‹ Œuvres complètes avec la nomenclature linnéenne et la classification de Cuvier, reviser et annotéesChapitre 66 sur 126 · Personne ne diia cela · texte numérisé non relu

Personne ne diia cela

C. Rien ici n'est erreur : tout est caractère, caractère constant , et qui différencie, qui distingue le genre cochon de tous les autres genres.

de celui des fissipèdes, puisqu'il diffère de ces animaux non-seulement par 1'extrémilé du pied, mais encore par les dents, par l'estomac, par les intestins, par les parties intérieures de la génération, etc. Tout ce que l'on pourrail dire, c'est qu'il fait la nuance, à certains égards, entre les solipèdes et les pieds fourchus, et à d'autres égards entre les pieds fourchus et les fissipèdes; car il diffère moins des solipèdes que des autres, par l'ordre et le nombre des dents ; il leur ressemble encore par l'allongement des mâchoires, il n'a comme eux qu'un estomac, qui seulement est beaucoup plus grand; mais par un appendice qui y tient, aussi bien que par la position des intestins, il semble se rapprocher des pieds fourchus ou ruminants; il leur ressemble encore par les parties extérieures de la génération, et en même temps il ressemble aux fissipèdes par la forme des jambes, par l'habitude du corps, par le produit nombreux de la génération. Ajristote est I*1 premier a qui ait divisé les animaux quadrupèdes en solipèdes , pieds fourchus et fissipèdes, et il convient que le cochon est d'un genre ambigu ; mais la seule raison qu'il en donne, c'est que dans l'Illyrie, la Peonie et dans quelques autres lieux, il se trouve des cochons solipèdes. Cet animal est encore une espèce d'exception à deux règles générales de la nature, c'est que plus les animaux sont gros, moins ils produisent, et que les fissipèdes sont de tous les animaux ceux qui produisent le plus; le cochon, quoiqu d'une taille fort au-dessus de la médiocre, produit plus qu'aucun des animaux fissipèdes ou autres ; par cette fécondité, aussi bien q:ie par la conformation des testicules ou ovaires de la truie, il semble même faire l'extrémité des espèces vivipares, et s'approcher des espèces ovipares. Enfin il est en tout d'une nature équivoque, ambiguë, ou, pour mieux dire, il paraîtra tel à ceux qui croient que l'ordre hypothétique de leurs idées fait l'ordre réel des choses, et qui ne voient dans la chaîne infinie îles cires que quelques points apparents auxquels ils veulent tout rapporter.

Ce n'est point en resserrant la sphère de la nature et en la renfermant dans un cercle étroit, qu'on pourra la connaître; ce n'est point en la faisant par des vues particulières qu'on saura la juger, ni qu'on pourra la deviner; ce n'est point en lui prêtant nos idées qu'on approfondira les desseins de son auteur : au lieu de resserrer les limites de sa puissance, il faut les reculer, les étendre jusque dans l'immensité; il faut ne rien voir d'impossible, s'attendre à tout, et supposer que tout ce qui peut être est. 1 • pèces ambiguës, les production- irrégulières , les êtres anomaux , ce -

a. a Quadrnpedum autem , quœ sanguine tant, eadem ipiœ animal \ rant, alia mutant, qualaj uominis manus pedesque nabentur. Sunl enim qnœ multiplie! pei atur, al canis, Léo, pantbera, Uia bi alca sunt, quœ forcipem proun « babeant,ul ove , capraa, cervi, ecrai duviatilesj Alia inflsso Bunt pede, al que soli] al eqmi . mulus. Genus sanè suillum ambiguum est; nam et in terra Ulj l, e* 'i Pœoni 1 , < 1 u<>miuili ; ,-iliis loris, sucs :o\\[> .!• ■ 1. iiimtur. » Mi 'ote , it Hi 1 tib. h , ' ap. 1.

seront des lors do nous étonner, et se trouveront aussi nécessairement que les autres dans l'ordre infini des choses; ils remplissent les intervalles de la chaîne, ils en forment les nœuds, les points intermédiaires, ils en marquent aussi les extrémités : ces êtres sont pour l'esprit humain des exemplaires précieux, uniques, où la nature, paraissant moins conforme à elle-même, so montre plus à découvert; où nous pouvons reconnaître des caractères singu hors et des traits fugitifs qui nous indiquent que ses fins sont bien plus générales ' que nos vues, et que, si elle ne fait rien en vain, elle ne fait rien non plus dans les desseins que nous lui supposons.

En effet, ne doit-on pas faire des réflexions sur ce que nous venons d'exposer? ne doit-on pas tirer des inductions de celte singulière conformation du cochon? il ne paraît pas avoir été formé sur un plan original, particulier et parfait, puisqu'il est un composé des autres animaux; il a évidemment des parties inutiles, ou plutôt des parties dont il ne peut faire usage, des doigts dont tous les os sont parfaitement formés, et qui cependant ne lui servent à rien. La nature est donc bien éloignée de s'assujettir à des causes finales2 dans la composition des êtres; pourquoi n'y mettrait-elle pas quelquelois des parties surabondantes, puisqu'elle manque si souvent d'y mettre des parties essentielles3? Combien n'y a-t-il pas d'animaux privés de sens et de membres! Pourquoi veut-on que dans chaque individu toute partie soit utile aux autres et nécessaire au tout? Ne suffit-il pas pour qu'elles se trouvent ensemble qu'elles ne se nuisent pas, qu'elles puissent croître sans obstacle et se développer sans s'oblitérer mutuellement?Toutcequi ne se nuit point assez pour se détruire, tout ce qui peut subsister ensemble subsiste; et peut-être y a-t-il dans la plupart des êtres moins de parties relatives , utiles ou nécessaires, que de parties indifférentes, inutiles ou surabondantes. Mais comme /ous voulons toujours tout rapporter à un certain but, lorsque les parties n'ont pas des usages apparents, nous leur supposons des usages cachés, nous imaginons des rapports qui n'ont aucun fondement, qui n'existent point dans la nature des choses, et qui ne servent qu'à l'obscurcir : nous ne faisons pas attention que nous altérons la philosophie 4, que nous en dénaturons l'objet, qui est de connaître le comment des choses, la manière dont la nature agit; et que nous substituons à cet objet réel une idée vaine, en cherchant à deviner le pourquoi des faits, la fin qu'elle se propose en agissant.

C'est pour cela qu'il faut recueillir avec soin les exemples qui s'opposent

1. Que ses fins son! lien plus générales. 11 y a donc des fins. 1. Mais, tout à l'heure , il y avait des fins générales.

3. Les parties ne sont essentielles que relativement, et selon les espèces.

4. Altérer la philosophie , c'est raisonner contre le fait. Et c'est raisonner contre le fait que de nier le rapport patent de l'œil à la vision , de l'oreille à l'audition , etc. , de la structure à l'usage , de la cause à la fin, c'est-à-dire la cause finale.

û celle prétention, qu'il faut insister sur les faits capables de détruire un préjugé général auquel nous nous livrons par goût, une erreur de méthode » H 10 nous adoptons par choix, quoiqu'elle ne tende qu'à voiler notre ignorance, et qu'elle soit inutile, et même opposée à la recherche cl à la découverte des effets de la nature. Nous pouvons, sans sortir de notre sujet, donner d'autres exemples par lesquels ces fins que nous supposons si vainement à la nature sont évidemment démentie-.

Les phalanges ne sont laites, dit-on, que pour former des doigts ; cependant il y a dans le cochon des phalanges inutiles, puisqu'elles ne forment pas des doigts dont il puisse se servir ; et dans les animaux à pied fourchu ;l y a de petits os a qui ne forment pas même des phalanges. Si c'est là le but de la nature, n'cst-il pas évident que dans le cochon elle n'a exécuté que la moitié de son projet, et que dans les autres à peine l'a-l-elle commencé?

L'allantoïde est une membrane qui se trouve dans le produit de la génération de la truie, de la jument, de la vache et de plusieurs autres animaux; celte memhrane lient au fond de la vessie du fœtus ; elle est faite, dit-on , pour recevoir l'urine qu'il rend pendant son séjour dans le ventre de la mère : et en effet on trouve à l'instant de la naissance de l'animal une certaine quantité de liqueur dans cette memhrane ; mais cette quantité n'est pas considérahlc : dans la vache, où elle est peut-être plus abondante que dans tout autre animal, elle se réduit à quelques pintes, et la capacité de l'allantoïde est si grande, qu'il n'y a aucune proportion entre ces deux objets. Celte membrane, lorsqu'on îa remplit d'air, forme une espèce de double poche en forme de croissant, longue de treize à quatorze pieds sur neuf, dix, onze, et même douze pouces de diamètre. Faut-il, pour ne recevoir que trois ou quatre pintes de liqueur, un vaisseau dont la capacité contient plusieurs pieds cubes? La vessie seule du fœtus, ^i elle n'eût pas été percée par le fond, suffisait pour contenir cette petite quantité de liqueur ; connue elle suffit en effet dans l'homme et dans les espèces d'animaux où l'on n'a pas encore découvert l'allantoïde. Cette membrane n'est donc pas l'aile dan s la vue de recevoir l'urine du l'ictus1, ni même dans aucune autre de nos vues; car cette grande capacité esl non-seulement inutile pour cet objet, mais aussi pour tout autre, puisqu'on ne peut pas même supposer qui! ><>il possible qu'elle se remplisse, et que -i cette membrane élail pleine, elle formerai) un volume presque aussi gros que le corps de l'animal qui la contient, et ne pourrait par conséquent y être contenue : et comme elle se déchire au moment de la naissance, el qu'on la jette avec le- autres mem-

bn - qui servaienl d'enveloppe au fœtus, il esl évident qu'elle est encore

plus inutile alors qu'elle ne l'étail auparavant.

a M. l' mb al pri mil r qui ail l 'ail ci Itc découverte.

l Po ■ i : L'allantt fit est la i i alrt du fa n«.

Le nombre de mamelles est , dit-on , relatif dans chaque espèce d'animal au nombre de petits que la femelle doit produire et allaiter : mais pourquoi le mâle, qui ne doit rien produire, a-t-il ordinairement le même nombre de mamelles? et pourquoi dans la truie, qui souvent produit dix-huit, et môme vingt petits, n'y a-t-il que douze mamelles, souvent moins, et jamais plus ' ? Ceci ne prouve-t-il pas que ce n'est point par des causes finales que nous pouvons juger des ouvrages de la nature-, que nous ne devons pas lui prêter d'aussi petites vues, la faire agir par des convenances morales 3 ; mais examiner comment elle agit en effet, et employer pour la connaître tous les rapports physiques 4 que nous présente l'immense variété de ses productions? J'avoue que celte méthode, la seule qui puisse nous conduire à quelques connaissances réelles, est incomparablement plus difficile que l'autre, et qu'il y a une infinité de faits dans la nature auxquels, comme aux exemples précédents, il ne paraît guère possible de l'appliquer avec succès : cependant, au lieu de chercher à quoi sert la grande capacité de l'allantoïde, et de trouver qu'elle ne sert et ne peut servir à rien, il est clair qu'on ne doit s'appliquer qu'à rechercher les, rapports physiques qui peuvent nous indiquer quelle en peut être l'origine. En observant, par exemple, que dans le produit de la génération des animaux qui n'ont pas une grande capacité d'estomac et d'intestins, l'allantoïde est ou très-petite ou nulle ; que par conséquent la production de celle membrane a quelque rapport avec cette grande capacité d'intestins, etc. ; de même en considérant que le nombre des mamelles n'est point égal au nombre des petits, et en convenant seulement que les animaux qui produisent le plus sont aussi ceux qui ont des mamelles en plus grand nombre, on pourra penser que cette production nombreuse dépend de la conformation des parties intérieures de la génération; et que les mamelles étant aussi des dépendances extérieures de ces mêmes parties de la génération, il y a entre le nombre ou l'ordre de ces parties et celui des mamelles un rapport physique qu'il faut tâcher de découvrir.

Mais je ne fais ici qu'indiquer la vraie route, et ce n'est pas le lieu de la suivre plus loin ; cependant je ne puis m' empêcher d'observer en passant que j'ai quelque raison de supposer que la production nombreuse dépend plutôt

1. En général, le nombre des petits répond à. celui des mamelles; mais cela ne va pas à ce point qu'il n'y ait jamais qu'un petit , ou qu'il y ait toujours un petit par mamelle.

2. Non; et c'est précisément tout le contraire qu'il faut faire. Il faut juger des causes finales par les ouvrages de la nature.

3. Convenances morales. Il ne s'agit ici que de convenances physiques , mais convenances physiques qui démontrent une intelligence infinie, l'intelligence

De celui qni fait toul, et rion qu'avec dessein. La Font.

4. Ces rapport physiques entre l'organe et la fonction , la structure et l'usage ; la caus3 et la. fin , sonl les causes final s.

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de la conformation des parties intérieures de la génération que d'aucune autre cause ' : car ce n'est point de la quantité plus abondante des liqueurs séminales que dépend le grand nombre dans la production, puisque le cheval, le cerf, le bélier, le bouc, et les autres animaux qui ont une très-grande abondance de liqueur séminale, ne produisent qu'en petit nombre; tandis que le chien, le chat, et d'autres animaux, qui n'ont qu'une moindre quantité de liqueur séminale, relativement à leur volume, produisent en grand nombre. Ce n'est pas non plus de la fréquence des accouplements que ce nombre dépend; car l'on est assuré que le cochon et le chien n'ont besoin que d'un seul accouplement pour produire, et produire en grand nombre. La longue durée de l'accouplement, ou, pour mieux dire, du temps de l'émission de la liqueur séminale, ne paraît pas non plus être la cause à laquelle on doive rapporter cet effet; car le chien ne demeure accouplé longtemps que parce qu'il est retenu par un obstacle qui liait de la conformation même des parties ; et quoique le cochon n'ait point cet obstacle, et qu'il demeure accouplé plus longtemps que la plupart des autres animaux, on ne peut en rien conclure pour la nombreuse production, puisqu'on voit qu'il ne faut au coq qu'un instant pour féconder tous les œufs qu'une poule peut produire en un mois. J'aurai occasion de développer davantage les idées que j'accumule ici dans la seule vue de faire sentir qu'une simple probabilité, un soupçon , pourvu qu'il soit fondé sur des rapports physiques, répand plus de lumière et produit plus de fruit que toutes les causes finales réunies J.

Aux singularités que nous avons déjà rapportées, nous devons en ajouter une autre; e'e>t que la graisse du cochon est différente de celle de presque tous les autres animaux quadrupèdes, non-seulement par sa consistance et sa qualité, mais aussi par sa position dans le corps de l'animal. La grais>e de l'homme et des animaux qui n'ont point de suif, comme le chien , te cheval, etc., est mêlée avec la chair assez également; le suif dans le bélier, le bouc, le cerf, etc., ne se trouve qu'aux extrémités de la chair; niais le lard du coelwn n'est ni mêlé avec la chair, ni ramassé aux extrémités de la chair; il la recouvre partout et forme une couche épaisse, distincte et continue entre la chair et la peau. Le cochon a cela de commun avec la baleine et les autres animaux (•('•lacis, dont la graisse n'est qu'une espèce de lard a peu près de la même consistance, mais plus huileux que celui du cochon : ce lard, dans les animaux cétacés, l'orme aussi SOUS la peau une couche de plusieurs pouces d'épaisseur qui enveloppe la chair.

i. Ain i , Buffon rejette le rapport extérieur des mamelles 1 1 des petite, et veut décout rir le rapport intérieur des parties dr la génération aYi c la production. C'est touj 'ins du rapport qu'il chi pi lie.

2. i causa finales physiques } comme il j adeseauwi finales morales , et toute

1 m e i de '- pi. ndre , de vouloir expliquer le physique pat le moral , ou le moral pat

le plvytique Lapluli pliie qui ne voit i i li i deux ordres de cause* est une philosophie in pi le, el ; ■ lie qui li confond, une philoi ophie peu :

Encore une singularité, même plus grande que les autres, c'est que le cochon ne perd aucune de ses premières dents : les autres animaux, comme le cheval, l'âne, le bœuf, la brebis, la chèvre, le chien, et même l'homme, perdent tous leurs premières dents incisives; ces dents de lait tombent avant la puberté, et sont bientôt remplacées par d'autres : dans le cochon, au contraire, les dents de lait ne tombent jamais ', elles croissent même pendant toute la vie. Il a six dents au devant de la mâchoire inférieure qui sont incisives et tranchantes; il a aussi à la mâchoire supérieure six dents correspondantes ; mais, par une imperfection qui n'a pas d'exemple dans la nature, ces six dents de la mâchoire supérieure sont d'une forme très-différente de celle des dents de la mâchoire inférieure : au lieu d'être incisives et tranchantes, elles sont longues, cylindriques et émoussées à la pointe; en sorte qu'elles forment un angle presque droit avec celles de la mâchoire supérieure, et qu'elles ne s'appliquent que très-obliquement les unes contre Jes autres par leurs extrémités.

Il n'y a que le cochon et deux ou trois autres espèces d'animaux qui aient des défenses ou des dents canines 2 très-allongées ; elles diffèrent des autres dents en ce qu'elles sortent au dehors et qu'elles croissent pendant toute la vie. Dans l'éléphant3 et la vache marine 4 elles sont cylindriques et longues de quelques pieds; dans le sanglier et le cochon mâle elles se courbent en portion de cercle; elles sont plates et tranchantes, et j'en ai vu de neuf à dix pouces de longueur : elles sont enfoncées très-profondément dans l'alvéole, et elles ont aussi, comme celles de l'éléphant, une cavité à leur extrémité supérieure. Mais l'éléphant et la vache marine n'ont des défenses qu'à la mâchoire supérieure, ils manquent même de dents canines à la mâchoire inférieure; au lieu que le cochon mâle et le sanglier en ont aux deux mâchoires, et celles de la mâchoire inférieure sont plus utiles à l'animal; elles sont aussi plus dangereuses, car c'est avec les défenses d'en bas que le sanglier blesse.

La truie, la laie et le cochon coupé ont aussi ces quatre dents canines à la mâchoire inférieure; mais elles croissent beaucoup moins que celles du mâle, et ne sortent presque point au dehors. Outre ces seize dents, savoir, <louze incisives et quatre canines, ils ont encore vingt-huit dents mâchclières, ce qui fait en tout quarante-quatre dents. Le sanglier a les défenses plus grandes, le boutoir plus fort et la hure plus longue que le cochon domestique; il a aussi les pieds plus gros, les pinces plus séparées et le poil toujours noir.

1. Les dents de lait tombent et s int remplacées par d'autres, dans le cochon comme dans tons lus autres animaux.

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