‹ Œuvres complètes; avec notes et variantes, précédées d'une notice historique sur sa vieChapitre 17 sur 137 · PORTRAIT D'EUCHARIS · texte numérisé non relu

PORTRAIT D'EUCHARIS

Regardez Euchaiis, vous qui craignez d'aimer, Et vous voudrez mourir du feu qui me dévore. Vous dont le cœur éteint ne peut plus s'enflammer, Regardez Eucharis : vous aimerez encore.

Il faut briiler, (juand de ses flots mouvans La plume ombrage en dais sa tête enorgueillie;

Il faut brûler, quand l'iialenie des vents Disperse ses cheveux sur sa gorge embellie. Un air de négligence, un air de volupté. Le sourire ingénu , la pudeur rougissante. Les diamans, les fleurs^, l'hermine éblouissante, Et la pourpre et l'azur, tout sied à sa beauté ^. Que j'aime à la presser, quand sa taille légère

• Celle élégie, la onzième du second livre el la dix-îiciiviémc du lioisième, ont été imprimées d'abord daus l'Almanach des Muscs de 1780. L'éditeur annonçait qu'elles élaieul tirées d'un ouvrai;e intitulé les Amours, qui allait paraître.

* Édition de 1780 ;

- Les diamaus eu feu.

3 Seu solvit crines,fiis'is dccet esse caj/illis; Seu comsit , cointis est veneranda comis. Vrit, seu Tjrria voliùt piocedere palla ; Urit, seu niveacandida veste venif.

TiBCLi.ii, IV, 2 , r).

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