DANS LES QUATRE PREMIERS VOLUMES
Abeilles. Examen de la prétendue intelligence des abeilles. T. n, p. 356 et suiv. — La société des abeilles n'est qu'un assemblage physique, ordonné par la nature, et indépendant de toute vue, etc. ; preuve de cel'e assertion. P. 358. — Raison pourquoi les cellules des abeilles sont hexagones. P. 360 et suiv. — La régularité des ouvrages des abeilles ne dépend que du nombre et nullement de l'intelligence de ces petites bêtes. P. 361. — Raison pourquoi les abeilles ramassent et font plus de cire et de miel qu'il ne leur en faut. T. n, p. 364. — Elles ne travaillent que par un sentiment aveugle; on peut les obliger à travailler, pour ainsi dire, autant que l'on veut : tant qu'il y a des fleurs dans le pays qu'elles habitent, elles ne cessent d'en tirer le miel et la cire; elles ne discontinuent leur travail et ne finissent leur récolte que parce qu'elles ne trouvent
plus rien à ramasser. On a imaginé de les transporter et de les faire voyager dans d'autres pays, où il y a encore des fleurs , alors elles reprennent le travail, elles continuent à ramasser, à entasser jusqu'à ce que les fleurs de ce nouveau canton soient épuisées ou flétries, etc. P. 364 et suiv.
Abstinence (!') de toute chair, loin de convenir à la nature de l'homme, ne peut que la détruire. T. h, p. 569.
Abstraction, selon nous, est le simple des choses, et la difficulté de les réduire à cette abstraction fait le composé. T. i, p. 436.
Abstractions, sont des échafaudages pour soutenir rotre jugement. T. i, p. 436. — Puissance réelle attribuée aux abstractions, est le plus grand abus qu'en pût faire de la raison, et le plus grand obstacle qu'on pût mettre à l'avancement de nos connaissances. P. 466.
Abstractions mentales (nos) ne sont
1. Nous avons partagé les diverses Tables de Buffon en trois Tables particulières : une pour les quatre premiers volumes, ou pour Y histoire des quadrupèdes ; une pour les quatre seconds, ou pour Yhisloire des oiseaux; et une pour les quatre derniers, ou pour Yhistoire des minéraux et les autres écrits de Bufl'on.
Toutes ces Tables sont de la main même de Buffon ( voyez la Notice qui doit être mise en tète de cette édition). C'est le résumé substantiel, et d'une admirable précision, de ses travaux et de ses pensées.
TABLE DES MAiTÈKES.
que des êtrts négatifs, qui n'existent même intellectuellement que par le retranchement que nous faisons des qualités sensibles aux êtres réels. T. i, p. 467.
Abîmes, profondeurs énormes, qui se trouvent dans certaines montagnes, et surtout dans les plus élevées; ce sont d'anciennes bouches de volcans. T. i, p. v74.
Abîme du mont Ararat. T. i, p. 274.
Abyssins. Leur manière d'écrire est plus lente que celle des Arabes. Add. ', t. n, p. 272. — Il se vend tous les ans à Moka et dans les autres ports de l'Arabie plus de quatre mille jeunes filles abyssines, toutes destinées pour les Turcs; elles ont néanmoins la peau basanée. Add., t. n, p. 269
Accouchement (explication de 1'). T. i, p. 637 etsuiv. — Vraies et fausses douleurs de l'accouchement, manière de les distinguer P. 638 et suiv. — Conjectures sur la cause des douleurs par accès qui précèdent l'accouchement. P. 638 et suiv. — Il arrive quelquefois que le fœtus humain sort de la matrice sans déchirer les membranes qui l'enveloppent, et par conséquent sans que la liqueur qu'elles contiennent se soit écoulée : oet accouchement paraît être le plus naturel, et ressemble à celui de presque tous les animaux. P. 639. — Temps ordinaires de l'accouchement naturel s'étendent à vingt jours, c'est-à-dire depuis huit mois et quatorze jours jusqu'à neuf mois et quatre jours. P. 647. — Arrive à la dixième période des règles. P. 648. — Limites des temps de l'accouchement. P. 648 et suiv. — Causes occasionnelles de l'accouchement. P. 649 et suiv. — La cause physique de l'accouchement est le retour des menstrues ; explication et preuves de celte assertion. P. 650 et suiv.
Accouplement d'animaux d'espèces différentes desquels il n'a rien résulté. T. îv, p. 211. — Il est souvent arrivé que plusieurs animaux d'espèces différentes se sont accouplés librement et sans y être forcés, et néanmoins ces unions volontaires n'ont pas été prolifiques Exemple à ce sujet. P. 212 et suiv.
Accroissement (1') et le développement
de l'animal ou du végétal se fait par l'exten- ,-ion du moule dans toutes ses dimensions extérieures et intérieures, par l'inlus-susception d'une matière accessoire et étrangère qui pénètre dans l'intérieur, qui devient >emblable à la forme et identique avec la matière du moule. T. i, p. 4 48. — Dans le temps de l'accroissement et du développement, les êtres organisés ne peuvent encore produire ou ne produisent que peu : raison de cet effet. P. 452. — Une chose remarquable dans l'accroissement du corps de l'homme, c'est que le fœtus dans le sein de la mère croit toujours de plus en plus jusqu'à sa naissance, et que l'enfant depuis sa naissance croit toujours de moins en moins jusqu'à l'âge de puberté, auquel il croit, pour ainsi dire, tout à coup, et arrive en fort peu de temps à la hauteur qu'il doit avoir toujours. T. n, p. 2i. — Dans les animaux comme dans les végétaux, l'accroissement en hauteur est celui qui est achevé le premier; exemple à ce sujet.
Accroissement. Table de l'accroissement successif d'un jeune homme, depuis le moment de sa naissance jusqu'à l'âge de près de dix-huit ans. Add., t. n, p. 223 et suiv. — L'accroissement du corps humain se fait plus promptement en été qu'en hiver, surtout depuis l'âge de cinq ans. P. "225. — Exemples d'accroissement très-prompt dans quelques enfants. Ibid. et suiv.
Acridophages (les), peuple qui ne se nourrit que de sauterelles : effet de cette mauvaise nourriture. T. n, p. 179.
Adimain, grande brebis d'Afrique, qui est couverte de poil au lieu de laine. T. ni, p. 278.
Adive (1') n'est peut-être que le chacal privé dont on a fait une race domestique plus petite, plus faible et plus douce que la race sauvage; car l'adive est au chacal ce que le petit chien barbet est au chien de berger. T. ni , p. 479 et suiv. Voyez Chacal.
Adive ou petit chacal. Notice sur cet animal. Add., t. iv., p. 322 et suiv.