LA FLEUR DU COLISÉE
Comme un gage de sa Toi , Nisila cueillit pour moi Cette fleur du Cotisée ; Quand sa maio vint me Toffrir, Je vis la fleur s'entr'ouvrîr :
Ses lèvres l'avaient baisée.
Un parfîim plus doux eiicor S'exhalait des feuilles d'or DelafleurduColisée; « Je croîs, dis-je à Nisita, Que voire souflle y resta Quand vos lèvres l'ont baisée.
)> Je la tiens de votre amour; Elle vivra plus d'un jour, Cette fleur du Colisée. »
Je le crus, mais dans ma main La fleur s'efl'euilla soudain , Tant mes lèvres l'ont baisée!
LA FLELPi l)L COLISÉE.
Et j'ai dit, quand mon amour
A joînl ses débris d'un jour
Aox débris du Colisée :
« Tout passe, et tant de graixlour
Passera comme la fleur
i^nc nos lèvres ont baisée. •»
POEME
CHANT PREMIER