‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 34 sur 78 · LA FLEUR DU COLISÉE · texte numérisé non relu

LA FLEUR DU COLISÉE

Comme un gage de sa Toi , Nisila cueillit pour moi Cette fleur du Cotisée ; Quand sa maio vint me Toffrir, Je vis la fleur s'entr'ouvrîr :

Ses lèvres l'avaient baisée.

Un parfîim plus doux eiicor S'exhalait des feuilles d'or DelafleurduColisée; « Je croîs, dis-je à Nisita, Que voire souflle y resta Quand vos lèvres l'ont baisée.

)> Je la tiens de votre amour; Elle vivra plus d'un jour, Cette fleur du Colisée. »

Je le crus, mais dans ma main La fleur s'efl'euilla soudain , Tant mes lèvres l'ont baisée!

LA FLELPi l)L COLISÉE.

Et j'ai dit, quand mon amour

A joînl ses débris d'un jour

Aox débris du Colisée :

« Tout passe, et tant de graixlour

Passera comme la fleur

i^nc nos lèvres ont baisée. •»

POEME

CHANT PREMIER

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