‹ Œuvres complètesChapitre 156 sur 372 · Autre mobilier ecclésiastique · texte numérisé non relu

Autre mobilier ecclésiastique

1. « Croix processionnelle, » avec sa « hampe haute de sept pieds 1 ». Quand le cardinal Orsini trouvait la croix trop longue, il

la faisait réduire :« Hasta nimis longa procruce processionali. »

— « Hasta crucis nimis al ta scindi debet ut fiat convenientis altitudinis. »

La croix processionnelle est toujours en argent ou argentée. Elle se compose d’une hampe ou bâton, terminé en pointe et divisé par des nœuds; d’une douille, qui fixe la croix sur la hampe ; d’une pomme ou nœud de forte dimension, et d’une croix à laquelle est attaché un Christ 2. Quand on la porte à la main, le Christ n’est pas tourné vers le clergé, mais en dehors comme s’il marchait.

Quand le chapitre se rend processionnellement au chœur, il esfc précédé de la croix capitulaire, que l’on place, pour tout le temps de l’office, à la droite de l’autel.

La croix des ordres mendiants se distingue par une hampe de bois blanc à laquelle pend un long voile, de la couleur du jour, et marqué à l’effigie des fondateurs et aux armoiries de l’ordre.

En signe de prééminence, le pape, les cardinaux-légats, les patriarches, les primats et les archevêques se font précéder d’une croix, dont le crucifix se porte tourné vers eux. Les primats et archevêques l’ont en argent, à moins qu’ils ne soient cardinaux, et alors elle est

1. Le pied romain équivaut à vingt-trois centimètres, ce qui donne à la croix une hauteur de 1 m. 61. Le clerc qui porte la croix doit toujours être vêtu du surplis : « Crucem cleri sæcularis omnino deferendam esse a elerico cotta indulo et contrariam consuetudinem esse abusum. » (S. R. C., 12 jun. 1660.)

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