‹ Œuvres complètesChapitre 9 sur 142 · LES HAIES · texte numérisé non relu

LES HAIES

Ne sentez -vous pas une odeur bien douce? Regardez a travers la haie, Henri, et voyez si vous pourrez découvrir ce qui la produit. Ah; Charlotte! quelles jolies roses sauvages votre frère vientde cueillir! Comment donc ? un brin d'aubépine aussi ! Ce brin est bien précieux ! C'est peut-êlre le seul qu'on pourrait trouver , car tout le reste a passé fleur. Quel charme, au printemps, de respirer des parfums délicieux jusque sur les buissons et sur les ronces! Ces plaisirs viennent de passer pour nous ; mais ceux des petits oiseaux vont commencer. Ils trouveront bientôt dans ces broussailles des fruits pour se nourrir jusqu'au milieu de l'hiver.

Le fermier plante des haies autour de son domaine, pour empêcher les voyageurs et les animaux d'aller au travers de ses champs, où ils pourraient causer beaucoup de dommage. Elles lui servent aussi a distinguer sa terre de celle de son voisin. Les troupeaux y trouvent dans l'été un ombrage contre les ardeurs du midi , et dans l'hiver, un abri contre le souffle glacé du nord.

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