LES PAROISSES DE ROME
Léon XII, par la bulle Super universam , en date du 1er novembre 1824, a réduit à cinquante-quatre le nombre des paroisses de Rome, qui était autrefois de quatre-vingt-deux. Le gouvernement subalpin, ayant manifesté l’intention d’abaisser encore ce chiffre, bien entendu sans la participation du Saint-Siège, il importe de montrer quel est actuellement l’état de ces paroisses.
Yingt-cinq sont séculières et vingt-neuf régulières, c’est-à-dire qu’elles sont confiées ou à des prêtres séculiers ou à des religieux. Quarante-cinq sont situées dans la ville même et neuf en dehors des murs.
On nomme paroisse une certaine portion de territoire, canoniquement découpée dans l’étendue d’un diocèse, ayant des limites déterminées et administrée au spirituel par un ecclésiastique qui prend le titre de curé , parce qu’il a la cure ou charge des âmes. Les fidèles habitant la circonscription de la paroisse forment les paroissiens et l’église dans laquelle ils se réunissent est alors qualifiée église paroissiale, pourvu toutefois qu’elle ne jouisse pas d’un titre supérieur. Ainsi la même église de Rome sera à la fois basilique , titre cardinalice , collégiale et paroisse : on comprend que cette qualification vienne en dernier lieu, car elle est la moins honorable de toutes.
Or, parmi les paroisses de Rome, huit sont établies dans des basiliques, vingt-quatre dans des titres cardinalices et cinq dans des collégiales, tandis que trois relèvent de confréries ou de corporations. Trois sont desservies par des franciscains et des dominicains, deux par des servites, des conventuels, des carmes, des minimes et