‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 53 sur 140 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

Les premiers dans leurs vers marquèrent la cadence.

Je verrai ce paisible port % Et les antiques tours de la riche Marseilles. Nos vaisseaux sont-ils prêts ? Poussez-nous loin du bord. Compagnons, courbez- vous sur des rames pareilles; Fendez légèrement le dos des flots amers ; * Abandonnez la voile au souffle qui l'entraîne^.

Le zéphyr règne dans les airs ; Et, mollement porté sur la mer de Tyrrbène, Je découvre déjà la ville des Césars , Rome, en guerriers fameux autrefois si féconde, Rome, encore aujourd'hui l'empire des beaux-arts. L'oracle de vingt rois et le temple du monde ^.

X n y a « /e paisible port » dans rédition de 1 8a3. Cette correction ne nous a pas semblé absolument nécessaire.

3 Omnia sunt t&tUata miAi quaeumque/ugari

Possit, Ai €X Omni me premii Ule Deus...

Unum erii auxilium. Mutaiis, Ç/nihia , terris ,

QiuuUum oculis animo tmm proaU ibit amor, Nmne agite , o soâi, propeUite in œquora lutçem ,

Kemorumquê pares eUieitê sorte vieas, JtMgiUque extremo/elida litUea malo,

Jam Uquidum nautis aura secondât iter.

Romamg tnrres, et ntos^ valeatis, anUci^

Quaiiseumque mihi tuque puetta , 'vale* , Sr^ ego nune nuUs JÊdriaci vehar œquoris kospes,

Cogor et undisonos nunc prece adiré Deos !

Deinde per lonium 'veetns cnm fessa L^hmo

Sedarit placida *vela phaselus aqua^ . . . Pvrtei copient me litora portas,

PaoPBEcs, m , ao, 5.

Rome , à la fois sépulcre et berceau des beaux-arts Rome , dans tons les tenq^ souTcraine do monde.

VoiLà donc les foyers des fils de Scipion , Et des fiers descendans du demi-dieu du Tibre ! Voilà ce Capitole, et ce beau Panthéon, Où semble encore errer Tombre d'un peuple libre! Oh! qui me nommera * tous ces marbres épai*s, Et ces grands monumens dont mon âme est frappée? Montons au Vatican; courons au Champ-de^Mars, Au portique d'Auguste, à celui de Pompée.

Sont-ce là les jardins où Catulle autrefois Se promenait le soir à côté d'Hypsithille ' ? Citoyens ( s'il en est que réveille ma voix^ ), Montrez-moi la maison d'Horace et de Virgile. Avec quel doux saisissement, v^ Ton livre en main, voluptueux Horace, Je parcourrai ces bois et ce coteau charmant Que ta muse a décrits dans des vers pleins de grâce , De ton goût délicat éternel monument!

< C'est le même mouTement que dans les beaus Ten de La Fontaine sur la solitude :

Oh ! qui m'arrêtera sous vos sombres asiles ?

> Édition de 1780:

auc6té.

Cette Hypsithille, ou Ijisithille, était une femme galante, à laquelle Catulle demande un rendez-TÔus dans un style peu sentimental.

Qtojens , s'il en est qui comprennent ma toîx.

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