Idée puérile , et qui n'a pas besoin d'être réfutée
2. Idée un peu moins puérile, mais qui n'est pas mieux fondée.
3. C'était l'opinion du grand anatomiste Winslow. 11 soutint, pendant dix ans, les germes monstrueux préexistants contre Lémery qui ne voulut jamais, et avec raison, admettre de monstres que par des causes accidentelles et mécaniques.
4. Voyez, sur les théories nouvelles relatives à la formation des monstres, mon Éloge historique de Geoffroy-Samt-lIilaire.
Résumé des principales idées de Camper, de Blumenbach et de Cuvicr sur CHohhb.
1. De Camper et de la ligne faciale. — Camper est le premier, j? l'ai déjà dit (voyez la note de la p. 307). qui ait remarqué les différences physiques qui se trouvent entre les tètes des hommes.
En dessinant, à côté les unes des autres, des tètes d'homme blanc, d'homme noir, d'orang-
ont uag, etc., il vit qu'une ligne, menée du front a la mâchoire supérieure, et tombant sur les dents incisives, s'inclinait de plus en plus (en arrière par le haut, en avant par le bas), à mesure qu'il passait de l'homme blanc à l'homme noir, et de l'homme noir à la I
i !i tte ligne , menée du front à la mâchoire supérieure, est la ligne faciale : moyen très-ingénieux , mais très-incomplet , de mesurer les crânes , et dont Camper exagéra beaucoup l'importance.
« La ligne faciale, dit très-bien Blumenbach , convient seulement pour les races que carac- « térise la direction des mâchoires , et ne peut s'admettre quand la largeur de la face forme le « caractère distinctif. »
II. De Blumenbach et de l'étude complète du crâne. — En tirant parti de tons les caractères que peut fournir la forme des tètes osseuses , Blumenbach a établi , comme nous l'avons vu ( note de la p. 307), cinq races : la caucasique, qui se distingue par la beauté de l'ovale que forme sa tète» la mongolique, par ses pommettes saillantes et son visage plat; l'éthiopique, par sa tète étroite et son nez écrasé. Blumenbach n'a pu trouver pour ses deux autres races (qui, selon moi, ne sont que des sous-races), Y américaine et la malaie , des caractères aussi précis. (Voyez mon Eloge historique de Blumenbach.)
III. De Cuvier et de la filiation des rameaux distincts de chaque race. — C.uvier est, de tous les hommes de nos jouis, celui qui avait le plus médité sur la dernière révolution du globe. Il voit le genre humain.au sortir de l'inondation immense qui marqua cette catastrophe, se répandre en rayonnant de trois points culminants, le Caucase, les monts Altaï et VA lias :
1° Le Caucase, d'où a rayonné la race caucasique , en donnant ses trois grands rameaux : le rameau araméen, le rameau indien, germain et pélasgique, le rameau scythe, et toutes leurs subdivisions;
2' Les monts Altaï, d'où a rayonné la race mongolique , avec ses divers rameau c : les Cal~ mou ks, les Kalkas , les Chinois , les Japonais, les Ma nt choux , etc.;
3° L'Atlas, d'où a rayonné]* race nègre ou ctliiopiqw , avec ses différentes peuplades, toujours restées barbares. ( Voyez Règne animal, t. 1, p. 80.)