Saint-François a monte Mario, couvent d’hiérony mites
52. Saint-Pierre et Saint-Marcellin, à la tour aux Marmites (ator pignattara).
53. Sainte-Marie du Rosaire, a monte Mario , couvent de dominicains.
54. Saint- Ange aux Fourneaux (aile Fornaci), couvent de trinitaires déchaussés.
Les sacrés palais apostoliques du Latran, du Vatican et du Quirinal sont exempts de la juridiction paroissiale et relèvent immédiatement du Souverain Pontife. Toutefois, depuis l’invasion piémontaise, le Quirinal étant occupé par le roi d’Italie, ce palais n’est plus compté parmi les palais apostoliques. Ms1* le sacristede Sa Sainteté, de l’ordre des Grands-Augustins et évêque de Porphyre, y exerce la cure des âmes et toutes les fonctions paroissiales : il est assisté par un sous-curé, de Tordre des Augustins, et par des prêtres amovibles ad nutum, pour les palais où il ne réside pas. Tous les sacrements peuvent s’administrer dans la chapelle de chaque palais qui
est affectée au service paroissial, moins le baptême, pour lequel il faut recourir à la basilique la plus rapprochée. On comprendra cette mesure administrative quand on saura que le palais du Vatican contient au moins six cents personnes, fonctionnaires ou employés de la cour pontificale, domestiques et autres, qui y ont leurs appartements et leur famille. Le Quirinal contenait un personnel à peu près aussi considérable : au Latran, il n’y a que quelques employés, attachés à la garde des musées.
Le séminaire romain et l’hospice apostolique de Saint-Michel sont également exempts de la juridiction paroissiale, mais celui-ci est rentré dans le droit commun, depuis sa confiscation par les Piémontais. Auparavant, le cardinal protecteur de l’établissement choisissait un prêtre séculier qui avait la cure des âmes, était tenu à la résidence, entendait les confessions des religieuses et exerçait sur tout l’hospice la juridiction paroissiale; il était amovible au gré du cardinal.
Les chapitres des patriarcales étant curés habituels délèguent leur juridiction à un vicaire perpétuel , nommé au concours.
Tous les curés sont inamovibles, même les réguliers et ceux des paroisses suburbaines.
Le clergé de chaque paroisse se compose du curé , du sous-curé , de deux confesseurs, pris souvent dans Jes ordres religieux, d’un prêtre sacristain et d’un clerc.
Le traitement des sous-curés est de cent vingt écus, soit six cent quarante-deux francs de notre monnaie. Celui des curés, outre les émoluments casuels, est de quinze cents francs fixes, prélevés sur les biens-fonds de la paroisse et, s’ils sont insuffisants, sur le trésor public.
Le choix et la nomination des curés se font au concours. Si la cure est soumise au droit de patronage, le patron choisit un des trois ecclésiastiques désignés par le concours.
Les registres paroissiaux, tenus par les curés eux- mêmes, comprennent le livre des baptêmes , le livre des mariages , le livre des sépultures, le livre des confirmations et celui de Y état des âmes. Ils sont déposés, à la fin de chaque année, aux archives générales.
Toute la matinée, les curés se tiennentà la disposition du public, dans une salle attenant à la sacristie et nommée la paroisse, «parochietta ».
Les curés réunis en corps forment un collège qui dessert l’église de Saint-Sauveur delle Copelle, et où ils font toutes les cérémonies prescrites par leurs statuts.
Aux processions générales, ils sont groupés tous ensemble et portent sur le surplis l’étole comme signe distinctif. Leur place est entre le séminaire romain et les collégiales.
Chaque année, à la dernière procession des rogations, ils s’unissent, dans la sacristie de Saint-Pierre, au clergé des collégiales pour élire le camerlingue du clergé, qui est alternativement un chanoine ou un curé.
Tous les vendredis, ils se rassemblent chez l’un d’eux, à tour de rôle, pour traiter les intérêts communs de leurs paroisses et discuter des cas de conscience. Il leur est interdit d’offrir et d’accepter autre chose que du café ou du chocolat.
Les curés doivent seuls présider aux funérailles, lesquelles ne peuvent avoir lieu dans les basiliques majeures réservées exclusivement aux Souverains Pontifes : la cérémonie funèbre s’accomplit j alors dans une église voisine, dépendante de la basilique.
Le casuel se compose uniquement de ce que l’on nomme vulgairement les droits d ’étole blanche ou noire et de quelques redevances [ spontanées, comme celles qui sont offertes pour la bénédiction des ! maisons, le samedi-saint, rite qui leur appartient en propre.
Pendant le temps pascal, qui va, suivant la constitution d’Eugène IV, du dimanche des Rameaux au dimanche in albis, les curés [ distribuent la communion à leurs paroissiens, à qui ils délivrent, en ; conséquence, un billet attestant le devoir rempli.