ODE X
Cliante Temprise furieuse
Des fiers Geans trop dévoyez Kt par la main victorieuse Du père tonnant foudroyez :
Ou bien les labeurs envoyez Par Junon, Déesse inhumaine A l'invincible enfant d'Alcméne.
Chante les martiaux alarmes
D'un son heroic et haut stile :
Chante les amoureuses larmes,
Ou bien le champ gras et fertile.
Ou le clair ruisseau qui distile
Du mont pierreux, ruisseau qui baigne
Prez, et spacieuse campaigne.
Chante donc les biens de Cerés,
Et de Bacchus les jeux mistiques :
Chante les sacrées forests, Séjour des demi-dieux rustiques :
Chante tous les dieux des antiques, Platon, Neptune impétueux Et les Austres tempestueux.
Bref, chante tout ce qu'ont chanté Homère et Maron tant fameux, Pindare, Horace tant vanté, Afin d'être immortel comme eux, En desprit du dard venimeux De celle qui ne peut defTaire Ce qu'un esprit divin sçait faire.
AV SEICNTL-R riE«RF HF. HONSARD u)-
L'n œuvre sera plus durable
Qu'un théâtre, ou un Colisée,
Ou qu'un Mauseole admirable
Dont l'estolVe si fort prisée
Par le temps a esté brisée.
Ou que tout autre œuvre excellent
De la main de l'ouvrier volant.
Quant à moy, puisque je n'ai beu
Comme toi de l'onde sacrée,