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Quels sont les « habitants

5. « Des femmes y habitent- elles? » L’évêque fait cette injonction dans le synode : « ln primis admonemus ut vita et conversatio vestra sit irreprehensibilis. In domibus vestris mulieres non cohabitent. »

6. « Y reçoit-on dos malfaiteurs? » Ceci fait allusion au privilège de l’immunité locale, ou même à la complicité des ecclésiastiques, qui seraient alors recéleurs.

20. — Des oratoires de confréries, outre ce qui a été dit des églises.

Les confréries sont des associations pieuses érigées canoniquement par l’Ordinaire. Si elles ont reçu du Saint-Siège l’autorisation de s’affilier d’autres confréries, à l’effet de les faire participer à leurs faveurs et privilèges, ou même de créer ailleurs des confréries analogues, elles prennent le nom significatif d ' arckiconfréries , qui convient à elles seules et non à leurs succursales. Si les confrères n’ont pas le costume traditionnel, on les nomme alors 'pieuses unions .

Chaque confrérie, dirigée par un recteur et assistée par un chapelain, a son église ou son oratoire propre, qui alors devient oratoire public , en tant qu’il ouvre sur la rue et qu’à certains jours et à certaines fêtes on y admet tous les fidèles indistinctement : là se fait l’office, dimanches et fêtes.

A Rome, les églises paroissiales ont toutes leur confrérie du Saint-Sacrement, et, en plus, quelquefois une pieuse union pour l’accompagnement du saint viatique.

1. On porte aux processions deux « étendards» : l’un est une espèce d’oriflamme, marquée d’un calice ou d’un ostensoir, si c’est une confrérie du Saint-Sacrement, et d’une image de la Vierge, s’il s’agit d’une confrérie de ce titre, etc. ; l’autre, de grandes dimensions, est peint sur toile et représente les patrons de la confrérie. Pour que les étendards ne prennent pas de poussière, on les couvre d’une « housse » à la sacristie.

2. La « croix processionnelle», comme celle des mendiants, a un voile pendant, ou labarum , en signe d’infériorité. « Croci'con loro panni pendenti. » (Ad. visit.)

3. Les « prieurs » portent des « bâtons » ou bourdons, en signe de dignité. Ces bâtons sont peints à la couleur de la confrérie et terminés soit par une boule, soit par un calice, une image de la Vierge, etc., selon le vocable même de la confrérie.

« Habet... baculum prioralem, cui aptatus fuit pomulus in summitate. » — « Il baslone priorale colla sua medaglia. » (Ad. visit.)

4. « Capes. » Le costume des confrères se compose invariablement : de souliers à boucles, de bas blancs ou noirs, d’un sac en forme de tunique, d’un cordon qui serre la taille, d’un chapelet pendant au côté, d’une « mozette » ou pèlerine avec targe du titulaire au côté gauche de la poitrine, d’un capuchon pour couvrir la tête et qui n’a d’ouverture qu’à l’endroit des yeux, enfin d’un chapeau plat et rond, passé en bandoulière derrière le dos, quand on n’en est pas coiffe.

La couleur du sac, du cordon et de la pèlerine, varie suivant les confréries, à Rome.

Le cardinal Orsini, dans le 26e synode diocésain de Bénévent, régla par un édit spécial la livrée des diverses confréries du diocèse, c’est-à-dire la mozette (le sac étant toujours blanc, ainsi que le cordon), l’étendard et le voile ou labarum du crucifix. Ainsi il fut décidé qu’à l’avenir la confrérie du Saint-Sacrement prendrait le blanc, bordé de rouge; celle du Rosaire, le noir avec bordure blanche; celle de N.D. des Grâces, le blanc de lait; celle de la Conception, le bleu; celle du Carmel, le tanné avec bordure blanche, celle des Sept -Douleurs, le bleu d’ardoise; celles des SS. Prophètes, le vert; celle des SS. Apôtres, le rouge foncé; celle des SS. Martyrs, le rouge; celle des SS. Pontifes, le jaune; celle des SS. Confesseurs, le cendré; celle des saintes Vierges, le rose; celle des morts, le noir.

Les femmes s’habillent en noir.

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