‹ Œuvres complètes; avec notes et variantes, précédées d'une notice historique sur sa vieChapitre 129 sur 137 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

De convives joyeux et d'esprits délicats

Me rechercha long-temps : je leur versais à table

Les rubis du Pomar et l'ambre des muscats.

Combien tu répandis de charmes Sur ces premiers instans de mes premiers beaux jours , Toi , dont l'absence encor m'arrache ici des larmes , Cher Parn* ! Tu le sais : rivaux et frères d'armes , Et dans tous les sentiers nous rencontrant toujours , Compagnons échappés aux fureurs de Neptune, Témoins de nos succès sans en être jaloux, Espoir, craintes, ennuis, plaisirs, gloire, fortune,

Tout devint commun entre nous.

Conformité d'âge et de goûts,

Et d'esprit et de caractère , Resserra chaque jour une amitié si chère. Mais de ces doux liens qui m'unissaient à toi,

Ton frère, ton aimable frère

Fut encor le plus doux pour moi,

La passion fit mon génie.

Saint-Lambert des Saisons avait chanté le cours ; Disciple moins heureux des cygnes d'Ausonie,

Moi , dans l'âge de la folie ,

J'aimais : je chantai les Amours.

Tout Paphos applaudit aux accords de ma lyre. Et, sans être fameux , mou nom courut partout.

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