A M. LE COMTE DE P
Tout s'anime dans la nature.
Doux Avril, tu descends des airs:
Vénus détache sa ceinture ; Les fleurs émaillent la verdure, Et l'oiseau reprend ses concerts.
Quittez le brouillard de la ville Et ses embarras indiscrets ^; Paisible habitant du Marais, Courez , dans ce vallon fertile Qu'ont embelli Flore et Cérès, De la campagne renaissante Respirer les douces odeurs,
' Le titre de l'édition de 1780, est « A M. DE P. » ; celui do 17S5, "A M. le comte de P.» L'éditeur de 1823 a écrit eu toutes leltrcs, ■< A M. le comte de Parny. » Il ne se trompe pas; pourtant nous avons laissé l'abréviation, ici et ailleurs. Le comte de Parny était frère du clievalier.
'■ Oiiiille miiailheatce
Fiimum et opes strepitumque Romœ.
Horace, m, Od. 29, •>..
L'épithètc A^ indiscrets ne semble pas heureuse.
8a LES AMOURS.
Et sur l'épine blanchissante Cueillir ses premières faveurs.
Aux champs le printemps vous appelle :
Ah ! profitez de ses beaux jours.
Heureux favori des amours, C'est pour vous qu'il se renouvelle :
Pour moi la peine est éternelle, Et l'hiver durera toujours.