LIVRE IIL i3i
Sous ces tilleuls entrelaces,
Dont l'ombre invite au doux mystère,
Ou dans ce bois dépoàitair&
De nos plaisirs trop tôt passés,
Loin d'une mère vigilante
Relire encore mes écrits ,
Et sur la poussière inconstante
Tracer le nom que tu chéris?
Oh! tle mon pénible esclavage
Quand pourrai-je à la fin sortir ?
Quand verrai-je le doux rivage
Oii, dans la fleur du plus bel âge,
J'ai reçu ton premier soupir?
Qu'il est oruel dans sa fohe
L'amant de &veurs enivré ,
Qui , libre de passer sa vie '
Aux pieds d'un objet adoré ,
Trop épris de l'éclat frivole
Des biens , des honneurs et des rangs ,
Court, sous des lambris transparens
Oii resplendit l'or du Pactole,
Du vulgaire encenser l'idole
Et ramper à la cour des grands!
' Édition de 1780 :
Et qui pouTant passer sa vie.
Fcrreus UU/uit, qui, te qwtmposset hahert, Mmimerit prmdat stuUms et arma sequi.
i3i LES AMOURS.
ELEGIE IX