‹ Œuvres complètesChapitre 187 sur 372 · Analecta , t. VI, col · texte numérisé non relu

Analecta , t. VI, col

religiose colat, sancte frequenterque suscipiat, præsertim in majoribus anni solemnitatibus . » {Rituel.)

9. « Pour le saint viatique observe-t-on l’édit et les constitutions synodales ? » Cet article concerne spécialement Bénévent. Voici les recommandations du Pontifical : « ïpse quoque presbyter infirmos visitet et reconciliet et juxta Apostolum propria manu communicet, oleo sancto inungat. Nullus præsumat tradere communionem laico aut feminæ ad defe rendu m infirmo. »

On peut, dans certains cas, porter le saint viatique à cheval ou la tête couverte : « Viaticum ob locorum distantiam, difficultatem itinerum, viarum asperitatem, ut a parocho deferri possit equitando, S. Rituum Congregatio indulget, juxta tamen arbitrium et prudentiam episcopi. » (S. R. G., 23 janv. 1740.) — « Parocho reumate laboranti et SS. sacramentum infirmis deferenti solet indulgeri usus pileoli in itinere, non tamen intra civitatem vel oppidum, de consensu tamen episcopi. » (S. R. G., 10 janv. 1693.)

Monacelli précise plusieurs autres points :

« An mulieres accédant modeste ad sumendam sacram eucharistiam vel potius irreverenter, mammis et brachiis denudatis ? An non communicantes in Paschate moniti fuerint et illorum nomina transmissa ad curiam episcopalem ? »

10. « Pénitence. L’administre-t-on avec l’étole et le surplis. » « Superpelliceo et stola violacei coloris utatur, prout tempus vel locorum feret consuetudo. » {Rituel.)

11. (( Les pénitents sont-ils interrogés sur les mystères de la Trinité et de l’Incarnation ? » « Si vero confessarius, pro personarum quali ta te, cognoverit pœnitentem ignorare christianæ fidei rudimenta, si tempus suppetat, eum breviter instruat de articulis fidei et aliis ad salutem omnium necessariis et ignorantiam ejus corripiat illumque admoneat ut postmodum diligentius addiscat. » {Rituel.)

12. « Les enfants sont-ils instruits avant d’être admis à se confesser? »

Le cardinal Orsini, dans son 26e synode de Bénévent, enjoint aux curés de faire confesser les enfants dès l’âge de neuf ans : « Pueros et puellas deinceps, septennium post ubi jam complevisse deprchenderint (parochi) ut apueritia Dominum timere assuescant, mo-

dum boni a malo discernendi, praximque peccata confitendi edoceant, ut, nono saltem exacto anno, [ad sacramentalem admitti valeant confessionem. »

Si un prêtre devait, pour un motif quelconque, délivrer un billet de confession, voici la formule usitée à Rome :

Armoiries de l’église ou de l'ordre.

Testor de audita confessione sacramentali (nom du pénitent).

Die mensis anni.

(Signature du confesseur.)

13. <( Extrême-onction. La porte-t-on aux malades dans le temps prescrit par le synode diocésain ? »

« Extremæ unctionis sacramentum a Ghristo Domino institutum lanquam cœlestis medicina, non animæ solum sed etiam corpori salutaris, omni studio ac diligentia periculose ægrotantibus adhibendum est, et eo"quidem tempore, si fieripossit, cura illis adhuc integra mens et ratio viget, ut ad uberioremsacramenti gratiam percipiendam ipsi etiam suam fidem ac piam animi voluntatem conferre possint, dum sacro liniuntur oleo. » {Rituel.)

Ajoutons avec Monacelli : « An conferatur pueris usum rationis et malitiam peccandi non habentibus, furiosis lucido intervallo carentibus et impœnitenter deccdentibus. »

Le cardinal Genci, dans le synode tenu à Bénévent en 1737, exigeait que les malades, après avoir reçu le saint viatique, protestassent parla formule suivante, de leur désir de recevoir l’extrêmeonction :

« Seigneur Jésus-Christ, qui, avec tant d’amour, avez daigné entrer dans mon âme et l’enrichir de vos grâces en la fortifiant par votre précieux corps pour résister aux tentations de l’ennemi infernal et me donner la force d’arriver au paradis moyennant ce saint viatique, je vous remercie pour cet excès d’amour et, au cas où mon infirmité et maladie s’aggraverait, je proteste de vouloir recevoir ensuite le sacrement de l’extrême-onction, si votre majesté m’en rend digne, déclarant dès maintenant que je veux le recevoir, lors même que je serais privé de sentiment. G’est ainsi que j’espère de votre grâce. Ainsi soit-il. »

14. « Ordre. Pour les attestations, observe-t-on les prescriptions du synode ? »

« Ad minores ordines promovendi bonum a parocho et a magis-

tro scholæ in quo educantur, testimonium habeant Subdiaconi

et diaconi ordinentur, habentes bonum testimonium qui pie et

fideliter in ministeriisante actis se gesserint et ad presbyteratus ordinem assumuntur, bonum habeant testimonium. ( Pontifical .)

15. « Mariage. Y a-t-il cohabitation après la célébration des fiançailles ? »

« Moneat parochus conjuges ut ante benedictionem sacerdotalem in templo suscipiendam, in eadem domo non cohabitent, neque matrimonium consumment, nec etiam simul maneant, nisi aliquibus propinquis vel aliis præsentibus. » {Rituel.) — « Curare debent Ordinarii ut sponsi, factis sponsalibus, quam primum contrahant matrimonium ad stupri periculum vitandum. » (S. C. C.)

Le cardinal Orsini exigeait que si, avant le mariage, il y avait eu entre les futurs époux des relations scandaleuses ou cohabitation soluta practica , l’autorisation de procéder au mariage fût reculée à deux mois. Actuellement, à Bénévent, on retarde seulement d’un mois.

16. « De la bénédiction nuptiale et quand doit-on l’omettre? »

« Yiduæ nuptias non benedicat (parochus), etiamsi ejus vir nunquam uxorem duxerit. » {Rituel.) La bénédiction ne se donne pas non plus quand l’un des deux époux est hérétique ou schismatique.

La célébration du mariage à l’église n’est pas de rigueur, quoiqu’elle soit préférable : « Ordinarius non potest prohibere quin matrimonium domi celebretur, servata forma concilii Tridentini ; tamen maxime decet ut in ecclesia celebretur, ad hoc hortari debet non tamen præcipere. » (S. C. C.)

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