‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 15 sur 62 · DE LA GRÈCE PAYENNE · texte numérisé non relu

DE LA GRÈCE PAYENNE

campagnes d'Alhène, ô Grèce iiifurtunée,

Où sont pour l'affranchir tes piierriers er les dieux?

« Quelle cité jadis a couverl ces collines? » *^ Sparle,)» répond mon guide. . .Eh quoi! cesmurs déserts, Quelques pierres sans nom, des tombeaux, des ruines, Voilà Sparte, et sa gloire a rempli l'univers ! Le soldat d'Ismaël, assis sur ces décombres, Insulte aux grandes ombres

Des enfants d'Hercule en courroux.

X'entends-je pas gémir sous ces portiques sombres?

Mânes des trois cents, esl-ce vous?...

Eurotas, Eurotas, que font ces lauriers-roses Sur ton rivage en deuil, par la mort habité?

Est-ce pour faire outrage à ta captivité

Que ces nobles fleurs sont écloses?

Non, ta gloire n'est plus; non, d'un peuple puissant Tu ne reverras plus la jeunesse héroïque Uver parmi tes lis ses bras couverts de sang. Et dans ton cristal pur sous ses pas jaillissant

Secouer la poudre olympique.

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