‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 130 sur 140 · LA MARQUISE DE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE DE

QUI m'annonçait oit lAoùVEAtJ furcuEiL d'iIEl]£gixs,

EN TROIS LIV&BSi INtltUL^?

Il est des Amours à Paphos , Et de tout rang et de tout ftge :

Chacun a ses traits , son langage; Il sont tous frères et rivaux.

Il est des Amours volontaires Qu'irritent les plus doux liens t A vos pieds Vous n'en trouver guêpes ; Mais, interrogez les bergères % Le monde est plein de ce^ vauriens.

Il est des Amours ptus sincères , Trahis par des beautés légères , Et nourris de larïnes amèrefs ; Dans ce nombre ont paru les miens.

Leur front ingénu trouva grâce

I Almanach des Muses de 1785 , p. 45 :

nos bergère*.

3a8 A LA MARQUISE D£

Auprès de quelques beaux esprits ;

Mais vous m'apprenez qu'à Paris

D'heureux cadets prennent la placp

De ces aînés que je chéris ,

Et que des rives de Cythère

Un prêtre de la même loi

Vient , plus jeune et plus sûr de plaire ,

Me prouver qu'on pouvait mieux faire.

Hélas ! qui le sait mieux que moi ?

Adieu la brillante couronne

Que vos mains daignaient me tresser !

Le Pinde à mon rival la donne ;

Aux pieds du chantre de Sulmone *

C'est lui que vous devez placer.

Par sa muse aimable et frivole

Que je me sens humilié!

C'est un tnalheur d'être oublié;

Mais il faut que je m'en console.

Je n'irai point me dépiter

Pour un semblable badinage,

Ni très-sottement disputer

L'honneur d'un si frêle avantage;

Car si vous n'êtes leur appui ,

Zulmé, quel sera le partage

Des vers qu'on m'oppose aujourd'hui?

' Ovide, né à Sulmone.

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