‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 45 sur 62 · DU THÉATKE DU HAVRE · texte numérisé non relu

DU THÉATKE DU HAVRE

Des parfums du Niger, de Tladus et du Phase, S*êlance des chantiers qu*en ghssaut il embrase ; Que du fruit cotonneux des champs américains La poulie en criant charge vos magasins ; Sortant à grains dorés du boucaut qui se vide. Que le moka pour vous s'élève en pyramide, Et que de vos trésors quelques faibles ruisseaux, Détournés de leur cours, tombent dans nos bureaux. Venez sur notre scène, à vos frais embellie.

Courtiser chaque soir Melpoméne et Thalie...

Melpomène!... à ce nom ne vous alarmez pas:

La muse de Grétry sur elle aura le pas.

De tragiques douleurs pourraient mettre à la gène Les Colins obligés de la troupe indigène; Nous ferons succéder à leurs tendres accents, Non pas d'un dieu proscrit les bandits innocents. Mais rheureux Vaudeville, enfant de la s^ire. Dont le luth Bas-Normand naquit au Val-de-Vire.

En&n nous tenterons de plus nobles efforts.

Quand Mars et quand Talma, passagers sur nos bords, Offriront aux bravos ce talent admirabh' Qui n'imita personne et reste inimitable.

Heureux de nos autels les humbles desservants, Si le dieu trop connu qui déchaîne les vents. Nous épargnant au port ses sifflements sinistres, A nos dépens jamais ne vous prend pour ministres, Et plus heureux l'auteur qui composa ces vers. S'il n'a point profané des noms qui vous sont chers. Et s'il fait partager à votre âme attendrie Le plaisir qu'il éprouve en chantant sa patrie.

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