A M. LE VICOMTE DE B.-B
Tandis qu'au séjour du toimerra Dressant ton vol audacieux , Loin des limites de la terre Tu chantes la paix et la guerre, Assis à la table des dieux ; Moi, dans les bosquets d'Amathonle Malgré moi ramené toujours Hâas! à célébrer ma honte Je perds les plus beaux de meà jours.
Souvent j'ai dit à ma maîtresse :
« C'est trop languir dans la paresse; ce J'en rougis... Tiens, séparons-nous; a Va-t'en. » Soudain l'enchanteresse Vient se placer sur mes genoux ,
s Dans rédition de x 780 , le titre est « A M. le vicomte de B. » fl y a « de B,'B. » dans celle de 1785. L'éditeur de i8a3 a mis en toutes lettres de Bourhon'Busset, Il peut avoir raison. Il sera question plus bas des vers de M. B.-B. Il n'en reste aujourd'hui aucune espèce de traces. Les.recherches les plus exactes ne nous ont rien appris.
i38 LES AMOURS.
Des deux mains à mon cou s'enlace,
Et me donne, en versant des pleurs,
Mille baisers pleins de douceurs.
De ma constance déjà lasse
Trop sûrs, trop aimables vainqueurs'
Je cède; et, reprenant ma lyre.
Qu'elle court me chercher soudain'.
Je chante son regard divin ^,
Son doux parier^ son doux sourire^,
Les jeux , les amours, et le vin.
* Édition de 1780:
Trop tén et rapides YiiÉgnwifi.
* Il est fâcheux qne soudain se lise deux fois dans un morceau si court
3 Carmen adiratum dum tu perdue AchiU^m,
Primaquejuratis induis arma vùis, Nost Maeer, ignavœ Feneris eejisamu* in umbra'.
Et tener ausuros grandia frangit Amor, Sape meœ. Tandem, diati^ Secêdet puelim.
In gremio sedit prçtinus Ula meo , TmpUcuitque suos circum mea colla lacertos ,
Et qum,me perdunt oeeula mille dédit, .' Fincor, et ingenium sumtit revocatur ab armis,
Resque domigeslas et^mea hella eano.
Oyihz ^Am,, II , 18.
4 Dulce ridentem Lalagen amaho,
Dulee loquentem,
Ho&ÀCE, I , Od. 22, a3.