I.XIX
L'enfant cruel de sa main la plus forte
M'ouvrit le flanc qui est le plus débile Plantant au roc de mon cœur immobile Le sainct rameau qu'en mon ame je porte.
Toutç vertu, tout honneur, toute sorte De bonne grâce et de façon gentille Sont pour racine à la plante fertile, Dont la hauteur jusqu'au ciel me transporte.
L'eau de mes veux et la vive chaleur
De mes souspirs en vigueur la maintiennent : Son pasle tein ressemble à ma couleur.
Là mes escrits fueuille seiche deviennent : Mon vain espoir v est toujours en fleur Et mes ennuis sont les fruicts qui en viennent.