‹ Œuvres complètes. Avec un commentaire historique et critiqueChapitre 94 sur 115 · A PONTUS DE THYARD ET G. DES AUTELS · texte numérisé non relu

A PONTUS DE THYARD ET G. DES AUTELS

Divin Thyard, qui dédaignant la Terre,

Par l'aiguillon d'une divine erreur,

]usques au ciel as poussé la lureur

De ton esprit, qui divinement erre :

Et toy encor' dont le laurier enserre

Le jeune iront, ayant jà ce bonheur

De consacrer d'une saincte l'honneur

Sur tels autels encourtine/. de Thyerre. Si comme vous doucement enchanté

A vosîre gré j'ay quelquefois chanté

Et mes ardeurs, et l'honneur de l'Olive, Priez pour nioy l'oyseau Cyllenien

Guider mes pas, jusqu'à tant que j'arrive

Dessus le bord du Tybre Ausonicn.

A ANDRÉ THEVET, ANGOULMOISIN

Si la première nef que veit la plaine humide

De nef fut transformée en astre flamboyant, Pour avoir vo\-agé d'un chemin ondoyant, Qui va du Thessalique au rivage Colchide :

Combien doit nostre France à cest autre Aesonidc Qui comme l'Océan la terre costoyant.

Qui comme le Soleil le monde tournoyant A veu tout ce qu'enceint ce grand espace vuide .•'

C'est Thevet qui sans plus des rocs Cyaneaus

N'a borné son voyage, ou des champs Medeans, Mais a veu nostre monde, et l'autre monde encore :

Dont il a rapporté, non comme fit Jason,

Des rivages du Phase une blonde toison,

Mais tout ce qui- se voit sur les champs de l'Aurore.

VERS LYRiaUES 25 I

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