L’Eucharistie
1. La réserve a-t-elle lieu en vertu du droit commun, qui n’atteint que les cathédrales, les collégiales, le3 églises paroissiales et les communautés exemptes ? — Est-ce en vertu d’un privilège spécial ? Exhiber l'induit apostolique. — Se conforme-t-on aux clauses de l’induit, qui exige d'ordinaire la messe quotidienne? — La réserve est-elle unique? Quel motif peut-on invoquer pour conserver Je Saint-Sacrement à plusieurs autels dans la même église? Celle dérogation à la rubrique est-elle permanente ou transitoire ?
2. A quel autel conserve-t-on le Saint Sacrement, autel spécial dans les grandes églises, maître-autel dans les églises paroissiales ? — Est il surmonté d’un dais fixe, couvrant l’autel et son marchepied? — L’eucen- §€-t-on au Magnificat des vêpres solennelles ? — Allume-t-on les cierges à cette occasion ?
3. Les hosties sont-elles en pur froment? — Qui les prépare? — Sontelles de fabrication récente, c’est-à-dire de quinze jours au plus? — Les grandes hosties portent-elles l’empreinte de Jésus en croix, toute autre image étant moins convenable? — Les petites hosties sont-elles renouvelées tous les huit jours dans le ciboire? — A-t-on un crible pour détach* r les parcelles, une fois taillées ? — A-t-on les instruments nécessaires pour tailler les grandes et les petites hosties?
4. De quelle matière est le ciboire ? — La coupe est-elle en argent ou en bronze d’aluminium, avec dorure à l’intérieur ? — Est-il béni? Par qui? A quelle époque? — Y a-t-il un petit ciboire pour porter la communion aux malades ? — A-t-on une bourse de soie blanche pour porter au cou le petit ciboire, si l’on doit aller à la campagne ? — Y a-t-il une custode d’argent, doré à l'intérieur, pour conserver l'hostie destinée à l’ostensoir? — Le ciboire est-il couvert d’un pavillon de soie blanche ?
5. Y a-t-il une ou plusieurs lampes devant le Saint-Sacrement ? — Sont-elles eu nombre impair, comme l’exige la rubrique ? — Scnt-elles suspendues à un lampadaire devant le tabernacle ou mises de côté ? — L’huile qu’on y brûle est-elle végétale ou minérale? — La lampe brûle-telle jour et nuit ? — Prend-on les précautions nécessaires pour qu elle ne s'éteigne pas? — Qui paie les frais et l’entretien de la lampe? — A-t-on des torches de cire, au moins six. pour l’élévation, la bénédiction et les processions ? — A-t-on des lanternes, élevées sur des hampes, au moins deux, pour accompagner le S. Sacrement quand on le porte en dehors de l'église ?
6. DoLne-t-on la communion avant la messe, ce qui est irrégulier; pen-
dant la messe, ce qui est la règle ordinaire ; après la messe, ce qui est autorisé par le Rituel quand il y a foule ? — Si on la donne en dehors de la messe, se conforme-t-on au Rituel qui, pour l’élole, exige la couleur du jour? — Aux communions générales du clergé, fait-on usage de l’ablution? — Y a-t-il sur l’autel un vase pour purifier les doigts du prêtre avec un manuterge pour les essuyer ? Ce vase est-ril décent? — Donne-t-on la communion à l’autel où le S. Sacrement est exposé, ce qui est expressément défendu ? — Se sert-on pour la communion d’une nappe, d’une espèce de pale ou d’un plateau en métal doré? — La communion pascale se fait-elle dans la propre paroisse ou £ illeurs avec l’autorisation du curé? — A-t-on contracté l’habitude de la faire à la cathédrale, ce qui est interdit par les décrets ? — La fait-on dans le temps prescrit ? — Quelles raisons a-t-on de prolonger le temps pascal ? — Délivre-t-on des billets de communion ? — Les réguliers donnent-ils la communion aux fidèles le jour de Pâques ? — La première communion a-t-elle lieu avec pompe? — - Estelle précédée d’une retraite? — A quel âge la fait-on généralement? N’attend-on pas souvent trop tard? — Les jeunes filles ne sont-elles pas habituellement vêtues d’une manière trop mondaine?
7. Quels jours et pour quels motifs a lieu l’exposition du S. Sacrement? Exhiber l’autorisation de l’ordinaire — A-t-on une niche en bois doré où l’on expose le S. Sacrement au salut et les jours d’exposition? La laisset-on en permanence sur l’autel en dehors du temps de l’exposition ? — Cette niche est-elle accompagnée, de chaque côté, de girandoles, portant chacune deux ou trois cierges? — Combien de cierges allume-t-on pendant la durée de l’exposition ? — Y a-t-il des adorateurs en nombre suffisant? Restent-ils à genoux et met-on en conséquence des agenouilloirs? — Expose-t-on le S. Sacrement pour les neuvaines et triduos ? — Sonne-t-on aux messes pendant la durée de l’exposition ?
8. A-t-on l’exposition des quarante heures ? — Se conforme-t-on de tout point à l’instruction Clémentine? — L’exposition continue-t-elle la nuit? — Promulgue-t-on les indulgences ? — Cette dévotion est-elle suivie et agréable à la population ?
9. Quels jours a lieu la bénédiction du S. Sacrement ? Exhiber l’autorisation de l’ordinaire. — Se conforme-t-on pour les prières et le rit à la tradition romaine? — A-t-on soin d’enlever ou de couvrir les reliques? — Combien de cierges allume-t-on ? — A-t-on un voile huméral de soie blanche, long et ample ? — A-t-on un ostensoir en forme de soleil, dont la lunette soit au moins en argent doré ? — Est-il béni? Par qui et quand? — Quand et comment donne-t-on la bénédiction avec le ciboire ?
10. Quand et pour quel molif fait-on la procession du S. Sacrement ? Exhiber l’autorisation de l’ordinaire. — A-t-on un dais de soie blanche, élevé sur six ou huit bâtons ? Qui le porte? — Y porte-t-on des torches et des lanternes? — A-t-on un ombi'ellino de soie blanche, de forme romaine ou fantaisiste ? — Ces processions se font-elles avec solennité et recueille-
meut, sans que rien distraie de la présence du S. Sacrement? Évite-t-on en conséquence les exhibitions d’enfants ou de scènes historiques et allégoriques, justement prohibées par la S. C. des Rites ? — Fait-on plus de deux reposoirs ? — Répand-on du sable, de la verdure et des fleurs dans les rues ? Les maisons sont-elles tendues?
11. Porte-t-on le saint viatique ostensiblement et en observant fidèlement les prescriptions du Rituel ? — Y a-t-il un cortège convenable de personnes pieuses ? Leur fournit-on des cierges ? — Annonce-t-on les indulgences au retour à l’église ? — Porte-t-on à domicile une petite niche de bois doré avec un corporal, pour y déposer le ciboire ? — Le prêtre at-il la tête nue ? — Ce droit étant strictement paroissial, quelqu’un y porte-t-il atteinte ? — Le curé porte-t-il la communion aux malades et infirmes de sa paroisse à l’occasion des principales fêtes ?
12. Existe-t-ii une confrérie du Saint-Sacrement ? — Est-elle érigée canoniquement? Par qui et à quelle époque? Montrer la patente de l’ordinaire. — A-t-elle un costume spécial ? Quels sont ses insignes et ses dignitaires ? — Prête-t-elle volontiers son concours aux processions ou pour l’accompagnement du saint viatique ? — Se fait-elle toujours précéder de son étendard ? — Lui donne-t-on la préséance sur les autres confréries aux processions du Saint Sacrement ?
13. Dans la journée, les pieux fidèles vont-ils adorer le Saint- Sacrement renfermé dans le tabernacle ? — A-t-on essayé d’importer l’usage italien de la visite publique du Saint Sacrement dans l’après-midi ?