‹ Œuvres complètesChapitre 8 sur 142 · LE COTON · texte numérisé non relu

LE COTON

Au défaut de ces piaules, on cultive le coton dans quelques îles de l'Amérique , et surtout dans les grandes Indes. C'est d'abord un duvet léger, qui entoure les graines d'un arbre appelé arbre à coton. Le fruit qui les renferme en plusieurs petites loges, est à peu près de la grosseur d'une noix, et s'ouvre en mûrissant. Alors on le recueille , et le coton , séparé des graines et du fruit, devient, après quelques préparations , cette espèce de filasse douce et blanche dont vous m'avez vu mettre quelquefois de petits tampons dans mes oreilles et dans mon écrin. La partie la plus grossière se file en gros brinspour les mèches de nos lampes et de nos bougies. Le reste, filé en brins presque aussi déliés que nos cheveux , s'emploie pour la fabrique des basins , des mousselines et des toiles de coton.

Vous voyez, mes chers amis, quelle

A LA CONNAISSANCE DR LA NATURE

variété de matériaux nous a fournis la Providence, et comme legéniede l'homme a su les employer a des objets d'agrément ou d'utilité. L'écorce même des arbres, par un travail et une adresse incroyables, se convertit en étoffes précieuses sous les doigts de ces sauvages , qui nous paraissent si ignorans. Je me souviens de vous avoir montré des ouvrages en plumes et en réseau dont ils se parent dans leurs fêtes, et comme nous avons admiré leur patience et la légèreté de leur travail.

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