‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 87 sur 140 · LA VENDANGE · texte numérisé non relu

LA VENDANGE

A CATILIE

Quels cris dans les airs retentissent!

Quels chants sur ces coteaux d'un ciel ardent brûlés!

Déjà, le thyrse en main , s'unissent

Les Faunes aux Sylvains mêlés :

Les fougueux Égipans bondissent ,

Et sous leurs pas au loin gémissent

La terre et les bois ébranlés.

Le front chargé des fruits d'une heureuse vendange, La bouche teinte encor des raisins qu'il a bus , Et penché sur son char, le dieu vainqueur du Gange Du plus riche des mois nous verse les tributs. Je naquis dans ce mois' : voici le jour que j'aime. Daigne encor l'embellir, doux objet de mes vœux; De pampres et de fleurs viens orner mes cheveux; De pampres et de fleurs je t'ornerai moi-même.

Que l'acier brille dans tes mains ,

' Il naquit en octobre. Voyez plus haut , p. 60.

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