LA VILLA ADRIENNE
— De Tempe quels bocages Ont porté le doux nom?
— Tempe n'a plus d'ombrages^ Mais c'était là, dit-on.
— L'Alphée au moins serpente Entre ces deux coteaux?
— Non ] je m'assieds et chante Où serpentaient ses eaux.
— Grèce, qu'un frais bocage Ici vit refleurir, Même dans ton image Tu devais donc mourir.
Non, tu n'as plus d'asile :
Le lierre en ces vallons A tes dieux qu'on exile Offre seul des festons.
154 LA VILLA ADRIENNL
De ta noble poussière Ses rameaux sont amis ; Mais il n'est que le lierre De fidèle aux débris
Prends ce faible salaire, Berger, c'est moins que rien :
Prends, et bois pour me plaire A César Adrien.
LA