LIVRE IIL
L'écorce où pend la cire % et l'arbre àe Judée , Le cèdre même y croit ml mtlieu de& ormeaux ; Le cytise ^ fragile y boit une onde put« ( Et le chêne étranf*er, sur des lits de ^rdatie , Ploie en dais arrondi ^ ses flexibles rameaux. O champs aimés, de Flotte ! 6 douce promenade ! Que vous flattez mon cœiir, mon esprit et mes yèax ! O champs aimés de Flore , ô douca promenade , Oui y vous êtes Tasâe et l'ouvragé des dieux ; Mais , à travers ces boii idigieux ^
Qudle élégante colonnade En marbre blanchissant s'élève dans les cîeux ? C'est le temple d'Amour; c'est l'enceinte sacrée Que réserve à son fils la reine de ces lieux. Deux saules chevelus en défendent l'entrée
A tout mortel audacieux.
De l'enfant sur l'autel respire la statue.
C'est lui-même : on. le voit, foulant un bouclier, Et le casque d' Alcide et sa lance rompue , Courber en arc poli sa noueuse niassue , .
Et d'un souris malin déjà nous défier.
' Peut-être, le Myrica Cerifira ou le Myrica Gale, arbrisseaux d'Amérique, dont les baies fournissent une espèce de cire grossière.
* Peut-être, le CytUus Labumum , vulgairement le &ux-ébénier.
3 Édition de 1780:
Ea paruol étend.
i68 LES AMOURS.
A rapproche du sanctuaire , Saisi d'un tremblement heureux , Trois fois du marbre saint j'ai baisé la poussière , Et fait fumer trois fois un encens précieux : Puis j couronnant ses beaux cheveux D'un feston de myrte et de lierre, Aux pieds du dieu charmant j'ai déposé mes vœux, Et fait tout bas cette prière :
a Amour, Amoiir, éternise mes feux , <c Conserve-moi le cœur de Catilie; <c Fais qu'elle soit toujours belle à mes yeux , a Et que je meure ayant que je l'oublie ! »
LMTRE III. 169
ELEGIE XX