‹ Œuvres complètesChapitre 157 sur 372 · Hasta crucis processionalis decenter. » (Act. visit · texte numérisé non relu

Hasta crucis processionalis decenter. » (Act. visit

en argent doré comme pour les autres nommés précédemment. La l croix du cardinal Orsini sert encore à l’archevêque de Bénévent, qui la tient dans sa chapelle au côté de l’évangile; elle porte au nœud le nom du donateur et le millésime de 1686. Elle est en argent avec quelques parties dorées. Sa hauteur totale est de 1 m. 83; la croix seule jusqu’au nœud mesure 55 c., et le croisillon 39 c.; elle paraît avoir été rognée à la partie inférieure, afin, m’a-t-on dit, de pouvoir ! la porter plus facilement à cheval, lors des entrées solennelles pour les visites.

La croix romaine est légère, peu haute et facile à porter, même d’une seule main. Quand on la tient, elle ne s’élève guère au-dessus de la tête de l’acolyte que de la hauteur du crucifix.

Pendant le temps de la Passion, la croix processionnelle est couverte, à la partie supérieure, d’une housse violette. Le jour des Rameaux, on y attache une palme bénite.

2. « Encensoir avec sa navette et cuiller. » L’encensoir est en i métal argenté, excepté pour le pape, les cardinaux et les patriarches,

| qui ont droit à l’avoir doré. Les chaînes sont courtes en raison de la J manière même d’encenser, telle que l’exige le Cérémonial des

évêques.

L’intérieur de la cassolette est garni à Rome d’un réchaud de fer mobile ou âme , ce qui est plus commode pour mettre et ôter les charbons L

La navette, de forme oblongue et montée sur un pied élevé, est munie d’une cuiller, non attachée par une chaînette, pour prendre l’encens.

3. « Bannières pour les églises inférieures. » Le Rituel romain prescrit de les décorer d’images saintes et de ne pas leur donner la forme de drapeaux militaires : « Vexillum, sacris imaginibus insi- Ignitum, non tamen factum militari seu triangulari forma. »

4. « Vase pour l’eau bénite, avec l’aspersoir. » Il suit la règle générale quant à la matière, argent ou doré, selon la hiérarchie. A Rome, on a le bon goût de le faire de très petite dimension. L’asjpersoir est terminé soit par une boule trouée, soit par une boule

1. « Thuribulum, cui deest vasculum ferreum pro igné. » — « Thuribulum...

I | aPPona^ur Pro vas ferreum quod anima vulgo nuncupatur. « ( Act .

garnie de poils L A certaines cérémonies, on le remplace par un bouquet d’hysope 2 .

5. « Instrument de paix » pour donner à baiser aux dignitaires ecclésiastiques, ou aux nobles et laïques, le cas échéant, selon la règle établie par le Cérémonial des évêques. M&r Martinucci recommande d’y joindre un linge pour l’essuyer, au fur et à mesure quon l’a baisé. Dans les églises de campagne, les actes de visite l’indiquent généralement en cuivre : « La tabella pacis di ottone. »

6. «. Vases de fleurs artificielles. » Ces vases, à Rome, sont de deux sortes : en métal ou plus souvent en bois doré ou argenté, la faïence ou la porcelaine ayant moins d’éclat et rappelant trop les vases qui ornent les salons.

7. « Instrument » ou fer à hosties, « pour confectionner les hosties et les particules ». Les hosties doivent avoir l’empreinte du crucifix.

8. « Deux autres instruments pour arrondir les hosties et les particules. » On les taille à l’emporte-pièce, ce qui est plus régulier que les ciseaux ou à l’aide d’un double instrument que je n’ai vu usité qu’à Rome et à Bénévent. On place sur l’hostie une forme de de bois, de la grandeur voulue, et on en suit les contours avec un petit couteau semblable à un compas dont une des pointes reste fixée au milieu de la forme, tandis que l’autre tourne autour.

9. « Boîte pour lesdits instruments, » afin qu’ils ne s’égarent pas. Les procès-verbaux de la visite de l’an 1724 en parlent en ces termes : « La cassetta alessandrina colla piastra di ottone per ottondare le ostie. » « La cassetta alessandrina con suoi4 ordegni. »

On y ajoute un « crible pour dégager les hosties de leurs parcelles ». Ce crible est rond et en bois, avec une peau tendue à la partie inférieure et percée de larges trous. On s’en sert encore dans tout l’archidiocèse de Bénévent. Le cardinal Orsini l’exigeait dans ses visites : « Deest cribrum pro particulis. »

10. « Analogies. » J’en ai déjà parlé à l’article des lutrins, parce qu’il y a similitude entre eux. Benoît XIII n’a pas toujours adopté un ordre suffisamment rationnel. On pourrait, pour une plus grande facilité dans les visites, répartir les objets sous des titres communs

1. « Singulis diebus dominicis ante missam, aquam qua populus aspergatur, bénédicité, ad quod vas proprium habete. - ( Pontifical .)

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