Du baptême
1 . Jusqu’à quand diffère-t-on de donner le baptême aux enfants naissants ?
2. A-t-on, hors le cas de nécessité, baptisé quelque enfant à la maison?
3. Le samedi saint et la veille de la Pentecôte, a-t-on baptisé solemni ritUy selon le rituel ?
4. Les mères ou nourrices tiennent-elles les enfants dans leur lit ante annum , ce qui est un désordre?
il. De la sainte Eucharistie1.
1. De quelle manière et avec quel cortège ou accompagnement la porte-t-on aux infirmes2?
1. J’ai observé à Bénévent un pieux usage que je tiens à consigner ici pour montrer comment dans une paroisse on peut exciter les fidèles à une plus grande dévovotion envers le S. Sacrement. Tous les soirs, deux heures environ avant le coucher du soleil, dans toutes les paroisses de la ville (ce qui a lieu également dans le diocèse, m’a-t-on affirmé), le curé convoque ses paroissiens pour la visite. A cet effet, on sonne la cloche en volée pendant dix minutes, puis on tinte, six cierges sont allumés au grand autel. Le prêtre prend l’étole sur le surplis, monte à l’autel et ouvre le tabernacle ; puis, agenouillé sur la dernière marche, il entonne le Fange lingua, que les fidèles continuent jusqu’à la strophe Tantum erg o ; ensuite il lit à haute voix, dans S. Alphonsede Liguori, la visite au Saint Sacrement, accompagnée quelquefois d’une méditation, la communion spirituelle et la visite à la sainte Vierge, avec les jaculatoires, qu’il fait suivre des litanies de Lorette, chantées alternativement avec le peuple. L’oraison propre est toujours suivie des collectes prescrites par l’Ordinaire pour la messe. Après le Tantum ergo, avec son verset et son oraison, il donne sans encensement préalable la bénédiction avec leciboire, voilé de l’écharpe, qu’il sort alors seulement du tabernacle et y remet de suite, la bénédiction terminée. La cérémonie se termine par le chant d’un cantique italien.
2. La S. Ci des Rites, le 6 février 1875, a condamné comme abus qu'il faut