bien plus générale que celle de la lumière, lbid. — Les molécules de la chaleur sont bien plus grosses que celles de la lumière. P. 13. — Son mouvement progressif et bien plus lent que celui de la lumière. Le principe de la chaleur est l'attrition des corps. lbid. — Sa production et celle de la lumière. Leur différence. lbid. — Elle diminue dans sa propagation beaucoup plus que la lumière. P. 16. — L'on doit reconnaître deux sortes de chaleurs : l'une lumineuse, dont le soleil est le foyer immense, et l'autre obscure, dont le grand réservoir est le globe terrestre. P. 18. — La chaleur qui émane du globe de la terre est bien plus considérable que celle qui nous vient du soleil. Elle est dans le climat de Paris vingtneuf fois plus grande en été, et quatre cents fois plus grande en hiver que celle qui nous vient de cet astre , et cette estimation est encore trop faible. P. 19. — Effets de la chaleur du globe terrestre sur les matières minérales. P. 20. — La chaleur intérieure du globe a été originairement bien plus grande qu'elle ne l'est aujourd'hui ; on doit lui rapporter, comme à la cause première, toutes les sublimations, précipitations, agrégations, séparations, en un mot, tous les mouvements qui se sont faits et se font chaque jour dans l'intérieur du globe. P. 20 et 21 . — La chaleur seule et dénuée de toute apparence de lumière et de feu peut produire les mêmes effets que le feu le plus violent. P. 21. — Elle chasse des corps toutes les parties humides, elle dilate les corps en les séchant et en augmente la dureté. Exemple de cette dureté acquise par la chaleur dans les pierres calcaires. Elle augmente la pesanteur spécifique de plusieurs matières, et se fixe dans leur intérieur lorsqu'elle leur est longtemps appliquée. P. 38 et 39. — Les degrés de chaleur sont différents dans les différents genres d'a-

nimaux. P. 46. — La chaleur propre du globe terrestre entre comme élément dans la combinaison de tous les autres éléments. P. 54.

— Progression de la chaleur, tant pour l'entrée que pour la sortie, dans des boulets de fer de différents diamètres , déterminée par des expériences précises. P. 82 et suiv. — La durée de la chaleur dans les globes, n'est rigoureusement proportionnelle à leur diamètre, que dans la supposition mathématique que ces globes soient composés d'une matière parfaitement perméable à la chaleur ; en sorte que la sortie de la chaleur fût absolument libre, et que les particules ignées ne trouvassent aucun obstacle qui pût lesarrèterni changer le cours de leur direction. Mais les obstacles qui résultent de la perméabilité non absolue, imparfaite et inégale de toute matière solide, au lieu de diminuer le temps de la durée de la chaleur, doivent au contraire l'augmenter. P. 87. — La durée de la chaleur dans différentes matières exposées au même feu, pendant un temps égal, est toujours dans la même proportion , soit que le degré de chaleur soit plus grand ou plus petit. Exemples. P. 94.

— Ce n'est pas proportionnellement à leur densité que les corps reçoivent et perdent plus ou moins vite la chaleur, mais dans un rapport bien différent et qui est en raison inverse de leur solidité, c'est-à-dire de leur plus ou moins grande non-fluidité. Démonstration de cette vérité par l'expérience. P. 95 et suiv. — La densité n'est pas relative, à l'échelle du progrès de la chaleur dans les corps solides, ni dans les fluides. P. 96 et 97. Ordre dans lequel les matières minérales reçoivent et perdent la chaleur, à commencer par le fer, qui de toutes les matières est celle à laquelle il faut le plus de temps pour s'échauffer et se refroidir.

Fer.

Émeril.

Cuivre.

Or.

Argent.

Zinc.

Marbre blanc.

Marbre commun.

TABLE DES MATIERES

Pierre calcaire dure.

Grès.

Verre.

Plomb.

Étain.

Pierre calcaire tendre.

Glaise.

Bismuth.

Porcelaine.

Antimoine.

Ocre.

Craie.

Gypse.

Bois.

P. 154 et suiv. — Le progrès de la chaleur dans les métaux, demi-métaux et minéraux métalliques, est en même raison, ou du moins en raison très-voisine de celle de leur fusibilité. P. 1 62. — Le progrès de lachaleur dans toutes les substances minérales est toujours à très-peu près en raison de leur plus ou moins grande facilité à se calciner ou à se fondre, mais quand leur calcination ou leur fusion sont également difficiles, et qu'elles exigent un degré de chaleur extrême, alors le progrès de la chaleur se fait suivant l'ordre de leur densité. P. 1 65.— Lorsque la chaleur est appliquée longtemps, elle se fixe dans les pierres et autres matières solides, et en augmente la pesanteur spécifique.

P. 211 et suiv. — Estimation de la quantité de chaleur qui se fixe dans les pierres calcaires.

Chaleur animale (la) est une espèce de feu qui ne diffère du feu commun que du moins au plus. Raison pourquoi ce feu ou cette chaleur animale sont sans flamme et sans fumée apparente. T. ix, p. 50.

Chaleur concentrée. La plus violente chaleur , et la plus concentrée pendant un très-long temps, ne peut sans le secours et le renouvellement de l'air, fondre la mine de fer ni même le sable vitrescible, tandis qu'une chaleur de même espèce et beaucoup moindre peut calciner toutes les matières calcaires. T. ix, p. 208.— La chaleur la plus violente dès qu'elle n'est pas nourrie, produit moins d'effet quo la plus petite chaleur qui trouve de l'aliment. P. 209. — Chaleur

morte et feu vivant , leur différence. Ibid.

Chaleur obscure , c'est-à-dire chaleur privée de lumière, de flamme et de feu libre ; ses effets. T. ix, p. 201 et suiv. — Petite quantité d'aliments qu'elle consume , en comparaison de la très-grande quantité d'aliments que consume le feu libre. Comparaison des effets de la chaleur obscure avec leseffetsdu feu lumineux. P. 205. Enaugmentant la masse de la chaleur obscure , on peut produire de la lumière, de la même manière qu'en augmentant la masse de la lumière on produit de la chaleur. P. 209 et 210.

Chaleur. Les émanations de la chaleur intérieure du globe, s'élèvent perpendiculairement à chaque point de la surface de la terre. T. xi, p. 522. — Elles sont plus abondantes à l'équatcur que dans toutes les autres parties du globe. Ibid. — Elles doivent nécessairement partir de l'équateur où elles abondent, et se porter vers les pôles où elles manquent. Ibid. — La chaleur obscure qui émane de la terre , et forme des courants électriques, peut devenir lumineuse vers les pôles , en s'y condensant dans un moindre espace. P. 523.

Charron. On doit préférer le charbon de bois de chêne pour les grands fourneaux à fondre les mines de fer, et employer le charbon des bois les plus doux à la forge et aux aifineries. T. ix, p. 324.

Charbon. 11 ne se dégage que peu ou point d'air du charbon dans sa combustion, quoiqu'il s'en dégage plus d'un tiers du poids total du bois de chêne bien séché. T. ix, p. 205. — Expérience sur la diminution de son volume et de sa masse dans un grand fourneau clos, où l'air n'a point d'accès. P. 207.

Charbon de terre. Époque de la formation des couches de charbon de terre. T. ix, p. 514 et 515. — Les couches en sont ordinairement inclinées et toujours parallèles entre elles. Elles sont toutes composées de détriments de végétaux mêlés plus ou moins de bitumes. P. 51 5. — Les feuillets de charbon de terre ont pris leur forme par des causes combinées; la première est le dépôt toujours horizontal de l'eau; la seconde, la disposition des matières végétales qui tendent à faire des feuillets. P. 516. — Les

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charbons de terre sont composés de détriments de végétaux. Preuves de cette assertion et discussion critique à ce sujet. P. 629

Charbon de terre est une dénomination assez impropre, parce qu'elle parait supposer que la matière végétale dont il est composé, a été attaquée et cuite par le feu, tandis qu'elle n'a subi qu'un plus ou moins grand degré de décomposition par l'humidité, et qu'elle s'est conservée au moyen de son huile convertie par les acides en bitume. T. x, p. 214. — Différentes sortes dâ charbon de terre, les unes plus pures, les autres plus mélangées. P. 21 4 et suiv. — Tous les charbons de terre en général tirent leur origine des matières végétales et animales, dont les huiles et les graisses se sont converties en bitume. P. 215. — Qualités et défauts des différents charbons de terre. Ibid. — Autres preuves que le fond de la substance de tous les charbons de terre est une matière végétale : discussion et réfutation des opinions contraires. P. 215 et suiv. — Le charbon de terre n'est formé que de la réunion des débris solides et de l'huile liquide des végétaux, qui se sont ensuite durcis par le mélange des acides. P. 216. — Le charbon de terre de la meilleure qualité, est celui dans lequel la matière végétale est la plus pure, et à laquelle le bitume est intimement uni, et le charbon pyriteux est le plus mauvais. P. 217. — On peut passer par degrés, de la tourbe récente et sans mélange de bitume, à des tourbes plus anciennes, devenues bitumineuses ; du bois charbonnifié aux véritables charbons de terre. P. 219. — Discussion et réfutation des opinions qui donnent au charbon de terre une autre origine.

P. 219 et suiv. — Charbons de terre de seconde formation, par la filtration des eaux à travers les couches anciennes de ce charbon : leur description. P. 220. — Généra tion primitive du charbon de terre, et déve loppement successif de sa formation et de sa composition. P. 223. — 11 y a deux manières dont les charbons de terre ont été déposés; la première en veines étendues sur des terrains en pentes, et la seconde en masses sur le fond des vallées, et ces dépôts en masses

sont toujours plus épais que les veines en pentes : il y a de ces masses de charbons qui ont jusqu'à dix toises d'épaisseur, tandis que les veines n'en ont que quelques pieds. P. 238. — Distinction des différentes sortes de charbon de terre. P. 248. — Leurs usages : il faut les épurer pour les employer dans les forges. Les charbons pyriteux rendent le fer cassant et doivent être rejetés; ce ne sont que les charbons les plus purs ou les charbons épurés, que l'on peut substituer au bois et qui peuvent le remplacer, soit dans les arts, soit dans les autres usages économiques. Ibid. — Le bon charbon de terre contient beaucoup plus de parties combustibles que le bois ; aussi la chaleur de co charbon fossile est-elle bien plus forte et plus durable que celle du charbon végétal. P. 249. — Usages et pratiques du charbon de terre, pour les feux des maisons et les fours et fourneaux des manufactures à feu. P. 270 et suiv. — Comparaison de la chaleur et du feu du charbon de terre avec la chaleur et le feu du charbon de bois. P. 271 .

— Manière dont on fait le coak et les cinders avec les charbons de terre. P. 272. — Désoufrage, ou manière dont on peut enlever les acides et autres matières pyriteuses du charbon de terre. P. 274. — Autre manière d'épurer les charbons de terre, au point de les rendre utiles aux blanchisseries et à tous les autres objets économiques où l'on emploie le bois. P. 276. — Expériences qui démontrent que le charbon de terre épuré par la méthode du sieur Ling, approuvée du gouvernement, peut remplacer le bois, et a en même temps une grande supériorité ^ur toutes les matières combustibles, soit pour le chauffage ordinaire, soit pour les arts de métallurgie. Ibid. — Mines de charbon.

Les mines de charbon les plus profondes que l'on connaisse en Europe, sont celles du comté de Namur, qu'on assure être fouillées jusqu'à deux mille pieds de France. P. 238.

— Les mines de charbon en amas, sont plus faciles à exploiter que les mines en veines. P. 242. — Et celles-ci, lorsqu'elles sont situées dans les montagnes, s'exploitent plus aisément que quand elles sont dans les vallées. P. 243. — Vapeurs et différentes ex-

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halaisons qui s'élèvent dans les mines de charbon : leur indication et leurs effets. P. 243 et suiv. — Les embrasements spontanés sont assez fréquents dans les mines de charbon, et par quelles raisons ; et quand le feu s'est allumé, il est non-seulement durable, mais perpétuel. P. 245. — Les eaux souterraines , même les plus profondes, proviennent uniquement des eaux de la superficie, dans les mines de charbon : preuves à ce sujet. P. 245 et 246. — Énumération des principales mines de charbon, tant en France que dans les autres régions de la terre. P. 248. — Indications des principales mines de charbon, qui sont actuellement en exploitation en France. P. 250 et suiv. — Mines de charbons incendiées, et qui brûlent depuis longtemps. P. 253. — Enumération des principales mines de char, bon de l'Angleterre, de l'Ecosse et de l'Irlande. P. 256 et suiv. — Disposition des mines de charbon du pays de Liège. P. 26 1 et suiv. — Des Pays-Bas. P. 263. — D'Allemagne.

P. 263 et suiv.— D'Espagne. P. 265 et 266.— DeSavoie.P.266.— De Suisse Ibid.— D'Italie. P. 266 (note d), 267 et suiv.— De Suède. P. 268. — De Russie. Ibid. — De Sibérie. P. 268 et suiv. — De la Chine. P. 269. — Du Japon, de Sumatra, de Madagascar, du continent de l'Afrique et de l'Amérique. P. 269 et 270. — Veines de charbon de terre. Origine des couches ou veines de charbon de terre. P. 213 et 214. — La formation des veines de charbon de terre est bien postérieure à celle des matières primitives ; on n'a jamais vu de veines de charbon de terre dans les masses primitives de quartz ou de granit. P. 214. — La direction la plus constante des veines de charbon de terre, est du levant au couchant : raison de cet effet de nature; interruption dans ces veines. P. 226 et 227. — Les veines de charbon, même les plus étendues, courent presque toutes du levant au couchant , et ont leur inclinaison au nord en même temps qu'elles sont plus ou moins inclinées dans chaque endroit, suivant la pente du terrain sur lequel elles ont été déposées; il y en a même qui approchent de l'a perpendiculaire; et celte grande différence dani leur inclinai-

son n'empêche pas qu'en général, cette inclinaison n'approche dans chaque veine, de plus en plus, de la ligne horizontale, à mesure que l'on descend plus profondément.

P. 227 et 228. — Toutes les veines de charbon inclinées et même perpendiculaires, approchent de plus en plus de la position horizontale à mesure qu'elles descendent plus bas; et quelquefois après leur cours dans cette position horizontale, elles remontent, non-seulement dans la même direction, mais encore sous le même degré, à très-peu près, d'inclinaison. P. 228. — Toutes les veines de charbon de terre vont en augmentant d'épaisseur, à mesure qu'elles s'enfoncent plus profondément; et nulle part leur épaisseur n'est plus grande que tout au fond, lorsqu'on est arrivé au plateur eu ligne horizontale. Ibid. — Il y a ordinairement plusieurs couches de charbon les unes au-dessus des autres, et séparées par une épaisseur de plusieurs pieds, et même de plusieurs toises de matières étrangères. P. 229. — Différences dans les inclinaisons des veines de charbon, suivant la plus ou moins grande profondeur où elles se trouvent : explication de cet effet de nature. Ibid. — Tableau des couches de charbon de la montagne de Saint- Gilles au pays de Liège, et discussion critique à ce sujet. P. 230 et suiv. — La partie du milieu et le fond de la veine de charbon de terre sont toujours celles où se trouve le meilleur charbon ; celui de la partie supérieure est toujours plus maigre et plus léger, et à mesure que les rameaux de la veine approchent plus de la surface de la terre, le charbon en est moins compacte. P. 236. — Lieux dans lesquels les veines de charbon de terre se trouvent à des profondeurs médiocres. P. 237. — Creins cl failles qui interrompent le cours des veines de charbon. P. 239. — Les veines de charbon sont ordinairement couvertes et enveloppées par un schiste plus ou moins mêlé de terre végétale ou limoneuse, avec des empreintes de plantes; et quelquefois le toit et le sol de la veine sont de grès, et même de pierres calcaires plus ou moins dures : exemples à ce sujet. P. 2i0 et 241.

Charbon de tiîrre. Il y a deux sortes de

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charbons de terre , l'un que l'on nomme charbon sec, qui produit, en brûlant, une flamme légère, et diminue de poids et de volume en se convertissant en braise; et l'autre, que l'on appelle charbon collant, qui donne une chaleur plus forte, se gonfle et s'agglutine en brûlant. T. xi, p. 504 et 505. — Les charbons secs ne se trouvent ordinairement que dans les terrains calcaires, et les charbons collants dans les terrains granitiques et schisteux. P. 505.— Description du charbon sec, sa composition, son gisement dans la mine, etc., sa combustion, ses cendres, son odeur en brûlant. Ibid. — Ces charbons secs, lorsqu'ils sont épurés, présentent assez souvent les fibres ligneuses, et même les couches concentriques du bois, qu'il était difficile d'y reconnaître avant l'épurement. Ibid. — Les charbons secs, quoique moins bitumineux en apparence que les charbons collants, le sont réellement davantage, et ils produisent par leur distillation, un cinquième de plus de bitume et un tiers de plus d'eau alcalisée. P. 505 et 506. — Le charbon collant qu'on appelle aussi charbon gras, augmente de volume au feu au moins d'un tiers. P. 506. — Ses autres qualités, sa réduction en cendres. Ibid. — Il donne une chaleur plus forte et plus durable que le charbon sec. Ibid. — Autres différences du charbon collant et du charbon sec. Ibid. — Empreintes de roseaux et autres végétaux dans les charbons de terre. P. 506 et 507. — Situation des mines de charbon sec dans les terrains calcaires. P. 507. — Leur inclinaison, leurs variétés, leurs différentes épaisseurs. Ibid. — On doit rapporter à la même époque la formation de ces charbons et de la pierre calcaire qui les environne. Ibid.— Situation des charbons collants dans les terrains granitiques ou schisteux, leurs variétés dans leur épaisseur, dans leur inclinaison. Ibid. — Jamais ce charbon ne porte immédiatement sur le granité; il y a toujours une couche de grès, de sable quartzeux ou de pierres vitreuses roulées entre les granités et les couches de ce charbon. Ibid. — Raisons pourquoi le charbon sec rend une quantité d'alcali double et même triple, de celle qu'on obtient des charbons

collants. P. 508. — La terre végétale n'entre qu'en petite quantité dans la composition du charbon sec, et entre au contraire pour beaucoup dans celle du charbon collant. Ibid. — Énumération des couches de terre ou de charbon du puits de Caughley- Lane en Angleterre, d'où l'on peut conclure, ainsi que de celle des couches de charbon de la montagne Saint-Gilles au pays de Liège, que l'épaisseur des couches de charbon n'est pas relative à la profondeur où elles gisent , et que l'épaisseur plus ou moins grande des matières étrangères, interposées entre les couches du charbon, n'influe pas sur l'épaisseur de ces couches; et l'on doit encore en inférer que la plus ou moins grande profondeur à laquelle se trouvent ces différentes couches de charbon n'influe pas sur leur qualité. P. 51 0 et 51 1 . — Tous les résultats que nous avons tirés de la nature et de la position des couches de la montagne de Saint-Gilles au pays de Liège, se trouvent confirmés par la comparaison des couches de Caughley-Lane en Angleterre.

Châtaigniers. Le bois de chêne blanc a souvent été pris pour du bois de châtaignier. T. xn, p. 108.

Chaud. Les limites du plus grand chaud de l'été au plus grand froid de l'hiver, sont comprises dans un intervalle qui n'est qu'un trente-deuxième de la chaleur réelle totale. T. îx, p. 588.

Chauffer et refroidir. Il faut environ la sixième partie et demie du temps pour chauffer à blanc les globes de fer, de ce qu'il en faut pour les refroidir au point de pouvoir les tenir dans la main, et environ la quinzième partie et demie du temps qu'il faut pour les refroidir au point de la température actuelle. T. ix, p. 90.

Chaumes. Différence des chaumes et des friches. T. xn, p. 106.

Chaux (la) faite avec des coquilles, est plus faible que la chaux faite avec du marbre ou de la pierre dure. Explication des différents phénomènes que présente la calcination de la chaux. T. ix, p. 60. — La chaux qui a subi une longue calcination, contient une plus grande partie d'alcali. P. 64. — Moyen

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facile de faire de la chaux à moindres frais. P. 210. — Différence de la chaux faite à un feu lent, ou simplement a\ec la chaleur obscure, et de la chaux faite à la manière ordinaire. P. 210 et 214.

Chênes. Comparaison de l'accroissement des chênes semés et cultivés dans un jardin, et des chênes semés en pleine campagne et abandonnes sans culture. T. xn, p. 96 el 97. — Différentes espèces de chênes ; observations utiles à ce sujet. P. 108. — Comparaisons du bois de chêne à gros glands au bois de chêne à petits glands, lbid. — Les chênes sont souvent endommagés par la gelée du printemps dans les forêts, tandis que ceux qui sont dans les haies et dans les autres lieux découverts, ne le sont point du tout. Cause de cet effet. P. 1 31 .

Chimie. Défauts de sa théorie. T. ix,p. 31. — D'où provient l'obscurité de cette science. P. 42 et suiv.

Choc (le) et toute violente attrition, entre les corps, produit du feu. T. xi, p. 522.

Chrysocolle verte ou vert de montagne, n'est que du vert-de-gris très-atténué. La ehrysocolle bleue ne diffère de la verte que par la couleur que les alcalis volatils ont fait changer. T. xi, p. 27. — On l'appelle azur lorsque le bleu est bien intense, et bleu de montagne lorsqu'il l'est moins.

lbid.

('.imvsoLiTHE. Les pierres que l'on appelle aujourd'hui chrysolithes , ne sont que des cristaux dont le jaune est mêlé d'un peu de vert. T. xi, p. 233. — Différence de la chrysolithe et du péridot. P. 234. — Chrysolithes des volcans sont de la même nature que les chrysolithes ordinaires, lbid.

CunvsopRASE , est une prase dont la couleur verte est mêlée d'un peu de jaune. T. xi, p. 287.

Chaux. La chaux éteinte et desséchée est de la même nature que la craie, et peut servir aux mêmes usages. T. x, p. 1 08. — Plus les pierres calcaires sont denses, plus il faut de temps pour les convertir en chaux. P. 133. Cieux. Tableau physique des cieux.T.ix, p. 428 et suiv.

Ciments. Différence des ciments naturels et de nos ciments artificiels. T. xi, p. 203

et 204. — Le premier des ciments de nature est le suc vitreux ou cristallin. Le second est le suc spathique ou calcaire. P. 204. — Le troisième est le ciment métallique et pyriteux. P. 204 et 205. — Le quatrième est le bitume, etc. P. 205.

Ciments naturels, sont de plusieurs sortes, et diffèrent principalement entre eux, en ce que les uns sont de la même nature et homogènes avec la matière dont ils remplissent les interstices, et que les autres sont d'une substance différente de celles qu'ils pénètrent. T. x, p. 68.

Ciment pierreux. Voyez Grès. T. x, p. 67.

Cinabre est un composé de mercure par le foie de soufre. T. xi, p. 111. — Production du cinabre. P. 112. — Le cinabre ne se trouve point mêlé avec les mines des autres métaux , à l'exception de celles de fer en rouille , qui sont de dernière formation. P. 110 et 111.

Climats. Dans tous les climats de la terre, les étés sont égaux, tandis que les hivers sont prodigieusement inégaux. Examen et réfutation de l'explication que feu M. de Mairan a donnée de ce fait. Cause réelle de cet effet démontrée par l'auteur. Les hivers sont d'autant plus inégaux qu'on s'avance plus vers les zones froides. T. ix, p. 438 et suiv. — Raison pourquoi les plantes végètent plus vite, et que les récoltes se font en beaucoup moins de temps dans les climats du Nord, et pourquoi l'on y ressent souvent au commencement de l'été des chaleurs insoutenables. P. 442.

Climats. L'homme peut modifier les influences du climat qu'il habite, et en fixer pour ainsi dire la température, au point qui lui convient. T. ix, p. 589 et 659.

Cloches (les) faites de fontes de fer, sont d'autant plus sonores que la fonte est plus cassante, et par cette raison il faut leur donner plus d'épaisseur qu'aux cloches faites du métal ordinaire. T. ix, p. 331.

Coagulation de la Jonte de fer, expériences sur ce sujet. T. ix, p. 301 et suiv. Coak et Ci.nders. Voyez Charbon de terre. T. x, p. 272.

Cobalt. De tous les minéraux métalliques,

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le cobalt est peut-être celui dont la nature est la plus masquée ; on ne peut le reconnaître d'une manière sûre que par la couleur bleue qu'il donne aux émaux. T. xi, p. 475. — Les mines de cobalt sont assez rares , et toujours chargées de matières .étrangères. Ibid. — Le cobalt est toujours mêlé de fer si intimement , qu'on ne peut les séparer. Ibid. — Régule de cobalt, ses propriétés. P. 476. — Indice des minières de cobalt. P. 176 et suiv. — La substance du régule de cobalt est plus fixe au feu que celle des demi-métaux et même que celle du fer et des autres métaux imparfaits. P. 480. — Alliage du régule de cobalt avec les métaux et demi-métaux. P. 180 et 181. — Mines de cobalt en Europe , à la Chine, au Japon, etc. P. 4 81 et suiv.

Cobalt. Régule de cobalt est toujours plus ou moinsattirableà l'aimant. T. xi, p. 480. Collines. Les collines ne nous présentent plus le même aspect qu'elles avaient lorsque les eaux les ont abandonnées; elles se sont rabaissées, et les vallées se sont remplies des terres descendues de leur sommet; les angles des collines sont aussi devenus plus obtus, leur sommet plus chenu, etc. Preuves de ces vérités. T. ix, p. 524. — Les collines calcaires isolées sont moins hautes que les collines calcaires qui les avoisinent. Raisons de ce fait. P. 542.

Combustibles. Les matières combustibles ne se consument pas dans des vaisseaux bien clos, quoique exposées à l'action du plus grand feu. T. ix, p. 24 . — On peut mesurer la célérité ou la lenteur avec laquelle le feu consume les matières combustibles, parla quantité plus ou moins grande de l'air qu'on lui fournit. P. 23. — Matières combustibles qui paraissent n'avoir pas besoin d'air pour se consumer. Ibid.— Explication de la manière dont se fait la combustion de ces matières. P. 23 et 24.— Différences des matières combustibles et non combustibles. P. 24. —Rapport des matières combustibles avec le feu. P. 25. — Différence essentielle entre les matières volatiles et les matières fixes, et entre les substances plus ou moins combustibles. Ibid. — Toutes les matières combustibles viennent originairement des ani-

maux ou des végétaux. Preuve de cette assertion. P. 26.

Combustion. Explication de la manière dont s'opère la combustion. T. ix, p. 23. — Ce qu'elle suppose de plus que la volatilisation. P. 24. — Ses effets comparés à ceux de la calcination. P. 40. — La combustion et la calcination sont des effets du même ordre. Ibid.

Comètes. Il existe probablement dans le système solaire quatre ou cinq cents comètes qui parcourent en tous sens les différentes régions de cette vaste sphère. T. ix, p. 429.

— Quand même il existerait des comètes dont la période de révolution serait double, triple et même décuple de la période de 575 ans, la plus longue qui nous soit connue, et qu'en conséquence ces comètes s'enfonceraient à une profondeur dix fois plus grande, il y aurait encore un espace soixantequatorze ou soixante-quinze fois plus profond pour arriver aux confins du système du soleil et du système de Sirius. P. 430 et 434 .

— Raisons qui semblent prouver que les comètes ne peuvent passer d'un système dans un autre. P. 432.

Comètes. Le noyau, c'est-à-dire le corps des comètes qui approchent du soleil, ne paraît pas être profondément pénétré par le feu, puisqu'il n'est pas lumineux par luimême, comme le serait toute masse de fer, de verre ou d'autre matière solide intimement pénétrée par cet élément. T. ix, p. 481 .

— Manière d'estimer par approximation le nombre des comètes. Il est beaucoup plus plus grand qu'on ne le croit vulgairement, et peut-être y en a-t-il quatre ou cinq cents dans le système solaire. P. 484.

Comètes. Correction à faire à l'estime que Newton a faite de la chaleur que le soleil a communiquée à la planète de 1680. T. ix, p. 90 et suiv. — Cette comète n'a pu recevoir le degré de chaleur assigné par Newton, il aurait fallu pour cela qu'elle eût séjourné pendant un très-long temps dans le point de son périhélie. P. 91 .—Explication de l'origine de ce que l'on appelle les queues des comètes. P. 93. — Lorsque les comètes approchent du Soleil, elles ne reçoivent pas une chaleur immense, ni très-longtemps durable; leur

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séjour est si court dans le voisinage de cet astre, que leur masse n'a pas le temps de s'échauffer, et il n'y a guère que la partie de la surface exposée au soleil qui soit brûlée par cet instant de grande chiileur. Ibid.

Commotion (la) produite par la torpille, l'anguille de Surinam et le trembleur du Niger, n'est point un effet mécanique. T. xi, p. 542. — Elle ne peut point être rapportée au simple magnétisme. P. 543. — Elle ne doit pas non plus être regardée comme un phénomène purement électrique. Ibid.

Concrétions. Différence entre les concrétions , les incrustations et les pétrifications , comment se forment les unes et les autres. T. xi, p. 386.

Conducteurs. Les amas d'eau, les matières métalliques, calcaires, végétales et humides, sont les plus puissants conducteurs du fluide électrique. T. xi, p. 524. — Lorsqu'ellessont isolées par les matières vitreuses, elles peuvent être chargées d'un excès plus ou moins considérable de ce fluide. Ibid.

Conducteurs électriques. La foudre, lancée par les conducteurs électriques souterrains, est assez puissante pour bouleverser et même projeter plusieurs millions de toises cubes. T. xi, p. 525 et 520.

Congélation (la) parait présenter d'une manière inverse les mêmes phénomènes que l'inflammation. T. îx, p. 58.

Consolidation. Les temps nécessaires pour consolider le métal fluide (le fer), sont en même raison que celle de son épaisseur. Preuve de cette vérité par l'expérience. T. ix, p. 303.

Contact ( dans le point de ), la force attractive dont l'action est très-inégale à toutes les distances dans les différents aimants, produit alors un effet moins inégal dans l'aimant faible et dans l'aimant fort. T. xi,

Continents. Si les deux continents sont séparés vers le nord , il est certain que cette séparation ne s'est faite qu'après la naissance des éléphants dans les contrées du Nord, puisqu'on retrouve leurs dépouilles en Amérique, comme en Asie et en Europe. T. îx, p. 470. — Tous les continents vont en se rétrécissant du côté du Midi. Raison de ce

fait général. P. 504 et 505.-Preuve démonstrative que le continent de l'Afrique a tou jours été séparé de celui de l'Amérique, et qu'au contraire, celui de l'Asie était contigu à l'Amérique vers le nord. P. 520. — La continuité des deux continents vers le nord a subsisté longtemps. Preuves de cette vérité. P. 555. — La séparation des continents vers le nord est d'un temps assez moderne en comparaison de la division de ces mêmes continents vers les parties de l'équateur. P. 562. —Les deux continents de l'Asie et de l'Amérique ont été autrefois contigus vers le nord, et le sont peut-être encore aujourd'hui. P. 563 . — Dans tous les continents les terres ont une pente plus rapide du côté de l'occident que du côté de l'orient. Détails des faits qui prouvent celte vérité générale. P. 634 et 635. — L'étendue des continents terrestres ne fera qu'augmenter avec le temps. Fondement de cette présomption. P. 637 et suiv. — Le continent de l'Asie et celui de l'Amérique sont réunis vers le nord. Détails des faits qui indiquent celte vérité. L'on n'a point doublé le cap desTschutschis, c'est-à-dire la pointe la plus septentrionale de l'Asie orientale. Il y a eu de temps immémorial un commerce entre les Tschutschis et les Américains. L'intervalle des mers qui les sépare est semé d'un si grand nombre d'îles, qu'on peut prendre terre tous les jours, et faire en canot à la rame le trajet de l'Asie à l'Amérique en très-peu de jours. Nouveaux faits qui prouvent cette facilité de communication. P. 649

Connaissances. L'expérience est la base de nos connaissances, et l'analogie en est le premier instrument. Toutes deux peuvent nous donner des certitudes à peu près égales. T. xii, p. 157.

Convenances. Le sentiment des convenances doit régner dans tout écrit. T. xii, ' p. 343.

Coquillages (les) ont produit toute la matière calcaire qui existe sur le globe terrestre. T. ix, p. 59 et 60.

Coquilles. Accroissement et multiplication des coquilles. P. 59.

Coquiilles. On trouve à la surface et à l'intérieur de la terre , des coquilles et au-

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très productions de la mer, et toutes les matières qu'on appelle calcaires, sont composées de leurs détriments. La plupart des coquilles que l'on tire du sein de la terre n'appartiennent pas aux espèces actuellement subsistantes dans les mers voisines, mais plutôt aux espèces qui se trouvent dans les mers méridionales, et même il y en a plusieurs espèces dont les analogues vivants sont inconnus et ne subsistent plus. T. îx, p. 463. — On trouve dans les contrées du Nord, ainsi que dans notre zone tempérée, des coquilles, des squelettes et des vertèbres d'animaux marins qui ne peuvent subsister que dans les mers les plus méridionales. Il est donc arrivé pour les climats de la mer, le même changement de température que pour ceux de la terre. P. 471. — Les animaux dont on trouve les coquilles à quinze cents et deux mille toises d'élévation dans les montagnes , doivent être regardés comme les premiers habitants du globe terrestre. P. 506.

Coquilles. Les coquilles sont rarement dispersées dans toute la hauteur des bancs calcaires; souvent sur une douzaine de ces bancs, tous posés les uns sur les autres, il ne s'en trouvera qu'un ou deux où se voient encore des coquilles, quoique l'argile qui d'ordinaire leur sert de base, soit mêlée d'un très-grand nombre de coquilles : ce qui prouve que dans l'argile, où l'eau n'ayant pas pénétré n'a pu les décomposer, elles se sont mieux conservées que dans les couches de matière calcaire où elles ont été dissoutes, et ont formé ce suc pétrifiant qui a rempli les pores des bancs inférieurs, et a lié les grains de la pierre qui les compose. T. x, p. 120. — Bancs de coquilles. Voyez Pier- i BES CALCAIRES. P. 122 et 123.

Coquillages et poissons. Indices et faits qui semblent démontrer que leur existence a précédé, même de fort loin, celle des animaux terrestres. T. xi, p. 382. — Coquillages et poissons des premiers âges de la nature, et dont les espèces sont actuellement perdues; leurs débris nous démontrent l'excès de la grandeur de certaines espèces. P. 382 et 383.

Corail. La substance du corail est de la

même nature que celle des coquilles ; il est produit, ainsi que tous les autres madrépores , astroïtes , cerveaux de mer, par le suintement du corps d'une multitude de petits animaux auxquels il sert de loge, et c'est dans ce genre la seule matière qui ait une certaine valeur. Lieux particuliers où on trouve le corail en plus grande abondance ; l'île de Corse pourrait en fournir une trèsgrande quantité. T. xi, p. 378. — Récit historique au sujet de la pêche du corail autour de celte île et de celle de Sardaigne. P. 378 et 379. — Le corail se forme et croît en assez peu d'années ; il se gâte en vieillissant, il devient piqué, et même sa tige tombe, et il se pourrit. P. 378. — Le corail de première qualité, est celui qui est le plus gros et de plus belle couleur, et ce beau corail se vend depuis trente à quarante francs la livre. P. 379. — Manière dont on pèche le corail autour de la Sicile. P. 380.

Cordillères (les montagnes volcaniques des), qui s'élèvenlà plus detrois mille toises, ont dû être soulevées à cette énorme hauteur par la force des feux souterrains. T. xi, p. 532.

Cornalines sont des agates d'un rouge pur et d'une belle transparence. T. xi , p. 285. — Il y en a aussi de moins transparentes. Ibid.

Corne. Voyez Pierre de corne. T. x, p. 185 et suiv.

Cornes d'Ammon. Les grandes volutes appelées Cornes d'Ammon, dont il y en a qui ont plusieurs pieds de diamètre, sont les dépouilles d'animaux testacés, dont les espèces n'existent plus dans la mer. T. ix, p. 468.

Corps. Un corps dur et absolument inflexible, serait nécessairement immobile, c'est-à-dire incapable de recevoir ou de communiquer le mouvement. T. ix, p. 2. — Les corps s'échauffent ou se refroidissent d'autant plus vite qu'ils sont plus fluides, et d'autant plus longtemps qu'ils sont plus solides. P. 96.

Couche ligneuse. Expérience qui démontre la vraie cause de la différente épaisseur, et de l'excentricité des couches ligneuses dans les arbres. Cela dépend de la force et

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de la position des racines et des branches. T. xii, p. 14 4.

Couches de la terre. Les couches voisines de la surface du globe sont les seules qui étant exposées à l'action des causes extérieures, ont subi toutes les modifications que ces causes réunies à celle de la chaleur intérieure auront pu produire par leur action combinée, c'est-à-dire toutes les formes des substances minérales, T. ix, p. 21.

Couches de la terre. Époque de l'origine des couches horizontales de la terre, et de la formation des collines; de leur figuration par angles correspondants. T. ix , p. 511.

Couleurs en général. Moyens de les produire. T. ix, p. 280 et suiv. — Chaque couleur différente a un degré différent de réfrangibilité. Pourquoi les dénominations de toutes les couleurs doivent être réduites à sept, ni plus ni moins. P. 279 et suiv. — Le rapport entre les sept espaces qui contiennent les couleurs primitives et les sept intervalles des sept tons de la musique, n'est qu'une proportion de hasard dont on ne doit tirer aucune conséquence. P. 280. — Elles sont produites par la réflexion de la lumière, aussi bien que par la réfraction. Ibid. et suiv.

Couleurs (les), odeurs, saveurs, proviennent toutes de l'élément du feu. Preuves de cette assertion. T. ix, p. 63 et 64.

Couleurs accidentelles. Découverte des couleurs naturelles et accidentelles. T. ix, p. 282 et suiv. — Rapports et différence des couleurs naturelles et accidentelles. P. 284. — Moyens de les produire et exposition des phénomènes qu'elles présentent. Ibid. — Expériences sur les couleurs accidentelles faites sur des couleurs naturelles mates, et sur des couleurs naturelles brillantes. Ibid. et suiv. — Les taches que l'œil porte sur tous les objets après avoir regardé le soleil, sont des phénomènes du même genre que ceux des couleurs accidentelles. Il en est de même des flammes et des points noirs que l'on voit lorsque l'organe de l'œil est trop fatigué. P. 285 et suiv. — Autres expériences sur les couleurs accidentelles. Ibid.

Couleurs. Les couleurs ne doivent pas

être regardées comme partie intégrante d'aucune substance, parce qu'il ne faut qu'une très-petite quantité de matière pour colorer de très-grandes masses, et que l'addition de ces couleurs n'ajoute rien, ou presque rien à leurs poids. T. x, p. 16 et 17.

Coupes de bois. Voyez Bois.

Cos. Voyez Pierre à aiguiser.

Courants de la mer. L'inspection attentive des côtes de nos vallées, nous démontre que le travail particulier des courants a été postérieur à l'ouvrage général de la mer. T. ix, p. 537. — Exemple et détail de cette vérité générale. Ibid. et suiv.— La direction des courants a varié dans leur cours, et la déclinaison des coteaux a changé par la même cause. Raison de ce fait. P. 511.

Courbes. Lois et propriétés des courbes. T. xn, p. 197.

Courbes géométriques et courbes mécaniques. T. xn, p. 197.

Courants. Dans tout aimant, comme dans le globe terrestre, la force magnétique forme deux courants inégaux et en sens contraire, qui partent tous deux de l'équateur en se dirigeant aux deux pôles. T. xi, p. 576.

Courants électriques. La force des courants électriques, qui produisent les commotions souterraines et en suivent la direction, se manifeste par la vertu magnétique , que reçoivent des barres de fer ou d'acier, placées dans le même sens que ce courant passager et local. T. xi, p. 553. — L'action de cette force particulière, est quelquefois supérieure à celle du courant général de l'électricité. Ibid.

Craie de Briançon. Cette pierre n'est point une craie, mais une pierre talqueuse, et presque même un véritable talc. Légères différences de cette craie de Briançon et du talc. T. xi, p. 343. — Après le talc, la craie de Briançon est de toutes les stéatites la plus lendre et la plus douce au toucher; on la trouve plus fréquemment et en plus grandes masses que les talcs. P. 344. — Différentes sortes de cette pierre. Ibid. — En général, cette craie est un talc qui n'a pas acquis toute sa perfection ; celui qu'on appelle talc de Venise ou de Naples, est absolument de la même nature ; on se sert également de la

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poudre de craie de Briançon ou de talc de Venise, pour faire le fard blanc, et la base du rouge dontnos femmes font un usage agréable aux yeux mais déplaisant au toucher. Ibid. Craie d'Espagne. Nom impropre donné à cette matière, parce qu'ordinairement elle est blanche comme la craie. T. xi, p. 341.

— Mais elle n'a d'autre rapportavecla craie, <juo la couleur et l'usage qu'on en fait, en la taillant de même en crayon pour tracer des lignes blanches. P. 311 et 342. — Cette craie d'Espagne , ainsi que la pierre de lard de la Chine , sont toutes deux des stéatites ou pierres talq ueuses.Leur description . Ibkl.

— La craie d'Espagne et la pierre de lard sont plus denses, quoique moins dures que les serpentines et les pierres ollaires. Ibid.

— La craie d'Espagne se trouve aussi en Italie où on l'appelle piedra di sartori; ordinairement cette pierre est blanche ; cependant il y en a de la grise , de la rouge, de la marbrée , de couleur jaunâtre et verdâtre dans quelques contrées. Ibid. — Ces pierres craie d'Espagne et pierre de lard, se durcissent au feu comme toutes les autres pierres talqueuses; on peut les employer à faire des vases et de la vaisselle de cuisine qui résiste au feu, s'y durcit, et ne s'imbibe pas d'eau. Ibid.

Cbaie. La craie doit être regardée comme le premier détriment des coquilles et autres dépouilles des animaux marins; la substance coquilleuse est encore toute pure dans la craie, sans mélange sensible d'autre matière, et sans aucune de ces nouvelles formes de cristallisation spathique , que la stillation des eaux donne à la plupart des pierres calcaires. T. x, p. 101. — La craie est en général ce qu'il y a de plus léger et de moins solide dans les matières calcaires, et la craie la plus dure est encore une pierre tendre. Ibid. — Il ne faut pas confondre la craie avec la marne ; celle-ci étant toujours mêlée de (erre argileuse, au lieu que la craie est une terre calcaire pure. Ibid. — La craie a , comme le sable', une double origine ; la première par les coquilles réduites en poussière, et la seconde par la poudre des pierres déjà formées : exemples de cette seconde formation des craies. P. 102. — On donne à

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la craie différents noms, selon ses différents degrés de pureté; l'une des plus fines s'appelle blanc d'Espagne, elle est aussi l'une des plus pures et des plus blanches : son usage. Quand elle est encore plus légère, on l'a appelée lac (unse, medulla saxi, agaric minéral, noms impropres auxquels on pourrait substituer celui de fleur de craie. P. 103 et 104. — Propriétés de la craie, communes avec celles des autres substances calcaires. Ibid. — La craie fine, connue sous le nom de blanc d'Espagne, ne se trouve pas en grandes couches ni même en bancs,, mais dans les fentes des rochers calcaires, il sur la pente des collines crétacées ; elle y est conglomérée en pelotes plus ou moins grosses. P. 104. — Anciennes excavations faites par les hommes dans les montagnes de craie pour y habiter. Exemples de ces excavations dans les Indes, en Arabie et ailleurs. P. 104 et 105. — Concrétions qui proviennent de la craie. P. 105. — Dépôts secondaires de la matière crétacée ; se font très-promptement. Exemple à ce sujet. P. 1 05 et 106. — Usages de la craie en agriculture, elle peut aider la végétation et en augmenter le produit, lorsqu'elle est répandue sur les terres argileuses trop dures et trop compactes. P. 106. — Expériences sur les sels qu'elle contient. P. 109 et 110. — Le nitre se trouve en assez grande quantité dans la craie qui est à la surface de la terre et exposée à l'air. P. 109. — On trouve aussi du sel marin dans le blanc d'Espagne et dans la fleur de craie. Ibid. — Quoique la craie, ou terre calcaire, puisse être regardée comme une terre animale, puisqu'elle n'a été produite que par les détriments des coquilles, elle est néanmoins plus éloignée que l'argile des caractères de la terre végétale ou limoneuse. Preuves par la comparaison des unes et des autres. P. 211 et 212. — Couches do craie ; il y a des couches de craie très-épaisses et très-étendues. Exemples à ce sujet. P. 101. — Les couches de craie sont ordinairement horizontales ; raison de ce fait. Ibid. — La craie est plus dure dans les lits inférieurs que dans les lits supérieurs; et cette même différence de solidité s'observe dans toutes les couches anciennement for-

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niées par les sédiments des eaux de la mer; raison de ce fait général. Ibid. — On trouve entre les couches épaisses de craie, de petits lits de substance vitreuse, et le silex, que nous nommons pierre à fusil, se trouve en grande quantité dans les craies , ce qui prouve que la matière coquilleuse s'est mêlée avec des poudres vitreuses dans son transport par les eaux. P. 103. — Craie des lits inférieurs, quoique solide et dure, est assez tendre au sortir de la carrière, mais elle prend , en se séchant à l'air, assez de dureté pour qu'on puisse l'employer à bâtir. P. 105. — La craie n'est pas si généralement répandue que la pierre calcaire dure, et ses couches, quoique très-étendues en superficie, ont rarement autant de profondeur que celles des autres pierres. Ibid.

Cristal de roche. Est de la même essence que le quartz. Sa formation. T. xi, p. 2I6 et 217. — Pourquoi l'on trouve rarement des cristaux à deux pointes, et trèscommunément des cristaux en pyramide simple, ou en prismes surmontés de cette seule pyramide. P. 21 7. — Cristaux de roche, grands et petits, sont figurés de même. P. 218.

— Cristal de roche donne une double réfraction dans le sens du///, qui n'a pas lieu dans le sens du contre-fil de sa substance. Ibid. — Est composé de deux matières de différente densité , et dont l'une est moins dure que l'autre. P. 219. — Cristaux de roche de couleurs différentes. P. 220 et 221.

— Les parties élémentaires du cristal de roche, sont des lames triangulaires fort petites , et dont la surface plane est néanmoins beaucoup plus étendue que celle de la tranche qui est presque infiniment mince. P. 224.

— C'est toujours près du sommet des montagnes quartzeuses et graniteuses, que se trouvent les grandes cristallières ou mines de cristal. P. 225. — 11 se trouve plusieurs cristaux qui contiennent de l'eau et des bulles d'air. P. 227. — Le cristal se trouve dans toutes les montagnes primitives quartzeuses et graniteuses en Europe, en Asie et dans toutes les parties du monde. P. 228 et suiv. — Les cristaux colorés ne sont pas plus denses que les cristaux sans couleurs. P. 229, 230 et 233.

Cristal. Le cristal est de la même nature que le quartz ; il n'en diffère que par la forme et par la transparence. Leurs caractères communs. T. x, p. 19.

Cristal d'Islande. N'est qu'un spath calcaire qui fait effervescence avec les acides, et que le feu réduit en une chaux qui s'échauffe et bouillonne avec l'eau, comme toutes les chaux des matières calcinées ; on lui a donné le nom de cristal d'Islande, parce qu'il y en a des morceaux qui sont très-transparents, et qu'il se trouve en Islande en très-grande quantité. Autres lieux où on le trouve. T. xi, p. 360. — Texture et figure de ce cristal. Il est ordinairement blanc et quelquefois coloré de jaune, d'orangé, de rouge, et d'autres couleurs. P. 364 -, — Dans quelque sens que l'on regarde les objets à travers le cristal d'Islande , ils paraîtront toujours doubles : et les images de ces objets sont d'autant plus éloignées l'une de l'autre que l'épaisseur du cristal est plus grande; il y a un sens dans le cristal de roche où la lumière passe sans se partager, et ne subit pas une double réfraction ; au lieu que dans le cristal d'Islande, la double réfraction a lieu dans tous les sens. Causes de cette différence. P. 362. — Dans le cristal d'Islande, ainsi que dans les autres spaths calcaires, la séparation de la lumière ne se borne pas à une double réfraction , et souvent au lieu de deux réfractions , il y en a trois, quatre et même un nombre encore plus grand. Cause de cet effet. Ibid. — Explication de la manière dont se forment les couches alternatives de différentes densités dans le cristal d'Islande et dans les autres matières transparentes. P. 303 et 364. — Il parait que le procédé le plus général de la nature , pour la composition des cristaux vitreux ou calcaires par la stillation des eaux, est de former des couches alternatives, dont l'une paraît être le dépôt de ce que l'autre a de plus grossier ; en sorte que la densité et la dureté de la première couche sont plus grandes que celles de la seconde. P. 364. — liaison pourquoi la différence de réfraction est très-petite dans les cristaux vitreux , et très-grande dans le cristal d'Islande et autres spaths calcaires. Ibid.

Cristallisation. Les formes de cristallisation ne sont ni générales ni constantes, et elles varient autant dans le genre calcaire que dans le genre vitrejx. T. xi, p. 207.— Manière dont se produisent les cristallisations, soit par le moyen du feu, soit par l'intermède de l'eau. P. 209 et suiv. — Raison pourquoi des matières très-différentes peuvent se cristalliser, et se cristallisent en effet sous la même forme. P. 2 1 1 . — La forme de cristallisation n'indique ni la densité, ni la dureté, ni la fusibilité, ni l'homogénéité, ni aucune des propriétés essentielles de la substance des corps. P. 213. — Elle n'est, point un caractère spécifique et distinctif de chaque substance. Ibicl. — Dans la cristallisation la nature n'opère que dans deux dimensions , au lieu que dans le développement des êtres organisés , elle agit dans les trois dimenssion à la fois. P. 222. — Circonstances essentielles à la cristallisation. P. 278 et suiv. — La cristallisation peut s'opérer également par le moyen du feu comme par celui de l'eau. P. 35.

Cristallisation. Explication générale des phénomènes de la cristallisation. T. ix, p. 67. — Elle peut se faire par l'intermède du feu aussi bien que par celui de l'eau et quelquefois par le concours des deux. Ibid.

Cristallisation. Toutes les fois qu'on dissout une matière, soit par l'eau, soit par le feu, et qu'on la réduit à l'homogénéité, elle ne manque pas de se cristalliser, pourvu qu'on tienne cette matière dissoute assez longtemps en repos pour que les particules similaires et déjà figurées, puissent exercer leur force d'affinité , s'attirer réciproquement, sejoin Ire et se réunir. T. x, p. 8 — Discussion critiqua sur la cristallisation du spath dans les matières calcaires. P. 421

Cristallisation. On ne peut douter que la cristallisation prise généralementne puisse s'opérer par l'élément du feu comme par celui de l'eau. Preuve de celte vérité. T. x, p. 492 et 493.

Cristallisation dans les matières volcaniques. Raison pourquoi il se forme des Cristaux dans les laves des volcans et qu'il

ne s'en forme pas ordinairement dans nos verres factices. T. x, p. 312.

Cristaux. Tous les cristaux , soit vitreux ou calcaires , ne peuvent servir pour les lunettes ni pour les microscopes, parce que tous ayant une double réfraction doublent les images des objets, et diminuent par conséquent l'intensité de leur lumière. T. xi, p. 361. — Explication de la manière dont se fait la double réfraction dans les critaux calcaires et vitreux. Ibid.

Crocodiles caïmans, qui se trouvent dans un petit lac au-dessus d'une colline dans la Guiane. Voyez Guiane.

Cuir de montagne. Le cuir de montagne est composé de parties talqueuses ou micacées , disposées par couches et en feuillets minces et légers, plus ou moins souples; ces couches sont plus ou moins adhérentes entre elles, et forment une masse mince comme du papier, ou épaisse comme un cuir, et toujours légère; cette substance acquiert quelquefois le double de son poids par son imbibition dans l'eau. T. xi, p. 351. — Le cuir et le liège de montagne tirent également leur origine et leur formation de l'assemblage et de la réunion des particules de mica, moins atténuées que dans les talcs et les amiantes. P. 351 et 352.— Ils sont ordinairement blancs, et quelquefois jaunâtres. Lieux où on les trouve. Il n'y en a qu'en quelques endroits dans toute l'étendue du royaume de France. P. 352.

Cuivre. Le cuivre primitif a été formé comme l'or et l'argent dans les montagnes quartzeuses, et il se trouve, soit en morceaux de métal massif, soit en veines ou filons mélangés d'autres métaux. T. xi, p. 24. — Mines de cuivre de seconde formation, sont plus rebelles que toutes les autres à l'action du feu. P. 56. — Elles exigent d'être grillées plusieurs fois avant de donner leur métal. P. 37. — Mines de cuivre de troisième formation. P. 27. — Cuivre de cémen tation fait par la nature. P. 32. — Affinité du cuivre et du fer. P. 31 et 32. — Alliages du cuivre avec les autres métaux , demimétaux et avec l'arsenic. P. 32 et suiv. — Propriétés du cuivre, sa densité, sa ténacité, sa mauvaise odeur, ses qualités funestes,

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sa dureté, son élasticité, sa ductilité, sa résistance au feu. P. 34. — Chaux et verre de cuivre. P. 34 et 35. — Tous les sels de la terre et des eaux , soit acides , soit alcalins, attaquent le cuivre et le dissolvent avec plus ou moins de promptitude et d'énergie. P. 36. — Énumération des principales mines de cuivre de l'Europe, et des autres parties du monde. P. 39 et suiv. — Comme le cuivre est moins difficile à fondre que le fer, il a été employé longtemps auparavant, pour fabriquer les armes et les instruments d'agriculture. P. 2i. — Raison pourquoi l'on ne trouve presque plus de cuivre primitif en Europe et en Asie ; et pourquoi l'on en trouve encore en Afrique et en Amérique. Ibid. — Conversion du cuivre en vert-de-gris ou verdet ; comment elle s'est opérée dès les premiers temps. P. 25. — Eaux cuivreuses.

Ibid. — Comparaison du cuivre avec l'or et l'argent, et leurs différences essentielles. P. 29. — Les minerais cuivreux de seconde formation, demandent encore plus de temps et d'art que les mines de fer pour être réduits en bon métal. Ibid.

Cuivre jaune ou laiton. Est un mélange de cuivre et de zinc , qui ne se trouve pas dan? la nature. T. xi, p. 29 et 30 — Manière de faire du bon laiton. P. 33.

Cuivre (le) s'échauffe et se refroidit en moins de temps que le fer et plus lentement que le plomb. T. ix, p. 98.

Cuivre. Le cuivre de première formation fondu par le feu primitif, et le cuivre de dernière formation cémenté sur le fer par l'intermède des acides, se présentent également dans leur état métallique ; mais la plupart des mines de cuivre sont d'une formation intermédiaire entre la première et la dernière. T. xi, p. 472. — Ce cuivre de seconde formation est un minerai pyriteux ou plutôt une vraie pyrite qui est très-difficile à réduire en métal ; lorsque le minerai de cuivre se trouve mêlé de fer en quantité, on ne peut le traiter avec profit, et on doit le rejeter dans les travaux en grand. Ibid. — Description des minerais cuivreux, et de leur état dans le sein de la terre. Ibid. — Autres minéralisations du cuivre. Mines de cuivre vitreuses proviennent de la décom-

position des pyrites cuivreuses ou du cuivre,

qui de l'état métallique a passé à l'état de chaux. Description de ces mines. P. 473.-- Mine de cuivre hépatique. Ibid. — Concrétions du cuivre se présentent, mais assez rarement, comme celles de l'argent, en ramifications, en végétations, et en filets déliés de métal pur. P. 475.

Cuve. C'est ainsi qu'on appelle l'endroit de la plus grande capacité des grands fourneaux où l'on fond les mines de fer ; cet endroit se trouve ordinairement à un quart ou à un tiers de la hauteur du fourneau prise depuis le bas , c'est-à-dire à deux tiers ou à trois quarts depuis le dessus du fourneau. T. ix, p. 201.

Déchet (le) du fer en gueuse est ordinairement d'un tiers, et souvent de plus d'un tiers si l'on veut obtenir du fer d'excellente qnalité, et le déchet du fer avec de vieilles ferrailles n'est pas de moitié, c'est-à-dire, d'un sixième. T. ix, p. 191.

Déclinaison. 11 va sur la surface du globe, trois espaces plus ou moins étendus, dans lesquels l'aiguille aimantée se dirige vers le nord, sans décliner d'aucun côté. T. xi, p. 551. — La déclinaison de l'aimant est un effet purement accidentel. P. 558. — La déclinaison s'est trouvée nulle à Londres, plutôt qu'à Paris. P. 590. — Le mouvement de la ligne sans déclinaison, n'est pas relatif aux intervalles des méridiens terrestres. Ibid. — La marche du mouvement de déclinaison ne paraît pas pouvoir être déterminée, parce que sa marche est plus qu'irrégulière , et n'est point du tout proportionnelle au temps, non plus qu'à l'espace. Ibid. — Ce mouvement n'est point l'effet d'une cause constante, ou d'une loi de la nature, mais dépend de circonstances accidentelles, particulières à certains lieux et variables selon les temps. P. 591.

Déclinaison de l'aiguille aimantée.

L'augmentation de la déclinaison vers l'ouest, n'a été que de deux degrés dixhuit minutes dix-neuf secondes, depuis 1775 jusqu'en 1785 ; ce qui n'excède pas de beau-

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coup la variation de l'aiguille dans un seul jour, qui quelquefois est de plus d'un degré et demi. T. xi, p. 592. — 11 y a plusieurs points sur le globe, où la déclinaison est actuellement nulle ou moindre d'un degré, tant à l'est qu'à l'ouest; et la suite de ces points, forme des bandes qui se prolongent dans les deux hémisphères. P. 596. — Les endroits où la déclinaison est la plus grande, se trouvent beaucoup plus près des pôles que de l'équatcur. Endroits où les plus grandes déclinaisons ont été observées, i P. 601 et 603.— La déclinaison de l'aiguille [ paraît varier beaucoup plus dans les hautes que dans les basses latitudes. P. 601 et 602- — 11 y a près de deux cents ans que la bande sans déclinaison était inclinée du côté de l'ouest, relativement à l'équaleur terres- Ire. P. 603.

Déclinaison et inclinaison. Les changements de la déclinaison et de l'inclinaison, ont toujours été irréguliers dans les divers points des deux hémisphères. T. xr, p 602.

Décomposition du fer. Deux manières différentes dont s'opère la décomposition du fer, leur comparaison. T. ix, p. 199 et 200.

Définition du nombre. Voyez Nombre.

Dendrites. On a prétendu que les agates, ainsi que les cailloux, renfermaient souvent des plantes, des mousses , et l'on a même donné le nom A' herborisations à ces accidents, et le nom de dendrites aux pierres qui présentent des tiges et des ramifications d'arbrisseaux; mais cette idée n'est fondée que sur une apparence trompeuse, et ce ne sont pas des végétaux renfermés dans ces pierres; ce sont, au contraire, des infiltrations d'une matière terreuse ou métallique dans les délits ou petites fentes de leur masse. T. xi, p. 318 et 319. — Preuves de cette assertion. P. 319 et suiv.

Densité. Explication et développement de l'idée qu'on doit se former des causes de la densité. T. îx, p. 160. — Matière dense; on peut démontrer que la matière la plus dense contient encore plus de vide que de plein. Ibid.

Densité. L'ordre de densité dans les matières terrestres commence par les métaux, et descend immédiatement aux pyrites <(ui

sont encore métalliques, et des pyrites passe aux spaths pesants et aux pierres précieuses. T. xi, p. 418. s

Dents. Les grosses dents fossiles , carrées, et dont la face qui broie est en forme de trèfle, ont tous les caractères des dents molaires de l'hippopotame ; et les autres énormes dents, dont la face qui broie est composée de grosses pointes mousses, ont appartenu à une espèce détruite aujourd'hui sur la terre. T. ix, p. 467.

Détroit. L'ouverture du détroit de Gibraltar est probablement du même temps que la submersion de l'Atlantide. T. ix , p. 565.

Développement. Explication du développement et de la nutrition des animaux et des végétaux. T. ix, p. 62.

Diamant. C'est mal à propos qu'on a donné le diamant pour la terre pure et élémentaire. T. ix, p. 68.

Diamant. Est un corps igné provenant do la terre végétale, et dont la substance contient une si grande quantité de feu qu'elle brûle en entier comme le soufre, sans même laisser aucun résidu. T. xi, p. 411. — Le feu n'y est pas fixé par l'acide vitriolique comme dans le soufre, mais par l'alcali ; et il en est de même dans les vraies pierres précieuses qui, comme le diamant, tirent leur origine de la terre végétale. P. 411 et 412. — Les diamants et les vraies pierres précieuses ne se trouvent que dans les climats les plus chauds, preuve évidente que cet excès de chaleur est nécessaire à leur production. P. 426. — Et comme ce surplus de chaleur ne peut résider que dans les couches les plus extérieures de la terre, et que le diamant et les pierres précieuses se trouvent, en effet, dans ces couches extérieures, on ne peut guère douter qu'ils ne tirent leur origine des détriments des corps organisés, c'est-à-dire de la terre végétale ou limoneuse. P. 428 — Détails des faits par lesquels on peut démontrer que les diamants et les vraies pierres précieuses no proviennent que de la terre végétale. P. 4 28 et suiv. — On trouve les diamants dans les contrées les plus chaudes de l'un et de l'autre continent; ils sont également combusti-

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blés ; les uns et les autres n'offrent qu'une simple et très-forte réfraction; cependant la densité et la dureté du diamant d'Orient surpassent un peu celle du diamant d'Amérique; sa réfraction parait aussi plus forte et son éclat plus vif; il se cristallise en octaèdre, et le diamant du Brésil en dodécaèdre. P. 433.

— Les diamants colorés n'ont , comme les diamants blancs, qu'une simple réfraction ; les couleurs n'influent donc pas sur l'homogénéité de leur substance, et de plus ces couleurs ne sont pas fixes, mais volatiles; car elles disparaissent en faisant chauffer fortement ces diamants colorés. Ibid. — Structure des diamants, leur figure est sujette à varier. P. 434. — Propriétés générales et particulières des diamants. P. 435.

— Imperfections et défauts dans les diamants. P. 433 et suiv. — Les diamants étaient anciennement beaucoup plus rares qu'ils ne le sont aujourd'hui. P. 437. — On employait autrefois les diamants bruts, et tels qu'ils sortaient de la terre; ce n'est que dans le xve siècle qu'on a trouvé en Europe l'art de les tailler. Ibid.— Lieux où se trouvent les diamants aux Indes orientales. P. 437 et suiv. — Les diamants colorés tirent leur teinture du sol qui les produit. P. 439. — Les diamants n'ont point de gangue ou de matrice particulière; il sont seulement environnés de terre limoneuse. P. 440. — C'est en 1728 qu'on a trouvé, pour la première fois, des diamants en Amérique, au Brésil où ils sont en grande quantité. Ibid. — Il est plus que probable que si l'on faisait des recherches dans les climats les plus chauds de l'Afrique, on y trouverait des diamants, comme il s'en trouve dans les climats les plus chauds de l'Asie et de l'Amérique. P. 441 .

— L'art de tailler les diamants est ausssi moderne qu'il était difficile. Ibid. — Il y a des diamants qui, quoique de la même essence que les autres, ne peuvent être polis et taillés que très-difficilement; on leur donne le nom de diamants de nature. Différence de leur texture et de celle des autres diamants. P. 441 et 442.

Diamant. Le diamant doit son origine à la terre végétale ou limoneuse : preuves de celte assertion. T. x, p. 208 et 209.

Dilatation (la) respective dans les différents corps, est en même raison que leur fusibilité, et la promptitude du progrès de la chaleur dans ces mêmes corps est en même raison que leur fusibilité. Preuve par l'expérience. T. ix, p. 291.

Dilatation (la) par la chaleur, est générale dans tous les corps. La dilatation est le premier degré pour arriver à la fusion.T. ix, p 24.

Dimensions. Il faut une certaine proportion dans les dimensions du fer, pour qu'il puisse s'aimanter promptement par la seule action du magnétisme général. T. xi, p. 577 et 578. — Il faut une certaine proportion dans les dimensions du fer ou de l'acier que l'on veut aimanter, pour qu'ils reçoivent la plus grande force magnétique qu'ils peuvent comporter. P. 584.

Direction (la) du magnétisme se combine avec le gisement des continents, et se détermine par la position particulière des matières ferrugineuses. T. xi, p. 548. — La force magnétique a autant de différentes directions qu'il y a de pôles magnétiques sur le globe; au lieu que la direction de l'électricité se porte constamment del'équateur aux deux pôles terrestres. Ibid.

Direction de l'aiguille. La proximité des terres influe beaucoup sur la direction de l'aiguille aimantée. T. xi, p. 600. — Certaines côtes paraissent la repousser. Ibid. — Lorsqu'à l'approche des terres, l'aiguille aimantée éprouve constamment des changements très-marqués dans sa déclinaison, on peut en conclure l'existence ou le défaut de mines de fer dans ces mêmes terres, suivant qu'elles attirent ou repoussent l'aiguille aimantée. P. 601.

Direction de l'aimant. Les tremblements de terre, les foudres de l'électricité souterraine, et les grands incendies des forêts, peuvent produire de nouvelles mines attira* blés à l'aimant, et qui influent sur sa direction. T. xi, p. 557 et 558. — Les grandes ou petites aiguilles fortement ou faiblement aimantées, se dirigent toujours vers les pôles du globe, soit directement, soit obliquement, en déclinant à l'est ou à l'ouest, selon les temps et les lieux. P. 588.

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Direction magnétique (la) reçoit des inflexions dépendantes de la position des matières ferrugineuses. T. xi, p. 536 et 537.

Dissolution. Tuutes les explications que l'on donne de la dissolution, ne peuvent se soutenir, si l'on n'admet pas deux forces opposées, l'une attractive et l'autre expansive, et par conséquent la présence des éléments de l'air et du feu , qui sont seuls doués de cette seconde force. T. ix, p. 65. — Explication générale de la manière dont s'opère la dissolution. Ibicl.

Dissolutions. Les dissolutions des métaux sont en général plus corrosives que l'acide même dans lequel ils ont été dissous. T. xi, p. 22.

Double contact (méthode du) de MM. Mitchel et Canton. T. xi, p. 583.— De M. iEpinus. P. 583 et 584. — Deux manières d'employer le double contact , imaginées par M. jEpinus. P. 584 et 585.

Doute. Le doute est toujours en raison inverse de la probabilité. T. xn, p. 159.

Ductilité (la) des métaux paraît avoir autant de rapport à la densité qu'à la fusibilité, et cette qualité semble être en raison composée des deux autres. T. ix, p. 161. — Difficulté de prononcer affirmativement sur le plus ou moins de ductilité des substances minérales. P. 161 et 162.

Ductilité des matières est en raison composée de la densité et de la ténacité de ces mêmes matières. T. x, p. 524.

Durée. Preuves de la très-longue durée du temps qui a été nécessaire pour la construction des couches de pierres calcaires et de celles des charbons de terre, etc. T. ix, p. 518 et suiv.

Durée ( la ) de la chaleur n'est pas en raison plus petite, mais plutôt en raison plus grande que celle des diamètres ou des épaisseurs des corps. T. ix, p. 86 et 87.

Eau (Y) a comme toutes les autres matières du globe , un grand degré de chaleur qui lui appartient en propre, et qui est indépendante de celle du soleil. T. ix, p. 20.

— Elle est aussi chaude à 1 00 et 200 brasses de profondeur dans la mer qu'elle l'est à la surface. Ibicl. — Il suffit de faire chauffer do l'eau ou de la faire geler, pour que l'air qu'elle contient reprenne son élasticité et s'élève en bulles sensibles à sa surface. P. 56. — L'eau, soit gelée, soit bouillie, reprend l'air qu'elle avait perdu dès qu'elle se liquéfie ou qu'elle se refroidit. Ibicl. — Étant prise en masse est incompressible, et néanmoins très-élastique, dès qu'elle est en petites parties. P. 56 et 57. — Elle peut se changer en air lorsqu'elle est assez raréfiée pour s'élever en vapeurs. P. 57. — Sa transformation en matière solide par le filtre animal. P. 59. — Elle s'unit de préférence avec l'air et ensuite avec les sels, et c'est par leur moyen qu'elle entre dans la composition des minéraux.

P. 62. — La durée de la chaleur dans l'eau, est plus exactement proportionnelle à son épaisseur que dans les corps solides. Raisons de cet effet. P. 88.

Eau (l')dans son essence doit être regardée comme un sel insipide et fluide, et la glace qui n'est que ce même sel rendu solide, le devient d'autant plus que le froid est plus grand. T. xi, p. 103.

Eau de la mer {Y) contient non-seulement des acides et des alcalis , mais encore le;huiles et toutes les matières qui peuvent provenir de la décomposition des corps organiques, à l'exception de celles que ces corps prennent par la putréfaction à l'air libre ; encore se forme-t-il à la surface de la mer, par l'action de l'acide aérien, des matières assez semblables à celles qui sont produites sur la terre par la décomposition des animaux et des végétaux. T. x, p. 400. — L'eau de la mer n'était d'abord que simplement acide ou même acidulé, elle est devenue plus acide et salée par l'union de l'acide aérien avec les alcalis et les autres acides; ensuite elle a pris de l'amerlumo parle mélange du bitume, et enfin elle s'est chargée de graisse et d'huile par la décomposition des substances organisées. Et cetto salure et cette amertume n'ont pu qu'augmenter avec le temps. P. 400 et 401 .

Eaux. Les eaux ont couvert la surface entière du globe jusqu'à deux mille toises

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de hauteur , et se sont ensuite successivement abaissées par l'affaissement des cavernes de l'intérieur du globe. T. ix, p. 509. — L'eau a saisi toutes les matières qu'elle pouvait délayer et dissoudre ; elle s'est combinée avec l'air, la terre et le feu pour former ies acides, les sels, etc.; elle a converti en argile les scories et les poudres du verre primitif; ensuite elle a par son mouvement transporté de place en place ces mêmes scories, et toutes les matières qui se trouvaient réduites en petit volume. Ibid. — Les eaux sont venues primitivement des deux pôles, mais en bien plus grande quantité du pôle austral que du pôle boréal. P. 520.

Eaux. Eaux chargées de différents sels : toutes les eaux dont les sources sont dans la couche de terre végétale ou limoneuse, contiennent une assez grande quantité de nitre ; rm lieu que les eaux pluviales les plus pures et recueillies en plein air avec précaution, donnent après l'évaporation, une poudre terreuse très-fine, d'une saveur sensiblement salée, et du même goût que le sel marin. La neige contient du sel marin comme l'eau de pluie, sans mélange d'autres sels, tandis que les eaux qui coulent sur les terres calcaires ou végétales, ne contiennent point de sel marin , mais du nitre. T. x , p. MO. Eaux. Lorsque les eaux de la mer parviennent dans les foyers des volcans, elles communiquent une grande quantité de fluide électrique aux matières enflammées et électrisées en moins. T. xi, p. 524, 525 et 530.

Échelles arithmétiques, leur fondement et leur comparaison. T. xn, p. 188 et suiv. —Formule générale de toutes les échelles arithmétiques. P. 192.

Échelles logarithmiques. T. xn, p. 195.

Écrire. Art d'écrire, principales règles de l'art d'écrire. T. xn, p. 328 et suiv.

Écliptique. Le changement de l'obliquité de l'écliptique, n'est pas une diminution ou une augmenlation successive et constante ; ce n'est au contraire qu'une variation limitée, et qui se fait tantôt en un sens et tantôt en un autre. Cette variation est causée par l'action des planètes. Et prenant la plus puissante de ces attrac-

tions, qui est celle de Vénus, il faudrait 12600 ans pour qu'elle pût produire un changement de 6 degrés 47 minutes dans l'obliquité réelle de l'axe de la terre. De même l'action de Jupiter ne peut, dans un espace de 935 mille ans, changer l'obliquité de l'écliptique que de 2 degrés 38 minutes; et encore cet effet est-il en partie compensé par les précédents; en sorte qu'il n'est pas possible que ce changement d'obliquité de l'axe de la terre aille jamais à 6 degrés 23 minutes. T. ix, p. 469.

Écrouissement. Considération de l'écrouissement des métaux; le fer s'écrouit comme tous les autres. T. ix, p. 161.

Écrouissement. Effets de l'écrouissement sur les métaux, et en particulier sur le fer et l'acier. T. x, p. 510. — Raison pourquoi le recuit détruit l'effet de l'écrouissement. P. 511.

Effervescence. Le degré de division de la matière dans les effervescences est fort audessus de celui de la division de la matière dans les cristallisations. T. îx, p. 68.

Effet général. Pourquoi on ne peut pas en donner la cause ; les effets généraux de la nature doivent être pris pour les vraies causes. T. ix, p. 3 et 4.

Effets (tous les) magnétiques ont leurs analogues dans les phénomènes de l'électricité; mais tous les phénomènes électriques n'ont pas de même tous leurs analogues dans les effets magnétiques. T. xi, p. 519.

Effets. Raisons pourquoi les effets naturels ne nous paraissent pas être des merveilles. T. xn, p. 155 et 156.— Deux manières de considérer les effets naturels. P. 156.

Électricité. L'électricité joue un trèsgrand rôle dans les tremblements de terre et dans les éruptions des volcans. T. ix , p. 530.

Électricité. L'électricité tire son origine de la chaleur intérieure du globe. T. xi, p. 522. — L'électricité et le magnétisme ont des propriétés communes avec celle de l'attraction universelle. P. 535. — Les effets de l'électricité et du magnétisme sont produits par des forces impulsives particulières qu'on ne doit point assimiler à l'impulsion primitive. P. 536. — L'action de l'électricité donne

TABLE DES MATIÈRES

également la vertu magnétique aux corps ferrugineux, el la vertu électrique aux substances électriques par elles-mêmes. P. 539. — Les chutes réitérées produisent également de l'électricité dans les matières électriques par elles-mêmes, et du magnétisme dans les substances ferrugineuses. P. 510. — Electricité employée pour la guérison de plusieurs maux. P. 511. L'électricité et le magnétisme combinés ensemble dans les torpilles, paraissentêtre plus ou moins actifs, suivant l'état de l'atmosphère, la diversité des saisons, et les différents états de l'animal. P. 543. — On doit espérer de réunir par l'art l'électricité et le magnétisme, et de les employer avec succès dans certaines maladies. P. 514. —

Électrique 'matière). Le fonds de la matière électrique est la chaleur propre du globe terrestre T. ix, p. 530.

Éléments. Tous les éléments pouvant se transmuer el se convertir, l'instant de la consolidation des matières fixes dansle globe terrestre. Fut aussi celui de la plus grande conversion des éléments et de la production des matières volatiles. T. ix, p. 188.

Éléments. Tous les éléments sont convertibles ; le feu, l'air, l'eau et la terre peuvent chacun devenir successivement chaque autre. Preuve de cette assertion. T. ix, p. 40 et suiv. — La terre, l'eau, l'air et le feu, entrent tous quatre dans tous les corps de la nature , mais en proportion très-différente. P. 25. — Dans l'ordre de la conversion des éléments, l'eau est pour l'air ce que l'air est pour le feu, et Imites les transformations de la nature dépendent de celles-ci. L'eau raréfiée par la chaleur, se transforme en une espèce d'aii- capable d'alimenter le feu comme l'air ordinaire, el le feu se convertit ultérieurement avec l'air en matière fixe dans les substances terrestres qu'il pénètre par sa chaleur «m par sa lumière. P. 58. — Grandes bases sur lesquelles sont fondés les quatre éléments, la terre, l'eau, l'air et le feu. P. 08.

Éléphants. On trouve dans les parties septentrionales de l'Europe et de l'Asie, des squelettes, des défenses, des ossements d'éléphants, d'hippopotames et de rhinocéros, en assez grande quantité pour être assuré

que les espèces de ces animaux qui ne peuvent se propager aujourd'hui que dans les terres du Midi, existaient et se propageaient autrefois dans les contrées du Nord. T. ix, p. 165. — Et non-seulement on trouve ces ossements dans les terres du nord de notre continent, mais aussi dans celles du nord de l'Amérique, quoique les espèces de l'éléphant et de l'hippopotame n'existent point dans ce continent du Nouveau Monde, lbid.— Preuves de ce fait par leurs ossements tirés du sein de la terre dans toutes ces contrées du Nord. lbid. et suiv. — Comme on trouve des défenses et d'autres ossements d'éléphants , non-seulement dans les terres du Nord des deux continents, mais encore dans les terrés des zones tempérées, comme en Allemagne, en France, en Italie, etc., on doit en conclure qu'à mesure que les terres septentrionales se refroidissaient, ces animaux se retiraient vers les contrées des zones tempérées; et qu'enfin ces zones s'étant aus-i trop refroidies avec le temps, ils ont successivement gagné les climats de la zone torride. P. 470 et 471. — En comparant leurs dépouilles antiques tirées du sein de la terre, avec celles de ces animaux actuellement existants, on voit qu'en général ces anciens éléphants et hippopotames .étaient plus grands que ceux d'aujourd'hui. P. 471 . — Marche progressive des éléphants du Nord au Midi, depuis le 69e degré de latitude jusque sous l'équateur. P. 519 et suiv. — La marché régulière qu'ont suivie les éléphants dans dans notre continent, paraît avoir souffert des obstacles dans l'autre ; et il ne paraît pas qu'ils soient jamais arrivés dans l'Amérique méridionale au-delà de l'isthme do Panama. P. 551. — Raisons pourquoi ces animaux n'ont pu gagner les terres de l'Amérique méridionale. lbid. et suiv. — La communication des éléphants d'un continent à l'autre a dû se faire par les contrées septentrionalcsde l'Asie, voisines de l'Amérique. P. 564.

Éloge. Utilité et abus de l'éloge. T. xn, p. 339 et suiv.

Éloquence. Deux genres d'éloquence, leur comparaison. T. xn, p. 325.

Émanations (les) do la chaleur du globj

TABLE DES

terrestre sont supprimées par la gelée et par les vents froids qui descendent du haut de l'air, et c'est cette cause qui pro.luit la trèsgrande inégalité qui se trouve entre les hivers des différents climats. T. îx, p. 441 et suiv.

Emanations (les) du globe qui produisent l'électricité et le magnétisme, s'élèvent à une très-grande hauteur dans les pays chauds. T. xi, p. 5'J9.

Émeraude, doit être mise au nombre des cristaux du quartz mêlé de schorl. T. xi, p. 247. — Défauts des émeraudes. Ibid. — La véritable émeraude était bien connue des anciens. P. 249. — Fausses émeraudes. P. 250. — Lieux où l'on a trouvé la plus grande quantité d'émeraudes en Amérique.

P. 253. — L'émeraude est fusible, et sa fusibilité ainsi que sa pesanteur spécifique, démontrent que sa substance quartzeuse est mêlée d'une certaine quantité de schorl. P. 255. — Émeraude du Brésil, ses différences d'avec la véritable émeraude du Pérou. Ibid. — Rapports évidents de cette émeraude du Brésil avec les schorls. Ibid. — Ses autres propriétés. Ibid. — Les émeraudes étant des pierres vitreuses et à double réfraction, ne doivent pas être mises au rang des pierres précieuses, qui par leur densité, leur dureté et leur homogénéité, sont d'un ordre supérieur et d'une origine différente. P. 255 et 256.

Émeril ( 1' ), quoique une fois moins dense que le bismuth , conserve sa chaleur une fois plus longtemps. T. ix, p. 162.

Émeril. 11 y a deux sortes d'émeril , l'un attirable et l'autre insensible à l'aimant; le premier est un quartz ou un jaspe mêlé de particules ferrugineuses et magnétiques; ces émerils attirables à l'aimant doivent être mis au nombre des mines primordiales formées par le feu primitif; la seconde sorte d'émeril n'est point attirable à l'aimant, quoiqu'elle contienne peut-être plus de fer que la première ; le fond de sa substance est un quartz de seconde formation ou un grès, et le fer était en dissolution lorsqu'il s'est incorporé avec ce grès; la quantité de fer contenue dans l'émeril n'est pas considérable. T. xi, p. 458. — Comme sa substance estquartzeuze, il est très-réfractaire au feu. Ibid.— Usage de l'é-

J1ATIÈRES.

meril. Ibid. — La couleur de l'émeril est un brun plus ou moins foncé ; mais il y en a aussi du gris, et du plus ou moins rougeàtre ; celui de l'île de Corse est le plus rouge. P. 459. — On ne trouve l'émeril qu'en certains lieux de l'ancien et du nouveau continent; on n'en connaît point en France, quoiqu'il y en ait en grande quantité dans les îles de Jersey et de Guernesey. Ibid. — Autres lieux où l'on trouve de l'émeril. Ibid.

Engrais. Voyez Craie, t. x, p. 106, et Marne, p. 106 et suiv. — Manière de suppléer à la marne dans les endroits où l'on ne peut en trouver, pour amender les terres. P. 107 et suiv.

Enhydres. C'est le nom qu'on a donné à des agates ou cailloux minces et creux qui contiennent une assez grande quantité d'eau. T. xi, p. 227 et 228.

Époques. Nous appelons époques de la nature, les changements divers et bien marqués qu'elle a subis depuis le commencement des temps. T. ix, p. 456. — Pour traiter les Époques de la Nature , nous emploierons trois grands moyens : 1° les faits qui peuvent nous rapprocher de l'origine de la nature; 2° les monuments qu'on doit regarder comme les témoins de ses premiers âges; 3° les traditions qui peuvent nous donner quelque idée des âges subséquents ; après quoi , nous tâcherons de lier le tout par des analogies, et de former une chaîne qui, du sommet de l'échelle du temps, descendra jusqu'à nous. P. 457. — Première date de la nature vivante sur le globe de la terre. P. 492.

Equateur. Dans le climat de l'équateur, l'intensité de la chaleur en été , est à trèspeu près égale à l'intensité de la chaleur en hiver. Et dans ce même climat, la chaleur qui émane de la terre est cinquante fois plus grande que celle qui arrive du soleil. T. ix,

Equateur. Les parties de l'équateur se sont refroidies les dernières , et les parties polaires ont reçu les eaux de l'atmosphère plusieurs siècles avant que les terres do l'équateur n'aient été abreuvées. T. ix, p. 519 et 520.

Equateur. Les foudres souterraines ont

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exercé leur action avec plus de liberté et de puissance dans les contrées équatoriales que dans les autres régions. T. xi, p. 532.

Equateur magnétique , est le point de partage entre les deux directions et inclinaisons en sens contraire des particules de la limaille de fer au dessus d'un aimant. T. xi, p. 599. — L'équateur magnétique est toujours plus près du pôle le plus faible, dans les aimans ainsi que dans le globe terrestre. Ibid.

Erreurs. La plupart de nos erreurs, viennent de la réalité que nous donnons à nos idées d'abstraction. T. xn, p. 187.

Éruptions des volcans. Cause du changement de déclinaison de l'aiguille aimantée. T. ix, p. 598.

Espèces. Les espèces perdues des animaux qui n'existent plus sur la terre ou dans la mer , sont celles dont la nature exigeait une chaleur plus grande que la chaleur actuelle de la zone torride. T. ix, p. 472. — L'ancienne existence des espèces perdues d'animaux marins doit être rapportée à l'époque depuis trente à quarante mille ans de la formation des planètes et de la terre.

Espèce humaine. Dans l'espèce humaine la fécondité dépend de l'abondance, et la disette produit la stérilité. Démonstration de cette vérité. T. xu, p. 298.

Estimation de la valeur de l'argent. — Voyez Argent.

Étain (I') exige pour se fondre plus du double de chaleur de ce qu'il en faut pour fondre le soufre. T. ix, p. 99. — L'étain est de tous les métaux celui qui se dilate le plus promptement, et qui se fond aussi le plus vite. P. 161.

Étain. Mines d'étain de première formation. T. xi, p. 61. — La miue d'étain est plus pesante qu'aucune de celles des autres métaux minéralisés, et sa plus grande pesanteur provient de l'arsenic qui y est mêlé. P. 64. — Étain comme tous les autres mélaux, est un dans la nature. P. 71 . — Mines d'étain en roche. P. 60.— Mines d'étain en cristaux; grandeur et couleurs de ces cristaux. P. 59.— Produits de ces mines d'étain par la fonte. Ibid. — Étain peut s'allier avec tous les métaux et demi-métaux. P. 72. — Grande xu.

affinité de l'étain avec le fer et le cuivre. P. 76. — Étamage du fer préférable à celui du cuivre. Ibid. — L'étain enlève à l'argent comme à l'or, leur ductilité. P. 6. — Est après l'or et l'argent, le métal le moins susceptible d'altération par les éléments humides. P. 31. — Ses mines paraissent affecter des lieux particuliers. P. 59. — Nulle part il ne se présente sous la forme métallique. Ibid. — Mines d'étain sont toujours plus ou moins mêlées d'arsenic. Ibid. — Cendre et potée d'étain. P. 62. — On peut faire artificiellement des mines d'étain avec de l'étain et de l'arsenic. Ibid. — L'étain est après !e plomb le plus mou de tous les métaux.

P. 63.— On mêle le cuivre avec l'étain pour lui donner plus de fermeté. Ibid. — Propriétés de l'étain, sa densité, sa ténacité, etc. Ibid. — 11 n'y a point d'étain pur dans le commerce, et il est toujours mêlé de cuivre ou de plomb. P. 64. — Mines d'étain en Angleterre, en Allemagne, aux Indes, à Malaca, Banca , etc., sur les côtes orientales do l'Afrique et en Amérique. P. 65 et suiv.

Étain. Les mines primordiales de l'étain se trouvent dans une roche quartzeuse trèsdure, où ce métal s'est incorporé après avoir été réduit en chaux par le feu primitif. Les cristaux d'étain sont des mines secondaires produites par la décomposition des premières. Formation de ces cristaux d'étain. T. xi, p. 475 et 476. Ils ne sont point minéralisés, quoiqu'ils soient ordinairement mêlés d'une certaine quantité d'arsenic.

P. 476. — Les stalactites d'étain proviennent de la décomposition des cristaux ; ces stalactites sont souvent mêlées de fer. Ibid.

Étamage (P) fait avec de l'or et du mercure, pourrait réfléchir plus puissamment la lumière que Pétamage ordinaire. T. ix, p. 245.

Etna. Il y a toute raison de croire que l'Etna ne s'est élevé que par la force des foudres souterraines. T. xi, p. 531.

Étoiles fixes. Ce qui arriverait si une étoile fixe, qu'on doit regarder comme un soleil, changeait de lieu et venait à s'approcher d'un autre soleil. T. ix, p. 432.

Évaporation. Une masse d'eau d'un pied d'épaisseur, ne s'évaporera pas aussi vite

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que la même masse réduite à six pouces d'épaisseur, et augmentée du double en superficie. Ainsi, pouraccélérer I evaporation, il faut diminuer, autant qu'il est possible, l'épaisseur du liquide. T. ix, p. 246.

Expériences. Précision rigoureuse, presque impossible dans certaines expériences. T. îx, p.15lJ. — Expériences en grand, pour reconnaître la force du fer de différentes qualités. P. 187 et suiv.

Faits qui peuvent nous rapprocher de l'origine de la nature ; faits fondamentaux des anciennes époques de la nature. T. ix, p. 457 et suiv.

Fécondité dans l'espèce humaine. Voyez Espèce humaine.

Fécondité à Londres. Voyez Londres.

Feldspath. Caractères par lesquels il diffère du quartz. La cristallisation du feldspath a été produite par le feu primitif, et a par conséquent précédé toutes les cristallisations qui se sont faites par l'intermède de l'eau. Preuvede cette assertion. T. xi, p. 236.

— Les extraits du feldspath sont en assez grand nombre; mais ils ne se présentent nulle part en aussi gros volumes que les cristaux quartzeux; ils sont toujours en assez petits morceaux isolés, parce qu'il ne se trouve lui-même que très-rarement en masses un peu considérables, lbid.

Feldspath de Russie. Trouvé nouvellement près de Pétersbourg ; sa description, ses couleurs et ses propriétés. T. xi, p. 238.

— Cette pierre chatoyante paraît être un feldspath mélangé de schorl. Ibid.

Feldspath. Formation du feldspath. T. x, p. 13. — Le feldspath est le quatrième verre primitif; sa cassure, au lieu d'être vitreuse, est spathique, et c'est par cette raison qu'on lui a donné le nom de spath. P. 35. — Il n'est nulle part en grandes masses; on le trouve incorporé dans les granités et les porphyres, ou quelquefois en petits morceaux isolés, et toujours plus ou moins régulièrement cristallisés. Sa cristallisation n'a pas été produite par l'eau, mais

opérée par l'action du feu primitif. P. 34 et suiv. — Ses différences avec le quartz, sa fusibilité, sa dureté qui le fait étinceler contre l'acier. P. 35. — Sa substance est moins simple que celle du quartz, du jaspe et du mica. lbid. — Le feldspath est non-seulement fusible par lui-même, mais il communique la fusibilité au quartz, au jaspe et au mica, avec lesquels il est intimement lié dans les granités et les porphyres. Ibid. — Ses autres caractères. P. 35 et suiv. — Différences essentielles du feldspath d'avec les autres spaths, auxquels il ne ressemble que par sa cassure, lamellée ou spathique. Ibid. — Il se fond au même degré de feu que nos verres factices. P. 36. — Ses combinaisons et ses mélanges avec les autres matières vitreuses. P. 36 et 37. — Explication de la manière dont il a été formé, et comment il s'est mêlé avec les porphyres et les granités. P. 37. — Usages du feldspath pour la composition des porcelaines et pour les émaux blancs. P. 38. — Ses couleurs différentes et sa forme de cristallisation. lbid. — Les cristaux du feldspath sont plus longs et plus profondément implantés dans le granité que les grains du quartz, et ils résistent plus longtemps aux injures de l'air que le quartz et le mica, qui se détachent les premiers dans la décomposition des granités. P. 61 et 62.

Feldspath en morceaux isolés est trèsrare. T. xi, p. 503. — On n'en connaît qu'en Saxe et en Suède. Ibid. — Roches de feldspath en Sibérie. Ibid. — Feldspath chatoyant de Russie, très-semblable à la pierre de Labrador, lbid. — Sa description.

Femmes et Hommes. Voyez Hommes et Femmes.

Fentes des rochers. Les fentes produites par le refroidissement et le dessèchement des matières de la terre, coupent et tranchent le plan vertical des montagnes, nonseulement de haut en bas, mais de devant en arrière ou d'un côté à l'autre; et dans chaque montagne, elles ont suivi la direction générale de sa première forme. T. ix, p. 498. — Les fentes perpendiculaires se sont formées dans les matières calcaires lorsque ces matières se sont durcies et des-

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séchées. P. 522. — Faits et preuves qui dé- j montrent que les fentes perpendiculaires do . la roche du globe où se trouvent les filons ( métalliques, ont été incrustées et remplies de ces matières métalliques par la sublimation causée par la chaleur intérieure de la terre. P. 614.

Fentes perpendiculaires. Les fentes perpendiculaires qui se sont formées par la retraite des matières vitreuses dans le temps du premier refroidissement du globe, sont les grands soupiraux par où se sont échappées, et s'échappent encore, des vapeurs denses et métalliques. Les fentes qui séparent les masses du quartz, des granités et autres rochers vitreux , sont remplies de métaux et de minéraux produits par les exhalaisons les plus denses, c'est-à-dire par les vapeurs chargées de parties métalliques. Les émanations minérales, qui étaient trèsabondantes lors de la grande chaleur de la terre, ne laissent pas de s'élever, mais en moindre quantité, dans l'état actuel d'attiédissement. T. x, p. 69.

Fer. Ses qualités. T. ix, p. 314 et suiv. — Véritable raison pourquoi l'on ne fabrique que du mauvais fer presque partout en France. P. 316. — Le fer, comme tout autre métal, est un dans la nature. Démonstration de cette vérité. P. 322. — Différence de ce qu'il coûte et de ce qu'on le vend, par laquelle il est démontré qu'il est de l'intérêt de tous les maîtres de forges , de faire du mauvais fer. P. 329. — Manière de tirer le fer immédiatement de sa mine sans le faire couler en fonte. P. 332. — Le fer soudé avec d'autre fer, par le moyen du soufre, est une mauvaise pratique. P. 343.

Fer chaud (le) transporté dans un lieu obscur, jette de la lumière et même des étincelles pendant un plus long temps qu'on ne l'imaginerait. T. ix, p. 294. — Le fer chauffé à blanc, et qui n'a été malléé que deux fois avant d'être chauffé, perd en se refroidissant 4-|-g de sa masse. P. 296. — Etant parfaitement malléé quatre fois, et parfaitement forgé, ensuite chauffé à blanc, perd en se refroidissant environ i\i de son poids. P. 297.

Feb et matières ferrugineuses. Toutes

les matières ferrugineuses qui ont subi l'action du feu, sont attirables par l'aimant, et la plupart des mines de fer en grains, quoique contenant beaucoup de matières ferrugineuses, ne sont point attirables par l'aimant, à moins qu'on ne leur fasse auparavant subir l'action du feu. T. ix, p. 310.

Fer. Montagnes de fer et d'aimant. T. ix, p. 617 et suiv.

Fer. A chaque fois que l'on chauffe le fer, il perd une partie de son poids. T. ix, p. 85.

— Proportion de celte perte trouvée par les expériences. Ibid. — Cette perte va en augmentant à mesure que les boulets de fer sont plus gros ; raisons de cet effet. P. 86.

— Le fer, qui de tous les métaux est celui qui se fond le plus difficilement, est aussi celui qui se dilate le plus lentement. P. 161 .

— Le fer entièrement et intimement rouillé n'est plus attirable par l'aimant. P. 168. — 11 perd non-seulement de sa densité à chaque fois qu'on le chauffe, mais il perd aussi de sa solidité, c'est-à-dire, de la cohérence de ses parties, il devient à chaque chaude plus léger et plus cassant. P. 187. — Comment il faut traiter le fer pour lui conser-

( ver sa masse et sa solidité. Ibid. — Le bon fer, c'est-à dire le fer qui est presque tout nerf, est cinq fois aussi tenace et aussi fort que le fer sans nerf et à gros grains; preuve par l'expérience. P. 189. — Sa qualité ne dépend pas en entier, à beaucoup près, de celle de la mine; la nature des mines n'y fait rien, c'est la manière de les traiter qui fait

. tout. P. 189 et 190. — Moyens d'arriver au point de donner au fer toute sa perfection.

' P. 190. — Le fer chauffé trop souvent dégénère en mâchefer. Ibid. — Il est, comme le buis, une matière combustible, à laquelle il ne faut qu'un plus grand feu pour brûler. P. 191. — Comment on procure au fer de la consistance et de la ténacité. Ibid. — Plus on presse le feu dans la fabrication du fer à l'affinerie, et plus il devient aigre et mauvais. P. 192. — Le fer en bandes plates est toujours plus nerveux que le fer en barreaux. Ibid. — D'où provient le nerf du fer, et la différence de sa force et de sa cohérence ; effets de la malléation. Ibid. — Une des plus mauvaises pratiques, dans la fabri-

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cation du fer, est de tremper dans l'eau, surtout dans l'eau froide, les barres de fer encore rouges au sortir de dessous le marteau ; cette trempe perd le nerf et gâte le grain du meilleur fer. P. 193. Les écailles ou exfoliations qui se détachent de la surface du fer, donnent de très-bons fers. P. 194. —Indices par lesquels on doit juger les différentes qualités du fer. P. 195 et 196. — Les fers sans nerf et à très-gros grains devraient être proscrits. P. 196. — Le feu du charbon de bois, et à plus forte raison celui du charbon de terre, donnent de l'aigre au fer, ce que ne fait pas le feu de bois qui pourrait l'améliorer et le rendre moins aigre. P. 197. — Le fer s'aimante par la percussion , et aussi parla torsion sans percussion lorsqu'on le plie plusieurs fois de suite en différents sens. P. 198. — Il se soude avec lui-même; précautions nécessaires au succès de cette opération. P. 199. — Il se décompose par l'humidité comme par le feu. Ibid. — Se conserve sans altération dans l'eau beaucoup plus longtemps qu'à l'air. P. 199 et 200.— Énumération des principaux usages auxquels on emploie le fer, et proportion de la qualité qu'on doit lui donner pour chacun de ces usages. P. 195 et 196.

Feus de charrue (les) doivent être fabriqués avec du fer de la meilleure qualité, et si cela était on pourrait se passer de les armer d'acier, ainsi que les pioches et autres instruments nécessaires à la culture des terres. T. ix, p. 197 et 198.

Feu de tirerie. Comment doivent être fabriqués les fers de tirerie pour faire le fil de fer. T. îx, p. 192.

Fer de vieilles ferrailles. Manière de travailler et de fabriquer ce fer. T. îx, p. 193.

— C'est un fer de très-bonne qualité. Ibid. Fer. 11 ne se fait aucune union intime,

aucun alliage entre le fer et l'argent. T. xi, p. 6. — Comparaison du 1er avec le zinc. P. 103.

Fer. Le fer, qui de tous les métaux est le plus résistant au feu, a le premier occupé les fentes qui se formaient de distance en distance , par la retraite que prenait le quartz fondu en se consolidant. T. x, p. 12.

— Le fer dans sa première origine, est une

matière qui , comme le autres substances primitives, a été produite par le feu, et se trouve en grandes masses et en roches dans plusieurs parties du globe ; et c'est du détriment et des exfoliations de ces premières masses ferrugineuses, que proviennent originairement toutes les particules de fer répandues à la surface de la terre, et qui sont entrées dans la composition des végétaux et des animaux. P. 203.

Fer. La fonte de fer retenue dans le creuset, sous la flamme du fourneau, produit des cristaux plus ou moins apparents, et on a aussi reconnu que tous les métaux, et même les demi-métaux et les autres substances métalliques qui donnent des régules, forment également des cristaux lorsqu'on leur applique convenablement le degré de feu constant et continu qui est nécessaire à cette opération. T. xi, p. 465. — Ces cristaux de fer produits par le feu, agissent très-puissamment sur l'aiguille aimantée.

Ibid. — Les mines primordiales de fer, formées par le feu primitif, sont souvent parsemées de ces cristaux que la nature a produits avant notre art. P. 465 et 466.

Fer. Ce métal s'est établi le premier sur le globe; preuves de cette assertion. Le fer primordial se trouve toujours intimement mêlé avec la matière vitreuse produite par le feu primitif. T. x, p. 447. — Le feu primitif n'a point produit de fer semblable à notre fer forgé, et la quantité tout entière de la matière de fer s'est mêlée dans le temps de la consolidation du globe avec les substances vitreuses; et c'est de ce mélange que sont composées les roches primordiale" de fer et d'aimant. P. 453. - Comment le fer est entré dans la composition des corps organisés. l\ 457 et 45S. — Le fer est un dans la nature comme tous les autres métaux ; preuves de cette assertion, dont on a douté jusqu'ici. P. 464.

Fer blanc. Sa fabrication. T. x, p. 501.

Feu de martinet de verge ronde; leur fabrication. T. x, p. 500.

Feu en verge; sa fabrication. T. x, p. 499 et 500.

Fer [fabrication du fer). Obstacles physiques et moraux qui s'opposent à la

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perfection de l'art des forges et à la fabrication du bon fer. T. x, p. 476. — Le mauvais fer se fait à bien meilleur compte que le bon, et cette différence est au moins d'un cinquième de son poids. P. 477. — Exposé succinct des travaux nécessaires à la fabrication du fer. P. 494 et suiv.

Ffr forgé. Une barre de bon fer a nonseulement plus de durée pour un long avenir, mais encore quatre ou cinq fois plus de force et de résistance actuelle qu'une pareille barre de mauvais fer. T. x, p. 477. — Cette bonne qualité du fer provient principalement du traitement de la mine avant et après sa mise au fourneau. P. 482. — Fer fabriqué avec de vieilles ferrailles. P. 497.

— Le fer commun est, après l'étain, le plus léger des métaux , il ne pèse que 545 ou 546 livres le pied cube, et l'acier pèse 548 à 549 livres aussi le pied cube. P. 515. — Effets du soufre, des acides et des éléments du feu, de l'air et de l'eau sur le fer. P. 516 et 517. — Alliage et affinités du fer avec les autres métaux. P. 517.

Fer [régule de fer). Procédés par lesquels on peut obtenir du régule de fer sans instruments ni marteaux. La nature peut, dans certaines circonstances, produire le même effet. T. x, p. 451. — Manière d'obtenir de la fonte de fer en régule, qui est une matière mitoyenne entre la fonte et le fer. P. 491. — Propriétés de ce régule de fer; cette matière est très-propre à faire de bons canons pour l'artillerie de la marine. Ibid.

— Le régule de fur est dans l'état intermédiaire et moyen, entre la fonte et le fer. P. 492. — 11 est presque aussi infusible que le fer. Le feu des volcans a quelquefois formé de ces régules de fer, et c'est ce que les minéralogistes ont appelé mal à propos/er natif. P. 492. — Ses cristallisations. P. 492 et 493.

Fer {ténacité du fer). De tous les métaux, après l'or, le fer est celui dont la ténacité est la plus grande. Ft il y a une énorme différence entre la ténacité du bon et du mauvais fer. T. x, p. 516.

Fer (le) ayant spécialement plus d'affinité que les autres matières avec l'électricité du globe et les forces dont elle est 1 âme, en

ressent et en marque mieux tous les mouvements. T. xi, p. 536. — S'il n'y avait point de fer sur la terre, il n'y aurait ni aimant, ni magnétisme. Ibid. — Une barre de fer peut présenter une suite de pôles magnétiques, alternativement opposés, de même qu'un tube de verre peut présenter une suite de portions électrisées alternativement, en plus et en moins. P. 540. — Le fer et l'aimant ne sont au fond que la même substance. P. 558. — Le fer, et mieux encore l'acier peuvent recevoir une force magnétique plus grande que celle de la pierre d'aimant. P. 559. — Les mines de fer formées par l'intermède de l'eau , ne reprennent leur propriété magnétique qu'après avoir subi l'action du feu. Ibid. — Dès les premiers temps de l'établissement des mines primordiales de fer, toutes les parties de ces masses qui étaient exposées à l'air et qui sont demeurées dans la même situation, auront reçu la vertu magnétique par la cause générale qui produit le magnétisme du globe, tandis que toutes les parties de ces mêmes mines, qui n'étaient pas exposées à l'action de l'atmosphère, n'ont point acquis cette vertu magnétique. Ibid — Le fer reçoit d'abord la force attractive, et ne prend des polos qu'en plus ou moins de temps , suivant sa position, et selon la proportion de ses dimensions. P. 560. — Il ne prend aucune augmentation de poids, par l'imprégnation de la vertu magnétique. P. 567. — Quand on passe sur un aimant faible du fer aimanté par un aimant fort, ce fer perd la grande force magnétique qui lui avait été communiquée par l'aimant fort, et il acquiert en même temps la petite force que peut lui donner l'aimant faible. P. 569. — Le fer n'acquiert de lui-même la vertu magnétique, et l'aimant ne la communique au fer que dans une seule et même direction. P. 570 et 571. — Un fil de fer aimanté selon sa longueur, et plié ensuite de manière à former des angles et crochets, perd sa force magnétique. P. 571 . — Un fil de fer passé par la filière dans le même sens qu'il a été aimanté, conserve sa vertu magnétique. Ibid. — Un morceau de fer ou d'acier peut être considéré comme une masse de limaille, dont les parties sont

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réunies de plus près. Ibid. — Une lame de fer ou d'acier, passée sur un aimant plusieurs fois et dans le même sens, acquiert toute la vertu magnétique qu'elle peut comporter; mais passée ensuite sur l'aimant dans le sens opposé, elle perd la vertu qu'elle avait acquise. P. 572. — Le fer ou l'acier posés sur un aimant acquièrent la vertu magnétique. Ibid. — Le fer sublimé par le moyen du feu, acquiert du magnétisme et des pôles. P. 574. — Plus le fer est pur, et plus il peut s'aimanler fortement. P. 581 . — Le fer dur, qui comporte plus de vertu magnétique que le fer doux, peut en recevoir davantage ; mais il la reçoit avec moins de facilité, et peut souvent, dans le même temps, avoir acquis moins de force que le fer doux. P. 582.

Feu (le) ne peut guère exister sans lumière et jamais sans chaleur, tandis que la lumière existe souvent sans chaleur sensible, comme la chaleur existe encore plus souvent sans lumière. T. ix, p. 290. — La chaleur et la lumière sont les deux éléments matériels du feu; ces deux éléments réunis ne sont que le feu même, et ces denx matières nous affectent chacune sous leur forme propre , c'est-à-dire d'une manière différente. P. 293. — Poids réel du feu; manière de s'en assurer par l'expérience.

P. 295 et suiv. — Le feu a, comme toute autre matière, une pesanteur réelle dont on peut connaître le rapport à la balance, dans les substances, qui, comme le verre, ne peuvent être altérées par son action. La quantité de feu nécessaire pour rougir une masse quelconque, pèse ^ , ou si l'on veut une centième partie de cette masse, en sorte que si elle pèse froide six cents livres, elle pèsera chaude six cent une livres lorsqu'elle sera rouge couleur de feu. Et sur les matières qui, comme le fer, sont susceptibles d'un plus grand degré de feu et chauffées à blanc, la quantité de feu est d'environ j,', au lieu de ^. P. 298.

Feu. Le feu agit sur les métaux comme l'eau sur les sels. T. xi, p. 102. — Le feu paraît être dans le mercure en quantité presque infiniment petite. Ibid.

Feu. L'élément du feu, comme toute au-

tre matière, est soumis à la puissance générale de la force attractive. T. x, p. 4.

Feu (le) seul est actif, et sert de base et de ministre à toute force impulsive. T. xi, p. 522. — Il se manifeste dans toutes les parties de l'univers, soit par la lumière, soit par la chaleur. Ibid. — Le feu violent diminue ou suspend la force magnétique. P. 567. — Il concourt quelquefois à augmenter la vertu magnétique. P. 569. — Le feu, la percussion et la flexion suspendent ou détruisent également la vertu magnétique, parce que ces trois causes changent également la position respective des parties composantes de l'aimant ou du fer. P. 572. — Le feu rend le fer d'autant plus attirable à l'aimant, que ce dernier a été plus violemment chauffé. P. 573.

Feu. Moyens généraux et particuliers de produire le feu. T. îx, p. 5. — Origine et production de la chaleur et de la lumière. P. 6. — Le feu, la chaleur et la lumière peuvent être regardés comme trois choses différentes; examen de leurs propriétés différentes et de leurs propriétés communes.

P. 11. — Il existe quelquefois sans lumière, mais n'existe jamais sans chaleur. Ibid. — A besoin d'aliments pour subsister, et son premier aliment est l'air. P. 21 — La différence la plus générale entre le feu, la chaleur et la lumière paraît consister dans la quantité et peut-être dans la qualité de leurs aliments. L'air est le premier aliment du feu, les matières combustibles ne sont que le second. Ibid. — La chaleur propre du globe terrestre doit être regardée comme notre vrai feu élémentaire. P. 26. — L'action du feu sur les différentes substances, dépend beaucoup de la manière dont on l'applique ; le produit de son action sur une même substance, paraîtra différent selon la façon dont il est administré. Le feu doit êtro considéré en trois états différents, le premier relatif à ^a vitesse, le second à son volume, et le troisième à sa masse. P. 29. — Trois moyens généraux d'augmenter l'action du feu. Chacun de ces moyens donne souvent des produits différents. On peut augmenter l'action du feu en accélérant sa vitesse, en augmentant son volume, et en

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augmentant sa masse et sa densité. Les instruments du premier moyen sont tous les fourneaux où l'on se sert de ventilateurs, de soufflets, de trompes, de tuyaux d'aspiration, etc.; les instruments du second moyen , sont tous les fourneaux de rêver bère ; et ceux du troisième moyen, sont les miroirs ardents; chacun de ces moyens employés sur les mêmes matières donnent souvent des résultats très-différents. P. 29 et suiv. — L'administration du feu doit se diviser en trois procédés généraux, le premier relatif à la vitesse, le second au volume, et le troisième à la masse de cet élément. Les matières qu'on soumet à l'action du feu, doivent être divisées dans trois classes, celles qui perdent au feu leur poids, celles qui au lieu de perdre du poids en acquièrent, et celles qui ne perdent ni n'acquièrent rien. P. 30 et 31 . — Le feu est réellement pesant comme toute autre matière. P. 32. — Matières avec lesquelles le feu a le plus d'affinité. Ibid- ■— Le feu se trouve comme l'air sous une forme fixe et concrète dans presque tous les corps. P. 33. — Matières indifférentes à l'action du feu. P. 34. — C'est par la lumière que le feu se communique, et la chaleur seule ne peut produire le même effet que quand elle devient assez forte pour être lumineuse. P. 38.

Figuration. Explication de la figuration des minéraux. T. x, p. S. — La figuration dans les minéraux est un premier trait d'organisation. Ibid.

Filles et Garçons. Voyez Garçons et Filles.

Fil de fer. Sa fabrication. T. x, p. 501.

— Plus le fil de fer est fin, plus sa ténacité est grande à proportion. P. 516.

Flamme (la) n'est pas la partie du feu où l'intensité de la chaleur est la plus grande. T. îx, p. 36. — Sa principale propriété est de communiquer le feu. P. 37. — Il y a de la flamme dans toute incandescence. Ibid.

— Celle-ci n'obéit point à l'impulsion de l'air. Ibid.

Flamme. La vertu magnétique se communique de l'aimant au fer, à travers la flamme, sans diminution ni changement de direction. T. xi, p. 572.

Fleurs et fruits. Comparaison de nos fleurs et de nos fruits avec les fleurs et les fruits des anciens, de laquelle il résulte qu'ils sont tous différents. T. ix, p. 592 et suiv. — Nos pèches, nos abricots, nos poires, sont des productions nouvelles, auxquelles on a conservé les vieux noms des productions antérieures. P. 592.— Par quel moyen l'homme a trouvé et perfectionné les bons fruits. P. 593.

Fluide. Le mercure serait le plus fluide des corps si l'air ne l'était encore plus. T. ix, p. 22. — Tous les fluides, avec la même chaleur, quelque denses qu'ils soient, s'échauffent et se refroidissent plus promptement qu'aucun solide, quelque léger qu'il soit. P. 96.

Fluide électrique (le) agit avec beaucoup de force à l'intérieur du globe ; il y fait jaillir dans tous les espaces libres des foudres plus ou moins puissantes. T.xi, p. 523. — Le cours du fluide électrique se fait en deux sens opposés, c'est-à-dire de l'équateur aux deux pôles terrestres. P. 536.

Fluidité. Toute fluidité a la chaleur pour cause; et toute dilatation dans les corps doit être regardée comme une fluidité commençante. T. ix, p. 291.

Fluidité. En général, toute fluidité a la chaleur pour cause : preuves de cette assertion. T. ix, p. 459. — Deux manières d'opérer la fluidité : la première par le délayement ou la dissolution; et la seconde par la liquéfaction. Ibid.

Fluidité. Toute fluidité a la chaleur pour cause. T. ix, p. 22. — La plus ou moins grande fluidité n'indique pas que les parties du fluide soient plus ou moins pesantes, mais seulement que leur adhérence est d'autant moindre, leur union d'autant moins intime et leur séparation d'autant plus aisée. Ibid. — Moyen facile d'estimer le degré de fluidité ou de fusibilité de chaque matière différente. P. 97.

Fluors. Les spaths fluors sont composés de matières calcaires et de parties sulfureuses ou pyriteuses. T. xi, p. 401. — On a mal h propos appelé ces spaths fluors spaths pesants, spaths fusibles vitreux, spaths phosphoriques, et l'on a souvent appliqué

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les propriétés des spaths pesants à ces spaths fluors, quoique leur orig:ne et leur essence soient très-différentes. P. 405. — Spaths fusibles vitreux et spaths phosphoriques, ne désignent qu'une seule et même chose. Ibid. — Les spaths fluors, loin d'être fusibles, sont très-réfractaires au feu; mais ce sont, comme le borax, des fondants très-actifs. Ibid. — Les spaths fluors sont d'un quart moins denses que les spaths pesants, et ils en diffèrent aussi par plusieurs autres propriétés. P. 406 et 407. — 11 y a quatre principales sortes de spaths fluors. P. 406. — Tous ces spaths offrent, comme les cristaux vitreux et calcaires, une double réfraction, au lieu que les spaths pesants n'ont qu'une simple réfaction; autres différences entre ces deux sortes de spaths. P. 407. — Spaths fluors contiennent de la matière calcaire en assez grande quantité; ils n'étincellcnt que peu ou point sous le choc de l'acier et c'est par là qu'on les distingue aisément du feldspath, qui de tous les spaths est le seul étincelant; autres différences entre les spaths fluors et le feldspath. Ibid. — Spaths fluors accompagnent souvent les mines métalliques, et se trouvent quelquefois en masses assez considérables pour en pouvoir faire des petites tables, des urnes, et autres vases désignés sous les noms de prime d'émerattde, prime d'améthyste, etc. P. 408. — Description de plusieurs sortes de spaths fluors, dont les couleurs et le brillant imitent les émeraudes, les améthystes, topazes, aigue-marines, etc. P. 408 et 409.

Foie de soufre. A souvent aidé , plus qu'aucun autre agent, à la minéralisation de tous les métaux. T. xi, p. 131.

Foie de soufre. Voyez Soufre, foie de soufre.

Fontaines. Origine de toutes les fontaines. Voyez Glaise. T x, p. 85 et 86.

Fontaine bitumineuse en Auvergne. Sa description. T. x, p. 283 et 284.

Fontaines salées. En Franche-Comté, en Lorraine et dans plusieurs autres contrées de l'Europe et des autres parties du monde, le sel se tire de l'eau des fontaines salées. T. x, p. 419.

Fonte de fer (la), pesée chaude couleur

de cerise, perd en se refroidissant environ jfj de son poids, ce qui fait une moindre diminution que celle du fer forgé; rafson de cette différence. T. ix, p. 297. — Les mauvaises fontes de fer coulent plus aisément à l'affinerie que les bonnes. P. 329. — Description de la bonne fonte de fer et delà mauvaise. P. 330 et 331. — Sa définition physique; ce n'est point encore un métal, mais un mélange de fer et de verre, etc. Examen des différentes espèces de fontes de fer. P. 331. — Expériences qui démontrent qu'on peut tenir la fonte de fer très-longtemps en fusion et en très-grand volume dans le creuset du fourneau sans aucun danger, et même avec avantage. P. 335. — La fonte de fer coulée en masse, comme canons, enclumes, boulets, etc., se trouve toujours être plus pure à la circonférence qu'au centre de ces masses. P. 336. — Cette même fonte en masse est toujours plus dure à l'extérieur qu'à l'intérieur. Ibid. et suiv. — La fonte de fer de bonne qualité est ordinairement plus difficile à forer que la mauvaise.

Fonte de fer. Manière d'obtenir la fonte de la mine, et de la convertir en fer. T. x, p. 451 et suiv. — Caractères d'une bonne et d'une mauvaise fonte de fer. P. 485. — Manière de corriger la mauvaise qualité de la fonte de fer au fourneau de fusion. Ibid. — Différence entre la densité de la bonne et de la mauvaise fonte de fer. Ibid. — Il peut y avoir une différence d'un douzième environ sur la pesanteur spécifique d'une bonne et mauvaise fonle de fer. P. 490

Fonte de fer au charbon de terre. Manière d'obtenir cette fonte dans des fourneaux de réverbère et sans soufflets. T. x, p. 487 et 488. — Cette fonte faite au moyen du charbon de terre, ne donne pas ordinairement du bon fer. P. 488. — Cependant il est possible, quoique assez difficile, de faire du bon fer avec de la fonte fondue au charbon de terre, dans nos hauts-fourneaux à soufflets, parce qu'elle s'y épure davantage que dans ceux de réverbère. Ibid.

Fonte de fer blanche (la) ne peut donner du bon fer, et n'est guère propre à être moulée. T. x, p. 487.

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Fonte des canons. Erreur sur la manière de fondre les canons de fonte de fer. T. x, p. 488.

Fonte de fer. Moyens de corriger à raffinerie la mauvaise qualité de la fonte de fer. T. ix, p. -192. — La bonne fonte de fer est la base de tout bon fer. P. 193. — Étant chauffée à un très-grand feu pendant longtemps, acquiert plus de dureté et de ténacité. P. 215. — Elle acquiert aussi plus de pesanteur spécifique. Ibid.

Force (la) qui produit la pesanteur et celle qui produit la chaleur, sont les deux forces de la nature. T. ix, p. 1 . — Force attractive et force expansive; leur différence et la combinaison de leurs effets. P. 3. — Réduction des forces de la nature et de la puissance de l'expansion à celle de l'attraction. P. 4 et 5. — Force expansive , n'est point une force particulière opposée à la force attractive, mais un effet qui en dérive, et qui se manifeste toutes les fois que les corps se choquent ou se frottent les uns contre les autres. Ibid — Force expansive, n'est que la réaction de la force attractive. P. 5. — La force attractive et la force expansive, sont, pour la nature, deux instruments de même espèce, ou plutôt ce n'est que le même instrument qu'elle manie dans deux sens opposés. P. 9.

Force. Il n'y a dans la nature qu'une seule force primitive; c'est l'attraction. T. xi, p. 520. — Elle a sufli pour produire toutes les autres forces qui animent l'univers. Ibid. — Toute force qui ne tend pas directement du centre à la circonférence, ne peut pas être regardée comme une force intérieure, proportionnelle à la masse. P. 575.

Forces. On ne connaît les forces qui animent l'univers, que par le mouvement et par ses effets. T. xi, p. 521. — Ce mot de forces ne signifie rien de matériel, et n'indique rien de ce qui peut affecter nos organes. Ibid. — L'origine et l'essence de la force primitive, nous seront à jamais inconnues, parce que cette force n'est pas une sub-tance, mais une puissance qui anime la matière. P. 522. — Nous ne connaissons les forces de la nature que par leurs effets.

Force attractive. Rien ne peut intercepter l'action de la force attractive des aimants. T. xi, p. 566. — On peut expliquer par là des effets merveilleux en apparence. Ibid. — La force attractive de l'aimant est prodigieusement augmentée, lorsqu'on la réunit avec la force directive, au moyen d'une armure de fer ou d'acier. P. 574. — Cette plus forte attraction, produite par la réunion des forces attractives et directives de l'aimant, paraît s'exercer en raison des surfaces. Ibid.

Forces des aimants. Pour comparer la force des aimants, il faut que le fer qu'ils attirent soit de même qualité, et que les dimensions et la figure de chaque morceau de fer soient semblables et égales. T. xi, p. 578.

Force directive (la) se marque a\ec plus d'énergie sur les aimants nus que sur ceux qui sont armés. T. xi, p. 565.

Force magnétique (la) peut agir sur le fer sans être aidée d'aucune force motrice. T. xi, p. 537. — Elle n'agit que sur le fer; de même la force électrique ne se produit que dans certaines matières. P. 538 et 539.

— La force magnétique a différents points de tendance, que l'on peut regarder comme autant de pôles magnétiques. P. 550. — L'effet de la force magnétique est un mouvement composé. P. 552. — La force magnétique est extérieure, et pour ainsi dire infinie, relativement aux petites masses de l'aimant et du fer; elle existerait, quand il n'y aurait point de fer ni d'aimant dans le monde. P. 581.

Forces de la nature. Les deux grandes forces de la nature sont celles de l'attraction, qui tend à rapprocher toute matière, et celle de la chaleur qui ne tend, au contraire, qu'à les séparer; ces deux forces, lorsqu'elles sont réunies, peuvent travailler la matière dans les trois dimensions à la fois : par la combinaison de ces deux forces actives , la matière ductile peut prendre la forme d'un germe organisé. T. x, p. 3 et 4.

— Et lorsqu'elles n'agissent pas sur une matière ductile, mais sur des matières dures qui leur opposent trop de résistance, elles ne peuvent alors agir que sur la sur-

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face, sans pénétrer l'intérieur de cette matière trop dure ; et par conséquent, elles ne pourront la travailler que dans deux dimensions au lieu de trois, en traçant à sa superficie quelques linéaments; et cette matière n'étant travaillée qu'à la surface, ne pourra prendre d'autre forme que celle d'un minéral figuré. P. 4.

Forêts Age auquel on doit abattre les forêts, suivant les différents terrains, pour en tirer du bois du meilleur service. T. xn, p. 83 et 84.

Fortune nu jeu. Voyez Jeu.

Fossiles sont les parties les plus solides, les plus dures des animaux et des végétaux, et particulièrement les dents des animaux qui se sont conservées intactes ou peu altérées dans le sein de la te: re. Les os fossiles sont rarement pétrifiés; car ordinairement la substance osseuse n'y est pas entièrement détruite, et pleinement remplacée par le suc vitreux ou calcaire. T. xi, p. 381 et 382. — Fossiles ne se trouvent que dans les premières couches de la terre, à une petite profondeur; tandis que les pétrifications se trouvent enfouies bien plus profondément. F. 382.

Foudre (la) mettant le feu aux matières combustibles renfermées dans le sein de la terre, peut produire des volcans et d'autres incendies durables. T. xi, p. 524. — La terre bouleversée par la foudre souterraine, s'est souvent affaissée au-dessous ou élevée audessus de son niveau. P. 526. — Les foudres et les fortes étincelles électriques rendent aux chaux de fer la propriété d'être attirées par l'aimant. P. 540.

Foudres souterraines, causes du changement de la déclinaison de l'aiguille aimantée. T. xi, p. 598.

Four de fenderie. Travail du fer au sortir de ce four. T. x, p. 500.

Fourneau. Grand fourneau à fondre les mines de fer ; sa forme et ses proportions les plus avantageuses. T. ix, p. 323 et suiv. — Manière de charger ce fourneau, qu'on doit préférer à toutes les autres. P. 324.

Fourneau pour obtenir du fer par coagulation et de l'acier naturel, avec moins

de dépense que dans les grands fourneaux. T. ix, p. 342 et 313.

Fourneau à faire de l'acier par cémentation. Sa description. T. x, p. 507.

Fourneau à fondre la mine de fer. Dans un fourneau à fondre la mine de fer, tout doit être en juste proportion; la grandeur des soufflets, la largeur de l'orifice de leurs bases doivent êtres réglées sur la capacité du fourneau. T. x, p. 484. — Indices du bon ou du mauvais travail du fourneau.

P. 484 et 485.

Fourneau d'aspiration. Sa description.

Fourneaux. Le feu des fourneaux de verrerie, n'est qu'un feu faible en comparaison de celui des fourneaux à soufflets. T. ix, p. 36. — Description du fourneau pour courber des glaces, avec l'explication des figures. P. 273 et27i.

Foyers. Dans les miroirs ardents, les grands foyers font toujours beaucoup plus d'effet que les petits à égale intensité de lumière. T. ix, p. 222. — Évaluation et comparaison de leurs effets. P. 238.

Froid. Pourquoi la plus grande chaleur étant égale en été dans tous les climats, le plus grand froid est au contraire très-inégal, et d'autant plus inégal qu'on approche davantage du climat des pôles. T. îx, p. 451. — Pourquoi le froid de Sibérie est bien plus grand que celui des autres contrées du Nord qui sont sous la même latitude. P. 451 et suiv.

Froid. Le froid ne peut venir sur la terre qu'en arrivant des régions supérieures de l'air. T. ix, p 546. — Il paraît certain qu'il fait quatre fois plus froid à deux lieues qu'à une lieue de hauteur dans notre atmosphère : preuves de ce fait. P. 589. — Tout froid plus grand ou plutôt toute chaleur moindre de 10 degrés, ne peut arriver sur la terre que par la chute des matières refroidies dans la région supérieure de l'air. P. 590.

Froid. Lorsqu'on aimante une barre de fer, le degré de force qu'elle acquiert dépend en grande partie du degré de froid auquel elle est exposée. T. xi, p. 587. — Le grand froid et la grande chaleur diminuent la vertu magnétique des aimants. Ibid.

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Frottement. Les quartz, les jaspes, les feldspaths, les granités et autres matières vitreuses sont électrisables par frottement. T. xi, p. 523 et 524.

Fusibilité. Explication des causes de la fusibilité. T. ix, p. 161.

Fusibilité. En général, plus la substance d'une matière est simple et homogène, moins «lie est fusible. T. x, p. 12. — L'infusibilité, ou plutôt la résistance à l'action du feu, dépend en entier de la pureté ou simplicité de la matière ; la craie et l'argile pures sont aussi infusibles que le quartz et le jaspe : toutes les matières mixles ou composées, sont, au contraire, très-aisément fusibles. P. 16.

Fusion (la) est en général une opération prompte qui a plus de rapport avec la vitesse du feu que la calcination, qui est presque toujours lente. T. ix, p. 206.

Gabro. Sorte de serpentine, ainsi nommée par les Florentins; c'est celle qui est mêlée de schorl et de mica. T. xi, p. 331 .

Galène n'est qu'une espèce de pyrite composée de chaux de plomb, et de l'acide uni à la substance du feu fixe. T. xi, p. 98. — Peut se régénérer dans les mines de plomb qui sont en état de céruse ou de chaux blanche. P. 91 et 92.

Galène. Voyez Plomb. T. xi, p. 476.

Galets sont pour la plupart de la même nature que les pierres à fusil, desquelles ils ne diffèrent que parce qu'ils ont été usés et aplatis par le frottement. T. xi, p. 399. — Voyez Cailloux.

Garçons eljilles. Il naît à Paris vingt-sept garçons et vingt-six filles. T. xu, p. 300. — Cette proportion varie beaucoup, surtout dans les provinces où il naît quelquefois autant et même plus de filles que de garçons; mais en prenant la chose en général, il naît en France plus de garçons que de filles. P. 303.

Géants. On ne peut douter qu'on ait rencontré dans l'Amérique méridionale des hommes en grand nombre tous plus grands,

plus carrés, plus épais et plus forts que ne le sont tous les autres hommes de la terre. Causes probables de cet effet. T. ix, p 573. — Pourquoi les races de géants qui ont été détruites en Asie se sont conservées en Amérique. Ibid. et suiv. — Discussion détaillée au sujet des géants et des races de géants qui ont autrefois existé. P. 639 et suiv. — Exposition de la dispute entre les anatomistes Riolan et Habicot, au sujet des os du prétendu g-éant Teutobochus. P. 640 et suiv. — On ne peut guère se refuser à croire qu'il y a eu des géants de onze, douze, treize et peut-être de quatorze ou quinze pieds de hauteur. Discussion à ce sujet. P. 644. — Exemples d'ossements gigantesques trouvés dans plusieurs endroits. P. 642 et suiv.

Géants dans les animaux. Détail des exemples au sujet des espèces gigantesques dans les animaux. T. ix, p. 625 et suiv. . —

Gelées. Dommage considérable qu'elles portent au jeune bois; moyens de prévenir en partie ces dommages. T. xu, p. 84 et 85. — La gelée du printemps agit sur les bois taillis bien plus vivement à l'exposition du midi, qu'à l'exposition du nord; elle fait tout périr à l'abri du vent, tandis qu'elle épargne tout dans les endroits où il peut passer librement. P. 85. — Différence des effets de la gelée d'hiver et de la gelée de ! printemps. P. 121 et suiv. — Vices produits par la grande gelée d'hiver, qui se recon- ! naissent dans l'intérieur des arbres. P. 122 et suiv.— Expériences qui prouvent démonstrativement que la gelée du printemps fait beaucoup plus de mal à l'exposition du midi qu'à l'exposition du nord. P. 128 et suiv. — Il y a peu de pays où il gèle dans les plaines au delà du 35e degré, surtout dans l'hémisphère boréal.

Gélivurk dans l'intérieur des arbres ; origine de ce défaut. T. xu, p. 126.

Génie d'Homère. La présence éternelle des acteurs d'Homère sur notre scène théâtrale, démontre la puissance immortelle de ce premier génie sur les idées de tous les hommes. T. xu, p. 347.

Genre humain. Le quart du genre humain périt dans les premiers onze mo's de la vie; le tiers du genre humain périt dans

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les vingt-trois premiers mois; la moitié du genre humain périt avant l'âge de huit ans et un mois; les deux tiers du genre humain périssent avant l'âge de trente-neuf ans; les trois quarts du genre humain périssent avant l'âge de cinquante-un ans. T. xir, p. 215 et 216. — Le quart des enfants d'un an périt avant l'âge de cinq ans révolus ; le tiers avant l'âge de dix ans, la moitié avant l'âge de trente-cinq ans; les deux tiers avant l'âge de cinquante-deux ans, et les trois quarts avant soixante un ans révolus. P. 220.

Géodes (les) ou pierre d'aigle, sont de très-gros grains de mines de fer, dont la cavité est fort grande. T. ix, p. 326 et 327.

Géométrie, (la) appliquée au calcul des hasards. T. xii, p. 180 et suiv. — Prise en elle-même est maintenant une science complète. P. 198. — Toutes les difficultés et questions de géométrie ne sont pas réelles, et ne dépendent que des définitions et des suppositions qu'on a faites. Démonstration de cette vérité. P. 202.

Girasol ainsi nommé par les Italiens, parce qu'à mesure qu'on tourne cette pierre, surtout à l'aspect du soleil, elle en réfléchit fortement la lumière. T xi, p. 452. — Le girasol est un saphir dont la transparence est nébuleuse, et la couleur bleue teinte d'une nuance de rouge. P. <i24 et 452. — Quoique la transparence du girasol ne soit pas nette, il a néanmoins de très-beaux reflets , surtout à la lumière du soleil , et il n'a, comme les autres pierres précieuses, qu'une simple réfraction. P. 452. — Il est aussi de la même densité. Ibid. — On se tromperait si l'on prenait le girasol pour une sorte de calcédoine , qui n'est qu'une agate ou pierre vitreuse, dont la pesanteur spécifique n'est pas à beaucoup près aussi grande que celle du girasol qu'on peut regarder comme faisant la nuance entre le saphir et le rubis.

Glace. Phénomènes remarquables dans la congestion. T. ix, p. 55 et 59.

Glaces (les) se présentent de tous côtés comme des barrières insurmontables à 82 degrés de latitude dans l'hémisphère boréal, et à une bien moindre latitude dans l'hémisphère austral. T. ix, p. 576 et suiv.

— Exemple de l'augmentation des glaces depuis quelques siècles. P. 578.

Glaces ou Miroirs (les) de verre bien polis ou bien étamés, réfléchissent plus puissamment la lumière que les miroirs de métal poli. T. ix, p. 218.

Glaces ou Miroirs plans. Manière aisée de reconnaître si la surface de ces miroirs est parfaitement plane. T. ix, p 224 et 225.

Glacières des Alpes. Leur étendue et leur description abrégée. T. ix, p. 575. — Ces grandes plagesdeglace, loindediminuerdans leur circuit, augmentent tous les jours de plus en plus ; elles gagnent de l'espace sur les terres voisines : preuves démonstratives de ce fait. Ibid. — Cette augmentation des glacières est déjà et sera dans la suite la preuve la plus palpable du refroidissement successif de la terre. P. 576.— Description détaillée des glacières des Alpes ; faits qui prouvent l'augmenlation successive de l'étendue superficielle de ces glacières. P. 644 et suiv.

Glaises. On doit donner le nom de glaises aux argiles mélangées , qui sont ordinairement colorées, et l'on doit réserver le nom d'aryile, aux argiles pures. Le globe terrestre est presque environné partout d'une couche de glaise plus ou moins épaisse, qui a élé déposée par les eaux, et sur laquelle portent immédiatement les bancs de la matière calcaire. Disposition de ces couches de glaise. Observations et expériences à ce sujet. T. x, p. 78 et suiv. — Différentes concrétions qui se forment entre les lits de glaise. P. 80 et suiv. (note). —Toutes les glaises deviennent rouges par l'impression d'un premier feu, et peuvent se fondre à un feu violent, au lieu que l'argile pure ne change point de couleur et résiste à l'action de tous nos feux. P. 83. — Il ne faut pas confondre avec les glaises les terres limoneuses. P. 84 — Les glaises ont été transportées et déposées par les eaux avec les dépouilles des animaux marins qui s'y trouvent mêlées en giande quantité. Ibid. - Leurs couleurs indiquent qu'elles sont imprégnées de parties minérales, et particulièrement de fer. On trouve entre les lits de glaise, des pyrites martiales, dont les parties constituantes

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ont été entraînées de la couche de terre végétale, par l'infiltration des eaux, et se sont réunies sous cette forme de pyrites, entre les lits de ces argiles impures, lbid. — Propriétés des glaises soumises à l'action du feu. P. 84 et 85. — La glaise forme l'enveloppe de la masse entière du globe ; les premiers lits se trouvent immédiatement sous la couche de terre végétale, comme sous les bancs calcaires auxquels la glaise sert de base ; c'est sur cette terre ferme et compacte que se rassemblent tous les filets d'eau qui descendent par les fentes des rochers, ou qui se filtrent à travers la terre végétale; cette eau ne peut qu'humecter la première surface, et ne pénètre point la glaise ; elle suit la première pente qui se présente, et sort en forme de source entre le dernier banc des rochers et le premier lit de glaise ; c'est là l'origine de toutes les fontaines. P. 85. — L'eau que la glaise relient produit des vapeurs humides qui sont très-favorables à la végétation. Exemples à ce sujet. lbid. —Productions hétérogènes qui se forment par l'intermède de l'eau entre les lits de glaise. 1° La pierre calcaire provenant de la décomposition des corps marins contenus dans la glaise. 2° De petites couches de plâtre formées par cette même matière calcaire, et par l'acide vitriolique contenu dans la glaise. 3" Les pyrites, qui sont ordinairement en forme aplatie et séparées les unes des autres. 4° De petites masses de charbon de terre et de jayet, et une matière grasse ou bitumineuse. 5° Les glaises ont communément une couleur grise, bleue, brune ou noire , qui devient d'autant plus foncée qu'on descend plus profondément. P. 86 et 87. — La glaise prend le nom de schiste et d'ardoise lorsqu'elle est dure et sèche. P. 87. — Leurs différences particulières. P. 88. — Comment s'est faite la conversion de la glaise en schiste et en ardoise. P. 89.

Glands germes. Expériences sur l'amputation de leur pédicule. T. xu, p. 90.

Globe terrestre. Voyez Chaleur du globe terrestre.

Globe terrestre (le) n'a pu prendre sa formeélevée sous l'équateur et abaissée sous les pôles, qu'en vertu de la force centrifuge

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combinée avec celle de la pesanteur; il a par conséquent dû tourner sur son axe pendant un petit temps avant que sa surface ait pris sa consistance, et ensuite la matière intérieure s'est consolidée dans les mêmes rapports de temps indiqués par les expériences précédentes. T. ix, p. 307. — Le globe terrestre a été la septième terre habitable, et la nature vivante a commencé à s'y établir dans l'année 34771 , pour durer jusqu'à l'année 1681 23 de la formation des planètes. P. 422.

Globe terrestre. L'intérieur du globe de la terre n'est qu'une matière de verre ou concret ou discret. T. ix, p. 21.

Globe terrestre. Le globe terrestre n'a pu prendre la forme renflée sous l'équateur et abaissée sous les pôles, que dans son état de liquéfaction par le feu. Les boursouflures et les grandes éminences du globe, ont été nécessairement formées par l'action de c? même élément dans le temps de la consolidation; l'eau, en quelque quantité et dans quelque mouvement qu'on la suppose, n'a pu produire ces chaînes de montagnes primitives qui sont la charpente de la terre et tiennent à la roche qui en occupe l'intérieur. T. x, p. 15.

Globe terrestre (le) possède en grand toutes les propriétés dont les aimants ne jouissent qu'en petit. T. xr, p. 537. — La surface entière de la terre est mêlée d'une grande quantité de fer magnétique qui a produit le magnétisme général du globe. lbid.

Globes. Dans les globes de différentes grosseurs, la chaleur ou le feu du plus haut degré, pendant tout le temps de leur incandescence, s'y conserve et y dure en raison de leur diamètre. Preuve de cette vérité par l'expérience. T. ix, p. 306.

Grain. Le grain dont l'homme fait son pain, n'est point un don de la nature, mais le grand , l'utile fruit de ses recherches et de son intelligence dans le premier des arts; nulle part sur la terre on n'a trouvé du blé sauvage, et c'est évidemment une herbe perfectionnée par ses soins. T. ix, p. 591 et 292.

Granité. Le granité est de toutes les matières vitreuses la plus abondante et celle

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qui se trouve en plus grandes masses, puisque le granité forme les chaînes de ia plupart des montagnes primitives, sur tout le globe de la terre. T. x, p. 49. — De toutes les matières produites par le feu primitif, le granité est la moins simple et la plus variée ; il est ordinairement composé de quartz, de feldspath et de schorl , ou de quartz ; de feldspath , de schorl et de mica. P. 50. — Explication de la formation des granités. P. 50 et suiv. — Leur gisement sur la roche quartzeuse du globe, et leurs accumulations sur les appendices de cette roche, dans toutes les boursouflures et montagnes primitives du globe. P. 53.— Granitesàgrosetpetitsgrains:

leurs différences dans la formation, et leur composition. P. 55. — Manière dont s'opère la décomposition des granités exposés à l'action des éléments humides. P. 60. --Granité décomposé par les vapeurs souterraines et par l'infiltration des eaux. P. 61. — Montagnes de granité. Les montagnes de granité s'offrent à la superficie du globe de la terre, dans tous les lieux où les argiles, les schistes et les couches calcaires, n'ont pas recouvert l'ancienne surface du globe , et où le feu des volcans ne l'a point bouleversée; en un mot, partout où subsiste la structure primitive de la terre. P. 54. — A mesure que l'on fouille dans une montagne dont la cime et les flancs sont de granité, loin de trouver du granité plus solide et plus beau à mesure que l'on pénètre, l'on voit au contraire qu'audessous, à une certaine profondeur, le gra nite se change, se perd et s'évanouit à la fin, en reprenant peu à peu la nature brute du roc vif et quartzeux. P. 55. — Les sommets des montagnes graniteuses sont générale ment plus élevés que les montagnes schisteuses ou calcaires. Ces sommets n'ont jamais été surmontés ni travaillés par les eaux, dont la plus grande hauteur nous est indiquée par les bancs calcaires les plus élevés. On ne trouve aucun indice de coquilles ou d'autres productions marines, dans l'intérieur de ces granités primitifs, à quelque niveau qu'on fes prenne; et l'on ne voit jamais de bancs calcaires interposés dans les masses de ce mémo granité, ni de granités posés sur d,es couches calcaires , si ce n'est par bancs de

seconde formation, ou par morceaux détachés et tombés de sommets plus élevés.

P. 56.— Ouvrages de granité. Raison pourquoi tous les grands et anciens monuments sont de granité. P. 46. — Les anciens ont travaillé des blocs de granité de plus de vingt mille pieds cubes; et de nos jours on a travaillé des masses encore plus grandes : le piédestal de la statue du czar Pierre Ier a été tiré d'un bloc de granité de 37,000 pieds cubes. P. 57.

Ghanite. Observations qui prouvent qu'il se forme par les feux volcaniques, des substances assez semblables au granité et au. porphyre de nature. T. x, p. 315 et suiv.

Granités secondaires. Origine et formation des granités secondaires. T. x, p. 62. — Caractères par lesquels on peut reconnaître que ces granités sont de nouvelle formation. P. 62 et 63. — Différence de position dans les anciens et les nouveaux granités ; les premiers ont été formés par le feu primitif, et les seconds par le transport et le dépôt des eaux. P. 64. — Les couches de cailloux de granité et de quartz arrondis, sont non-seulement de seconde , mais de troisième formation. P. 65.

Grenat (le). Quoique aussi pesant que les pierres précieuses, ne doit pas être mis à leur rang, sa grande pesanteur ne provenant que du fer qu'il contient en parties massives. T. xi, p. 263 et 265.— Différences du grenat et des pierres précieuses. P. 263. — Le grenat est composé de schorl et de fer, il est fusible et donne une véritable réfraction. P. 263. — Ses ressemblances avec les schorls de seconde formation. P. 264.— La plupart des grenats contiennent assez de fer en état métallique pour agir sur l'aiguille aimantée. Ibid. — La forme des grenats varie presque autant que celle des schorls. P. 265, 267 et 268. — On les trouve souvent mêlés ensemble. P. 264. — Les grenats se présentent quelquefois en assez gros groupes, et plus souvent en cristaux isolés. P. 265. — Grenats volcanisés ont perdu leur couleur et une grande partie de leur poids. Ibid. — Les grenats de tout pays sont de la même nature; souvent même ceux de Bohème sont plus parfaits que ceux qu'on apporte des Indes

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orientales. P. 266.— Grenat syrien; le plus beau de tous les grenats vient de Surian dans le royaume de Pegu. lbld. — Différentes couleurs dans les grenats. P. 266 et 267. — L'escarboucle ou carbunculus des anciens , est vraisemblablement un grenat. P. 267.— Différences par lesquelles on peut distinguer aisément les grenats des rubis. P. 268. — Différents lieux où l'on trouve des grenats, tant dans l'ancien que dans le nouveau continent. P. 268 et 269.

Grès. La plupart des espèces de grès s'égrenant au feu, on ne peut guère leur donner un très-grand degré de chaleur tel qu'il le faudrait pour l'incandescence. Ils ne gagnent rien au feu et n'y perdent que trèspeu de leur poids. T. ix, p. 298.

Grès (le) chauffé au plus grand feu ne perd que très-peu de son poids. T. ix, p. 94.

Grès. Le grès pur n'est composé que des petits grains du quartz réunis entre eux par l'intermède de l'eau. Ses propriétés sont communes avec celles du quartz. Explication de la formation des grès. T. x, p. 66. — Ciment qui remplit les interstices entre les grains quartzeux dont le grès est composé. Deux manières dont ce ciment a pu être porté dans la masse des grès. Observations et exemples à ce sujet. P. 66 et suiv. — Lorsque le grès est pur, il ne contient que du quartz réduit en grains plus ou moins menus, et souvent si petits qu'on ne peut les distinguer qu'à la ioupe. Les grès impurs sont au contraire mélangés d'autres substances vitreuses ou métalliques, et plus souvent encore de matières calcaires. P. 69 et 70. — Gisement des grandes masses de grès dans les sables quartzeux. P. 70 et 71 . — Tous les grès sont humides au sortir de la carrière , et ils se dessèchent à l'air. P. 71. — Différence dans la position et le gisement des grès purs et des grès mélangés. Ibid. — Formation des grès ; les grès se sont formés par l'intermède de l'eau, preuve de cette assertion. Ibid. — Différence du grès et du granité. P. 72.— Le grès réduit en poudre très-subtile, pénètre à travers le verre. Exemple à ce sujet. Ibid. — Variétés dans leur composition, aussi bien que dans leurdensité, leur dureté, etc. P. 72et73.

— Exposition détaillée de la dureté et des autres qualités des différents grès. P. 73. — Le grès pur, comme le quartz, réduit en sablons, fait la base de tous nos verres factices. Ibid. — Grès colorés. Quelques grès sont colorés de rougeâtre, par les molécules ferrugineuses qui s'écoulent de la terre végétale ou limoneuse. Exemple à ce sujet. P. 73 et 74. — 11 y a des grès figurés régulièrement à l'extérieur et d'autres en géode, et qui sont creux intérieurement. Formation de ces géodes de grès. P. 74. — On a trouvé en plusieurs endroits des grès figurés assez régulièrement en rhombes. Raisons de cette figuration qui ne se trouve pas dans les grès purs, mais seulement dans ceux qui sont mélangés d'une grande quantité de matières calcaires. P. 75. —Expérience qui le démontre. Ibid.

Grès. Détail des expériences qui démontrent que le grès en poudre se convertit aisément en argile par le seul intermède de l'eau et en très-peu de temps. T. ix, p. 632 et suiv.

Grès de Turquie est une pierre à aiguiser, d'un grain fin et presque aussi serré que celui de la pierre à fusil ; cependant elle n'est pas dure au sortir de la carrière, et l'huile dont on l'humecte semble lui donner plus de dureté. Lieux où celte pierre se trouve. T. xi, p. 358.

Grosseur des aimants. Les gros aimants, même les plus faibles, répandent en proportion leur force à de plus grandes distances que les petits aimants les plus forts. T. xr, p. 579.

Gueulard. C'est ainsi qu'on appelle l'ouverture du haut des grands fourneaux où l'on fond les mines de fer. T. ix, p. 201.

Guiane. La Guiane dans l'Amérique méridionale, doit être regardée comme une terre nouvelle. Description de cette contrée. T. ix, p. 571 et suiv. — La grande épaisseur do terre végétale qui se trouve jusque sur le sommet des collines, démontre la formation récente de toute cette contrée : elle l'est en effet au point, qu'au-dessus de l'une de ces collines nommée la Gabrielle, on voit un petit lac peuplé de crocodiles caïmans quo la mer y a laissés, à cinq ou six lieues do

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distance, et à six ou sept cents pieds de hauteur au-dessus de son niveau. P. 572. — Description particulière des terres de la Guiane. P. 637 et suiv.

Gypse. Voyez Plâtre. T. x, p. 1 68 et suiv. — Composition et propriétés du gypse. P 170. — Ses différences avec le talc. P. 171.

Gypse. Le gypse transparent n'est qu'un spath calcaire imprégné d'acide vitriolique; la double réfraction est moindre que celle du spath appelé cristal d'Islande, mais elle est plus forte que celle du cristal de roche. T. xi, p. 359.

Gypses et Plâtres (les) se calcinent à un moindre degré de chaleur que les pienes calcaires. T. ix, p. 165.— Ils ne suivent pas comme les autres matières calcaires ou vitrescibles, l'ordre de la densité, pour le progrès de la chaleur, mais celui de la facilité à la calcination, ce qui revient à l'ordre de la fusibilité. Ibid.

Hasard. Par la notion même du hasard, il est évident qu'il n'y a nulle liaison, nulle dépendance entre ses effets, et que par conséquent le passé ne peut influer en rien sur l'avenir. T. xn, p. 162. — Le résultat des expériences sur les effets du hasard, est tout opposé au résultat des expériences sur les effets nalnrels. P. 163. — Moyens de connaître la pente du hasard. P. 165.

Hématite. On a donné ce nom à des concrétions ferrugineuses, dont la couleur est d'un rouge de sang plus ou moins foncé; elles proviennent de la décomposition des autres mines de fer ; ce sont de vraies stalactites ferrugineuses qui, comme les autres stalactites, se présentent sous toutes sortes de formes. T. xi, p. 464. — Elles n'ont que peu de dureté, et ne sont point attirables à l'aimant. Ibid.

Hématites. Leur description et leur formation. T. x, p. 461 et suiv.

Hémisphères. L'hémisphère austral a eu dès l'origine de plu.s profondes vallées que l'hémisphère boréal, et il doit être regardé comme l'hémisphère maritime, et le boréal

comme l'hémisphère terrestre. T. ix, p. 504 et 505. — Raison pourquoi l'hémisphère austral est plus froid que l'hémisphère boréal. Il n'y a pas d'apparence que passé le 50e degré, l'on trouve jamaisdes terres heureuses et tempérées dans les régions australes. P. 577.

Hémisphère. L'hémisphère austral étant plus refroidi que le boréal , les émanations de la chaleur qui forment les courants électriques et magnétiques doivent s'y porter en plus grande quantité que dans l'hémisphère boréal. T. xi, p. 555.

Herborisations dans les agates , lescailloux , se trouvent encore plus fréquemment dans les pierres calcaires. Explication de leur formation dans les unes et dans les autres. T. xi, p. 318 et suiv. — On peut imiter les herborisations, et il est assez difficile de distinguer les fausses dendrites des véritables. P. 320.

Hêtre (le) La graine de hêtre ne peut pas sortir dans les terres fortes, parce qu'elle pousse du dehors son enveloppe, au dessus de la tige naissante; ainsi il lui faut une terre meuble et facile à diviser , sans quoi elle reste et pourrit. T. xn , p. 101.

Hippopotames. Ossementsd'hippopotames tirés de la terre dans les contrées septentrionales. T. ix, p. 464.

Histoire civile. Très-incertaine dès qu'on remonte au delà d'un certain nombre de siècles. Elle se borne aux faits et gestes du petit nombre de peuples qui ont été soigneux de leur mémoire , au lieu que l'Histoire naturelle embrasse tous les espaces , tous les temps , et n'a d'autres limites que celles de l'univers. T. ix, p. 455 et suiv.

Hivers. Les grands hivers augmentent la mortalité. Démonstration de cette vérité. T. xn, p. 298.

Homère. Voyez Génie d'Homère.

Homme. Le premier séjour de l'homme a été, comme celui des animaux terrestres, dans les hautes terres de l'Asie. T. ix, p. 560. — Tableau de l'état des premiers hommes. P. 579 et suiv.— Et de leurs premiers travaux. Ibid.— Origine et progrès de la société. P. 580. — L'homme sauvage n'ayant point d'idée de la société, n'a pas même cherché celle des animaux. Dans

toutes les terres de l'Amérique méridionale, les sauvages n'ont point d'animaux domestiques. P. 591 .

Hommes et Femmes. Il meurt à Paris plus d'hommes que de femmes, et les femmes vivent plus que les hommes , d'environ un neuvième. T. xn, p. 300. — Il naît à Paris plus de femmes et moins d'hommes qu'il n'y en meurt , ce qui prouve qu'il arrive à Paris plus d'hommes et moins de femmes qu'il n'en sort. P. 301.

Horizon. Tous les fers posés dans une situation perpendiculaire à l'horizon, prennent dans nos climats quelque portion de vertu magnétique. T. xi, p 578.

Houille. Il faut distinguer la houille du charbon de terre ; leurs différences, quoique lég< res, peuvent être remarquées. T. x, p. 224 et 225.

Huiles qu'on appelle terrestres, sont des bitumes qui tirent leur origine des corps organisés. T. x, p 219.

Humain. Voyez Genre humain.

Hyacinthe (1) approche du grenat, et on peut la regarder comme un produit du schorl mêlé de substances métalliques. T. xi, p. 270. — Ses caractères communs avec le grenat : ces deux pierres se rencontrent souvent ensemble. Ibid.- ■ L'hyacinthe est après le grenat la pierre vitreuse la plus dense. Ibid. — Différentes nuances dans la couleur orangée des hyacinthes. Ibid. — Elles perdent leur couleur au feu, et y deviennent blanches sans perdre leur transparence. Ibid. - Différents lieux où l'on trouve des hyacinthes. P. 271.

Hydrophane (pierre), oculus mundi; celte pierre se trouve ordinairement autour de la calcédoine, ou intercalée entre ses couches. T. xi, p. 291 et 293. -Leurs différences; cette pierre hydrophane est opaque et ne prend de la transparence que quand elle est imbibée d'eau. P. 291 . — Sa texture est différente de celle de la calcédoine et des autres agates. Ibid. — Elle devient transparente, non-seulement dans l'eau , mais dans toutes les autres^iqueurs. Ibid. — Ces pierres ne prennent pas toutes à volume égal le même degré de transparence. P. 293. — La transparence n'appartient pas à la pierre

hydrophane, et ne provient uniquement que de l'eau, qui fait une partie majeure de sa masse après l'imbibition. P. 294.

Hypocrisie. Portrait de l'hypocrisie. T. xii, p. 333.

Impénétrabilité (P) ne doit pas être regardée comme une force , mais comme une résistance essentielle à la matière. T. ix, p. 5.

Impulsion. La force d'impulsion est subordonnée à la force d'attraction , et en dépend comme un effet particulier dépend d'un effet général. Preuve de cette assertion. T. ix, p. 1 et suiv.

Impulsion. Elle tend à désunir et à séparer les corps. T. xi, p. 521. — L'impulsion est contemporaine de l'attraction. P. 522.

Incandescence. Il faut une livre de matière ignée, c'est-à-dire une livre réelle de feu, pour donner à six cents livres de toute autre matière, l'état d'incandescence jusqu'au rouge couleur de feu, et environ une livre sur cinq cents, pour que l'incandescence soit jusqu'au blanc ou jusqu'à la fusion. T. ix, p. 300.— Expériences sur la durée de l'incandescence dans le fer. P. 304 et suiv. — La durée de l'incandescence est comme celle de la prise de consistance de la matière, en même raison que l'épaisseur des masses.

Preuve de cette vérité par l'expérience. P. 305. — Durée de l'incandescence; la plus forte compression qu'on puisse donner à la matière pénétrée de feu autant qu'elle peut l'être, ne diminue que de -^ partie la durée de son incandescence , et dans la matière qui ne reçoit point décompression extérieure, cette durée est en même raison que son épaisseur. P 307.

Incandescence. Toutes les matières, lorsqu'elles sont dans un état d'incandescence, c'est-à-dire lorsqu'elles sont blanches ou rouges de feu, sont alors environnées d'une flamme dense, qui ne s'étend qu'à une trèspetite distance, et qui, pour ainsi dire, est attachée à leur surface. T. ix, p. 37. — Cette couleur blanche ou rouge qui sort de tous

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les corps en incandescence et vient frapper nos yeux, est l'évaporation de cette flamme dense qui environne le corps en se renouvelant incessamment à sa surface. P. 38. — Incandescence produite par la chaleur obscure. P. 209.

Incandescence. Des aimants naturels portés à l'état d'incandescence, refroidis ensuite, et placés entre deux grandes barres d'acier fortement aimantées , acquièrent un magnétisme plus fort ; et plus un aimant est vigoureux, mieux il reçoit et conserve ce surcroît de force. T. xi, p. 568. — Des barres de fer en incandescence tenues dans la direction du méridien magnétique , s'aimantent bien plus tôt et bien plus fortement que si elles étaient froides. P. 577.

Incendie des forêts. Cause du changement de déclinaison de l'aiguille aimantée. T. xi, p. 598.

Inclinaison. L'inclinaison de l'aiguille aimantée démontre que la force magnétique prend à mesure que l'on approche des pôles une tendance de plus en plus approchante de la perpendiculaire à la surface du globe. T. xi, p. 550. — Elle est moins irrégulière que la déclinaison. P. 550 et 551. — Elle serait de quatre - vingt - dix degrés dans les parties polaires, si elle n'était pas dérangée par l'action des pôles magnétiques. P. 551. — Les éléments de l'inclinaison sont plus simples que ceux de la déclinaison. P. 606.

Inclinaison de l'aimant. Si l'on pose un aimant sur du mercure dans une situation horizontale, et sous le méridien magnétique, il s'inclinera de manière que le pôle austral de cet aimant s'élèvera au-dessus, et que le pôle boréal s'abaissera au-dessous de la ligne horizontale dans notre hémisphère boréal, et le contraire arrive dans l'hémisphère austral. T. xi, p. 598.

Incommensurables. Raison des incommensurabilités. T. xii, p. 196. — Les grandeurs incommensurables, ne viennent que de la différence des échelles arithmétiques et géométriques. P. 203.

Incrustation. Origine de toutes les incrustations produites par les eaux des fontaines. T. x, p. 109. — L'incrustation est le

moyen aussi simple que général, par lequel la nature conserve pour ainsi dire à perpétuité, les empreintes de tous les corps sujets à la destruction. L'art a trouvé le moyen d'imiter en ceci la nature. Exemples à ce sujet. P. 150.

Incrustation. Différences de l'incrustation et de la pétrification. Manière dont se font les incrustations, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des corps organisés. T. xi, p. 385 et suiv. — Incrustation intérieure des corps organisés, et particulièrement des os qui augmente leur volume en les gonflant.

Exemple à ce sujet. P. 387 et 388.

Inégalités. Première origine des inégalités en hauteurs et profondeurs du globe terrestre et des autres planètes. T. ix, p. 489. — Raisons pourquoi les plus grandes inégalités du globe se sont trouvées dans les contrées de l'équateur. P. 505.

Infini. Nature de l'infini géométrique.

T. xii, p. 185 et suiv. — L'idée de l'infini nous vient de l'idée du fini, et il n'existe point de nombres infiniment grands ou infiniment petits. P. 186.

Inflexion (T) de la lumière n'est qu'une réfraction qui s'opère dans le même milieu; elle est produite par l'attraction des corps auprès desquels passe la lumière. T. ix,

Infusibilité. Voyez Fusibilité.

Intensité de lumière. Cette intensité de la lumière de chaque objet , est un élément que les auteurs qui ont écrit sur l'optique n'ont point employé, et qui néanmoins fait plus que l'augmentation de l'angle sous lequel un objet doit nous paraître, en vertu de la courbure des verres. T. ix, p. 236.

Irritations nerveuses. L'aimant peut calmer les irritations nerveuses. T. xi, p. 541.

Italie. Est un des plus vastes domaines du feu. T. xi, p. 529.

Islande. L'Islande n'est qu'un amas de volcans éteints, ou actuellement agissants. T. xi, p. 527.

Ivoire (!') fossile qu'on trouve en Sibérie, en Russie, au Canada, etc., est certainement de l'ivoire d'éléphant, et non pas de l'ivoire de morse ou vache marine. T. ix, p. 407.

TABLE DES MATIERES

Jade. Ses caractères apparents et ses ressemblances avec le quartz. T. x, p. 29.

Jade, est une pierre talqueuse qui néanmoins, dans l'état où nous la connaissons, est plus dense et plus dure que le quartz et le jaspe, mais qui ne paraît avoir acquis cette grande dureté que par le moyen du feu. Preuves de cette présomption. T. xi, p. 326. — Le jade est à demi transparent lorsqu'il est aminci, et ce caractère l'éloigné moins des quartz que des jaspes, qui sont entièrement opaques. Ibid. — Le poli ou la transparence graisseuse du jade, provient des molécules talqueuses qui sont intimement unies dans sa substance. P. 325. — Le jade blanc est aussi dense que les jades colorés, et tous le sont plus que le quartz. P. 326. — Rapports du jade avec les serpentines et autres pierres talqueuses. Ibid. — Il paraît que la dureté et la densité du jade ne lui ont pas été données par la nature, mais imprimées par le secours de l'art, et principalement par l'action du feu. Faits qui vont à l'appui de cette présomption. P. 327. — Lieux particuliers où se trouve le jade ; on n'en connaît point en carrières ni en grandes masses, et il ne parait pas qu'il y en ait en Europe. Ibid. — Les anciens Américains avaient fait des haches de jade olivâtre. Ibid. — Ils avaient aussi fait d'autres ouvrages en formes de cylindres percés d'un bout à l'autre, ce qui suppose l'action d'un instrument plus dur que cette pierre , et semble démontrer, puisqu'ils n'avaient aucun outil d'acier, que la matière du jade n'était pas bien dure lorsqu'ils l'ont travaillée. P. 327 et 328. — Tous les jades, quoique travaillés, n'ont qu'assez peu de valeur réelle. Le jade vert ou olivâtre n'est estimé que par des propriétés imaginaires, comme de guérir de la pierre, etc., ce qui lui a fait donner le nom de pierre néphrétique.

P. 328. — Le jade parait être une matière mixte, qui forme la nuance entre les pierres quartzeuses et les pierres micacées.

Jaspe. Formation du jaspe dans les fentes

du quartz; ce n'est au fond qu'une matière quartzeuse, imprégnée de substances métalliques qui ont donné au jaspe ses couleurs. Il est aussi infusible que le quartz. T. x, p. 12 et 24. — Comparaison de la substance des jaspes à celle du quartz. P. 16. — Pourquoi les jaspes sont beaucoup plus rares que les quartz. Ibid. — La cassure du jaspe est moins nette que celle du quartz, il est aussi plus opaque. P. 24. — Ses propriétés communes avec le quartz ; il est un peu moins dur : raison de cette différence. Ibid. — Il reçoit un beau poli dans tous les sens. P. 25.

— Jaspes de première et de seconde formation, les uns par le feu primitif, et les autres par la stillation des eaux. Ibid. — Observations par lesquelles on peut démontrer l'origine et la formation du jaspe dans le quarlz. P. 26 et 27. — Jaspes se trouvent en grandes masses dans la Lorraine, en Provence, en Allemagne, en Bohême, en Saxe. P. 27.

— En Italie, en Pologne. Ibid. — En Sibérie. Il y a même près d'Argun, une montagne entière de jaspe vert; on en trouve jusqu'en Groenland : il y en a des montagnes dans la haute Egypte; il s'en trouve aussi dans plusieurs endroits des Grandes-Indes, à la Chine. P. 27 et 28. — Il y en a de même dans les montagnes de l'Amérique. P. 28.

— Jaspes de différentes couleurs. Ibid.

Jaspe, n'est qu'un quarte pénétré de matières métalliques qui lui ont ôté toute transparence. T. xr, p. 309. — Tous les jaspes, de quelque couleur qu'ils soient, n'ont aucune transparence s'ils sont purs, et ce n'est que quand les autres substances vitreuses s'y trouvent interposées qu'ils laissent passer de la lumière. Jaspes agates. Ibid. — Les jaspes primitifs n'ont ordinairement qu'une seule couleur verte ou rouge, et l'on peut regarder tous ceux qui sont décolorés ou teinls de couleurs diverses ou variées, comme des stalactites des premiers. Ibid. — Tous les jaspes de première ou de seconde formation ont à peu près la même densité, et ils sont en général un peu plus denses que le quartz. P. 309 et 310. — Les jaspes de première et de dernière formation ont été pénétrés et teints par le fer. P. 310. — La matière du jaspe est la base de la sub-

TABLE DES MATIÈRES

stance des porphyres et des ophites. Ibid. — On reconnaît les jaspes à la cassure terreuse et à leur poli, qui, quoique assez beau, n'est pas aussi vif que celui des agates, cornalines, sardoines, etc., lesquelles sont à demi transparentes, et toutes plus dures que les jaspes. P. 31 0 et 31 1 . — Les jaspes d'une seule couleur sont les plus durs et les plus fins. P. 3 1 1 . — Le plus beau de tous les jaspes est le sanguin, qui, sur un vert plus ou moins bleuâtre, présente des points ou petites taches d'un rouge vif de sang. Ibid. — Différences du jaspe sanguin et du jaspe héliotrope. Ibid. — Ressemblances et différences des jaspes aux cailloux. P. 311 et 31 2. — Lieux où se trouvent les beaux jaspes. P. 312. — Les anciens comprenaient sous le nom de jaspe, plusieurs autres pierres qui ne leur ressemblaient que par la couleur verte, telles que les primes d'émeraude, les prases , etc. Ibid. — On trouve certains jaspes en masses assez considérables pour en faire des statues. Ibid.

Jayet semble faire la nuance entre les bitumes et le charbon de terre. T. x, p. 215.

Jayet (le) est un bitume qui diffère du succin en ce qu'il est opaque et ordinairement très-noir, mais il est du même genre. T. x, p. 279. — Leurs propriétés sont les mêmes ; quoique solide et assez dur, le jayet est fort léger. On trouve quelques minières de jayet en France; indications de ces minières. Comparaison du jayet avec certains bois fossiles. Ibid.— On trouve de très-beau jayet en Angleterre et en plusieurs endroits de l'Ecosse; il y en a aussi en Allemagne, etc. Le jayet et le succin tirent immédiatement leur origine des végétaux, et ils ne sont composés que d'huiles végétales, devenues bitumineuses par le mélange des acides. P. 280.

Jetons. Manière de compter avec des jetons, et moyens de perfectionner cette manière. T. xn, p. 194 et 195.

Jeu. La fortune du jeu marche en apparence d'un pas indifférent et incertain ; néanmoins à chaque démarche elle tend à un but certain, qui est la ruine de ceux qui la tenteni,.... Le jeu par sa nature même, est un contrat vicieux jusque dans son prin-

cipe, un contrat nuisible à chaque contractant...

Démonstration de cette vérité. T. xn, p. 1 66.

Jeu du franc carreau. T. xn, p. 180 et 181.

Jupiter (Planète de). Si Jupiter était de même densité que la terre, il serait consolidé jusqu'au centre en 31955 ans; refroidi à pouvoir en toucher la surface en 373021 ans ; et à la température actuelle de la terre en 814514 ans; mais comme sa densité n'est à celle de la terre que :: 292 : 1000, il s'est consolidé jusqu'au centre en 9331 ans ï ; refroidi au point d'en pouvoir toucher la surface en 108922 ans; et enfin ne se refroidira à la température actuelle de la terre qu'en 237838 ans. T. ix, p. 351 et 352. — Recherches sur la perte de la chaleur propre de cette planète, et sur la compensation à cette perte. P. 368. — Cette planète ne jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre , que dans l'année 240451 de la formation des planètes. Ibid. — Le moment où la chaleur envoyée par le soleil à Jupiter, se trouvera égale à la chaleur propre de cette planète , n'arrivera que dans l'année 740303 de la formation des planètes. P. 369. — La surface que présente Jupiter à son premier satellite, est 39,032 f fois plus grande que celle que lui présente le soleil ; ainsi dans le temps de l'incandescence, cette grosse planète était pour son premier satellite un astre de feu 39,032 £ fois plus grand que le soleil. P. 373. — Cette planète est la dernière sur laquelle la nature vivante pourra s'établir, et elle n'a pu encore le faire à cause de la trop grande chaleur qui subsiste encore aujourd'hui sur cette planète. P. 424. — La nature organisée, telle que nous la connaissons . n'est donc point encore née dans Jupiter, dont la chaleur est encore trop grande pour pouvoir en toucher la sur face. P. 426.

Jupiter , satellites de Jupiter. — Gran deur relative des quatre satellites de Jupiter. T. ix, p. 372. — Recherches de la compensation fdite par la chaleur de Jupiter à la perte de la chaleur propre de ses satellites. P. 372 et suiv.

TABLE DES MATIÈRES

Satellites de Jupiter.

Premier satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite, et sur la compensation à cette perte. P. 372 et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Jupiter à ce satellite, a été égale à sa chaleur propre, s'est trouvé dès le temps de l'incandescence. P. 374. — Comparaison de la chaleur envoyée à ce satellite par Jupiter, et de la chaleur envoyée par le soleil. P. 375. — Ce satellite ne jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, que dans l'année 222203 de la formation des planètes. Ibid. — Et ce ne sera que dans l'année 444406 de la formation des planètes qu'il sera refroidi à ~-6 de la température actuelle de la terre. P. 377. — Ce satellite a été la seizième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 71166, et y durera jusqu'à l'année 311973 de la formation des planètes. P. 424. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est dans sa première vigueur sur ce premier satellite de Jupiter. P. 427.

Deuxième satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite, et sur la compensation à cette perte. P. 377 et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Jupiter à ce satellite, s'est trouvée égale à sa chaleur propre, est arrivé dès l'année 639 de la formation des planètes. P. 379. — Il ne jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, que dans l'année 193090 de la formation des planètes. P. 381 . — Et ce ne sera que dans l'année 3861 80 de la formation des planètes qu'il sera refroidi à £ de la température actuelle de la terre. Ibid. — Ce satellite a été la quinzième terre habitable , et la nature vivante y a duré depuis l'année 61425, et y durera jusqu'à l'année 271098 de la formation des planètes. P. 424. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est dans sa première vigueur sur ce satellite. P. 427.

Troisième satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite, et sur la compensation de cette perte. P. 381

et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Jupiter à ce satellite, s'est trouvée égale à sa chaleur propre, est arrivé dès l'année 2490 de la formation des planètes. P. 383. — Il ne jouira de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, que dans l'année 176212 de la formation des planètes. Et ce ne sera que dans l'année 352424 de la formation des planètes, qu'il sera refroidi à 7j de la température actuelle de la terre. P. 385 et 386. — Ce satellite a été la treizième terre habitable, et la nature vivante y a duré depuis l'année 56651 , et y durera jusqu'à l'année 247401 de la formation des planètes. P. 423. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est en pleine existence sur ce troisième satellite de Jupiter. P. 427.

Quatrième satellite. Recherches sur la perte de la chaleur propre de ce satellite, et sur la compensation à cette perle. P. 386 et et suiv. — Le moment où la chaleur envoyée par Jupiter à ce satellite, s'est trouvée égale à sa chaleur propre, est arrivé dans l'année 15279 de la formation des planètes.

P. 387. — Il a joui de la même température dont jouit aujourd'hui la terre, dans l'année 70296 de la formation des planètes. Et ce ne sera que dans l'année 140592 de la formation des planètes qu'il sera refroidi à y; de la température actuelle de la terre. P. 389 et 390. — Ce satellite a été la cinquième terre habitable, la nature vivante y a duré depuis l'année 22600 , et y durera jusqu'à l'année 98696 de la formation des planètes. P. 422. — La nature organisée, telle que nous la connaissons, est faible dans ce quatrième satellite de Jupiter. P. 427.

Karabé. Voyez Succin.

Laitier. La couleur et la qualité du laitier sont les plus sûrs indices de la bonne eu mauvaise allure d'un fourneau, et de la bonne ou mauvaise proportion de la quan-

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