‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 98 sur 140 · T1BU1.LB · texte numérisé non relu

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* Heureux qui dans le sein de ses dieux domesti^es, CultiTe Mi jardins , les rertos et les arts 1

s'écrie Delille dans l*Honime des champs ; et il semble s*étre ressouvenu du Ters de Berlin. Je trouTC que cette remarque a déjà été fiute par l'éditeur de rOride de Planudto, p. 890.

Qu'au sein des mers de l'Inde embrase ' le tropique,

Élevé dans l'orgueil du luxe asiatique,

La pourpre , le satin , ces cotons précieux

Que lave aux bords du Gange un peuple industrieux,

Cet émail si brillant que la Chine colore,

Ces tapis dont la Perse est plus jalouse encore^,

Sous mes pieds étendus, insultés dans )nes jeux ,

De leur richesse à peine avaient frappé mes yeux.

Je croissais, jeune roi de ces rives fécondes :

Le roseau savoureux ^, fragile amant des ondes ,

Le manguier parfumé, le dattier nourrissant,

L'arbre heureux où mûrit le café rougissant.

Des cocotiers enfin la race antique et fière.

Montrant au-dessus d'eux sa tête tout entière.

Comme autant de sujets attentifs à mes goûts.

Me portaient à l'envi les tributs les plus doux.

Pour moi d'épais troupeaux blanchissaient les campagnes ;

Mille chevreaux erraient suspendus aux montagnes^;

Et l'Océan, au loin se perdant sous les cieux.

Semblait offrir encor, pour amuser mes yeux ,

< Embrasse, de Téditioii de 1785, n*est qu'une faute d'impression. Voyez plus bas le second vers de i'Épitre à M. Des Forges.

» FojezrÉpîtreàM.DesForges.

3 La canne à sucre, sans doute.

4 Ue^ eapelUe.

Non ego 'Vos posthac, viruU projectus in antro, Dumosa pendere procul de rupe videbo,

ViRGILK, Ed, I.

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