‹ Œuvres complètes. Avec les notes de MM. Parseval-Grandmaison, de Féletz, de Choiseul-Gouffier, Aimé-Martin, Descuret, etcChapitre 281 sur 411 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

Des êtres incomuis peupleront le séjour.

Par toi, renouvelant leurs voyages sans nombre,

La nuit succède au jour, et la lumière à l'ombre;

Tu prodigues tes dons à ce jeune univers :

Il a ses continents, sou soleil et ses mers;

Digne empire de l'bomme, et son noble héritage,

De l'homme où ton amour a gravé ton image ;

De qui la douce tâche et le sublime emploi

Est d'honorer son Dieu, d'obéir à son roi;

D'asservir à ses lois les airs , la terre et l'onde ;

Noble vassal du ciel et souverain du monde !

De sa race divine à jamais renaissants ,

Ses fils sur tes autels feront fumer l'encens.

Que leur bonheur est grand, s'ils savent le connoitre,

Et s'ils savent toujours obéir à leur maître ! »

«Ainsi chantoit le ciel; et ses nombreux échos Fêlèrent les premiers le saint jour du repos. Des prodiges de Dieu je t'ai conté l'histoire, Et le monde nouveau, monument de sa gloire, Tout ce qui précéda votre arrivée au jour : Votre postérilé doit l'apprendre à son tour. Les pères à leurs fils en transmettront l'image. Toi, si ton cœur désire en savoir davantage. Parle; je t'instruirai de tout ce que tes yeux Peuvent lire ici-bas dans les secrets des cieux. »

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