‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 33 sur 62 · MARCHE NATIONALE · texte numérisé non relu

MARCHE NATIONALE

Peuple français, peuple de braves, La liberté rouvre ses bras; On nops disait : Soyez esclaves!

Nous avons dit : Soyons soldats !

Soudkin Paris dans sa mémoire A retrouvé son cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons?

A travers le fer, le feu des bataillons.

Courons A la victoire !

Serrez vos rangs ; qu'on se soutienne !

Marchons ! chaque enfant de Paris De sa cartouche citoyenne Fait une offrande à son pays.

jours d'éternelle mémoire !

Paris n'a plus qu'un cri de gloire :

En avant, marchons

Contre leurs canons !

A travers le fer, le feu des bataillons,

Courons

A la victoire !

La mitraille en vain nous dévore ; Elle enfante des combattants :

Sous les boulets voyez éclore Ces vieux généraux de vingt ans.

jours d'éternelle mémoire !

Paris n'a plus qu'un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons! A travers le fer, le feu des bataillons, Courons A la victoire !

Pour briser ces masses profondes, Qui conduit nos drapeaux sanglants?

C'est la liberté des deux mondes :

C'est Lafayelte en cheveux blancs !

jours d'éternelle mémoire !

Paris n'a plus qu'un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons !

A travers le fer, le feu des bataillons, Courons A la victoire !

Les trois couleurs sont revetiues, Et la Colonne avec fierté Fait briller à travers les nues L'arc-en-ciel de la liberté.

jours d'éternelle mémoire !

Paris n'a plus qu'un cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons!

A travers le fer, le feu des bataillons, Courons A la victoire!

Soldat du drapeau tricolore,

D'Orléans, toi qui l'as porté !

Ton sang se mêlerait encore

A celui qu'il nous a coûté.

Comme aux beaux jours de notre histoire

Tu redirais ce cri de gloire :

En avant, marchons Contre leurs canons!

A travers le fer, le feu des bataillons, Courons A la victoire !

Tambours, du convoi de nos frères Roulez le funèbre signal.

Et nous, de lauriers populaires Chargeons leur cercueil triomphal.

temple de deuil et de gloire.

Panthéon, reçois leur mémoire !

Portons-les, marchons, Découvrons Nos fronts ; Soyez immortels, vous tous que nous pleurons, Martyrs de la victoire!

LE DIES IRyi: DE KOSCIUSZKO \

Jour de colère, jour de larmes, Où le sort, qui trahit nos armes, Arrêta son vol glorieux!

A tes côtés, ouibre chérie.

Elle tomba, notre patrie, Et ta main lui ferma les yeux.

• Gel hymne fut composé sur la prose l>ies irœ^ pour le service funèbre célébré à Paris, le 23 février 1831, en Hionneur de Kos« cius7.ko.

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