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Triangle pour les ténèbres de la semaine sainte

Le triangle se place au côté de l’épître. Il se compose d’un pied, d’une tige et d’un râtelier triangulaire, sur lequel se posent les cierges. Il doit être en bois, noir si on le peint, en signe de deuil, ou en bronze, qui est le métal funèbre. Les quinze cierges, qui représentent les apôtres et les disciples, sont en cire jaune, et celui du sommet en cire blanche, parce qu’il figure Jésus-Christ. « Alatere epistolæ ponitur candelabrum triangulaire accommodatum ad sustinendos quindecim cereos communes, ponderis unius libræ vel circa singulos. ( Cærem . episcop.)

12. «x Tablette, » vulgairement nommée crotalo en italien et en français crécelle , pour faire du « bruit », à défaut de cloches, du jeudi au samedi saint. A Rome, on se sert d’une planche longue, percée en haut de manière à passer la main et garnie de chaque côté d'une poignée mobile en fer, qui frappe sur la planche quand on l’agite; c’est ce que le cardinal Orsini nomme dans ses visites trabaccola ou « crotalo di legno colle maniglie di ferro », tandis que la crécelle proprement dite, celle qui servait jadis aux lépreux, est qualifiée « crotola alla lazara ».

13. « Civière » pour les morts. On l’appelle en italien bar a. Elle a deux brancards en avant et en arrière, pour les porteurs, qui sont vêtus d’un sac noir avec courroies de cuir aux reins; quatre pieds pour la poser à terre, et une garniture noire qui l’enveloppe complètement. Il y avait une civière en bois peint pour les enfants : « La baretta piccola dipinta per i fanciuli. » (Act. visit.)

Le cadavre était déposé sur une forte peau, que la première édition de la Méthode nomme oc pellis mortualis », qui se traduit d’après les procès-verbaux par « pelle mortuale ». En 1707, un inventaire la décrit très exactement : « Due bare di legno, una de quali è nuova con pelle mortuale di vacchetta di Fiandra rossa. » La visite de l’an 1724 y ajoute une doublure :« la pelle mortuale foderata.»

14. « Chandeliers mortuaires. » A Rome, ils sont ou en bois noir, ou plus ordinairement en fer, portés sur trois pieds, avec une haute tige et une large bobèche. On les place autour du cercueil ou du catafalque.

15. « Drap mortuaire, sans croix L » A Rome, il a une étroite bordure noire et, au milieu, un large carré de drap d’or ou de soie jaune, sans aucune croix qui le traverse. Le Cérémonial des évêques défend de mettre du blanc aux ornements funèbres. Je trouve souvent dans les visites mention de galons jaunes : « Il panno mortuale con finimenti gialli. »

16. « Balais et plumeaux » pour nettoyer l’église : « Emi debent scopæ. » ( Act . visit.) « Stia sempre provveduta di scope e spazzarine per la dovuta mondezza et polizia. » (Ibid.) S. Charles Borromée demande que les plumeaux soient faits avec des queues de renards, comme au temps de Virgile. Le cardinal Orsini, qui était très sévère pour la propreté, recommande sans cesse de balayer, d’épousseter, d’enlever les crachats qui salissent les murs. D’après les procèsverbaux des visites, les plumeaux étaient alors en paille de riz, en plume ou en queues de renard : « Penniculum, vulgo lo spazzarino di riso. » — « Per le 2 scopette di penne o di code di volpe da provvedersi. » (Aci. de 1734.)

17. « Inventaire de toutes les choses susdites. » Il est nécessaire, pour bien se rendre compte de ce que l’on possède, et aussi pour couvrir la responsabilité de celui qui est préposé à la sacristie. Cet inventaire, pour être durable, doit être fait sur un registre et non sur une feuille volante. « Mandatum est ut inventariumsacræ supellectilis in libro fiat et non in foliis separatis. » (Act.)

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