‹ Œuvres complètes: avec notes et variantesChapitre 97 sur 140 · LIVRE IIL · texte numérisé non relu

LIVRE IIL

Tu m'aidas à graver de ta tremblante main.

Qui sait même, qui sait si le fer inhumain, Retentissant au loin dans la forêt profonde, N'abattra point ces pins, ees ormes vieillissans, Ces chênes, dont nos pieds outragent les présens, Immortels bienfaiteurs de l'enfanoe du monde ' ? Crédule , j'espérais sous leur abri sacré Qu'un jour, las des erreurs dont je fus enttré , Tout entier k l'objet dont mon âme est ravie , Tranquille, à ses genoux j'achèverais ma vie, Riche de ses attraits, fier de ses seuls regards, Tantôt comblé des soins de sa main caressante, Tantôt prêtant l'oreille à sa voix séduisante. Et cultivant l'amour, la nature et les arts^. La fortune a détruit ma plus chère espérance. A mes dieux protecteurs il me faut recourir : Je n'ai plus, désormais étranger dans la France, De retraite où chanter ni d'asile où mourir, O tristesse! ô regrets! o jours de mon en&nce! Hélas ! un sort plus doux m'était alors promis. Né dans ces beaux climats et sous les cieux amis

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