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Étoles, manipules et chasubles des cinq couleurs

L’étole, à part ses extrémités pendantes, conserve partout la même

largeur ; aussi est-on obligé de la rabattre sur le dos pour qu’elle ne gêne pas le cou. La croix qui est au milieu devant être baisée par le prêtre, il serait malséant de la recouvrir : « Accipiens stolam simili modo deosculatur. » (Missel.)

Le manipule est marqué d’une croix au milieu que [l’on baise ; « Sacerdos accipit manipulum, osculatur crucem in medio. » (Missel.) On l’attache sous le bras à l’aide de deux cordons.

La chasuble romaine a la croix en avant et un simple orfroi dans le dos.

Outre les cinq couleurs, il en reste une que la tradition admet dans les grandes églises. C’est le rose, usité seulement pour le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième de carême, en raison des premiers mots de l’introït, Gaudete et Lætare.

Le cardinal Orsini voulait qu’à première vue on reconnût la couleur par les lettres apposées aux tiroirs : « Che s’incidano le lettere B. R. V. P. N .,bianco, rosso , verde, pavonazzo , nero, in fronte de’tiratoi delle pianete per la distinzione de’colori. »

8. « Dalmatiques » pour le diacre; « tun icelles » pour le sous- |iiacre; « chasubles pliées » en avant pour l’un et pour l’autre en avent, en carême et aux vigiles.

9. « Chapes. » La chape romaine a un orfroi qui monte jusqu’au îou, le chaperon pend au-dessous. Les évêques seuls ont droit au aectoral ou agrafe de métal garni de pierres précieuses.

10. « Voiles huméraux. » Celui qui sert à la bénédiction du Saintfacrement est toujours blanc. Ceux de la messe n’admettent que |[uatre couleurs : blanc, rouge, vert, violet.

11. « Parements d’autels des cinq couleurs » ou des six, si l’on ait usage du rose.

12. « Housses violettes pour les croix à partir de la semaine de

la Passion. » Elles sont en soie ou en laine, galonnées ou unies, en losange ou en forme de croix.

Les décrets des Rites ont exigé une housse blanche pour la messe du jeudi saint, à l’autel où l’on célèbre la grand’messe.

13. « Coussins pour les genoux. » Il les faut violets pour la prostration, le samedi saint, du célébrant et de ses ministres, pendant les litanies. Le cardinal Orsini les mentionne souvent en cuir teint dans ses visites, ou sous cette forme : « Cuscini pro genibus. »

14. (( Surplis » à manches larges. Aucune loi ecclésiastique n’interdit de l’orner de dentelles. A Rome, on porte généralement la cotta, qui est une diminution du surplis. Les surplis sans manches sont une innovation, puisque le missel reconnaît aux servants de messe le droit de prendre le surplis : « Ministro superpelliceum induto. »

Le rocliet à manches étroites étant un signe de prélature ne peut être pris qu’en vertu d’un induit.

15. « Petites nappes pour essuyer les mains, » ou Lavabo. Le missel recommande que le manuterge soit propre : «c Manutergio mundo. »

Autres « nappes longues pour la communion » du clergé et des fidèles b A Rome, on les remplace souvent par une espèce de pale non bénite ou un bassin de métal. 11 est défendu aux fidèles de prendre, à défaut de nappe, le voile du calice, la bourse ouïe devant de la chasuble du prêtre.

16. « Burettes et bassins. » Les burettes sont en verre, pour plus de propreté et aussi afin de distinguer plus facilement, à première vue, l’eau du vin 1 2 * * S.. Chaque burette a son couvercle. « Ampullæ vi-

1. « Si qui sunt communicandi in missa minister ante eos extendit linteum

seu vélum album. » [Missel.) — «Vocentur duo capellani seu acolythi, cottis induti, cum albo mantili, quod genuflexi sustinent hinc inde ambabus manibus per quatuor angulos quousque perfecta fuerit communio. » ( Cærem . episcop.)

2. « Nos dicimus ampullas vitreas esse oportere, ut vinum ab aqua discerni possit. » (Bened. XIV, De sacrifie, miss., lib, I, cap. 5, n. 8.) Cependant la S. C. des Rites a consacré par le décret suivant l’usage des burettes d’or ou d’argent : « Sancti Jacobi de Chile. Exorta controversia inter nonnullos canonicos

metropolitanæ ecclesiæ S. Jacobi de Chile : an usus vigens in eadem civitate adhi-

bendi ampullas auro vel argento elaboratas, tolerandus esset; ad rem dirimendam

S. R. Congregationi sequentia duo dubia proposita fuerunt, nimirum : 1. An uti liceatin missæ sacrificio ampullis aureis vel argenteis? Et quatenus négative, 11. An consueludo, quæ iuvaluil, prorsus improbanda sit in casu? S. R. C.

treæ viûi et aquæ cum pelvicula. » (Missel.) — « Pelvicula cum arapullis vitreis, quantum fieri potest,cum suis operculis, vino et aqua plenis. » ( Pontifical .)

17. « Clochettes. » Il en faut une à chaque autel pour les messes:

« Parva campanula. » (Missel.) Les procès-verbaux de visite la nomment « campanello ad manus, » ou « campanello portatile. »

Une plus forte sert pour l’accompagnement du saint viatique 1 :

« Alter (minister) campanulam jugiter pulset. » (Rituel.) Ou encore, comme à Rome, pour les prédications populaires ou missions et pour la convocation des enfants au catéchisme.

18. « Vase pour laver les corporaux », purificatoires ou pales. Le cardinal Orsini le voulait en cuivre étamé : « Il catino di rame stagnato per la lavanda de’ corporali. » ( Visit . de 1724.) — « Yas æneum destinatum fuit pro mundandis corporalibus et purificatoriis. » (A et. visit.) L’évêque dit au sous-diacre, à l’ordination : « Pallæ quæ sunt in substratorio altaris in alio vase debent lavari et in alio corporales pallæ. Ubi autem corporales pallæ lotæ fuerint, nullum aliud lintamen debet lavari; ipsaque lotionis aqua in baptisterium debet vergi. »

19. « Piscine sacrée. » L’évêque recommande à ses prêtres, réunis en synode, d’avoir dans les églises, près de l’autel ou à la sacristie une piscine pour jeter l’eau qui a servi à laver les linges et les mains du prêtre après une cérémonie dans laquelle a été employée l’huile sainte, et aussi l’eau avec laquelle ont été nettoyés les vases sacrés: « In sacristiis sive secretariis, aut juxta altare majus sit locus præparatus ad infundendum aquam ablutionis corporalium, et vasorum sacrorum, ac inanuum, postquam sanctum chrisma aut oleum catechumenorum vel infirmorum tractaveritis. » (Pontifical.)

Il est de règle que, quand on a touché les saintes huiles, on se frotte les mains avec de la mie de pain, avant de se les laver : « Me-

respondendum censuit : Tolerandam esse cousue tudinem. 28 aprilis 1866. »

L’usage de la cuiller pour mesurer Leau n’est pas improuvé là où il existe. « Baltimoren. IV. Quum quæsitum esset an parvi cochlearis pro aqua in calicem I infundenda usus esset licitus, S. R. G. respondit, anno 1850, die 7 septembris,

1 servandam esse rubricam. Quæritur utrum verba intelligenda sint eo sensu, ut i usus cochlearis in prædicto casu omnino prohibeatur? S. R. C. resp. : Ad IV. Négative , seu usum parvi cochlearis non esse prohibitum. Die 6 februarii 1858. »

1. « Tre campanelli portatili, uno de quali piu grande per la communione. » | ( Visit. de 17 %4.)

dulla panis qua inuncti sacerdotis digiti, cum manus lavat, abstergantur. » {Rituel.) — « Ordinati sacerdotes poterunt lavare manus

suas cum medulla panis et aqua bene mundare et aqua ablutio-

nishujusmodi projiciatur in sacrarium. x>

La piscine se creuse en terre, de manière que l’eau qu’on y jette s’écoule dans un sol béni et non profane, comme il arriverait si elle sortait en dehors de l’édifice religieux. On la ferme avec un carreau de marbre ou de brique, que l’on enlève à l’aide d’une boucle de fer fixée à la partie supérieure.

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