PORTRAIT D'EUCHARIS
Regardez Euchaiis, vous qui craignez d'aimer, Et vous voudrez mourir du feu qui me dévore. Vous dont le cœur éteint ne peut plus s'enflammer, Regardez Eucharis : vous aimerez encore.
Il faut briiler, (juand de ses flots mouvans La plume ombrage en dais sa tête enorgueillie;
Il faut brûler, quand l'iialenie des vents Disperse ses cheveux sur sa gorge embellie. Un air de négligence, un air de volupté. Le sourire ingénu , la pudeur rougissante. Les diamans, les fleurs^, l'hermine éblouissante, Et la pourpre et l'azur, tout sied à sa beauté ^. Que j'aime à la presser, quand sa taille légère
• Celle élégie, la onzième du second livre el la dix-îiciiviémc du lioisième, ont été imprimées d'abord daus l'Almanach des Muscs de 1780. L'éditeur annonçait qu'elles élaieul tirées d'un ouvrai;e intitulé les Amours, qui allait paraître.
* Édition de 1780 ;
- Les diamaus eu feu.
3 Seu solvit crines,fiis'is dccet esse caj/illis; Seu comsit , cointis est veneranda comis. Vrit, seu Tjrria voliùt piocedere palla ; Urit, seu niveacandida veste venif.
TiBCLi.ii, IV, 2 , r).