LES JARDINS OU FETIT TRIANON
J'ai vu ce désert enclianté Dont le Goût même a tracé la p^nture * ; J'ai vu ce jardin si vanté Oii l'Art, en l'imitant, surpasse la Nature.
O Trianon, puissiez- vous des hivers Ne ressentir jamais les glaces rigoureuses l Aimable Trianon , que de transport]» divers
Vous inspirez aux âmes amoureuses !
J'ai cru voir, en entrant sous vos oBfibrageS' v^eris,
Le séjour des ombres lieureuses.
Quel magique pouvoir de sites gracieux A décoré soudain ces fertiles campagnes , Et, dans un cadre étroit, pour le plaisir des yeux, A creusé des vallons, élevé des montagnes.
Et fait naître un palais de leur front sourcilleux ? Disparaissez, fabuleuses retraites
I Ce morceau est le treizième dti troisième livre de Tédition de 1780. Il a paru dans rAlmanach des Muses de la même année.
> Et Buwtou et Fozly, qae le Boa-Goût planta.
Delillb, Jardin* t z.