I. Cut ii oit... Voyez la note de la p. 2g du !•• vol
a. Voyez la note de la page précédente.
s. Bnflba dévi loppera ploi complètement , dans la leconde partie de oe volume, ses Idéea sur
l'art de former et de conserveries raot». J'ajouterai alors quelques notea.
faisant venir de nouveaux étalons d'Espagne ou de Barbarie. Le climat et la nourriture influent donc sur la forme des animaux d'une manière si marquée, qu'on ne peut pas douter de leurs effets; et quoiqu'ils soient m oins prompts , moins apparents et moins sensibles sur les hommes , nous devons conclure par analogie que ces effets ont lieu dans l'espèce humaine, et qu'ils se manifestent par les variétés qu'on y trouve.
Tout concourt donc à prouver que le genre humain n'est pas composé d'espèces essentiellement différentes entre elles; qu'au contraire il n'y a eu originairement qu'une seule espèce d'hommes ', qui, s'étant multipliée et répandue sur loute la surface de la terre, a subi différents changements par l'influence du climat, par la différence de la nourriture, par celle de la manière de vivre, par les maladies épidémiques, et aussi par le mélange varié à l'infini des individus plus ou moins ressemblants; que d'abord ces altérations n'étaient pas si marquées, et ne produisaient que des variétés individuelles; qu'elles sont ensuite devenues variétés de l'espèce, parce qu'elles sont devenues plus générales, plus sensibles et plus constantes par l'action continuée de ces mêmes causes ; qu'elles se sont perpétuées et qu'elles se perpétuent de génération en génération , comme les difformités ou les maladies des pères et mères passent à leurs enfants; et qu'enfin, comme elles n'ont été produites originairement que par le concours de causes extérieures et accidentelles, qu'elles n'ont été confirmées et rendues constantes que par le temps et l'action continuée de ces mêmes causes, il est très-probable qu'elles disparaîtraient aussi peu à peu , et avec le temps , ou même qu'elles deviendraient différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui, si ces mêmes causes ne subsistaient plus, ou si elles venaient à varier dans d'autres circonstances et par d'autres combinaisons 2.
1. Non-seulement il n'y a eu originairement qu'une seule espèce d'hommes, mais aujourd'hui encore il n'y en a qu'une : car toutes les races , qui composent cette espèce, sont fécondes entre elles et d'une fécondité continue. ( Voyez mon Eloge historique de Blumenbach et mon Histoire des travaux et des idées de Buffon. )
2. Ruffon vient de rassembler dans ces trois ou quatre dernières pages tout ce que renferme de meilleur et de plus sensé ce beau chapitre de l'Histoire de l'homme. Quel que soit le sujet qu'il traite , à mesure qu'il avance , ses idées , de plus en plus travaillées , s'étendent et se rectifient. Il avait le génie dus grandes pensées, et c'est par la généralisation que ses conceptions s'épurent. 11 ne s'agit plus ici de races d'hommes à queue ( p. 1S3), ou à grosses jambes (p. 160 ). Buffou voit clairement que la grande cause des variétés humaines est le climat (c'est-à-dire la chaleur, la lumière, la nourriture, etc. ); il voit que les climats excessifs donnent les races extrêmes; que les climats tempérés donnent seuls le vrai type du beau humain ; que les variétés , lis races nu sont donc qu'accidentelles et secondaires; et que par conséquent la primitive et suprême loi est l'unité physique de l'homme.