‹ Œuvres complètesChapitre 160 sur 372 · Du cimetière · texte numérisé non relu

Du cimetière

Dans le Pontifical, la visite du cimetière suit celle de la sacristie : « item ad sacristiam et cœmeterium seconfert. »

!i. Le 3i janvier 1589, la sacrée congrégation des Évêques et Réguliers a rendu ce décret : « Les cloches bénites, qui sont suspendues dans les clochers des églises, ne doivent pas être sonnées pour appeler aux armes, ni pour d’autres usages profanes, lors même qu’elles auraient été données par la commune ou d’autres dans ce but; alors, si la propriété n’en avait pas été transférée à l’Eglise, ou s’il [ y avait la condition expresse de s’en servir pour des usages profanes, il faudrait les profaner et les rendre pour les suspendre dans une tour profane. »

2. « Utrum ad effectum lucrandi indulgentias a summis pontificibus concessas (I fidelibus qui orationem vulgo dictam Angélus Domini certis quibusdam diei horis j ad campanæ pulsutn pie recitaverint, requiratur ut campana sit ritu ab Ecclesia præscripto benedicta ? Sacra congregatio I.idulgentiarum respondit: Négative. Die 19 augusti 1864. »

3. « Ubi viget antiqua consuetudo sepeliendi mortuos in coemeteriis, retineatur il et ubi fieri potest restituatur. » (Rituel.)

1. Le cimetière est « clos » de murs, afin qu’il ne soit pas pro fané et que les bestiaux ne puissent y entrer. Benoît XIII parle de la clôture, mais sans ajouter, comme ailleurs, ostium , clams. Enelfet, il ne convient pas que le cimetière, que tant de personnes sont intéressées à visiter, soit fermé à clef, ce qui en rendrait l’accès impossible. Tout au plus peut-on le fermer la nuit.

2. « Aucun arbre » ne doit y être planté. Les arbres, c’est la vie, l’ornement des jardins ; ici tout sera triste et parlera de la mort. Encore moins serait-il décent d’y mettre des arbres fruitiers dont on vendrait la récolte à la saison. Les cadavres humains ne sont pas faits pour engraisser la terre et assurer l’existence des plantes.

On ne tient plus compte nulle part, même à Bénévent, de cette prescription.

3. Une « croix de bois » est élevée au milieu du cimetière. C’est celle qui a servi à la bénédiction. « Una altior crux lignea in medio. » ( Pontifical .) — « Pridie quam fiat benedictio, ponitur in medio cœmeterii benedicendi lignea crux, alta ad staturam liominis. » {Rituel.) Les morts dorment ainsi à l’ombre de la croix. Le missel, au memento, dit d’eux : « Nos præcesserunt cum signo fidei et dormiunt in somno pacis. »

4. La « bénédiction » se règle conformément au Pontifical et au Bituel. Le rite est différent suivant qu’elle est faite par l’évêque ou par un prêtre délégué : « Per sacerdotem ab episcopo delegatum. » {Rituel.)

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