‹ Œuvres complètesChapitre 51 sur 142 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

Mercure , la planète la plus voisine du soleil , est la plus petite de toutes, et celle dont la révolution se fait en moins de temps. Elle n'y emploie que quatre-vingthuit jours.

Elle est quinze fois moins grosse que la terre, et sa moyenne distance en est de trente-quatre millions trois cent cinquante-sept mille »quatre cent quatrevingts lieues. On n'a pu découvrir encore si Mercure tourne sur lui-même tandis qu'il tourne autour du soleil. Quoiqu'il brille plus que les autres planètes, il est plus difficile de le voir, parce que sa trop grande proximité de l'astre de la lumière fait qu'il est presque toujours perdu dans l'éclat de ses rayons. On ne le voit que

Cerès, par Piazzi, en \ 801 ; Pallas, par 01bersr en 1802; Junon, par Harding, en 4804 , et Vesta, par Oibers, en 1807.

Leur distance du soleil est, pour Vesta, de 80 millions de lieues; pour Junon, de 90 millions; pour Cérès, de 94 millions ; pour Pallas, entre 94 et 95 millions. La durée de leur révolution auiour de cet asire est, pour la première, de 1325 jours 7431/10000 de jour; pour la seconde, de 1592 jours 6608/1 0000 de jour; pour la troisième, de 4681 jours 3931/10000 de jour; pour la quatrième , de 1 686 jours 5388/ i 0000 de jour.

Le grand rapprochement de ces planètes entre elles, relativement aux distances qui séparent les autres , et la similitude de leurs orbites dont deux s'entre-croisent , ont lait supposer qu'elles étaient les fragmens d'une planète primitive brisée par une cause inconnue.

Voici les onze planèîes énoncées dans l'ordre de leur distance du soleil : Mercure, Vénus, la Terre , Mars , Vesta , Junon , Cérès , Pallas , Jupiter, Saturne et Uranus, ou planète d'Herschell, (Note des Editeurs.)

A LA CONNAISSANCE ï>fc LA NATURE.

«omnie un point obscur sur la face du soleiL

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