A L'AMOUR
Si j'ai su quelquefois dans mes vers séducteurs Instruire à tes larcins la timide ignorance; Si j'ai chante la crainte et la douce espérance, Tes combats, tes plaisirs, et tes soins enchanteurs'; Si dans tes jours sacrés , aux autels de ta mère J'ai porté, jeune encor^ mon encens et mes vœux,
Et couronné tes beaux cheveux
De la guirlande qui t'est chère :
Amour, saisis ton arc , à tes pieds détendu ; Descends du mont Éryx; abandonne Cythère; Viens , vole : je t'attends. Va dire à ma bergère Que ce jour doit me rendre, à son cœur éperdu.
Tu pares même une infidèle
Aux yeux d'un amant irrité : Amour, donne à ses traits une grâce nouvelle , A tous ses mouvemens un air de volupté ; De ton haleine pure, ou du vent de ton aile,
■ n se répète ; cet hémistiche est déjà plus haut, p. Z19; il reparaitre p. 141.